Chloé observe un petit jeu de séduction. Dans ce domaine très libre, la toute jeune Elodie s’est arrangée pour que Daniel la voie nue. Et la partie ne fait que commencer… Mais où veut-elle en venir ?
Extrait de « En attendant d’être grande », ma saga littéraire contant l’existence sulfureuse de Chloé, de sa naissance à son âge adulte.
Et bim ! Ça n’a pas loupé. Voilà que ce matin Daniel n’en avait plus que pour Elodie. Quelle surprise n’est-ce pas ? Sa vulve, sans doute, lui avait trop souri. A présent intimidé, l’affaire était amusante : lui allant sur ses quatorze ans avec un physique de presque quinze, elle toute menue, la douzaine.
Et pourtant, sans le vouloir, elle le dominait.
La petite Elo, si petite soit-elle, avait désormais la libido en éveil. Comme si elle s’était endormie asexuée et s’était réveillée adolescente. La séance de yoga nu avait-elle fait office de déclic ? Décidemment le véritable angélisme n’existe que dans les contes.
Ce n’est pas tant que la copine était séduite… surtout à présent, elle voyait son petit manège et y était sensible. Je devinais qu’elle n’avait pas le même désir que moi à l’égard du garçon : la belle avait juste envie de jouer. Je n’avais plus qu’à observer, avec la satisfaction que rien n’aurait été possible sans moi.
Le soir même, elle revint de la salle de bain enveloppée d’une serviette pendant que nous jouions aux cartes sur le lit, lui, Clarisse et moi (chacun vêtu, voyons !). Elodie choisissait toujours ses vêtements du lendemain, le soir, une fois dans la chambre.
Elle retira le tissu puis ouvrit la garde-robe
en invitant le copain à contribution. Si.
— Qu’est-ce que t’en dis ? Qu’est-ce que je pourrais mettre ?
S’ensuivit un adorable petit défilé d’essayages. Elle, très relax, et lui, tentant désespérément de garder l’air cool et détaché, en réalité au bord de la syncope. Le plus drôle est qu’il la matait moins qu’hier. Cette fois il avait tout sous les yeux, trop en fait, un regard se serait trop vu.
Quelle torture ce devait être pour lui, et en même temps quel plaisir… Les jeux de l’amour et du sexe sont ainsi, qu’il est bon d’être un peu martyrisé. Tenant le rôle qu’elle lui avait confié, il la conseilla. Décision fut faite pour une petite robe rouge et blanche assortie d’un nœud dans les cheveux.
Joueuse jusqu’au bout elle l’enfila sans culotte,
sollicitant son aide pour nouer et boutonner l’habit. Clarisse et moi parvînmes à poursuivre la partie l’air de rien, fort agréablement troublées par la scène. Pour tout dire on fit semblant de jouer, abattant n’importe quelle carte sans réfléchir.
Une enfance libre et bien vécue est truffée de petits amusements sensuels finissant là où ils débutent, et je devinais que leur histoire s’arrêterait là. Elo n’était pas prête, venant tout juste de démarrer. Démarrer quoi ? Sa vie sexuelle. Non, cette vie ne démarre pas par une pénétration : elle débute beaucoup, beaucoup plus tôt. Daniel n’était pas si malchanceux pour autant… et à dire vrai, allait même devenir un sacré veinard.
… Autre extrait de En attendant d’être grande…
Chapitre 10 — Seconde maison
L’énième grève nationale des profs nous permit de programmer, in extremis, vingt-quatre heures de sursis chez tata. Daniel insista pour rester aussi un jour de plus, sa maman céda. Tout compte fait c’était un bon copain. Elo restait également, il faisait beau et chaud, on eut droit à un bain de soleil où le maillot fut imposé à chacun, Dany compressé dans son slip de l’année dernière.
Le tissu avait bien du mal à contenir sa semi-érection quasi constante.
Le garçon, tenant une bonne forme, faisait son possible pour prendre une posture adéquate afin de la cacher. Radins de parents ayant acheté un premier prix en plus de le lui imposer deux années de suite ! Imaginer son pauvre bout cherchant le grand air en vain me peinait. Je rêvais d’un domaine où toute érection juvénile serait autorisée en mode nudiste.
Elo aimait regarder cet endroit : de son aveu, tout ce qu’elle connaissait de l’intimité des garçons était ce qui s’entrevoyait lorsqu’ils se changeaient après la mer, soit de petites tiges toutes rabougris par l’eau froide salée. Plus petite, l’ambiance garçons filles était moins pudique et elle en avait vues plein. Là, elle se rendait compte que le temps avait passé, et qu’un vrai mâle n’avait pas du tout le même gabarit. Sûr, Dany était bien bâti !
Le regard d’Elo était presque apeuré… sans se détacher pour autant de l’entrejambe masculine.
Je devinais sa pensée : « comment c’est possible qu’un truc si gros entre en moi ? ». Rassure-toi Elo, j’ai vu à quel point ton intérieur était sensible et extensible, toi excitée comme il faut un tel sexe te pénétrerait sans problème. Pour l’heure, la réponse est sans importance puisque ça n’arrivera pas.
Pour ma pomme le garçon m’attirait toujours, sans que je ne prévois de tentative. Ce n’était pas le bon terme : on dit « tentative » pour un garçon, et pour une fille « passage à l’acte ». Je peux refuser des avances, on ne refuse pas les miennes. Justement Daniel semblait préparer une fameuse « tentative ». Depuis le réveil, je sentais qu’il voulait me parler…
Tiens, il revenait de nouveau vers moi. Les mots étaient en lui, bataillaient pour sortir, il n’osait pas. Je les voyais presque se bousculer dans son corps, une sorte de combat intérieur entre le « je le fais » et « je ne le fais pas ». Il fallait se décider, demain il serait parti et cette fois pour de bon. Je sais, il voulait essayer avec moi après avoir vu que rien n’était possible avec Elodie.
Il avait le droit, c’est humain. Le choix d’agir ou non lui incombait et je ne voulais pas le forcer. Toutefois, il fallait lui laisser sa chance. Entrouvrir la porte. Aussi je m’arrangeai pour qu’on marche ensemble, seuls. Il finit par se décider.
— Chloé, je dois te… te dire. Gifle-moi ou rigole, au moins je te l’aurais dit.
Je meurs d’envie de faire l’amour avec toi.
Est-ce que… est-ce que tu voudrais ?
Quel courage ! Il le dit en bafouillant, se dodelina d’un pied sur l’autre comme s’il allait avoir un malaise. Je crois que je rougis autant que lui, émue par son émoi : la scène devait être rigolote. La réponse sortit toute seule.
— C’est adorable. Ben oui ! Bien sûr. Bien sûr que c’est possible.
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