Le facteur ne baise pas toujours une fois

Quatre épisodes, où l’on apprend notamment que les déguisements ne sont pas toujours les meilleures façons de faire passer les demandes sexuelles.

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

Salope naïve

 

— Ton idée, pour cette soirée déguisée, c’était de lui faire passer un message ? Lui faire comprendre que t’avais envie de lui ?

— Exact.

— Ça devait être son idée aussi.

— Tu penses ?

— Il s’est déguisé en facteur. Le facteur passe pour baiser. Enfin rarement dans la réalité, plutôt dans les histoires cochonnes. Dans l’imaginaire collectif quoi !

— Un message… à mon intention ?

— Je pense. Par contre ton message à toi je crois pas qu’il l’ait saisi.

— Enfin il est con ou quoi, je me suis déguisée en fée !

— Et la plus gentille des fées c’est la fée-llation. Oui, je sais.

— Je connaissais pas la blague. Non c’est pas pour ça ! Une fée c’est sexy, c’est… je sais pas moi !

— Tu peux pas être à la fois aussi cochonne et aussi fleur bleue.

Les deux vont pas ensemble.

— J’aurais dû me déguiser en cochonne ?

— T’aurais pas eu besoin de déguisement. Non, c’est bien sûr en infirmière qu’il fallait venir !

— Pourquoi ce déguisement en particulier lui plairait à lui ?

— Parce que c’est tous les mêmes.

 

Un héros pourtant si sage

 

— L’idée d’avoir toujours la même apparence m’est venue en lisant les Spirou de Franquin.

— Ah oui c’est sûr. Ultra-sexy !

— Je parle du fait que les héros de B. D., en tout cas ceux-là, sont toujours les mêmes. Spirou en groom rouge et noir, avec le chapeau et tout. Comment est-ce possible ? Oui je sais : on s’en fout c’est qu’une B. D. N’empêche, moi je me posais la question. Si on remet ça un instant dans un contexte réaliste… ça signifie que ?

— Spirou a une garde-robe avec dix fois les mêmes fringues.

— Impossible autrement !

— Et t’as repris l’idée.

— En partie. Bien sûr je sors pas tous les matins avec pile les mêmes fringues que la veille. Comme toutes les filles j’ai un peu de tout. Juste, j’ai quatre fois la même robe, les mêmes collants, le même petit chemisier… Super utile lors des rendez-vous sexuels.

Une fois les vêtements enduits de sueur, de mouille, de sperme…

une fois tout froissés… un petit tour aux toilettes et hop je ressors comme neuve.

— Comme quoi d’innocentes lectures peuvent mener aux idées les plus coquines. Je crois que Franquin, malgré son imagination débordante, n’aurait jamais pensé ça ! Désormais quand je te verrai sortir avec cette robe je serais toute excitée…

 

Détournement d’homme infidèle

 

— Alors, comment ça s’est passé avec lui ?

— J’ai pas su tenir ma langue.

— Quoi, tu lui as révélé que sa copine le trompait ! ?

— Je veux dire, je lui ai roulé une pelle.

— Ah d’accord ! Bon au moins comme ça tout le monde est quitte.

— Oui et non ! Sa copine couche ailleurs, lui non. Pourtant il embrassait super bien, j’arrêtais pas de me dire « Si tu manies si bien ta langue, manie-la ailleurs que dans ma bouche, qu’on puisse baiser ensuite ». Rien à faire, pas allé plus loin. Au fond pas si infidèle que ça.

 

En tout instant

 

— Mes érections ont commencé tôt. Dès mes dix ans je dirais, quelque chose comme ça.

— L’érection c’est un afflux de sang ! C’est physiologique, même en maternelle on peut en avoir.

— Mais moi elles étaient bien dressées, droites, dures.

Et surtout elles survenaient jamais sans raison.

— Les filles te faisaient bander AVANT l’arrivée de toute puberté ?

— Pas les filles, non. Le reste.

— Quel reste.

— Tout ce que je trouvais grisant, excitant. Jouer à Chat pouvait me faire bander, et pas un Chat où on se frottait les uns aux autres ! Non, c’était la situation que je trouvais exaltante. Le fait de rire, courir, chercher à pas se faire attraper, attraper l’autre. Tout ça.

— Les situations de jeux alors.

— Pas que ! Un bon plat ça pouvait aussi le faire. Une jolie musique entendue à la radio.

— Y avait aucune limite ?

— Aucune. Petit, en camping naturiste, les gens faisaient comme s’ils voyaient pas. Au pire ils trouvaient ça marrant, et les copains-copines étaient juste intrigués. Seulement à douze ans je commençais déjà à avoir un physique d’ado.

Les érections devenaient conséquentes, bien plus visibles.

Quand ça arrivait pendant que je courais, c’était même risqué !

— Et l’accident du machin qui toque contre une peau nue de copine ?

— Ces « accidents » là je les comptais plus. Et pour rien arranger j’en avais déjà une grosse ! Qui s’allongeait, s’épaississait un peu plus chaque mois ! Des copains jaloux. Des copines… certaines moqueuses, d’autres fascinées. Les parents ont commencé à s’inquiéter. On en a changé de type de vacances !

— Terminé le naturisme ?

— Définitivement.

— Ça a continué ?

— Oui, et au début je portais qu’un short. L’érection se dessinait trop, papa m’a imposé le port d’un slibard, et plutôt serré. Fallait au moins ça pour contenir le braquemart. C’est devenu limite douloureux ! Le temps où ma teub virevoltait au grand vent en toute insouciance était déjà loin…

— Mon pauvre… Après faut les comprendre.

— Oh, je leur en veux pas. Ils ont fini par me faire consulter, et j’ai été sous médicaments.

— C’est allé jusque-là !

— Normal, ça devenait handicapant.

— Aujourd’hui c’est un avantage, non ? Une fille aime le membre bien dur qui tient longtemps.

— Sauf qu’aujourd’hui encore je peux bander sans désir érotique.

Au ciné devant une belle histoire, en savourant un bon petit vin…

— Ou en humant l’air frais sous la pleine lune ?

— Par exemple. Y aurait tant d’exemples ! Vraiment, selon le contexte ça peut être absolument tout et n’importe quoi.

— Même une discussion tous les deux, toi et moi en buvant un coup ?

— Même. Et pourtant je t’assure et te rassure, sans la moindre envie sexuelle.

— T’es retourné voir un docteur ?

— Oui, et biologiquement, sanitairement, physiquement : aucune anomalie. J’en suis arrivé à cette conclusion que je trouve belle, presque poétique : la VIE me fait bander ! !

— Ce qui maintient la mécanique en forme ! Pas si grave.

— Hormis toutes les fois où je suis avec une fille au lit et qu’elle se persuade que j’ai envie du soir au matin.

–––––

Pour lire cet eBook en entier (et bien d’autres) RDV sur Kobo Books ou Google Books. Acheter mes ouvrages soutient et encourage mon travail.

Pour lire ma nouvelle gratuite « Sex Boxing », rdv ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *