Suivre sa légitime vers un chemin illégitime…

Certaines filatures d’épouses mènent à des orgies…

Je l’ai suivie. Je savais qu’elle me cachait quelque chose.

Où elle est allée ?

Sur la plage, et pas du bon côté.

Dans la zone libertine j’imagine.

Et en plus, elle n’y allait pas au hasard : elle avait rendez-vous avec des hommes, plusieurs. Cinq.

J’en suis navré. Maintenant, dis-toi quand même un truc : entre rejoindre un amant dont elle serait amoureuse pour dîner aux chandelles plus cul romantique… et une bonne grosse baise avec des mecs de passage envers lesquels elle ne ressent rien, qu’est-ce qui est le mieux ?

La réponse coule de source ! Maintenant quand je l’ai vue, j’ai pas non plus sauté de joie tu t’en doutes bien.

Qu’est-ce que tu as fait.

J’ai regardé, jusqu’au bout.

Par perversité ou par masochisme ?

Aucun des deux, il fallait que je m’assure d’un truc.

Et au final, j’ai été franchement rassuré : si elle a aimé les coups, aucun ne l’a fait jouir.

J’ai bien dit aucun.

Tu es sûr ?

Je suis quand même bien placé pour connaître sa réaction quand elle a un orgasme ! Tant qu’elle n’est en extase qu’avec moi, ça me va. Tu vois, je m’efforce de le prendre avec philosophie…

Je crois que je viens de comprendre pourquoi les femmes sont encore plus jalouses que nous… un mec qui a une ou dix amantes aura tendance à jouir avec chacune. Pour une nana, on peut toujours se dire qu’elle fait du sexe ailleurs avec plaisir mais sans aller jusque-là.

Si je la trompe un jour elle pourra rien dire.

Ils l’ont quand même fait crier ?

Pour ça, oui. Je m’en fais pas. Elle irait voir un seul homme, je pourrais me dire : « elle va chercher une virilité que j’arrive pas à lui offrir ». Là par contre, à cheval sur un type avec un deuxième derrière qui l’encule et trois autres autour qui se masturbent pour lui faire une triple éjaculation faciale, je sais que ça peut pas être lié à nos rapports sexuel de couple. Elle va chercher quelque chose que je suis incapable de lui donner seul, donc quelque part, le deal reste correct !

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Sexualité surnaturelle

Avec qui cette jeune fille fait-elle l’amour ? Avec un être invisible…

Le bassin bougeait sans même qu’elle ait quelque effort à produire. L’étudiante eut envie de se caresser ailleurs afin de l’accompagner. La présence était si omnisciente et comprenait si bien ses pensées quelle n’en eut nullement besoin. Dès que ce désir lui traversa l’esprit, la présence quitta son corps. Sandrine la perçut au-dessus d’elle. Transportée d’émotion, ses pupilles se dilatèrent en même temps que son intérieur. Quelle âme splendide son amant possédait-il ! Même sans son physique si craquant, il restait emprunt d’une ineffable beauté. L’homme aurait été laid de son vivant qu’elle aurait sans doute finit par l’aimer autant, telle Roxanne lisant dans la noblesse du cœur de Cyrano.

Écartant encore davantage les jambes, elle saisit que l’âme se préparait… et s’apprêtait à plonger en piqué, tel un aigle fondant sur sa proie. À la différence près que la proie en question ne demandait qu’à être dévorée.

Alors que le corps féminin avait été, jusqu’à présent, exploré et découvert par petites touches, la donne fut changée lorsque l’âme redescendit pour la pénétrer. De nouveau, ce fut différent de toutes les fois où ils faisaient l’amour, lorsqu’Amaury prenait tout son temps, se masturbant contre son entrecuisse, frottant son pénis contre le clitoris puis laissant d’abord le gland en surface avant de descendre plus profond. Car la jeune fille fut visitée d’un seul coup d’une bonne quinzaine de centimètres.


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De corps et d'âme


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Libertine et mélancolique

Regard nostalgique d’une libertine sur le monde d’aujourd’hui…

À l’époque au moins, ces parties fines gardaient leur côté exceptionnel et subversif. En ce sens, le sexe n’était pas non plus anodin et là était l’essentiel. Une pipe faisait de toi une déesse. C’était un privilège rare, lorsque non seulement on l’offrait et qu’en prime elle était magnifiquement prodiguée, l’amant rampait par terre et était prêt à vous demander en mariage. Bah oui, une fois casé, une bonne suceuse et une bonne coucheuse ça occupe les longues soirées d’hiver.

À l’époque, la libertine éliminait facilement la concurrence. Je regrette que tout soit désormais si commun. Dans le sexe, ce qui est systématique perd toute saveur, toute authenticité. De fait, de nos jours, la fille suce mal, ne prend pas de vrai plaisir, l’homme non plus, il n’a même pas idée de lui rendre la pareille, puis ils couchent n’importe comment. Que faire si tout, absolument tout, devient automatique ? Que leur reste-t-il ? Pour l’heure, il y a encore la sodomie qui reste marginale.

Si dans vingt ans la pratique s’est également répandue partout, je ne sais pas ce qu’il restera comme tabous. Au rythme où on va, certains se mettront à la zoophilie pour se donner encore des sensations fortes. La société devrait comprendre qu’elle a besoin de fantasmes, d’interdits, de stéréotypes. Ainsi, certains peuvent les franchir et d’autres pas. Si on brise toutes les frontières, plus rien n’a de sens.

Aujourd’hui, c’est aux prostituées que les jeunes filles font concurrence.

On leur a déjà piqué leurs sacs. Puis leurs fringues, leur démarche, leur maquillage. Les putes n’ont plus pour seul avantage que d’être accessibles sans la moindre approche de séduction. Si cette ultime frontière est franchie et que la gent féminine ne cherche même plus à se faire séduire, tout sera alors inversé : toutes les filles du monde seront devenues putes, et les putes seront devenues filles normales. Ce sont des pensées sombres, je l’admets. Contradictoires avec d’autres réflexions personnelles.

Car comme tu le sais, j’aimerais beaucoup que les filles acceptent de donner de la chaleur aux hommes qui n’en reçoivent jamais. Parfois, je voudrais aller voir tous les mâles tristes et seuls de la planète pour les inviter sous ma couette. Seulement là, ce serait tout autre chose, car l’acte serait totalement gratuit. Dans notre monde moderne, rien n’est jamais totalement gratuit. Chez pas mal de filles, le gratuit d’une relation n’est qu’apparence. Les charmes dévoilés ouvrent mille portes. Celles des castings, des agences de pubs, des postes de direction et j’en passe une tonne.

Ça, ça tient du secret de Polichinelle. Seuls les nombreux hypocrites et les rares ignorants le contestent. Je reconnais qu’il est facile de prétendre qu’une telle ou untel s’en est tapé des mètres pour décrocher son job. La jalousie aussi fait dire cela. On trouve aussi nombre de filles et de garçons qui ne sont pas ainsi. Mais les grandes villes, tout particulièrement la capitale, renferment quantité d’histoires sordides qu’on aurait peine à concevoir. Et je ne parle pas que de coucheries, car il existe bien d’autres façons de vendre son âme au diable. En abandonnant ses valeurs, en se censurant, en acceptant d’être ce que l’on n’est pas.

Par des rires et sourires faux, des courbettes, des ronds de jambe. En allant aux bonnes soirées, avec les bonnes fringues et l’attitude adéquate. Oh non, ce ne sont pas toujours les plus compétents qui réussissent, loin de là : ce sont surtout les plus malins. Autrement, le monde ne serait pas tel qu’il est. Bien des génies restent méconnus, certains sans toit, une bouteille à la main et à même le trottoir.

Revenons-en à de plus belles heures. Car la fin des vacances avait beau approcher, elles n’étaient pas encore tout à fait achevées.


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Être matée… sous son propre toit ?!

Le fils du petit copain de maman joue au voyeur. Mais Chloé n’est pas attirée…

Du jour au lendemain pourtant, un élément changea : Léopold se mit à me reluquer. Enfin son œil pétillait ! Pourquoi est-ce survenu pile comme ça d’un coup, aucune idée. Je n’ai pas changé depuis son arrivée. Ses sens ont dû s’éveiller en une nuit. Soudain il m’estimait, je n’étais plus la petite gamine qu’il méprisait encore la veille. Au moins n’avais-je pas affaire à un androïde, c’était déjà ça. Peut-être était-il simplement lent. Le temps de me voir, que mon image remonte à son cerveau puis que le calcul chimique hormonal se fasse, près d’un mois était déjà passé. À cette vitesse, ça n’allait pas en faire un bon coup plus tard.

Au fond, il ne me considérait pas plus qu’avant. Léopold s’était juste soudain aperçu que j’avais un popotin, un dos cambré, des jambes fines et une poitrine en croissance. S’était-il aperçu d’autant de « détails », n’était même pas certain : à part mon derrière, il ne louchait nulle part ailleurs. Patience, le cerveau était en phase de calculs pour intégrer le reste. Tout ça me flattait autant que lorsqu’un sexagénaire se retournait sur moi dans la rue, autrement dit ça ne me flattait pas du tout. Si j’eusse été pouf, j’en aurais joué.

Or, Léopold me mettait mal à l’aise. En fait, on ne peut s’amuser à quelque exhibitionnisme si on ne maîtrise rien. Sur la plage, je pouvais partir quand je voulais. Avec Julius, je pouvais fermer le rideau. Mais là ! Là dans ma propre maison, c’était une autre paire de chaussons.

Dès que Léopold entendait le bruit de mes pas, puis le glouglou de la douche, il se mettait en planque, de sorte à passer par là au moment de ma sortie. Même en étant inattentif, repérer le moment opportun était facile car j’ai toujours eu l’habitude de chanter en me lavant. Comme le chien de Pavlov, le mâle y avait associé un signal. Je ne sais plus s’il est parvenu à m’apercevoir nue une fois ou deux au début. Je préfère ne pas y penser, une fille telle que moi vue nue par un garçon tel que lui, c’était presque un peu comme un viol.

À présent, je laissais toute tenue d’Eve au placard.

Lui concocter un plan à la Sandrine n’était pas mon style. Il n’était pas mon cousin, et puis j’avais le sentiment que ça ne le guérirait de rien. Au contraire, soit il se jetterait sur moi, soit il en ferait une attaque cardiaque, ce qui ne serait bon ni dans un cas ni dans l’autre (quoique…).

Je ne comptais pas non plus renoncer à toute liberté pour Léopold, et je sortais souvent de la salle de bain en t-shirt et culotte. On ne pouvait pas appeler ça une perche, encore moins une provocation, pourtant rien que cela semblait le travailler. Ces nouvelles règles de pudeur étaient si insolites, j’avais du mal à m’en rappeler tout le temps. Il a dû m’arriver de prendre ma douche avec la porte entrouverte, ou de me changer dans ma chambre sans fermer. Même le port de jupe ou de robe devenait désagréable, tant ça le rendait dingue. Le moindre centimètre carré de peau à découvert, et c’était tout un cirque.

Au moins avait-il la courtoisie de ne pas me vanner, se moquer ou faire des réflexions graveleuses. Encore que j’aurais presque préféré, car ces regards silencieux me faisaient songer à un dangereux psychopathe. Dans les thrillers que j’avais vus, le tueur en série était toujours ainsi : prunelles fixes et n’ouvrant jamais la bouche. Léopold était à peine différent, sauf que plus il m’apercevait en robe ou peu vêtue, plus sa bouche s’ouvrait.


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Chaud ramadan

Conjuguer plaisir, désir et religion : mission possible ?

Pendant le ramadan on n’a pas le droit de rouler un patin, ni de faire l’amour. Il n’y a rien d’écrit pour le reste.

Et ça te permet de continuer à faire du cul sans risquer d’aller en enfer, selon toi ?

Ben, effectivement je fais tout le reste. Ce qu’il faut comprendre, c’est que moi…

…le sexe me fait faire de meilleures prières.

Ça me détend tellement, surtout qu’en période de jeûne j’en ai encore plus besoin que d’habitude.

Essaye le yoga.

On dit que quand on a trouvé sa méthode perso pour se relaxer, il ne faut pas en changer.

Même si tu estimes ne pas être une pécheresse, je sais que tu n’oseras jamais aller dire ça à ton imam.

Évidemment ! Ce sont tous des machos. En tout cas celui de mon quartier.

Eh ! Tu ne m’as pas l’air d’être une très bonne musulmane, dis donc.

Je sais faire le distinguo entre la religion et les religieux. J’adore ma religion, je la surkiffe. Les religieux, par contre… d’ailleurs, je ne suis pas du tout sûre d’épouser un musulman. Un chrétien ou même un agnostique me conviendrait fort bien.

Après tout, peut-être que tu respectes la volonté de Dieu. À ta manière…

Il n’y a qu’un truc pour lequel je ne suis pas sûr. En principe, ce n’est pas qu’on n’a pas le droit d’avaler quoi que ce soit car on peut avaler sa salive ou un médicament. Seulement, à partir de quand est-ce un péché ?

Je vois où tu veux en venir… encore une question impossible à poser à la plupart des religieux. Si je saisis bien, la vraie question c’est surtout : à partir de quand est-ce considéré comme de l’alimentation ? Car si tu suces pendant ton jeûne, quelque part tu triches.

Eh ! Je n’avale pas !

Il y a toujours du liquide pré-séminal. Si tu veux jeûner sans pêcher, l’imam te dirait de n’avoir absolument aucun rapport sexuel. Pour ma part, je te dirais de pomper sans avaler ta salive, qui est mélangé à la mouille de ton mec. Et de faire un bain de bouche après.

Je vais devoir lui faire en crachant toutes les dix secondes. Ou de laisser un filet de bave couler le long de mon menton. Il ne va pas aimer.

Si, si ! Tu verras, le petit copain est toujours bien plus cochon qu’on ne le pense.

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Dans le viseur de la petite chaude…

La jolie Charlie a jeté son dévolu sur l’élu de son coeur… ou en tout cas de son cul…

François, qui faisait sa troisième année au club, était presque aussi assidu que moi. D’après Lydie, bien plus assidu depuis que je venais. Coïncidence ? Peut-être pas. Il y a des regards qui ne trompent pas, et d’ailleurs, que je lui renvoyais. Cela durait déjà depuis plusieurs mois, et pour tout dire je me demande ce qu’on attendait. Je devais avoir la tête ailleurs… ou alors ma petite manie de ne plus rien mélanger. La boxe pour la boxe, le cul pour le cul…

Sans même songer que l’un et l’autre pouvaient communiquer un peu plus directement. Jusqu’à présent, le garçon, de quelques années plus jeune, n’avait été qu’un bon camarade. On se donnait quelques nouvelles, on faisait quelques plaisanteries, et le reste du temps il parlait plutôt aux habitués, et de mon côté je papotais avec Lydie et les deux ou trois autres filles du club. Une véritable ambiance de cour de récré… Pourtant, l’attirance était là et nous n’étions plus des gamins.

Apparemment, il n’osait pas. Qu’à cela ne tienne : je pris quelques devants. M’éloignant provisoirement de Lydie, je me mis à échanger davantage avec lui. De discussions techniques sur la boxe, on se mit assez vite à parler un peu de tout et de rien, ce qui est parfait pour entamer une relation. Par bonheur, je n’eus pas à le pousser bien davantage et lui-même vint me parler de plus en plus souvent.

Quelques jours plus tard on prenait un café ensemble, et l’air de rien je compris pourquoi il était si hésitant. François avait une relation stable. À la rentrée si tout allait bien, il emménageait avec sa copine. Cela ne me découragea pas, au contraire, cela me convainquit de précipiter les évènements. Après un footing en duo, puis un café supplémentaire le lendemain, je mis cartes sur tables.

– On n’est pas loin de chez toi. Est-ce que ça te dirait qu’on y aille ? Il resta un instant bouché bée, n’osant comprendre. Puis, pour être certain de ne rien dire d’inconvenant, fit mine de ne pas avoir saisi.

– Bien sûr avec plaisir ! J’ai justement une bonne bouteille…

Rien ne nous empêchait de boire également un verre, et ouvrir une bouteille était une invitation à se désinhiber. Nous restions cependant dans le non-dit. Notre société est ainsi : crainte de la fille d’être vue comme trop facile, peur du mec de recevoir une gifle. Le dialogue était tout juste codé, certes… codé tout de même.

Du reste, cette fameuse bouteille, on se l’ouvrit et on l’apprécia bien. Sans doute en avions-nous besoin… François se décida à jouer franc-jeu également, et me dire qu’il était très attiré depuis le premier jour. Qu’outre sa timidité, il était certain jusqu’à présent que son statut couple interdisait toute possibilité. Interdire ? Par qui, et au nom de quoi ? J’ai toujours trouvé cela absurde, et la conversation dériva sur le sujet. Enfin, « dériva » en un sens : en fait, on était en plein dedans.

J’avais toujours été pour une sexualité libre, pleine et entière, voire pour du polyamour.

Le dogme du patriarcat et de la religion me cassaient profondément les ovaires, et même les quelques fois où j’avais eu de vraies belles relations amoureuses je n’imposais rien, ni ne m’interdisais grand-chose. Je ne vois pas pourquoi le corps d’un petit copain devrait m’appartenir. La discussion, curieusement, fut assez intellectuelle tout en étant détendue, et nous excita l’un l’autre.

Nos propos n’avaient pourtant rien de particulier, et je ne jurerai pas que nos réflexions étaient de haute voltige. Le thème, débattu très sagement, n’était pas ce qui nous mettait la pression. Je devenais chaude, il devenait chaud uniquement par plaisir d’être l’un et l’autre dans un espace clos, animés de désirs avec un petit verre dans le pif. En ce sens, on aurait pu discuter de cuisine végétarienne que le résultat aurait été similaire. Pour finir, il mit une petite musique douce et j’en profitai pour me blottir contre lui lorsqu’il revint s’asseoir.

J’étais si bouillante de l’arrière-train, prétendre que j’avais envie de tendresse serait mentir. C’était juste l’approche la plus évidente et la moins osée que j’avais trouvé. De toute façon, on ne peut pas dire que la séquence choupignou dura bien longtemps. Vraiment pas.

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Fantasme numérique

Il n’y a rien de plus idiot qu’un homme emplit de désirs inassouvis…

Mes cons de collègues ont traficoté mon ordinateur. Je crois qu’ils me pardonnent pas d’avoir dit non à chacun.

Idiots qu’ils sont. Si t’avais dit oui à l’un d’entre eux les autres auraient été jaloux. T’aurais dit oui à tous ils se seraient fait concurrence, puis t’auraient considéré comme une salope.

Ils me considèrent déjà comme une salope, depuis le début.

T’es très mal tombée, dans ce service.

Oh, je leur en veux pas vraiment. Que veux-tu, je SUIS une salope.

On le voit, on le sent dans mon regard. Ils le devinent bien que j’ai beaucoup d’amants, et que j’aime parfois en mettre deux ou trois en même temps dans mon lit. Je connais la biologie humaine ! Percevoir cette sexualité rendrait fou n’importe quel garçon.

C’est pas non plus une raison pour traficoter ton ordinateur. Ils t’ont effacé des trucs ?

Non, ils m’ont juste installé un petit virus blagueur.

Dès qu’une fenêtre s’ouvre pour me demander de confirmer telle action ou l’installation d’un logiciel, à la place ça me pose une question de cul.

« Voulez-vous vous faire sodomiser ? » / « Voulez-vous vous mettre à genoux, ouvrir la bouche et tirer la langue ? ». J’en passe et des pires. Et forcément comme je veux confirmer l’action ou installer le logiciel, je clique sur oui.

Et tu laisses faire ? Tu les as pas dénoncés au boss ?

Sûrement pas voyons ! Me choquer, c’est ce qu’ils veulent. Que je rougisse, que je proteste… pas question de leur faire ce plaisir.

Dis surtout que ça t’excite.

Oui. Dingue, non ? De simples petits mots à la con, rien que les voir écrire j’en mouille. Et pourtant, malheureusement pour eux ça m’a pas du tout donné envie de faire quoi que ce soit avec un collègue, au contraire même. Ça me met juste en train pour mes soirées de cul.

Au fond, une partie de leur fantasme s’est réalisée. Virtuellement parlant, avec toi qui clique sur « oui », ils t’ont tous retournée dans tous les sens des tas de fois !

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Sœur offerte à prédateur sexuel…

Elle est pucelle, il détient son secret, elle lui autoriser tous ses désirs…

La seule vue de ce corps avait un effet hypnotique sur le petit frère. De loin, hors contexte, sans ma présence et celle du flic, la scène aurait pu paraître pure, tel un tableau de conte de fée, telle une jeune fille attendant son petit amoureux pour s’offrir à lui, lui abandonner sa virginité.

Aux yeux de Vera, j’avais l’impression que pour la première fois de sa courte existence, elle se rendait compte de l’effet qu’une fille pouvait avoir sur un garçon, et de toutes les conséquences, heureuses ou malheureuses, que cela pouvait entraîner. Je pense que jusqu’à présent, elle n’en avait eu qu’une vision un peu floue. Eh oui, cette attirance est là depuis que le monde est monde. Responsable des plus belles histoires d’amour comme des pires crimes.

Les seuls garçons qu’elle avait connus n’avaient été que de simples petits flirts. En Nelsinskcy, les rapports garçons filles étaient compliqués, et au quartier dans lequel nous vivions, ça jasait facilement. En ce temps, pourtant si proche, cela avait écarté Vera de possibilités moins sages, et pour ma part j’y avais eu des fréquentations bien plus discrètes qu’à Paris… et globalement plus sage, même si je n’étais pas arrivée vierge en France. Bien sûr dans la capitale de l’hexagone, Vera aurait eu mille fois l’occasion d’avoir des garçons à ses pieds et dans son lit. Elle n’avait jamais été pressée. Ici elle les estimait trop pesants, trop oppressants voire oppresseurs, et elle ne tenait pas du tout à sortir avec n’importe qui.

Elle m’avait même confiée qu’elle rêvait encore de prince charmant et de première nuit d’amour romantique. Sans doute s’était-elle réservée en espérant que ce jour survienne. Si naïvement… Mais même avec toute ma lucidité d’adulte, jamais je n’aurais pu concevoir ce qu’il nous arriverait en ce jour. Vera était là, allongée, attendant que l’assaillant vienne la cueillir, contrainte de faire avec lui tout ce qu’elle aurait fait avec son amour. Et même bien davantage si tels étaient les désirs de son agresseur.


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Lorsque la tension sexuelle est trop forte

La frustration sexuelle est telle que Chloé DOIT trouver un moyen de l’exprimer…

Tu l’auras compris, voir Tom nu me faisait péter les plombs et ce n’était que le début. Son attirail n’était évidemment pas en reste, et je ne cessais de furtifs coups d’œil sur cette verge aussi épaisse que je l’avais imaginée, et ces testicules virils et généreux. Mon esprit était tant assailli d’images anatomiques que je me mis à les dessiner, seule façon de les expulser.

Seulement, je ne pouvais pas faire ça en atelier. Non pas que qui que ce soit m’en aurait empêchée, mais je ne voulais pas que ça se sache. Après avoir emprunté du matériel d’art dans un placard, je m’isolai dans la nature pour dessiner, griffonner, peindre tout ce qui m’obsédait. Des fesses, des glands, des verges toutes dures ou toutes molles, des poils, des muscles.

Puis des corps entiers, inlassablement nus, et même enfin des scènes de baise.

Cachée entre les arbres et les buissons telle une maraudeuse, j’avais choisi un endroit où seuls quelques renards ou belettes pouvaient me surprendre. À eux, mes dessins, je pourrais même leur montrer, ils n’y comprendraient rien.

Près de mes pinceaux, j’avais creusé un cercle de terre dans lequel j’avais mis des branches mortes, le tout entouré de pierres. Je pouvais ainsi allumer un feu sacré en toute sécurité. Chaque feuille dessinée, qu’elle soit maladroite ou digne d’un chef-d’œuvre, était brûlée sitôt achevée. Tout plutôt que risquer de me trahir. Je me sentais si ridicule à peindre tout cela que vraiment, personne ne devait savoir, donc personne ne devait voir le moindre résultat. Même des œuvres non signées, on y aurait peut-être reconnu ma patte, car ces semaines-ci je dessinais beaucoup.

Cet exercice me fascinait. Je n’avais jamais autant dessiné de ma vie, ma main m’en donnait des crampes, bien plus que si je m’étais caressée à longueur de temps. Je ne pouvais plus m’arrêter. Sans exagérer, je crois bien y avoir passé deux jours entiers du matin au soir. Même que Clarisse m’en fit la gueule, persuadée que je faisais des activités géniales sans elle.

Elle ne parvenait pas à savoir quoi et ça l’agaçait, ce que je comprends tout à fait : à sa place j’aurais même tenté une filature. Elle devina à moitié… Même en étant un peu fâchée, ma précieuse Clarisse respecta mon secret. Il y a de ces rituels improvisés qu’on se doit de garder pour soi. Crois-le ou non, cela m’a fait entrer dans le monde de la création…

Ne pense pas qu’un génie était né en ce jour. Mes dessins étaient tout sauf adroits. Les sexes formaient d’affreux boudins, les corps étaient ceux de nains rachitiques ou de géants difformes, les têtes étaient grosses comme trois fois les mains… tout n’était peut-être même pas reconnaissable. Ceci dit, mon trait s’affinait à chaque coup de pinceau, de feutre ou de stylo. Avant cela, je ne faisais que de l’abstrait et des gribouillis informes.


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