Suite et fin de l’épisode « Reproduction à l’identique 2 », où nous retrouvons nos artistes en herbe… qui vont de plus en plus loin.
— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —
— Peut-être. Pas non plus certain à cent pour cent. Là, on tenait toujours pas à être vues… mais si jamais on nous surprenait personne aurait rien eu à redire.
— Et l’intérêt de faire de la terre glaise sans rien porter : pouvoir se lâcher j’imagine ?
— Oui, et tant qu’on voulait. S’en mettre partout, mais alors VRAIMENT partout partout, tu vois ?
— En s’excitant ? En imaginant que cette nouvelle création était une véritable verge ?
— Voilà. L’année dernière on s’en était mises sur les mains et les bras. Un peu sur la robe. Un peu sur… le coin des lèvres. Là, plus aucune limite. On se la mettait entre les cuisses ! Dans la raie ! On se la passait sur le corps ! Au point de l’effriter, de l’écrabouiller ! Et de devoir ensuite en refaire une !
— Vous deviez vous mettre dans un bel état.
— Dans tous les sens du terme.
Nous étions deux vraies cochonnes.
Dans tous les sens du terme là encore !
— Avec toujours un souci des proportions ?
— Il n’y avait plus ni souci, ni proportion, ni mesure. On s’en faisait une de trente centimètres si ça nous chantait.
— Excitation permanente ?
— D’abord, rires et complicité. Et ensuite bien sûr excitation.
— Avec pénétration ?
— Le max du max a été de se l’appuyer contre l’anus, la vulve ou le clito. De l’embrasser. De la sucer un peu, la lécher… Notre salive même devenait couleur terre. Fallait cracher tout le temps. Se brosser les dents au retour !
— Ah, vous alliez pas non plus jusqu’à avaler.
— Non, la terre glaise ça n’a pas très bon goût. Pas terrible, ni pour les papilles ni pour l’estomac. Contrairement à autre chose.
— Combien de filles de vos âges auraient pu se vanter de cela ? Très certainement aucune.
— À la fin de nos jeux on revenait dans la… « civilisation » du camping dans un état pas possible.
Au début toutes rouges, très gênées.
D’autant que les grands rigolaient en nous voyant ! Puis bien vite on a constaté que décidément personne nous grondait. Pas même maman !
— Bien entendu. Pas folle la guêpe ! Toi et Cassie égal paix royale. Elle fait les repas, et pour le reste, plus besoin de s’occuper de rien ! Vous vous éclipsez et hop, dans votre monde !
— Nous étions deux chats sauvages. On apparaissait quand il faisait faim, on mangeait et on se barrait. Ingrates au possible ! Et pourtant oui, maman semblait très reconnaissante de ce comportement.
— Pendant ce temps, elle c’est pas des organes en terre glaise qu’elle côtoyait.
— Et tu crois pas si bien dire car j’ai vraiment capté quelques gestes et regards, entre elle et des hommes… Regards qui en disaient long. Parfois elle posait sur la table la bouffe pour toute la journée puis nous laissait nous débrouiller ! Là encore, parfait pour nous !
— Trop drôle. Mère et fille en vacances coquines ! Sensuelles pour toi, sexuelles pour elle. Chaque activité de l’une rendant possible l’activité de l’autre. Le deal parfait !
— Et qui a duré, duré…
— Sans la moindre lassitude ?
— Je me demande si on n’aurait pas pu jouer ainsi du matin au soir, du premier au dernier jour d’été. Parole !
— Sans la moindre variation ? Juste réaliser des grosses bites en terre glaise ?
— On expérimentait aussi des petites, en se demandant ce que ça nous ferait, un copain de classe en érection contre nous. Ensuite, tant qu’à aimer s’enduire de matière, on a tenté tout ce qu’on pouvait. Tout ce qu’il y avait à dispo ! Peinture, pinceaux, éponges, argile, plâtre. Nos quelques malheureux poils s’en arrachaient. Épilation intégrale involontaire pour chacune ! On souffrait et on continuait à aimer.
— Masochisme ?
— Adrénaline qui efface la douleur. Là, maman a tout de même fini par nous freiner un peu. À force, Cassie allait rentrer chez elle le corps tout esquinté ! Fallait pas non plus d’histoires avec ses parents. Alors on s’est roulées dans l’herbe, les feuilles, la poussière. On s’est frottées contre des arbres en grognant comme des ours. Rien de moins sexy… rien de plus excitant.
— Aucun autre enfant sur place ?
— Vraiment de notre âge non. Une copine de jeux, un copain, je sais pas trop si on l’aurait souhaité. Notre duo était si fort, ce petit cocon aurait pas pu s’agrandir. Le fantasme nous suffisait. D’ailleurs dans nos réalisations, on pensait bien davantage aux bites… qu’aux garçons. Même le corps du mec on n’y pensait pas ! Comme si on réduisait la masculinité à son simple appareil génital.
— Quand je pense qu’on leur reproche de trop focaliser sur la vulve et les seins !
— La loi des contraires. Au fond je crois que beaucoup de garçons sont des romantiques… et bien plus de filles qu’on le pense sont des petites salopes. On se drape de finesse et de poésie pour que ça passe mieux. Pas notre faute ! La société nous accepte pas assez telles qu’on est.
— Et ici le temps d’un séjour, vous pouviez être vous-mêmes.
— On voulait continuer à expérimenter. Alors on est allées piquer… tout ce qu’on pouvait. De l’huile. De la farine. Et même une bombe de peinture. On savait plus quoi inventer ! On a fini par ramener de la nourriture pour s’en enduire le corps et se dévorer l’une l’autre. Les seuls moments un tout petit peu lesbiens. Qui nous ont suffi.
— Heureusement que vous aviez pas non plus tout et n’importe quoi à portée de corps !
— Oui. On aurait été capables de s’enduire d’essence ! D’ammoniaque, d’acide sulfurique ! Des inconscientes. Bon, le séjour a fini ainsi, sans aucun vrai dommage. Maman restait un peu inquiète de l’apparence de ma copine. Malgré tout nos corps garderaient des traces quelque temps.
— Et quoi ? Les parents de Cassie voyaient souvent leur fille nue ?
— Apparemment, ambiance assez détendue à la maison. Nudité pour dormir, pour se lever… Sans doute grâce à cela que les parents avaient fait aucune histoire pour qu’elle vienne faire du naturisme avec nous.
— Et à force d’être toutes les deux nues en forêt vous l’étiez pas partout et tout le temps ? Dans ce camping je veux dire.
— Non ! Curieusement, une fois douchées, une fois remises… Vêtements de retour. Bien sûr du coup nos vadrouillent en étaient super voyantes ! On nous voyait nues uniquement lorsque nous portions du matériel pour aller en forêt. On revenait dans un état incroyable, on rangeait, on se nettoyait à fond… et hop nous revoilà en robes. Tout le camping a été formidable : pas une seule personne pour nous embêter avec ça. Tout juste quelques rires, et des sourires bienveillants.
— Et à la rentrée vous étiez métamorphosées ?
— La vie a repris son cours normal. Par contre, je me suis enfin mise à m’intéresser aux garçons ! Qui en ont été enchantés d’ailleurs. J’ai enfin pris conscience que sous ces vêtements il y avait des corps, des couilles, des sexes. Qu’en toute logique j’y aurais accès un jour. Et pour que tout se fasse en bonne intelligence mieux valait me pencher sur le regard, la personnalité, la conversation. Tu vois ! In fine tout cela m’a fait mûrir… fort raisonnablement.
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