Retrouvons la suite de l’épisode « Coup monté », souvenir conté… Où quand deux frangines profitent de leur petite piscine intérieure pour y inviter des copains de classe à s’y baigner avec elles, sans que personne ne porte quoi que ce soit…
— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —
— Avec toute la sueur et la saleté accumulées de quatre ou cinq corps ?
— Fallait les prendre par surprise ! Puis moi toutes ces substances qui se mélangent me dégoûtaient pas, au contraire, j’aimais bien l’idée que la sueur du garçon se dépose sur mon corps. Les rapports tactiles ont leurs odeurs, leurs mélanges… avec ou sans sexe.
— Jamais personne pour aller plus loin ?
— Jamais. Ni nous, ni eux.
— Je crois qu’ils s’estimaient bien assez chanceux ainsi pour oser davantage. Vivre ça si jeune est assez inespéré, non ?
— Sans doute oui ! Un beau cadeau… très intéressé. Nos invitations c’était bien plus par intérêt personnel que gentillesse.
— Fini le nudisme alors ?
— Jusqu’à nos quinze ans. Là on a flashé sur deux copains du club de sport. Chacune le sien ! Ils nous voyaient un peu comme des babas cool, du temps où cette apparence était à la mode. On sortait pas avec eux… On restait assez timides, eux aussi.
— La naissance des bobos ! Avoir du fric en se fringuant comme des hippies.
— Exactement. Donc on les invite. Ce serait le retour de la vieille recette : jouer sur l’effet de surprise.
On ferait genre que chez nous la nudité est évidente, que c’est même pas un sujet.
— Vous l’avez orchestré comment ?
— Tout d’abord cette fois, passage aux douches en cabines individuelles. Tout bouge tout change ! C’est moi qui ai fait le premier pas. Le premier GRAND pas : j’ai retiré mes vêtements avant d’entrer dans la cabine. J’étais enchantée par ce moment, avec eux deux s’efforçant de rester placides. Ça prouvait d’emblée que c’était dans la poche !
— Car un garçon qui joue l’indifférence c’est toujours dans la poche, eh oui. Et pour y mettre quoi dans cette poche ?
— Déjà ce qu’on avait prévu ce serait bien. C’est-à-dire beaucoup. Et à la fois peu.
— Tu jouais l’indifférence toi aussi ?
— Avec difficulté. Je me forçais à ne pas sourire en me déshabillant, en me répétant qu’on était au pays de la Joconde.
— Puis ?
— Puis Lila et moi on sort nues et on va à l’eau, et on leur dit de nous rejoindre. Ils sont parvenus à nous imiter, là encore en faisant comme si tout était normal.
— Et vous, en quel état ?
— En représentation.
Je nageais tête sous l’eau, allongeant mon corps, en m’arrangeant pour que mon petit cul dépasse.
Profitant qu’on soit à l’abri des regards indiscrets. Si l’on peut dire… Les regards de ces deux paires d’yeux étaient tout sauf discrets.
— Ils parvenaient encore à faire « comme si » ?
— Plus tout à fait. On pouvait pas non plus demander l’impossible !
— Aucune réaction… érection ?
— Pas que je sache. L’émoi se traduit pas toujours ainsi, heureusement car je crois que personne était prêt pour un plan à quatre. D’autant que les parents pouvaient revenir !
— Ils sont revenus ?
— Papa seulement. Cette fois c’est de lui que le malaise est venu. En inverse. « Tiens les choupinettes, c’est bien la première fois que je vous vois sans maillot ! ».
— Oh non…
— Eh si.
— Mais c’était très loin d’être la première fois !
— Évidemment, papa ça arrivait tout de même qu’il nous voie nues de temps en temps.
— Je veux dire, quelques années plus tôt vous aviez l’habitude de vous faire la session sauna-piscine-jacuzzi à poil.
— Il voulait dire : première fois depuis bien longtemps.
— Alors que vous faisiez croire aux copains que le nudisme était parfaitement naturel ici, tout le temps et avec tout le monde !
— Voilà. Et là soudain les garçons s’apercevaient du coup monté, et que pour eux. Le supra malaise.
— Ça a mis fin au truc ?
— Fin à la magie du moment. Assez vite tout le monde s’est rhabillé puis ils ont pris prétexte d’être en retard, ce qui nous arrangeait.
— Mince…
— Sur le moment on était furax contre papa. Sauf… que les jours qui ont suivi, les deux copains se sont montrés super gentils, et même… plus entreprenants.
— Bah oui, pas fous.
— D’autant qu’ils avaient gardé le secret ! Apparemment ils s’étaient vantés de rien auprès des autres.
Pas longtemps après on vivait enfin nos premiers vrais flirts.
— Donc finalement merci papa ?
— On lui a pas dit. Mais tout compte fait il avait débloqué la situation !
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