Cinq épisodes, où l’on découvre notamment que les jeunes filles humanitaires ne sont pas toujours intéressées… que par l’humanitaire.
— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —
Petite bobo du tiers monde
— La femme blanche est enfin repartie ?
— Oui. Qu’est-ce que c’était bon ! Qu’est-ce qu’elle était bonne !
— Alors tu l’as baisée ?
— Dans tous les sens. Beaucoup, longtemps. Elle en pouvait plus, et en même temps elle en redemandait !
— Pas sûr que ça plaise beaucoup au chef du village. Ni aux habitants. D’ailleurs ça commençait à jaser pas mal ! Et… ça jasera sûrement encore longtemps.
— Écoute hein, tant pis.
— Elle l’a fait qu’avec toi ?
— Je crois qu’elle aurait pas détesté le faire aussi avec toi, et d’autres.
Une libido de folle furieuse. Nous, beaux jeunes noirs, musclés,
fins, torse nu en permanence… On lui a amené de l’exotisme ! Et elle a été notre exotisme à nous.
— Pourquoi elle s’est limitée à toi alors.
— Pour pas trop culpabiliser. Pas trop choquer, pas risquer de se faire virer par les mamas !
— Elle a bien fait c’était plus prudent… Juste, dommage pour nous. On dit que ça arrive, que c’est pas si rare. De jolies jeunes blanches un peu bourgeoises venant participer à un chantier solidaire quelque part en Afrique. Qui se la jouent ouverture sur l’autre, le monde, d’autres cultures…
Et elles repartent en s’étant faites sauter à tout-va.
— Elle me disait qu’elle s’en voulait. Que son regard avait été celui d’une touriste idiote, qu’elle avait eu une démarche de colonisatrice. Elle culpabilisait d’avoir trouvé toute cette misère charmante.
— Cette misère ?
— Ce sont ses mots ! Moi je l’écoutais sans la contredire… Tant qu’elle continuait à exécuter mes moindres désirs elle pouvait bien raconter tout ce qu’elle voulait. Le jour de son départ, mille euros de dons au village. Mille ! T’imagines ? Moi qu’avais l’habitude d’aller en ville et de payer pour une fille, là non seulement elle fait absolument tout et en plus c’est elle qui paye !
Dans «copine» il y a…
— Qu’est-ce que cette copine de baise m’a déçu !
— Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? Ou pas fait, ou mal fait ?
— Rien n’était ni fait ni à faire. C’était même pas censé être une sex friend.
— Sauf qu’une copine proposant un plan ça se refuse pas.
— J’étais consentant, aucun doute.
— Qu’est-ce qui est arrivé ?
— Rien de spécial ! Invitée chez moi, petit dîner, câlins, baise…
— Mauvais coup ?
— Bon coup.
— Ah je vois : un tue-l’amour le lendemain.
— Elle m’a confié que j’avais été l’amant de répétition…
Avant le rendez-vous avec celui qu’elle pensait être l’homme de sa vie.
— Elle aurait pu te le dire avant de passer à l’acte. Ou bien t’aurais préféré qu’elle te révèle jamais rien ?
— Vérité qui dérange ou mensonge qui rassure ? Vaste sujet. Ce qui m’a gavé c’est qu’elle m’a demandé conseil. Savoir ce qui était le mieux côté fringues, façon de faire, positions… Elle a voulu qu’on repasse tout au crible !
— Et tu l’as fait ?
— Au début pour garder la face. Jouer le mec détaché, blasé… inatteignable ! Et ensuite par perversité… et vengeance : j’ai fait exprès de la conseiller le plus mal possible. Habille-toi en jean, porte un chemisier trop large,
commence par une branlette plutôt qu’une pipe…
— Et ça a fait foirer son plan ?
— Il semblerait que non…
— Tu dois être encore plus dégoûté alors.
— Pour elle surtout. Un homme de mauvais goût !
— Ou bien amoureux d’elle, donc pas difficile.
C’est tout un art !
— Je sais pas comment t’as fait ! J’avais une préado un peu grunge, capable de rentrer du sport et rester en sueur sans prendre de douche et… tout a changé.
— Une grande cousine c’est fait pour ça.
— J’ai même plus besoin de lui dire ! Kelly va se doucher d’elle-même, et souvent deux fois par jour.
— Je te dis la vérité ?
— Tu peux.
— Je lui ai appris l’art des caresses.
— Non ?
— Je te jure.
—… Je pensais que ça venait naturellement. Qu’elle avait découvert ça toute seule depuis longtemps sous la couette !
— J’aurais cru aussi, et pourtant pas tant que ça. Alors je lui ai fait un tuto. Et que cet endroit-là est super agréable, et que le clito est un instrument de plaisir, et les différentes façons d’y passer la main, le doigt… Sans la toucher je te rassure ! Juste en l’invitant à imiter mes gestes, toutes les deux dans ta salle de bain.
— Comme quoi tous les moyens sont bons.
— Après, j’ai expliqué que c’était pas la peine de se salir le plus possible pour prendre de plus longues douches. Ta fille se serait roulée dans la terre juste pour ça ! Et enfin qu’il
fallait pas non plus se mettre en état extatique en public.
L’autre fois après la gym de groupe, où elle m’avait accompagnée, Kelly commençait à fermer les yeux en respirant de plus en plus fort, pendant la douche collective. Je lui ai chuchoté que les vraies caresses étaient réservées pour l’intimité.
— J’espère que ce sens de l’hygiène lui restera. Désormais que la douche n’est plus nécessaire pour…
— T’inquiète ! Je lui ai aussi enseigné que les caresses solitaires au lit étaient encore meilleures sur un corps doux, lavé, pur et qui sent bon… Donc pas de souci, pas trop d’eau utilisé non plus !
— Ton enseignement est vraiment tout bénèf.
Sol sexuel
— Dis, est-ce que c’est moi qui ai les idées mal placées ? Ou bien est-ce que toute cette épaisse moquette, partout dans ton appartement…
— Tu y vois un intérêt sexuel hein ?
— Oui. En tout cas si moi je vivais ici…
— On peut rien te cacher. Effectivement, l’idée est que je puisse me mettre à genoux absolument partout. Cadeau pour mon mari ! Il adore se faire pomper par surprise, ou bien en me… faisant la surprise, car je dis jamais non. D’ailleurs il m’en laisse pas le temps, en un clin d’œil il me met
à ses pieds avec sa chose en bouche.
Comme quoi on est faits l’un pour l’autre : dès cet instant je pompe passionnément, je peux pas m’empêcher.
— Des tas de petits moments imprévus et super excitants j’imagine.
— T’imagines bien. Tu pourrais faire pareil chez toi ?
— Je suis pas une folle de la pipe. Non, pour nous faudrait plutôt d’épais tatamis. J’aimerais beaucoup pouvoir me faire sauter en tout endroit de l’appart ! Sauf que notre immeuble est vieux… Les voisins du dessous sont ronchons. Et mon mec aime me secouer bien fort comme il faut.
— Possible sans tatami ! Juste une question de position, et la moquette devrait suffire. On va étudier ça…
C’était à prévoir
— Les animateurs de ce centre de vacances sont vraiment bizarres… Ils organisent des choses et les regrettent ensuite !
— Tu parles des… rumeurs entourant la soirée d’hier, qui circulent parmi tous les vacanciers ?
— C’est leur faute ! Organiser une soirée ados, dans la salle des fêtes, pour le jour d’arrivée… d’accord, bonne idée. Mais… nous mettre la musique, puis hop plus aucune présence d’animateurs ?
— Vous avez pas passé l’âge d’être encadrés ?
— Toute soirée est censée l’être.
— Et qu’appelles-tu encadrer ?
— Faire l’animation ! Nous apprendre des jeux communicatifs, des danses, je sais pas moi ! Une dizaine de jeunes filles face à une douzaine de mecs… Et dans le lot : du japonais, du français, du mexicain, et presque personne ne parlant vraiment anglais ! Hyper gênant comme situation ! Après, avec quelques bouteilles qui circulent sous le manteau on devient les meilleurs amis du monde… ou davantage. Ils voulaient qu’on crée des liens, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on s’est exécutés. Enfin franchement…
comment voulaient-ils que ça se termine autrement qu’en partouze ?
–––––
Pour lire cet eBook en entier (et bien d’autres) RDV sur Kobo Books ou Google Books. Acheter mes ouvrages soutient et encourage mon travail.
Pour lire ma nouvelle gratuite « Sex Boxing », rdv ici.
