Je veux du slow !

Être collé à un corps en musique est devenu une denrée rare…

C’est pas possible ! Je dois m’interdire de coucher avec des étudiantes et me tourner uniquement vers les quadras et les quinquas !

Rien de plus facile. Tu appelles toutes tes copines et tu leur dis « passe-moi ta mère ».

J’y réfléchirai.

Qu’est-ce que t’as contre les minettes, ce ne sont pas des bons coups ?

Pas des bons coups comme j’aime. Peut-être davantage comme tu aimes. Je te refile mon carnet d’adresses, si tu veux. J’ai de tout.

Détrompe-toi, je suis pas hyper fan des trop jeunes non plus. Sur le moment elles m’attirent, et puis au pieu je les trouve décevantes.

C’est la différence entre la génération slows et la génération twerk. Les filles d’aujourd’hui dansent le twerk, plus jamais le slow.

Sexuellement parlant, je ne vois pas ce que ça change.

Tu n’es pas au courant que le twerk reproduit des mouvements de coït ? Évidemment que ça a une influence sur la sexualité. D’ailleurs, TOUT a plus ou moins une influence. La malbouffe rend gras et fait baisser les performances, le X a décidé toutes les non-suceuses à se mettre à sucer, mais mal, et tous les mecs à sodomiser leurs copines… mal également.

Notre attirance pour les moins jeunes viendrait de là ?

Selon moi oui, en bonne partie. Une nana qui est sur moi et qui est de la slow génération exécutera des ronds lents et langoureux, certains petits, d’autres plus grands. Elle reproduira toutes les phases avec sa lune, ce n’est pas pour rien qu’un derrière on appelle ça une lune, en ancien argot.

Toi la terre, elle la lune. Un peu prétentieux mais poétique.

Rien de mieux pour qu’elle se fasse jouir, et me fasse jouir. Rien de mieux pour qu’elle se caresse le point G.

Et tout ça grâce au slow ?

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Aventures pas sages d’une naturiste en devenir

Sandrine, éduquée au naturisme, conte ses petites histoires pas sages…

C’est marrant Clo. Tes parents sont pas du tout nat’ alors que ta tante et ta cousine le sont. Moi, mes parents sont pro-nat’ et ma grand-mère est une anti.

Une vraie anti ?

Une vraie. Et même pas religieuse, pourtant.

Elle sait ?

Elle sait pas. Il a fallu que j’apprenne à tenir ma langue super tôt, pas facile pour une toute petite. J’y suis quand même arrivée.

Tu la vois souvent ?

De temps en temps, des vacances chez elle. Depuis toute petite, justement.

Chez elle je dormais à poil et le matin fallait me le redire plusieurs fois avant que je pense à m’habiller.

Tout à fait moi.

Ensuite, quand elle a vu mon corps bronzé sans aucune marque blanche… aïe, aïe, aïe. Maman a bobardé que ma peau avait bronzé sous le maillot, que c’était un tissu spécial venu des U.S.A.

Elle a pas avalé ça…

Oh, si ! Les grand-mères, pour leur faire croire un truc improbable, suffit de leur dire que ça vient des U.S.A. Ça marche à tous les coups.

Une autre fois…

Sandrine, c’est vrai qu’il y a des centres où on n’a pas le droit de s’asseoir sur les genoux de son copain ?

Non, ça c’est une légende.

Et où on n’a pas le droit de s’asseoir sans rien ?

Malheureusement oui, pour certains centres. Ils veulent qu’on s’asseye au moins sur une serviette ou un paréo. Du coup, ça incite à l’habillage, c’est idiot.

D’ailleurs l’idée, c’est quand même de sentir la peau contre la roche ou le sable, non ?

Oui. Tout le monde l’a pas compris apparemment. J’adore poser tout mon corps nu partout. Herbe, terre… c’est tout le plaisir.

Décidément on se ressemble ! Sinon, naturisme peut quand même créer des situations bizarres, non ? Je sais pas… si un adulte te frôle sans faire exprès et que son zizi frotte ton dos ?

C’est pour ça que les attitudes sont plus mesurées que dans le milieu textile. Habillés, on peut se permettre de se frôler, de faire moins attention. Nus, on devient plus pudiques dans les gestes.


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Coucher en toute amitié

Chloé et Clarisse, lors d’une conversation sensuelle avec leur cousine…

Qu’est-ce que tu penses de toutes ces filles qui sont de passage ? Questionnai-je, espérant orienter le sujet sur Fatou.

Pas évident de faire une synthèse, parce qu’il y’en a beaucoup qui passent. Nombre de ces nanas sont des hippies d’opérette. Elles se font passer pour des rebelles ayant quitté leurs parents pour vivre au jour le jour de bric et de broc, alors qu’elles sont filles de cadres et que les vieux financent tout. L’herbe, le van couleurs arc-en-ciel, l’essence, tout est payé par des salaires liés aux grands marchés.

On ouvrit des yeux ronds, ne la croyant qu’à moitié. Pourtant, Estelle avait raison. À l’époque, ce n’était pas encore bien connu. Encore quelques années et il n’y aurait plus aucun mystère, car les anciens hippies seraient devenus parlementaires européens ou sénateurs.

Les filles de passage ne sont pas toutes ainsi… D’ailleurs cet été on a plutôt eu un bon cru, précisa tout de même Estelle.

Y’a aussi des relations d’un soir ici, non ? Dit Clarisse.

Non, rarement d’un soir ! Ici on préfère le matin ou l’après-midi.

Rires. Estelle ne nous apprenait rien, là encore j’étais bien placée pour le savoir (dernier niveau de la grange !) et Clarisse de même.

Sérieusement, c’est le terme pour désigner ça, insista Clarisse.

Oh, ça arrive qu’il y en ait, oui.

Ça veut dire des histoires qui durent pas, c’est ça ?

Tout dépend de la façon dont on le vit. Ici surtout, bien des filles et des garçons ne considèrent pas spécialement être « avec » quelqu’un par exemple. Ils n’ont pas une « histoire », ils ne « sortent » pas avec untel ou unetelle.

Ils ont des amis, rien de plus, et si désir réciproque il y a, ils font l’amour avec l’un, l’une, l’autre. Ou plusieurs.

Il doit tout de même bien y avoir des romances ou des aventures sulfureuses…

Oui, bien sûr. Par contre, c’est souvent flou. Difficile à définir.

Qu’est-ce que tu veux dire ?

Il y a des relations d’un jour qui peuvent devenir des relations des mille et une nuits. Ou des histoires des mille et une nuits se terminant en un jour.

Amour du soir, espoir. Amour du matin, chagrin, improvisai-je, soudainement inspirée.

Voilà qui est très joliment dit, complimenta ma cousine.

Quand on se sent libre, c’est n’importe où n’importe quand ? Interrogea Clarisse.

Si le moment s’y prête. Quelle que soit l’heure, que ce soit dans un lit, sous la pluie ou au milieu d’un champ de pâquerettes, l’amour c’est comme une minute qui s’achève jamais. Il faudrait être fou pour ne pas vivre ça le plus souvent possible. Il est vrai que l’amour est comme la femme : volage. On peut être éperdument amoureuse sur le moment, ne plus l’être ensuite, l’être de nouveau un peu plus tard.

Parler de sujets si crus avec finesse et poésie, ce n’est qu’avec elle que ça pouvait se faire.


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En adoration devant la nudité

Sandrine explique à Chloé pourquoi elle adore le nudisme…

Les confidences de Sandrine nous ont comme rapprochées, et elle se sent de mieux en mieux avec moi. Elle m’a raconté tant d’histoires, je dois tout de même lui donner au moins un petit retour. Cet après-midi, nous prenons notre bain traditionnel de soleil, sur la plage. Ne sachant trop quoi avouer, je lui confie mon plaisir à me faire voir, même de loin, en tenue de peau. Même si ce n’est sans doute pas un scoop, elle paraît ravie de me l’entendre dire.

Ici ça s’impose plus ou moins, j’imagine… Une plage où on peut tricher un peu, ça donne envie de jouer avec ça. Je suis pas la dernière non plus. Est-ce que tu fais tout ça juste pour te faire voir ?

Je le fais d’abord pour moi.

Mon premier bonheur, c’est celui d’être caressée par le soleil. (Je crois voir Sandrine frémir à ces mots).

Au tout début, je me rendais même pas compte quand j’étais nue. Ensuite, je me suis mise à adorer ça, juste pour le bien-être. Maintenant, c’est un mélange entre confort personnel et plaisir d’être convoitée. Le truc c’est qu’ici il y a moins de concurrence que dans un centre nat’.

Qu’est-ce que tu veux dire ?

Je suis sûre que dans tes centres y’a un tas de jolies filles plus grandes que toi. Du coup y’a pas toujours des regards pour toi, et même certains garçons de ton âge matent que les plus grandes. Non ?

Bravo. C’est vrai que des fois je suis un peu jalouse.

Tu devrais pas ! T’es super jolie.

Arrête… (Elle rougit !)

C’est moi qui devrais l’être ! Regarde ici, ceux qui matent le font plus en direction de toi que de moi.

C’est pas vrai.

Ici on est les reines. Dans un centre nat’ on serait perdues au milieu de mille splendeurs.

Oh, y’a aussi un paquet de boudins !

Tu vas dans les grands centres. Sur le tas, y’a forcément une concurrence déloyale. Ici, on a notre cour de courtisans. Si deux superbes jeunes filles de vingt ans s’installaient dans la même tenue, tu verrais les têtes tourner !

Les hommes sont cruels… dès qu’ils trouvent mieux, ils t’oublient.

Cette discussion n’avait rien eu d’exceptionnel. Comparée aux autres, c’était à la limite de l’anodin. Pourtant, elle sembla marquer Sandrine. Peut-être parce que c’était la première vraie confidence intime que je lui faisais ? Les deux jours qui suivent, ma copine se montre de plus en plus tactile. Même ses petites provocations à la plage changent… je commence à comprendre qu’elle ne cherche pas tant à titiller la gent masculine que ma propre personne. Elle se met à vouloir des chatouilles, me tient parfois la main quand on marche dans la rue, veut qu’on s’échange nos fringues… ça ne me gêne pas. Mais où veut-elle en venir ?


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Un corps à faire rêver les garçons

Une jeune fille noire séjourne ici. Son corps excite déjà les garçons de la communauté…

Le « pire » (ou le mieux, c’est selon), c’est que Fatou ne cherchait nullement à être sexy, tout en l’étant en permanence malgré elle. Quelle que soit sa posture, Fatou était excitante. Debout, assise, allongée sur le ventre, sur le dos, à chaque heure de la journée, on aurait dit qu’elle prenait la pose afin d’attirer l’œil. Ce qui pourtant n’était pas le cas, tout du moins au début. Qu’elle soit sans rien, en robe, en paréo ou en t-shirt et jean, qu’elle lise un magazine ou mette la table, elle restait attirante.

Quant à sa peau, elle était d’une telle douceur que dès qu’elle était nue, les enfants de trois à douze ans se battaient presque pour l’enlacer. Je vis plusieurs copains se défaire de la petite étreinte et partir en se cachant l’entrejambe… Charlie, lui, se foutait éperdument de tout cela et observait ce petit manège en rigolant. Estelle aussi.

En fait, Fatou avait ce type de corps dont m’avait parlé ma cousine, autant taillé pour la baise que la maternité.

On pouvait voir en elle une maman comme une amante.

Malgré les principes d’amitié, certaines filles la regardèrent d’un sale œil. Ah, enfin une réaction propre à un monde « normal ». Enfin un signe me montrant que nous restions dans le monde réel, et non un jardin d’Éden. Et dans le même temps, la copine était si aimable et joyeuse qu’il était compliqué de vraiment médire d’elle, même pour ses concurrentes. Concurrentes ?

Le fait est que cette ambiance commençait, subrepticement, à la faire changer. « En mal » dirait un curé, « en bien » dirait toute personne censée. Peu à peu, Fatou se mettait à flirter. Non pas flirter au sens actuel du terme qui signifie se rouler des galoches. Je parle de ces petits jeux de regard, ces postures affriolantes (désormais volontaires), ces titillements, ces allusions.

Cela ne venait pas d’elle, plutôt de la totalité des garçons du groupe la draguant plus que copieusement. Seulement, elle commençait à avoir du répondant. Et ce répondant-là n’était pas pour les éconduire, bien au contraire. Le plus drôle, c’est que pour trouver des prétextes tactiles, les garçons faisaient tout comme les gamins de dix ou onze ans : ils chatouillaient, blaguaient ou proposaient des jeux. Je ne pense pas que la belle avait été d’emblée attirée par eux.

Je crois surtout qu’être autant convoitée, au centre de toutes les attentions, l’excitait.

Au fond, elle était davantage excitée par elle-même.

Qu’importe : l’essentiel est que cet élément primordial soit présent. Elle avait beau le cacher, c’était clair comme de l’eau de roche. La jeune fille était telle une petite enfant qui découvrait la vie : la sensation peau contre peau, la séduction, le plaisir de la nudité, le plaisir d’être observée…

Tout à fait moi à mon âge. Rien de tout cela n’était prévu : une sorte d’erreur de parcours, un dos d’âne sur un chemin lisse et emprunt de piété. À ce stade, ça allait encore… il n’y avait même pas de quoi aller à confesse. D’ailleurs, elle n’avait pas prévu d’aller plus loin. Ce fameux cul, elle avait la ferme intention de le garder sans le prêter à qui que ce soit, sauf pour le jour où elle trouverait un mari.

D’ailleurs, elle priait chaque soir et gardait toujours sa petite croix de baptême autour du cou, y compris lors des baignades. Les petits, et même certains de mon âge, lui demandaient qu’elle leur apprenne à prier. « Alors qu’avec moi ils n’ont jamais voulu ! » s’écria Estelle en les voyant. Ils étaient ainsi chaque soir, jusqu’à une petite dizaine, à prier ensemble, faisant râler quelques mamans anticléricales. Que voulez-vous, le rôle d’une évangéliste est d’évangéliser.

Le truc, c’est que les garçons l’évangélisèrent à leur façon avant qu’elle n’ait eu le temps de les évangéliser la première. Il aurait fallu d’un petit rien pour que tout se déroule normalement… et il suffit d’un petit rien pour que tout dérape.


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L’amant de la situation

Petit dialogue en mode post-coït…

Alors, ça t’a plu ?

C’était… efficace.

Efficace ? Toi quand tu fais l’amour, tu cherches… « l’efficacité » plutôt que le plaisir ?

Simple façon de parler. Pour tout te dire, tu es mon premier vrai homme.

Tu n’as pas eu beaucoup de relations, auparavant ?

Si, un certain nombre. J’ai commencé depuis un bon bout de temps. Justement, j’ai l’habitude de me faire tirer par des gamins. Parfois de quatorze ans, voire un an plus jeunes, presque jamais par des plus âgés que moi.

Merde… tu es mineure ?

Je fête mes seize ans la semaine prochaine. Rassure-toi ! J’ai la majorité sexuelle, aucun risque niveau juridique. D’autant que j’étais très, très consentante.

Les plus grands ne sont pas attirés par toi ? J’en suis vraiment étonné.

En toute modestie je crois que j’attire un peu tout le monde, de dix à quatre-vingt-dix ans. Par la force des choses, j’ai surtout l’occasion de fréquenter des treize-seize, que ce soit dans les soirées, au cours de théâtre ou en vacances. Logique… j’ai beau avoir des airs de jeune fille je n’en suis pas une, et les parents me surveillent de près.

Et la rue, les boites ?

Bien sûr, je pourrais me créer des occasions.

Que veux-tu, c’est surtout que je ne suis pas plus que ça attirée par les plus âgés.

Toi pourtant, je t’ai trouvé chouette. Puis je voulais enfin essayer.

Alors tu m’as choisi par rapport à mon âge ?

Oui. Entre trente et quarante avec une vraie allure de mâle, mature, costaud, viril. Pour la vigueur des coups et la taille du sexe évidemment je ne pouvais pas être certaine, j’ai fait confiance en mon intuition féminine. Elle ne m’a pas trompée.

J’ai cru que tu avais mal, à un moment donné. J’ai voulu arrêter…

Et je t’ai dit de continuer. Tu as été vif, et pourtant très gentleman ! J’ai un peu grimacé, c’est vrai. Je te dis, certains amants n’ont presque pas de poils et se dépucellent dans ma chatte. Forcément, ils sont faciles. Pas d’endurance, peu de forces, et puis leur sperme ne gicle pas : il n’y a ni quantité, ni qualité. Les queues se dressent au quart de tour en restant un peu mollassonnes, puis débandent tout aussi vite.

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Être une meilleure baiseuse grâce à la boxe…

Une jeune fille nous conte sa passion pour la baise, et sa façon de s’améliorer…

L’époque ayant suivi celle de ma conception n’a pas été bien meilleure. Ce fut celle de la malbouffe et du porno. Qui dit malbouffe dit manque d’endurance, de souplesse et de vigueur : tout ce qu’il faut pour renoncer à une sexualité un tant soit peu pimentée.

Qui dit porno dit tringlage à souhait en mode boum-boum j’y vais à fond, parce que « plus mes couilles tapent contre ta raie meilleur c’est ». Ô seigneur, que les temps sont tristes ! Et le pire, c’est que moi qui fais la fière et ma râleuse, je n’ai pas été, pendant bien longtemps, plus performante que la plupart des garçons ayant eu la chance ou le malheur de me sauter. Tout du moins, c’était le cas jusqu’à l’année dernière.

Depuis, je progresse. Peu à peu, pas à pas. J’ai encore tout à apprendre, mais j’évolue. Entre la boxe et la baise, c’est la loi du yin yang. L’un m’améliore pour l’autre, l’autre pour l’un.

M’accoutumer à la ligne haute me permet de mieux écarter les cuisses, donc d’adopter de nouvelles postures. Coucher dans ces postures renforce mes jambes donc renforce mes coups. Faire des coups plus forts me donne une plus belle endurance au plumard. Et ainsi de suite. Le rythme est venu tout seul, et impossible de ne pas rester motivée de cette manière.

THE astuce sublime et suprême d’auto-motivation que tout un chacun devrait connaître et utiliser, et dont je n’ose pourtant pas beaucoup me vanter. D’ailleurs, peu de copines et de petits copains sont au courant. Lydie, elle, a fini par l’apprendre et en a beaucoup ri, même si j’y ai vu davantage d’admiration que de moquerie. Si sportivement je ne suis pas à son niveau, sexuellement je l’impressionne. D’ailleurs, si elle continua à me conseiller pour la boxe, elle se mit également à me demander conseils pour le cul.

Quant à mon petit secret, elle plaisantait assez souvent sur le sujet.

« Essaye de pas confondre ! Si tu te mets à sucer le prochain contre qui tu fais du sparing ou à boxer ton petit copain sous la couette, tu vas te gâcher la vie ! »

« Tu t’améliores en ligne haute… ce soir tu vas pouvoir tester une nouvelle position ! »

« Arrête d’esquiver autant, apprends à encaisser plus… d’ailleurs ça te servira aussi pour cette nuit… ».

J’en passe et des meilleures, et quelques pires. Néanmoins, Lydie restait parfaitement digne de confiance. Jamais ma confidence ne fut divulguée à qui que ce soit, et toutes ces vannes furent discrètement chuchotées à l’abri des oreilles indiscrètes. Je ne regrettais pas de le lui avoir dit, notre complicité s’en était renforcée. J’ignore pourquoi, depuis elle me mettait un peu sur un piédestal. Elle semblait s’être mise en tête que j’avais la réponse à tous ses questionnements sexuels, et que je saurais la coacher pour décupler ses orgasmes. Au début, j’étais si flattée que je jouais le jeu, quitte à lui donner des réponses dont je n’étais pas certaine.

Et quelle était la meilleure technique pour pomper en retardant l’éjaculation, et par quelle astuce repérer le moment où il allait venir afin de prendre sur le visage ou dans le mouchoir, et comment se préparer pour une sodomie, et quelle était la meilleure posture pour participer au mouvement, et que sais-je encore. Bien sûr, toute jeune fille a plus ou moins son idée sur ces interrogations… sans avoir la réponse absolue pour autant.

J’ai fini par lui dire que si j’en savais peut-être un peu plus qu’elle, elle restait plus douée pour la boxe que moi pour la baise, et que mes talents restaient somme toute limités. Qu’elle me questionne pourquoi pas, qu’elle ne me voit pas non plus comme une référence.

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Accidents salvateurs

Retour d’un casting très singulier… et sexuel par défaut.

Alors ce casting ?

Je suis prise !

Dans quel sens ?

Quoi, tu n’as jamais vu de film pour grandes personnes ?

Bien sûr que si.

Alors, tu es déjà au courant : c’est dans absolument tous les sens.

Ça restera entre nous.

Bien sûr, bien sûr…

Je te jure !

Je te fais confiance, je sais que tu ne diras rien. Seulement, un métrage est fait pour être vu. Et de manière virale, car la baise fait le buzz. Mes séquences seront vues, et pas qu’un peu. Si je reste une illustre inconnue ma carrière sera de très courte durée. Si je trouve mes marques, je serais matée des millions de fois. Donc je me fais pas d’illusions : en principe, ça se saura tôt ou tard.

Tu ne le crains pas ?

Je m’y suis préparée…

— J’en reviens toujours pas que tu aies décidé de tourner du X.

Comment t’es venue l’envie ? Petite fille tes copines se voyaient en maîtresses d’école alors que toi tu t’imaginais attrapée en sandwich ?

Ha ha, Dieu merci non ! C’est une question de déclics. Le premier déclic, je l’ai eu à quinze ans. Ou plutôt, je dirais… j’ai eu ce qui devait enclencher ce déclic. Un accident qui aurait pu être fatal. J’avais les mains occupées par un tube de crème, et la brosse à dents en bouche. Oui, j’ai toujours eu la manie de faire plusieurs choses en même temps.

Autre qualité indispensable dans le milieu !

Certes. Bref, maman m’a dit je ne sais quoi depuis la cuisine, comme je ne l’entendais pas bien je me suis rapprochée… et vlan ! J’ai trébuché sur un jouet du petit frère. La brosse s’est enfoncée dans ma gorge, super profond. Je l’ai retirée, tout allait bien. Maman était paniquée, elle a appelé le Samu. Ils m’ont examinée… deux beaux jeunes hommes me faisant ouvrir bien grand pour regarder tout au fond, mmmm ! J’ai beaucoup aimé. Je sais, c’est idiot.

Et t’as compris que tu étais capable d’exécuter des gorges profondes.

Pas immédiatement. Je savais à peine ce qu’était une pipe, alors une gorge profonde j’en étais à des années-lumière. La seule fois où j’en avais entendu parler c’était dans un documentaire au sujet de Mark Felt, cet agent du F.B.I. qui se faisait appeler « Deep throat » lorsqu’il était informateur. Quelque temps plus tard, j’ai maté mes premiers pornos sur Internet, avec une copine.

J’ai tout appris en une après-midi : le cunni, le gang-bang, la partouze, le fist, le gode…

c’était un tout nouvel univers qui s’ouvrait.

Et toute une nouvelle panoplie de possibilités aussi.

Encore que je ne les ai pas toutes adoptées, loin de là. Le fist par exemple, non merci…

Qu’est-ce que tu as pensé de toutes ces vidéos ?

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Deux petites voyeuses excitées et cachées dans la grange

LA planque a été trouvée pour mater les adolescents s’adonnant aux joies du sexe…

Cette fois, plus la peine de courir aux quatre coins de la communauté : le lieu de rendez-vous était redevenu unique. En plus, la première fille que l’on aperçut fut notre Estelle. Je compris où elle se rendait rien qu’à son pas… Ce je-ne-sais-quoi de léger, de plus guilleret que d’habitude.

Lorsqu’elle s’installa sur la paille, Clarisse et moi étions déjà confortablement installées. Sébastien la rejoignit quelques instants plus tard, garçon d’un an ou deux son aîné, qui vivait là presque à l’année. Elle l’accueillit par un petit rire de joie, ils se chuchotèrent quelques mots doux à l’oreille. Ce petit rien suffit à les exciter. Ils firent l’amour tout simplement, se câlinant longuement, se caressant les cheveux, s’embrassant.

Estelle était clairement dans sa saison des amourettes. On la revit plusieurs fois, et pas toujours avec le même. À travers le bois vermoulu, on percevait des morceaux de la scène, on devinait, on recollait les pièces du puzzle. C’était le charme.

Estelle nous montra, à notre grand surprise, qu’une fille pouvait aussi prendre magnifiquement les affaires en main en montant sur le garçon. Je comprenais enfin les dires de papa maugréant qu’elle « chevauchait » des mecs à longueur de temps. J’avais pris ça pour une métaphore.

Pour notre bonheur, Estelle fut la fille qui revint le plus souvent. Elle dut avoir trois partenaires différents, quatre peut-être.

Elle fit partie des rares filles à faire des choses avec la bouche, ce qui en faisait une amante fort recherchée, je suppose.

Oui, malgré les mœurs libérées de l’époque, cette pratique n’était pas du tout une institution comme aujourd’hui. Devant tout cela au final, (tu t’en seras douté) Clarisse et moi étions aussi humides l’une que l’autre. Dans les moments intenses, on respirait presque aussi fort qu’eux et Clarisse me prenait la main, allant jusqu’à y planter ses ongles et à me faire mal.

On finit par ôter nos fringues et nous caresser au rythme du couple, nous imaginant dans le corps de la belle. Après tout, nous n’en étions plus à ça près… Je dirais même qu’on aurait dû commencer par là. Quant à Estelle, ce que nous préférions d’elle était ce visage angélique pendant qu’on la pénétrait. Toujours égale à elle-même en toute situation, même la fois où un garçon voulut l’attraper à quatre pattes. Ce jour-là, je me demandai bien comment une fille en pareille position pouvait garder toute sa grâce.

Avec elle les actes les plus « hards » devenaient poétiques.

Même le drap était trop terre à terre pour elle. Généralement, elle l’envoyait valser et préférait se rouler dans la paille avec son prince chanceux. C’était drôle, ils passaient ensuite autant de temps à s’enlever les brins de paille du corps pour ne rien laisser paraître.

Si Estelle n’avait pas été là, j’aurais été convaincue des années durant, que le sexe cru était sale et avilissant… avec en tête l’image de Tom mettant Stéphanie à genoux devant lui, celle de Fatou se faisant démonter dans tous les sens. Car, bien que cette dernière avait un petit côté Estelle, elle s’était tout de même donnée un sacré rôle de petite chienne. Ouf ! Une partie de notre innocence était retrouvée.


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Une cousine qui aime le sexe

En matière de secrets érotiques, Chloé est une intuitive…

Il est clair que depuis cette année, il est devenu flagrant qu’Estelle couche. Encore un terme que j’ai dû apprendre, il y a peu je le confondais avec « se coucher », ce qui donna lieu à quelques gaffes dans la cour de récré. Je pensais jusqu’alors qu’on entendait par là qu’avec un petit copain il était agréable de se coucher près de lui et de dormir.

Apprenant la vérité, je saisis que ce retrait de deux lettres change tout. J’imagine alors que coucher revient à faire l’amour toute la nuit, de onze heures du soir à six heures du matin. L’idée est un peu terrifiante, quoique belle, évidemment elle est surtout fausse. Je regrette que tout soit aussi sexuel dans l’existence.

Dormir simplement auprès de son bien aimé, on ne pourrait donc pas ? Plus grande, cela m’arrivera pourtant souvent. Pouvoir fréquenter quelqu’un en se passant de sexe est un rêve d’enfance que je réaliserai. Même s’il est vrai que je rencontrerai bien des difficultés à faire accepter cela au petit ami ou à l’amant, surtout d’un soir.

Bref, Estelle couche et je le sais. Non pas que ma cousine cherche à le faire savoir. Au contraire, quoiqu’on pourrait supposer que la jeune fille a toujours été discrète, et pas du tout frimeuse ni exubérante : c’est juste qu’elle ne m’a jamais refusé le moindre sujet de conversation. Je l’ai deviné autrement… un petit rien qui a changé en elle, dans sa voix, ses yeux. Ses gestes semblent plus sûrs, elle paraît mieux dans son corps, et plus jolie que jamais.

Le sexe semble lui réussir.

J’interroge un peu l’intéressée… Toute une nuit, c’est vraiment possible ? Elle me révèle alors qu’il est rare de rencontrer un garçon capable de vous faire ça plus d’une demi-heure durant. Et tout compris, du bisou déclencheur au retrait. Une nuit s’étalant sur au moins sept heures, j’en présume que même quand on couche, on passe bien plus de temps à se coucher qu’à coucher.

Je n’étais pas tant que cela dans l’erreur. J’ignore combien de garçons Estelle fréquente exactement, et me demande si Marthe a toujours une bonne influence sur elle. Mon intuition me dit qu’Estelle ne serait peut-être pas si volage si sa mère ne l’avait été elle-même depuis bien des années. Je me gronde : là, je raisonne comme maman.


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Utopie et libération des moeurs

Chloé dialogue avec tata sur la communauté autogérée fréquentée cet été…

Au-delà, on tenait à transmettre des valeurs à nos enfants. Leur enseigner le respect, l’amour de la nature, le goût du travail, la solidarité… tout ça, on n’y parvient pas sans autorité. Il a donc fallu sévir un minimum.

Vous avez bien fait de nous encadrer. Autrement y’a même des grands qui pourraient s’en prendre aux enfants, je le sais.

Il est bon d’en avoir conscience. Et les enfants peuvent aussi se faire du mal entre eux.

Moi, ce que j’aime surtout aux Trois Chèvres, c’est qu’on peut avoir autant de mamans et de papas qu’on veut.

C’est vrai qu’ici, la plupart des adultes participent à l’éducation des enfants d’une façon ou d’une autre, que ce soit les leurs ou non. On a conservé des traces de matriarcat.

Est-ce que tu crois qu’on pourra toujours résister au monde moderne ?

C’est nous le monde moderne. Le monde nouveau, le monde de demain. L’ancien monde, c’est eux ! La société du nouveau et du soi-disant progrès, la société de l’électronique et de l’industriel. Tu verras, ça fera son temps et ça s’effondrera. En attendant, c’est pour ça que notre structure est si fragile.

Fragile ? Je la trouve solide.

Ce n’est qu’une apparence.

On fit silence quelques instants. Le tissage était bientôt achevé.

Et le sexe ? Osai-je enfin dire.

Quoi le sexe ? Répondit-elle en riant.

Dans tous les petits groupes babas par lesquels tu es passée, tu as dû en voir des vertes et des pas mûres, non ? Vous avez pas mal de périodes des amours, à ce qu’on dit.

Des périodes des amours plus anarchiques que celles des animaux. L’horloge biologique n’est pas la seule actrice. Il y a aussi le climat qui se crée entre nous, la température, une magie qui se développe. Ça peut partir d’un rien, d’un sourire, d’un regard. Alors dans le groupe, l’amour se vit avec un grand A. On fait l’amour. Pour un oui ou pour un non, ou sans un mot. Une belle peut aimer un laid, une fine, un gros, ou vice versa.

Il n’y a plus de jeu de séduction comme on l’entend couramment.

Il suffit qu’on ressente une envie, une tendresse chez l’autre, pour fondre et se donner à lui. Seule compte la complicité. Plus besoin de draguer, de se parer d’artifices. J’ai fait, et vu des choses incroyables. Comme ce gros maladroit de cent kilos, certainement rejeté dans la vraie vie, et qui a passé des nuits entières à coucher avec deux superbes créatures d’un vingtaine d’années. Avec de petites doses d’amour comme celles-là, il n’y aurait plus de prostitution. Peut-être bien même, plus de viol ni de meurtres.

C’est drôle, ses mots ressemblaient à ceux de Sandrine. Cette dernière avait compris beaucoup, beaucoup plus que je ne l’aurais cru. Je trouvais Marthe trop modeste. Non, pas d’erreur, elle était bien dans le vrai, à cent pour cent. Il me faudrait encore quelques années pour comprendre qu’effectivement il n’y a aucune vérité absolue.

C’est vraiment à contre-courant du monde extérieur, tata, ce qu’il se passe dans toutes ces petites communautés…

Est-ce que ça te choque ?

Au contraire, c’est beau. Tu as raison et j’y crois à fond. Tu es dans le vrai.

Personne n’est dans le vrai, ma petite Chloé. Nous sommes tous dans l’erreur, car trop imparfaits pour respirer la vérité. C’est juste qu’il y a des traces de vrai dans ce que je dis, et c’est déjà beaucoup.


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Epilogue d’expérience intime entre filles

Chloé et Sandrine ont vécu leur premier câlin intime : entre elles.

Dès le lendemain matin, Sandrine et moi étions de nouveau réunies. Bien sûr, nous aurions pu faire comme si rien ne s’était passé. C’est courant dans ces cas-là, paraît-il. Si l’on n’en fit pas un débat, on ne fit pas non plus silence sur le sujet. En se baladant près de la plage, on en discuta.

Tu sais Chloé, maman elle nous en aurait pas voulu si elle nous avait vus.

Pourquoi toutes les mères du monde sont plus cool que la mienne ?

Elle sait qu’on est à l’âge des expériences. D’ailleurs quand elle m’a trouvée à poil avec les deux cousins, ça n’a pas été une catastrophe. Tu sais, j’aime les garçons. Les filles, c’est pas pareil.

C’est… comme tu dis, juste une expérience. Moi aussi j’aime les garçons.

Je t’aime beaucoup Chloé sans ça, j’aurais jamais rien ressenti, et j’aurais jamais eu cette pulsion.

Combien de temps elle met ta mère, pour faire des crêpes ?

Hein ?

J’ai l’impression que toutes les deux, ça a duré une éternité. Alors que quand on… s’est rapprochées, elle avait déjà dû les commencer, les crêpes.

J’imagine que ça a été plus court qu’on l’a cru.

Vingt minutes, grand maximum.

Oh, non. Moins.

Dix minutes ?

Peut-être bien. Ou moins encore.

Pas moins, impossible. Quinze, même, je dirais.

Je n’en sais rien. Peu importe.

T’as raison, peu importe. C’était l’éternité. Comme un moment de prière. Ça dure une seconde ou un siècle, ça revient au même, car le temps s’arrête.

Oui, enfin, on a l’impression qu’il s’arrête.

Peut-être qu’il s’arrête réellement. Scientifiquement, ça s’explique. Un truc métaphysique, ou quantique.

Je comprends rien à ces termes.

La conversation en resta là. La suite de mes réflexions, je la gardai pour moi. Qu’en conclure ? Qu’on avait le droit à des expériences entre filles, tout en aimant les garçons. Qu’il est compliqué d’être concentré sur le plaisir de l’autre, en s’occupant de soi-même. Qu’une expérience avec son prochain valait cent expériences avec soi-même. Quoi d’autre… Ah oui, et aussi qu’il n’y en avait eu que pour elle. Si notre ultime câlin était donnant-donnant, tout le reste avait été à sens unique. Ce n’est pas grave, et je ne vois pas Sandrine comme une égoïste. Malgré tout, ça me frustrait un peu.


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Accepter le plaisir et le désir, quel qu’il soit…

Même si elles doivent vivre du sexe sous contrainte, Anastasia tient à ce que sa petite soeur se laisse aller. Le plaisir est la seule issue pour s’extirper de cette situation…

Chaque réaction de Vera fut observée, décortiquée. Sa façon de souffler, de gémir. Les soubresauts agitant son corps. Sa façon de basculer la tête en arrière, de plisser les yeux, d’ouvrir la bouche plus grand. Le garçon ne tarda pas à déterminer que ma petite sœur était particulièrement sensible lorsque…

Le sexe restait bien au fond et que son bassin remuait de gauche à droite…

Ses seins étaient empoignés à pleines mains, en toute délicatesse…

ses tétons étaient titillés du bout des majeurs, et du bout de la langue…

son clitoris était caressé en même temps que son vagin pénétré…

la pénétration se donnait par petits coups rapides sur la longueur du gland…

Le pénis ressortait lentement, entièrement, pour rentrer au même rythme…

Son visage était léché…

Et quantité d’autres petits détails mettant ma sœur sens dessus dessous. Nicolas était en train de décoder littéralement ma sœur. On aurait dit qu’en un clin d’œil, il était passé de gamin à mature. Tout du moins, une maturité sexuelle. Autre détail qui me surprit beaucoup : il ne faiblissait pas.

Sa verge restait longue, droite, dressée, fière et dure comme du roc. Aucun état de semi-érection, pas la moindre mollesse en cette tige gluante. Le garçon cherchait à en profiter à fond, au maximum, quand bien même s’épuisait-il et mettrait-il des jours à s’en remettre physiquement. Et pour lui donner tous ces plaisirs avec la bouche et les mains, il se contorsionnait à s’en fracasser le dos. Pourquoi se serait-il privé… il était conscient que c’était sans doute l’unique fois de sa vie où il pourrait être le maître absolu d’une fille. Même une prostituée rémunérée à prix d’or a ses conditions.

On s’en doutera, l’effet fut au rendez-vous, Vera lâcha différents sons, et notamment une série de « Han ! Han ! Han ! Han! » lorsqu’il y allait par petits coups rapides. Profitant du fait qu’elle ne retenait plus rien en elle, il se mit à revenir en prenant tout son temps, faisant de petites pauses. Le pénis s’enfonçait lentement, jusqu’au bout, Vera poussait une sorte de longue plainte sur toute la durée. Il prenait cinq secondes pour s’enfoncer entièrement en elle, la plainte féminine durait cinq secondes. Il en prenait vingt, cela durait vingt.


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Profession libertine

La baise peut-elle aider à monter en grade ?

On me prend toujours pour une catin quand je dis que j’ai couché pour réussir…

Peut-être que tu ne devrais pas le dire.

Pas mon genre. Je n’ai rien à cacher.

Tu devrais surtout expliquer ce que tu entends exactement par là. Expliquer que c’est sans rapport avec ce qu’on imagine… les gens peuvent pas deviner.

C’est ce que je fais, qu’est-ce que tu crois ! Seulement, on est dans une société où on te juge à la première phrase, si ce n’est au premier mot, sans prendre le temps d’écouter la suite.

Dès que la phrase est prononcée on ne te laisse pas continuer ?

Des fois oui, des fois non. Ce qui ne change rien : même si on me laisse poursuivre, la personne ne parvient plus à écouter. Elle n’a plus qu’en tête « coucher pour réussir, coucher pour réussir ». Comme si ces mots hypnotisaient.

On croit que tu t’es faite tirer par des patrons et gens d’influence pour être promue !

Alors que ce n’est pas ça du tout… mais vraiment pas. Ce que je veux dire, c’est que le sexe m’apporte tant de bien-être qu’au lendemain d’un très, très bon coup et d’un orgasme fabuleux, je suis dans la disposition idéale pour prendre les bonnes décisions, bien travailler et créer des merveilles.

Dis de cette façon je comprends parfaitement.

Toi ce n’est pas pareil, on se connaît.

Tu devrais ajouter que c’est donc bien ton talent qui t’a permis de te hisser.

Bien sûr ! Mon talent lié au sexe. C’est à partir de là que les gens ne comprennent plus.

Avoir de beaux orgasmes est aussi un talent.

Un talent partagé alors, rien ne se fait sans la complicité et le tact de l’homme.

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Nudité et méprise involontaire

Deux filles nues sur une plage de vacanciers nus…

Je vais te faire une confidence. Quand on s’est lancé le défi de se faire une semaine en camp naturiste entre copines, j’ai eu peur qu’on nous mate à longueur de temps et qu’on croise des lourdingues. Et quand j’ai vu à quel point on était anonymes dans la masse, j’ai presque regretté que ce soit pas le cas. Peut-être que je suis jamais contente…

C’est pas moi qui vais te juger ! Ça m’a fait le même effet.

Tu me rassures ! On aurait pas dû choisir le plus grand terrain d’Europe. Trop de monde… trop de concurrence aussi. On n’est pas les seules jolies filles, loin de là. D’ailleurs, encore maintenant on est là à marcher le long de la plage et toujours cette affreuse sensation d’être invisible. Bon, c’est pas non plus qu’on se soit pas du tout fait draguer.

Mais très peu matées. Remarque, je pense que ça se fait surtout plus discrètement qu’ailleurs.

Peu importe puisque ça ne se voit pas ! Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour se faire au moins un tout petit peu plus remarquer ? Parce que je viens de me rendre compte… en fait, j’ai besoin d’une dose quotidienne. Un minimum, quoi.

On va tenter quelques trucs. D’abord, on se met un peu plus les pieds dans l’eau. Par là.

Putain, c’est froid !

Tant mieux, ça te fait une petite chair de poule à ravir. Grâce à la mer on traîne les pieds, on avance de façon plus langoureuse…

Ah oui, pas mal. Bien trouvé. Qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre… Oh je sais, si on se tenait par la main ? Donne-moi ta main.

Bonne idée. Eh, mais c’est que ça marche nos petites astuces ! Je vois déjà des têtes se tourner.

Faut qu’on marche encore plus lentement, en prenant bien notre temps. Et aussi, pas si loin ! Laissons nos pieds traîner dans l’eau tout près du bord, qu’on soit juste à quelques mètres des vacanciers.

Regarde, fais comme moi… remue un peu du popotin, ça fera encore meilleur effet.

Pas autant ! De façon plus subtile. Comme si un mec t’excitait au point que tu parvenais pas à t’empêcher de le bouger doucement, comme quand on danse un slow. Tu as vu ? Tout le monde nous regarde, maintenant. Quel pied.

Au top. Attends, mieux encore : cambre-toi bien. Poitrine bien en avant, voilà, et je fais pareil. Ça commence à me plaire, regarde je crois bien que mes seins grossissent… là, les mecs vont carrément péter les plombs ! Écoute, on entend même des compliments et des sifflets. Ha ha, faut pas non plus qu’on en fasse trop, il paraît que dans ces espaces la sécurité veille à ce qu’il y ait pas de comportement indécents : là, on est limite-limite.

Heu… Sidonie ?

Quoi !? T’as l’air effrayé tout d’un coup.

Demi-tour. Vite. Et au pas de course. Je viens de comprendre. On est sorti de la plage naturiste depuis au moins deux-cents mètres et on est en plein dans la zone maillots, c’est pour ça que tout le monde nous regarde. Encore cent mètres de plus c’est soit le viol soit le poste.

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Piège féminin, cible masculine

L’héroïne a mis en place son « piège » bienveillant. Le copain est là, ils sont seuls et la température grimpe…

Maman s’en était allée depuis une bonne heure. Papa à peine dix minutes, et en principe Léa s’imposait une marge de sécurité d’une demi-heure entre une sortie parentale et le top départ d’éventuelles festivités… au cas où papa aurait oublié ses clés, quelque dossier, ou aurait un problème avec la voiture. Pour le moment, aucun rapprochement n’avait encore eu lieu. Elle aurait pu débuter par un petit rien. Poser sa tête contre son épaule, l’embrasser… Quelques petits bisous et câlins, en principe, c’est sans conséquence.

Ce jour-ci, ça ne l’était pas. Léa était déjà toute en émoi rien qu’à voir ce beau jeune homme si près d’elle en cet espace intime et clos, d’autant plus qu’elle pressentait désormais une envie très réciproque. En ces cas-là, c’est comme lorsqu’on met un doigt dans un engrenage et que la main puis tout le corps y est entraîné : le moindre baiser, même du bout des lèvres, la plongerait dans un état fou, de cet état où l’on ne peut s’empêcher de passer directement à la suite, sans attendre la balade au soleil couchant ou les premiers rendez-vous, et encore moins les trente minutes fatidiques.

Elle le voyait comme s’il était déjà nu, comme si elle était déjà dans ses bras.

Pareilles images lui venaient-elles à lui également ?

Attendre… il fallait attendre. Laisser la marge de sécurité s’écouler tranquillement. Léa faisait tout pour se calmer et évacuer. Il lui fallait piéger son cerveau, lui faire croire que tout était normal. Réfléchir en quoi le théorème de Ferma pourrait résoudre leur exercice, s’adresser à Thibaud sur un ton distant, le regarder le moins possible, mettre de la musique pour parasiter quelque peu sa voix de velours (radio classique diffusait justement de la musique barbante à souhait), bref, instaurer une atmosphère anti-érotique.

Ou à minima, un tout petit peu moins excitante. La magicienne était en train d’apprendre qu’il était plus évident de piéger un spectateur que sa propre attention. Car malgré tous ces « patchs », rien ne freinait la température qui ne cessait de gagner en intensité.

Agitée, l’adolescente était nerveuse et son comportement devenait étrange, ne tenant en place, son corps remuant malgré elle, reproduisant imperceptiblement un mouvement de coït, ses deux fesses ne parvenant à rester collées sur la chaise plus d’une poignée de secondes. Rien d’étonnant à cela aurait-on dit, car c’était véritablement ce qui s’appelait « avoir le feu au cul ». Et c’était vraiment l’impression de Léa, presque davantage au sens propre qu’au figuré : elle ressentait comme une chaleur émanant du siège, qui la brûlait et l’empêchait de rester statique.


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Couple éphémère pour sexe sans tabou…

Notre belle Charlie avait jeté son dévolu sur François, jeune homme qui l’excite énormément. A présent, les choses sérieuses ont commencé…

Ce fut comme un combat loyal et équitable, sans gagnant ni perdant, ou bien où tout le monde sortirait gagnant. Tout d’abord, ce fut lui qui me domina. Là encore sa bouche goulue me dévora toute crue, cette fois de la tête aux pieds et sur mon corps entièrement nu qu’il tourna, retourna et retourna encore à sa guise avec une facilité déconcertante.

Je ne le savais pas du tout si costaud. À chaque instant je pensais qu’il voulait juste me mettre en position pour me pénétrer d’un coup et avidement, et fus enchantée de constater que ses indécents préliminaires se poursuivaient. Et pour être indécents ils l’étaient, car François, voyant que j’aimais absolument TOUT ce qu’il me faisait, ne se donna aucune limite et me fit tressaillir à répétition.

Sa langue s’enfourna dans mes oreilles aussi loin qu’il le put, il m’aspira les seins si forts que je me demandai s’il n’allait pas les avaler, et ma mouille dégoulinante ne lui fit même pas renoncer à enfoncer ce même membre dans mon vagin, avant d’en badigeonner les lèvres supérieurs et le clitoris.

Mordillant mes fesses et passant cette même langue dans ma raie, il manqua de justesse d’aller jusqu’à cet acte si rare et pourtant si délicieux que l’on nomme anulingus.

J’avais rarement été si bien récompensée d’avoir pompé, quoique dans son esprit ce n’était sans doute pas une récompense : il avait envie de moi, tout simplement. Vraiment envie, pas juste le souhait de me fourrer, envie de tout mon être, envie de chaque centimètre carré de ma peau.

Puis, on se donna tant chacun qu’on ne pourrait plus dire lequel des deux eut l’ascendant. Nus l’un contre l’autre, l’un sur l’autre, l’un dans l’autre au beau milieu de la pièce, ce fut un festival de doigts, de mains, de langues. Mon majeur dans son anus, le sien dans le mien, ma main le masturbant, mes lèvres lui suçant les doigts de pieds…

Un instant au nord, l’instant d’après au sud, sans même savoir si je m’y étais mise moi-même ou si c’était lui qui m’avait manipulée. Tantôt l’un face à l’autre, tantôt mon nez dans son derrière ou ma tête entre ses pieds, on aurait dit une partouze géante en duo.

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Baiseuse 100 % naturelle

Chloé, désormais grande, a ses exigences sexuelles…

Moi je ne veux rien, rien sur moi. Pas même de bijoux ou de barrette dans les cheveux. Ni de maquillage, de chouchou, de boucle d’oreille, de vernis. L’homme, lui, adore que le nu s’alterne avec le vêtu, comme par exemple la belle s’entourant d’un paréo pour aller faire le café au lendemain d’une nuit de fougue.

Pouvant rester dans la tenue de baise même pour faire la cuisine ou déjeuner (toutefois, plutôt après l’amour qu’avant), je décontenance fréquemment. Je ne veux rien sur moi non, même pas de sueur ou de poussière, c’est pourquoi je prends presque toujours ma douche avant de passer à l’horizontal.

Lorsque de retour de soirée au bras d’un homme je file à la salle de bain au lieu de rouler tout de suite avec lui sur le tapis, forcément, ça surprend. Surtout que parfois, je demande qu’il y passe aussi. Rarement cependant, ça briserait le charme. Les plus dominateurs se laissent mater, ça leur fait du bien : avec moi c’est ainsi, pour me dominer à sa guise il faut généralement se soumettre au préalable.

Et si vraiment on meurt d’envie l’un de l’autre, qu’il aille au moins se savonner l’indispensable organe au lavabo, bien que la demande persuade le monsieur d’une mise en bouche imminente, alors que ce n’est pas toujours le cas. Le mieux est d’être à mon appartement : mon savon spécial PH neutre nettoie sans dénaturer l’odeur de fauve du pénis, ce qui me donne déjà davantage envie : un sexe à la vanille, même bio, est un tue l’amour.

S’il le faut je le savonne moi-même, ô gentleman tend-moi ton membre fatigué, mes doigts de fée vont t’en sculpter un tout neuf. C’est pour cela qu’il est bien plus pratique de batifoler avant la soirée qu’après, comme Estelle tenta de me l’expliquer un jour. Ce n’est pas faux et il m’arrive d’organiser les évènements ainsi, même si certains garçons ne sont plus des masses intéressés par la soirée après coup.

Ma foi, on ne tombe pas toujours sur des gentlemans. Ceci dit, j’ai fini par apprécier le fait de s’attraper comme des bêtes avec les vêtements collés par la transpiration. Que veux-tu, même parmi les libertines je saurai plus tard me distinguer.


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Pseudo beau-père au charme ensorceleur

Chloé s’est prise d’une chaude passion pour le petit copain de maman…

Les week-ends, je restais collée à Carl presque exagérément. Mes copines ne tenaient plus la main de leurs parents, moi je tenais celle de Carl. Câlin le soir pour que je dorme bien, une histoire avant, des bisous le matin. Plus quelques câlins hold-up, happés de-ci de-là. Par exemple, Carl lisait son journal assis sur le canapé, j’arrivais sur la pointe des pieds et sautais sur ses genoux. Jamais il ne me demanda de partir. À chaque fois il posa son journal et me câlina. Si !

Cet homme était béni des dieux. Je n’osai aller jusqu’à lui demander de me doucher ou de me mettre en pyjama. La tentation était bien présente… si je poussais le bouchon trop loin, le poisson pourrait s’éloigner de l’hameçon. Mieux vaut un Carl mesuré qu’un Carl braqué. Une seule et unique fois, dans un bain moussant, je pris le risque de lui demander de me laver les cheveux, ce qu’il accepta, sans doute parce que la mousse ne laissait rien voir.

Mes petits coups de provoc consistant à passer devant lui court vêtue (lorsque son fils était absent), le laissaient impassible.

De toute manière, maman me fit rapidement comprendre, par ses regards dont elle avait le secret, que ce n’était pas la fille qui avait priorité sur le beau mâle… Chasse gardée ! La fille en question dut se résoudre à freiner quelque peu. En plus, Carl semblait s’en inquiéter et s’était mis à lire des articles sur la « rupture de l’Œdipe » et les « sentiments ambigus de la préadolescence ». Décidément, je devais me calmer au plus vite.

Maman ne pouvait pas non plus tout m’interdire. Après tout c’était elle qui l’avait amené et qui avait exigé un accueil honorable. Je ne faisais que remplir mon devoir d’hôte. Elle se doutait que je faisais mine d’avoir trouvé un nouveau père pour faire ma tactile. Je parvenais bien moins qu’avant à tromper mon monde avec mes airs de petite fille insouciante.

Malgré ma prudence, il me fallait ma dose. J’étais une droguée de Carl. Il y avait en lui un je-ne-sais-quoi de magnétique, le moindre contact me transportait. Et puis il me faisait rire. Les filles dans mon genre craquent encore plus pour celui qui les fait rire. Faut dire, j’avais le rire facile… c’était peut-être davantage moi qui étais bon public que Carl qui était doué pour les traits d’esprit.

Je le magnifiais, donc je ne le voyais pas tel qu’il était réellement. L’homme se montra totalement digne de confiance : pas une fois il ne répondit à mes avances à peine voilées, ni de près, ni de loin. Ce fut à mon grand dam. Quelle sotte j’étais ! S’il avait donné un retour, j’en aurais été traumatisée. Bien plus tard, je saisis qu’une réponse de sa part aurait fait de lui un prédateur.

J’aurais dû me réjouir qu’il n’en ait pas le profil.

Car malgré les apparences, je n’étais pas du tout prête à entrer dans une relation moi Lolita, toi Humbert.

À l’enfance, les filles sont ainsi. Elles rêvent que le prince charmant les enlève, ou que l’ogre les dévore, mais pour peu que ça arrive vraiment, elles en sont terrorisées. De toute façon, je n’avais aucunement besoin de cela pour vivre des expériences sensuelles à ses côtés. Il me suffisait d’un rien… lui tenir la main dans la rue, en jupe, un petit coup de vent passant entre mes jambes et j’en ressentais de ces frissons !

Ou encore un petit câlin du soir sur ses genoux, revêtue d’une simple nuisette et m’arrangeant pour que le doux tissu remonte innocemment le plus possible vers le haut de mes cuisses. Ou lui murmurer une phrase anodine au creux de l’oreille. Ou faire semblant de me bagarrer avec lui.

Ou lui demander quelques chatouilles. Toute une tripotée de petites astuces qui me mettaient immanquablement dans tous mes états, mélange de candeur et de dépravation si cher à mon enfance. Bien des histoires futures s’orchestreront autour de ces anecdotes de mon jeune âge… En ces temps s’est développée ma sensibilité à fleur de peau. Si belle, si pure que je ferai tout pour la conserver. Une fois grande, j’y parviendrai en grande partie.


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Cris, gémissements, châtiment

Les garçons adorent les amantes donnant de la voix…

Le must du must pour moi, c’est quand la fille crie. Pas quand elle gémit, plutôt quand elle donne de la voix à en faire trembler les murs. Quel pied ! Quitte à ce qu’on l’entende.

Tu crois pas qu’il y a beaucoup de simulatrices ?

On le dit. J’ai dans l’idée que les filles que je fréquente n’en sont pas. Maintenant, les mecs qui fréquentent des simulatrices le prétendraient tout autant. J’espère être assez bon amant pour les faire crier pour de vrai !

Crier, pourquoi pas. Ça peut aussi jouer de bien mauvais tours.

Raconte.

C’était ma première année en tant qu’étudiant. Une petite piaule rien que pour moi, t’imagines ? Minuscule et mal éclairée, mais je m’en foutais bien. Dès le premier jour je me suis mis en quête d’une fille à ramener.

Et tu en as ramenées ?

Mes débuts ont été très maladroits. Je pensais que c’était qu’une question de jours, en fait il m’a fallu presque deux mois de sorties. Au moins, mes initiatives ont fini par payer : ma première vraie copine était accro, et ne disait jamais non. Je voulais la baiser chaque jour à telle heure qu’elle venait toquer chaque jour à l’heure indiquée.

Des filles comme on aimerait en rencontrer plus !

Pas sûr ! Attends la suite. Cette nana était une crieuse. Une vraie. Au début je la pensais un peu exhibitionniste, en fait non. C’est tout juste si elle se rendait compte de son barouf : elle était dans son monde, très spontanée. Je m’étais aussi trompé sur un second point : je pensais qu’elle avait déjà de nombreux amants au compteur, en fait elle avait démarré sa vie sexuelle il y a très peu. D’après ses dires, il n’y en eut qu’un seul avant moi, et je pense vraiment qu’elle a dit vrai. C’est ce qui a faussé nos jugements.

VOS jugements ?

Oui, le mien comme le sien. Elle a cru que j’étais un amant prodigieux, et j’ai cru que j’étais… un amant prodigieux. Et c’est pas le pire ! Car les murs étaient fins. Chaque soir, plusieurs étudiantes, seules dans leur plumard, l’entendaient. Et ses cris étaient vraiment excitants. Plus d’une qui s’est caressée en l’écoutant, et qui a fantasmé sur nous. Du coup, plusieurs se sont mises à fantasmer sur… moi.

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Quand un obsédé croise une princesse libérée…

Chloé nous conte un souvenir sexuel de son adolescence…

De toute façon, j’avais dans l’idée que les garçons se laissant engloutir par leurs pulsions n’arrivent jamais à rien. Enfin, jamais à rien d’intéressant du moins. J’en connaîtrai un vers mes dix-huit ou dix-neuf ans, un peu dans le même style. Celui-là, je lui céderai. Un peu car je tenais à lui et ne voulais pas qu’il parte, un peu aussi par curiosité pour voir jusqu’où il irait. On peut dire que j’en ai fait des études sociologiques de terrain.

J’ignore si ce mâle était fou de moi, en tout cas il l’était de mon corps, et je lui ai fait comprendre que, d’accord, il pouvait tant qu’il le désirait. On est restés ensemble quelques semaines, chaque soir et chaque matin il y revenait. Tantôt à midi, tantôt plusieurs fois par nuit. C’était sauvage et passionné, quoi qu’un peu à sens unique car il ne se souciait qu’à moitié de mes ressentis, tant que j’étais consentante l’affaire lui convenait. Il s’épuisait plus que de raison, s’esquintait le corps sans jamais s’apaiser.

Naïve, je me dis d’abord qu’après avoir joui cent fois, il se calmerait. Eh bien, pas du tout. Je finis par comprendre qu’en ces actes il recherchait quelque chose qu’il ne parvenait jamais à atteindre, c’était pour ça qu’il n’en avait jamais assez. Dès que c’était achevé, sa frustration l’assaillait de nouveau, et il lui fallait sans cesse remettre le couvert telle une fuite en avant.

Que cherchait-il ? De l’amour, des je t’aime, une épouse, un orgasme surnaturel… ?

Je n’ai jamais su. Dommage, j’aurais tant voulu le lui donner. J’ai tout essayé, tout fait avec lui pour le satisfaire, et plus j’essayais, plus il remettait ça, encore et encore. La plupart du temps, l’hypersexualité est ainsi : elle poursuit un rêve imaginaire et se désole de ne pas parvenir à le matérialiser.

Le copain du moment finit par se l’avouer à lui-même, je crois bien, car il conclut notre relation en me disant que « y’a un truc qui fonctionne pas ». Ce n’était pas une réflexion hautement philosophique de sa part, mais ça en disait long. Faut bien commencer quelque part, c’était pour lui un premier pas vers plus de maturité et de remise en question.

Il a été certainement très surpris qu’une fille accepte tout jusqu’au bout, sans jamais le stopper ni en avoir assez. J’en avais assez depuis un bon moment, je n’en laissais rien paraître, bien trop curieuse de voir comment il évoluerait. J’espère l’avoir aidé à mieux se connaître… à mieux comprendre que même une fille aussi endurante que lui ne lui apportait pas davantage de bonheur.


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Un plaisir coupable qui grimpe, qui grimpe…

Deux frères, deux soeurs. Ils savent tout sur elles. Bien assez pour exercer sur elles un odieux chantage sexuel….

Elle avait beau se donner du mal, il avait beau faire tous les efforts qu’ils pouvaient, les deux si jeunes corps inaugurant leur sexualité baissaient en cadence. Pourtant, j’en étais certaine : le dénouement pouvait être proche. Aussi, mes mains se posèrent une ultime fois sur les hanches de ma sœur. Elle me laissa faire, il me laissa faire. Ce fut comme s’ils s’étaient hypnotisés l’un l’autre, s’imaginant n’être que deux dans la pièce, et qu’ils s’apercevaient soudainement de la présence de cette intruse et de cet intrus. Ma sœur jeta des regards presque paniqués autour d’elle, horrifiée que l’aîné la mate ainsi. Au moins cela voulait-il dire, je suppose, qu’elle n’avait pas entendu ses mots crus.

Il ne me fallait pas la perdre…

Reste avec moi Vera. Reste concentrée sur les gestes, ne pense à rien d’autre.

Profondeur, rapidité… cela montait, cela grimpait. Des deux partenaires, c’était Nicolas qui retenait sa voix : il mourait d’envie de gémir lui aussi, s’en empêchant, trop heureux d’entendre Vera et estimant sans doute que c’était uniquement pour les filles. La tête de Vera bougeait en tout sens et provoquait un ouragan en sa chevelure, dont les mèches virevoltait, se rabattaient sur son visage puis repartaient en arrière. Une fois de plus, l’un comme l’autre ne bougeait plus de lui même, me laissant tout diriger. C’en était trop pour l’aîné qui voulait sa part, lui aussi. Il s’adressa au cadet.

Mets tes mains sur les épaules de Vera.

Hein ?

Fais ce que je te dis. Tout de suite.

Nicolas le fit. L’aîné approcha, me poussa, ses mains se posèrent sur celles de son frère…

Voyons voir ce qu’il y a tout au fond de cette jolie petite chatte… Je suis curieux de voir l’effet qu’une bite aussi juvénile a sur une belle jeune fille comme toi qui ne se laisse pas impressionner par les dragueurs du dimanche.

d’un coup, les mains appuyèrent très fortement vers le bas.


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Sous l’emprise sexuelle d’un esprit

Du sexe avec un esprit… pur fantasme ? Dans cette histoire, c’est pourtant ce qui arrive à l’héroïne…

Le pénis, ou plutôt cette énergie qu’elle ressentait comme un pénis, revêtait différentes apparences sensorielles. Chaud, lumineux, spongieux, humide. Ne ressortant pas réellement, il se bornait à reculer pour mieux revenir, ne cessant d’honorer son corps tel une déesse. Il descendit plus profond encore. En fait, son ascension semblait sans limites. Cela avait déjà dépassé la longueur et la circonférence que le corps de son conjoint possédait.

Et à vrai dire, cela dépassait même les plus gros sexes que Sandrine avait connus de toute son existence. Même le petit copain qu’elle avait eu il y a quelques années, membré d’une vingtaine de centimètres, était petit joueur comparé à ce qu’elle vivait en cet instant. Du reste, alors que les vingt centimètres de cet ex lui avaient souvent fait mal, elle ne percevait présentement aucune souffrance. Uniquement du bien-être…

La pénétration s’allongea encore. En fait, cela atteignait désormais son organisme, encore plus profond que le point le plus profond de son vagin. Ne comprenant bien quel chemin était emprunté en elle, Sandrine sentit bientôt que la force était dans son côlon, puis rejoignait son anus. Une sorte de fluide entre anus et vagin la parcourut ainsi, tandis qu’elle n’en pouvait plus de se tordre et de gémir. Ce n’était plus à proprement parler une pénétration ou des va-et-vient, car cela circulait comme un courant continu : les ondes entraient et sortaient en même temps.

Puis, afin qu’il lui fasse vivre la totale, l’âme étendit son exploration vers ses entrailles, pour remonter dans la gorge et sortir par la bouche, qu’elle ouvrit tout grand, à la fois pénétrée par la cavité vaginale, anale et buccale, et ce par un seul et même homme.


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De corps et d'âme


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Lorsqu’une libertine en herbe efface les preuves…

Parfois, les souvenirs coquins passent de l’écrit à l’esprit.

Ce matin en me réveillant, j’ai jeté mon carnet. Quel carnet ? Il est vrai que je ne t’en avais pas parlé. Je ne peux te parler d’absolument tout ô lectrice, ô lecteur. Depuis quelques temps, je notais le fruit de mes expériences. Ce n’est pas prudent vis-à-vis des parents, j’ai pris le risque. Pour maquiller, j’ai écrit ça comme des notes de roman. Mon idée était de faire un guide de la parfaite experte, qui servirait plus tard aux prochaines générations. Oui, ce n’est pas toujours la modestie qui m’étouffe. Tout ce dont je t’ai parlé jusque-là y avait été noté. Bien plus simplement évidemment, avec des mots d’enfant.

Bien plus résumé aussi. Le faire était très amusant car pour cacher le méfait, je remplaçais tous les termes interdits par des mots de rien du tout. Maman aurait pu tomber dessus qu’à priori, je dis bien à priori, elle n’aurait rien saisi. Ainsi, j’y détaillais comment j’avais fait naviguer le bateau de Julius. Que le mât du bateau était très sensible et que, pour bien le faire bouger, mieux valait se rendre au gouvernail. Que le mât était revêtu d’une drôle de capuche qu’on pouvait enlever et remettre, rendant la navigation meilleure.

Que Julius aimait bien que je frappe sur deux tam-tam qu’il me confiait, qu’au début je trouvais ça marrant, mais moins ensuite. J’y racontais également mes rêves, où quand un ogre venait me dévorer, ça me faisait faire du sucre roux.

Que j’avais loupé mon premier échange de timbres au square avec un beau garçon, et qu’il m’en avait abîmé un par inadvertance. Que j’avais appris aux copines à déshabiller leurs poupées avec classe. Que lorsque le soleil me caressait, il y avait des fois où ça me donnait envie d’aller classer le courrier avec quelqu’un. Sur ce point, je n’avais pas été très futée d’ailleurs car « classer le courrier », maman connaissait très bien le sens, puisque c’est elle-même qui avait inventé cette allégorie.

J’avais commencé à conter que Sandrine avait pris ma main pour me faire tartiner une tranche de pain. J’ai tartiné, tartiné, elle a adoré ça au point qu’à la fin elle s’est jetée sur la tartine pour la dévorer comme une femme des cavernes.

Puis soudain, je me suis arrêtée d’écrire. L’expérience avait été si forte. À quoi bon la retranscrire, que ce soit en langage clair ou codé ? Et puis surtout, en écrire un guide reviendrait à en tirer des généralités. Or, en ces instants magiques, tout est unique. Rien n’est reproductible. Mon concept tombait à l’eau ! J’en étais pourtant à presque cinquante pages, un exploit. Seulement, c’était une fausse bonne idée.

Il faut que les générations futures fassent leurs expériences par elles-mêmes, sans chercher à imiter…

ni même s’inspirer de qui que ce soit. Puis tout de même, de telles histoires, il ne serait pas bon pour tout le monde d’en vivre si jeunes. Je pourrais inciter à la débauche, et alors certaines filles se diraient que ce sont des étapes obligatoires de l’enfance, ce qui n’est nullement le cas.

Non vraiment, ça ne tenait pas debout. Avant de le jeter, ce carnet j’en ai fait des confettis. On n’est jamais trop prudente. Les souvenirs sont restés si intacts que c’est comme si je les avais tous écrits. Je sais, tu vas te dire que j’étais folle. Folle d’avoir eu l’idée, ne serait-ce qu’un instant, d’écrire un guide de conseils osés pour enfants. Mais souviens-toi que je n’étais alors… qu’une enfant, et rien d’autre. Une enfant qui raisonnait avec son esprit d’enfant. Autrement dit qui raisonnait sans raison.


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Élégante petite salope

Dis-moi comment tu couches, je te dirais qui tu es…

— Elle a l’élégance et la courtoisie de ne jamais commencer directement par la pipe, même si c’est ce qu’on a programmé.

— Parce qu’une pipe se programme, dans ton couple ?

— Souvent c’est spontané. Mais régulièrement je lui fais part de mon envie, ou elle de la sienne, et on se fait une petite pause fellation, chez nous ou ailleurs.

— Et comment elle s’y prend ?

— Ça dépend. Parfois elle me roule des patins et me lèche dans le cou. Si elle a la possibilité de me mettre torse nu, elle me suce les tétons, m’embrasse de haut en bas, met sa langue dans mon nombril… et puis, pour se préparer et m’exciter, elle me suce les doigts.

— J’avoue, ça doit être pas mal du tout.

— Tu vois, dans le sexe faut savoir rester simple.

Pas besoin d’étudier le tantra ou je ne sais quel bouquin ou article traitant du sujet.

Il suffit de faire preuve d’un peu de patience et d’imagination. En plus, j’ai maintenant un bien meilleur self control. Au début j’étais en érection maximale au premier contact tactile. Ensuite, c’était après tous ces câlins. Maintenant, mon plaisir est plus intérieur : elle peut me faire plein de préliminaires tout en arrivant sur une bite intacte, ce qui lui permet de faire venir lentement l’érection avec sa bouche et ses mains. Si tu savais comment c’est mieux !

— Pour elle aussi je suppose. Sentir ton sexe grossir peu à peu entre ses lèvres et tes couilles se mettre à préparer le sperme…

— Oui, elle adore.

— Les filles élégantes ne sont plus ce qu’elles étaient… réjouissons-nous !

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Orgie or not orgie

Les soirées des jeunes filles sont parfois chaudes…

Je ne t’ai plus vue, à partir d’un moment dans la soirée. Tu étais où ?

T’as pas remarqué un garçon qui avait aussi disparu ?

Il y avait trop de monde. Enfin, c’en était un que j’avais pas remarqué.

Pas étonnant, on n’a jamais eu les mêmes goûts en matière d’amants. Tant mieux d’ailleurs.

C’est vrai que les quelques fois où on a baisé côte à côte, ça ne s’est jamais tellement mélangé.

J’aime beaucoup t’observer, sans avoir envie de me farcir tes mecs. T’es tellement jolie quand tu fais du cul ! Maintenant on est différentes pour tout, même sur les styles de bites ou de torses qu’on aime.

Alors tu t’es tapé un seul homme ?

Oui, et je ne connais même pas son prénom. Ou alors je me souviens plus.

C’est pas du tout le concept d’une partouze que de faire du monogame.

Je ne sais pas si on pouvait appeler ça une partouze ?

Éternel débat… Même chez les adeptes du genre tout le monde n’est pas d’accord. Pour certains, une partouze c’est festoyer dans une pièce puis chacun part à deux, à trois ou plus dans des petits coins, ou des pièces voisines. Pour d’autres, c’est tous ensemble dans la même pièce jusqu’au bout de la nuit, bien au milieu dans la lumière et hop aimons-nous les uns les autres. Tu vois passer des couilles, des glands, des seins et des minous sous ton nez, derrière, devant toi, au-dessous, en dessous. Et tu choisis ce que tu veux faire de ton sexe, de ta poitrine, de ta bouche et du reste de ton corps. Tu peux y aller à fond ou juste un peu.

Comparé à ces nuits on est assez sages, toutes les deux. Et nos soirées spéciales libertinage sont pas si nombreuses.

Oui, on en est encore au charmant jeune homme qu’on prend par la main et qu’on emmène dans un coin sombre apparemment.

Toi comme moi ?

Oui, c’est aussi ce qu’il m’est arrivé hier, et j’ai pas plus d’infos sur mon amant que sur le tien. Ça fait partie du charme.

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Découverte du corps

Rien de mieux que les jeux enfantins pour explorer son corps…

Clarisse et moi on s’invente plein de nouveaux jeux. Au cours de l’été, elle vient souvent. Maman et papa ont trop chaud pour s’occuper de leur fille et sont ravis que je ne les sollicite pas. La température est telle qu’on y adapte nos jeux imaginaires, ce qui donne prétexte au dévêtement. On adore ça. Qui se ressemble s’assemble !

Nous jetons tout sur le lit, jusqu’aux chaussettes, puis on se transforme en pandas et on se lance dans de terribles combats de catch. Allez savoir pourquoi on est persuadées que les pandas pratiquent le catch, c’est comme ça. On se jette l’une sur l’autre mi debout mi à quatre pattes, on se pousse, on rit, on hurle, on se fait tomber et chacune tente de maintenir l’autre au sol.

On roule l’une sur l’autre en une sorte de lutte gréco-romaine pacifique et désordonnée, l’une prenant tour à tour le dessus. Clarisse est moins forte, je la laisse souvent gagner pour lui faire plaisir. Lorsqu’aujourd’hui je me remémore nos postures, je me dis qu’on a dû reproduire, sans le vouloir, une bonne partie du Kama sutra.

Là encore, pourtant, nos jeux sont parfaitement innocents, bien que ces frottements peau contre peau soient très agréables. Excitées, oui nous le sommes, excitées par le jeu, le rire, le défi sans cesse relancé. En somme, cette fébrilité se passe surtout à l’extérieur du corps. Dans nos entrailles c’est tout calme, donc pour l’heure pas le moindre petit péché à l’horizon. Ainsi soit-il.

Franchement, je ne me souviens pas avoir jamais disputé de jeu plus amusant. On s’arrête quand on est essoufflées, en sueur, ou quand la voisine du dessous tape au plafond avec son balai. Dieu merci, ni maman ni papa ne nous ont jamais vues, je crois qu’ils en auraient hurlé d’effroi. Des parents peu présents, c’est parfois une bénédiction.

Bien que j’ai conscience qu’on ne fait rien de mal, j’ai déjà l’intuition qu’on pratique une sorte de jeu interdit. D’ailleurs, on tire toujours les rideaux avant de s’y mettre. Pour l’été, inutile de faire voyager vos enfants au bout du monde. Laissez-les simplement s’amuser avec celles ou ceux qu’ils aiment et ils passeront les meilleures vacances qui soient.


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Douche à deux, prétexte à instant coquin…

Enfin, le beau Tom semble avoir une proposition indécente pour Chloé…

Le soir était tombé, on avait fait des jeux de mimes auxquels je n’avais pas plus participé que lui, trop accaparés l’un par l’autre que nous étions. Comme toujours ce petit échange de regards… Clarisse, Charlie, tous les autres avaient disparu. Tom finit par venir s’asseoir discrètement contre moi. Si : non pas près de moi, contre moi.

De nouveau je ressentis cet effet magnétique dont il avait le secret, qu’il délivrait malgré lui. Je priais pour que cette veillée s’étale, s’allonge des heures et des heures. Je voulais qu’elle ne prenne jamais fin, uniquement pour le plaisir de ce contact charnel. La tension montait plus encore qu’en journée, sans qu’on ait rien besoin de se dire ou de se faire. Coup du destin, la soirée s’acheva tard. Tout le monde se leva, rejoignit le Home ou son habitat respectif. Nous deux, on traînait…

La famille de Tom partit, lui ne semblait pas pressé de les rejoindre. Il aida tout de même à ranger, puis m’accompagna, l’air de rien, au Home collectif. Je me demandais s’il n’allait pas dormir avec les autres enfants dans la salle du premier. Nous tous avions besoin d’une bonne douche, mais nous sentions trop fatigués pour aller au bloc sanitaire à cette heure et dans ce noir. Tant pis, ce serait pour demain matin.

Fébrile, je savais que Tom rôdait dans le coin et se demandait lui aussi que faire. Alors que j’allais me résigner à rejoindre les autres au dortoir, une main me saisit le poignet dans le couloir du premier étage plongé dans la pénombre. Tom me chuchota à l’oreille « Tu viens prendre une douche ? »

Chez toi ? Que vont penser tes parents ? Ou alors au bloc ?

Ni l’un ni l’autre. Ici, à cet étage.

L’eau elle est glaciale.

Non, je viens de vérifier. Il y a de l’eau chaude.

De l’eau chaude. Incroyable. Indubitablement, les anges étaient bien avec nous.

T’es sûr ?

Je savais bien qu’il était sûr, je voulais juste qu’il continue à me chuchoter des mots à l’oreille.

Sûr et certain. Je connais bien, ici, tu sais. Y’a pas d’eau chaude le matin, y’en a juste des fois le soir. Personne y pense jamais. Allez, viens.

Je le suivis d’un pas de somnambule, comme hypnotisée. La douche n’était pas très loin du dortoir, tout le monde ne dormait peut-être pas encore… j’espérais qu’on n’entendrait pas le jet, si ça les rendait curieux et qu’ils venaient voir, tout serait gâché. Le pommeau était petit. En principe, c’était une cabine prévue pour une seule personne : aucun souci, en cet instant on ne faisait qu’un.

En un clin d’œil nous fûmes dévêtus, ses habits à terre posés sur les miens, vision angélique qui m’émut. Ces habits entremêlés me rappelaient ces scènes de cinéma témoignant d’un déshabillage fougueux d’un couple et d’une nuit torride. Nous entrâmes, et je me blottis immédiatement contre lui, sans réfléchir.

La douche était accessoire, inutile de se mentir ni de faire perdurer les gamineries. Tom fit couler le jet au-dessus de nous. L’eau était bel et bien chaude… nos corps étaient déjà très chauds avant d’entrer.


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S’abandonner au plaisir

Sous l’autorité de deux prédateurs, deux soeurs doivent se donner. La grande soeur est contrainte d’apprendre à la cadette à laisser son corps et son sexe s’exprimer…

On aurait dit qu’il y avait deux personnes en elle. Une Vera jouisseuse et soumise, ne boudant pas son plaisir sexuel… et une Vera prude et pudique, tentant de se retenir au maximum. Cette Vera-là était en train de s’avouer vaincue, écrasée par le poids de son adversaire. Elle tentait encore quelques minuscules barouds d’honneur, étouffés sans délai par mes actes, mes paroles, les gestes de Vera, ses sons. Il semblait qu’elle essayait encore un peu, parfois, de retenir certains sons trop marqués ou trop expressifs… mais elle n’en était plus capable. J’étais parvenue à la mener à un tel relâchement et une telle excitation que son corps avait pris le dessus sur son esprit. Je m’en félicitais : tout ne pouvait plus se passer qu’au mieux, et elle n’aurait aucune blessure.

Ne détourne pas les yeux, tu peux regarder : tu contrôleras mieux ainsi.

Car oui, elle regardait de nouveau. Son propre corps, son bassin se mouvant, ses seins. Et puis aussi cette verge qui la visitait, et qu’en fait elle ne cessait plus de regarder. Les sons qu’elle poussait étaient devenus si naturels que ses lèvres ne se fermaient plus le moindre instant. Elle gardait simplement la bouche plus ouverte à certains moments et un peu moins, à peine moins à d’autres… dents et langue restaient apparents en permanence.

Ouvre-lui ton corps, totalement. Il veut juste te donner du plaisir. Reçois-le : montre-lui que tu ressens des choses, montre-lui que ses gestes te font de l’effet.

Je… je sais pas…

Tu en as envie, non ?

Oui j’en ai envie.

Alors fais-le.

Je ne veux pas faire ma salope.

C’est le seul moyen. Sois-le juste quelques instants, juste le temps de ce dernier rapport. Tu redeviendras normal après.

Cela eut pour effet de la décomplexer. Ne restant plus les bras ballants, Vera posa ses mains sur le torse de son violeur afin de prendre une part encore plus grande à la pénétration. Elle me guida également pour que, d’une main, je lui donne quelques caresses aux tétons, aux seins, au clitoris, ainsi que quelques baisers supplémentaires dans le cou. Son corps ondula, sa tête se renversant parfois en arrière, sa poitrine bougea, et les petites fesses se fendirent de nouveaux mouvements, sortes de tremblements et de petits sursauts.


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