Fantasmes & folie des grandeurs

Deux épisodes, où l’on fait notamment connaissance de deux artistes en herbe produisant des œuvres peu avouables…

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

Reproduction à l’identique

 

— Une activité terre glaise. Dans ce lieu le truc trop cool : matériel laissé en permanence au home collectif. N’importe quel vacancier pouvait se servir et faire des créations, même en dehors des heures officielles d’atelier.

— Et c’est là que t’as sculpté la première bite de ta vie.

— Avec une copine.

— Sans peur de vous faire griller ?

— Je me demande si les grands auraient pas trouvé ça plus drôle qu’autre chose. Toute façon on tenait pas à vérifier. Cassie et moi on s’est installées dans le coin le plus reculé du petit camping. Dans un coin sauvage de forêt !

— Vous aviez l’intention de faire des choses avec votre création ?

— Non pas spécialement. Enfin, des petits jeux marrants où on fait genre on la caresse et on la suce, à la rigueur. Rien d’autre.

— Vous en avez fait une belle ?

— On avait tendance à faire du trop petit, ou au contraire du démesuré. On voulait un résultat réaliste. Pas une érection qu’un copain de notre âge pourrait avoir. Mais pas non plus un braquemart qui dépasserait le record mondial.

— Pas si simple pour deux préados qu’en ont jamais vu une vraie de près. Remarque, suffit de chercher des données sur Internet sur la longueur et la grosseur moyenne, puis de prendre une règle.

— Ça nous est pas venu à l’esprit. À la place je me suis rappelé mes petites parties d’espionnages de maman avec son amant.

— Mon dieu…

— Du temps où elle couchait avec papa tout était sage. À présent elle y allait à fond.

Notamment elle adorait être mise à genoux, comme de force, pour le pomper.

J’ai pu regarder plusieurs fois, par l’entrebâillement, en ouvrant discrétos. Tellement à fond dans leur acte qu’ils me remarquaient jamais.

— Et tu t’es souvenue…

— Du style de couilles, de la forme du gland, de petits détails qui nous ont beaucoup aidées. On a réalisé un véritable portrait-robot de la comète de ce mec, jusqu’aux petites veines ! Surtout, j’ai réfléchi à la taille par rapport au visage de maman. Fastoche, vu qu’elle aimait se la frotter contre les joues. Pénis à la verticale, quand ça part de la base des couilles depuis le menton de maman, en arrivant jusqu’à…

— Il a suffi ensuite que tu mesures le visage de ta mère à la règle ?

— Elle m’aurait posé trop de questions. Non, je lui ai fait des câlins. Devant Cassie qui regardait nos visages l’un contre l’autre pour déterminer les différences de proportions.

On a eu bien vite une idée assez claire de la taille et de l’envergure.

Du coup on a sculpté encore mieux qu’une bite dans la moyenne. On a sculpté un sexe d’un homme en particulier ! Plutôt pas mal au-dessus de la moyenne je dirais. Bien plus excitant ainsi.

— Quitte à prendre un amant, logique d’en choisir un avec une grosse. Vous en avez fait quoi de votre création ?

— On a rigolé, puis on l’a regardée, fascinées. Un peu impressionnées et apeurées, et en même temps envieuses. Je me demandais comment maman faisait pour se l’enfoncer aussi loin dans la bouche. Tu penses bien on n’a pas pu la conserver ! Il a fallu détruire l’objet qu’on avait pris tant de soin à réaliser. Un vrai crève-cœur ! N’empêche… qu’est-ce que ça avait été bon.

 

Corps prêts à tout

 

— Et vous avez fréquenté une seule toute petite crique déserte sur la totalité du séjour ?

— Faut comprendre : nos parents respectifs nous laissent peu nous voir et nos agendas arrangent rien. Il bosse de jour, moi de nuit… Tout juste le temps de rendez-vous en journée, en ville ! Pour des moments d’échanges, de complicité, de flirt. Pour le cul par contre ! Sauf à baiser en pleine rue…

— Et les hôtels ?

— Je te rappelle qu’on est deux étudiants fauchés. Arrivée des vacances : Arsène et moi on se retrouve au camping, avec une folle envie de baiser tout le temps. Dans tous les sens, en faisant du boucan, en prenant de la place ! Des mois de frustration à rattraper ! Et puis tant qu’à faire dans la nature, en plein air ! Le rêve. Vacances idylliques. Camping pourri, on s’en foutait ! On n’aurait pas été mieux à une croisière de luxe.

— D’où la petite crique. Vous avez mis du temps à la trouver ?

— Une demi-heure sur Google Earth, la veille du départ. Bien moins charmant qu’une découverte au détour d’une balade romantique main dans la main. Mais

j’avais beaucoup plus besoin de sperme dans l’anus que de yeux plongés dans les miens.

— L’un empêcherait l’autre ? !

— Oui plus ou moins. On se regarde pas énormément quand on baise. Surtout selon la position.

— Vous les aimiez alambiquées ?

— Très. Et chacun est souple, musclé, endurant…

— Vous vous étiez bien trouvés.

— Et pas que physiquement !

— Je parlais de temporalité. Des vacances, de la baise… Oui d’accord. Ça laisse tout de même du temps pour le reste. Non ?

— Hem…

— Quoi. Vous avez fait du cul toute la journée ! ? !

— En tout cas trois fois par jour minimum.

— Et jusqu’à combien ?

— Cinq. Hors taxe. Je te compte pas la TVA !

— Compter non, mais tu peux raconter.

— Cunnilingus, anulingus, pipes, caresses, massages, pelles, masturbations, faciales, liens, griffures, morsures… Ah on en a fait des choses.

— Beaucoup de positions explorées ?

— Sans mentir jusqu’à… une vraie bonne douzaine ?

— Franchement pas mal. Seulement… Tu te souviens de retours de vacances après avoir passé beaucoup de temps à la plage ? En maillot tu te trouvais magnifique… Et puis à la rentrée,

le soir, nue dans ta chambre, soudain le désastre te saute au visage.

— Ah, oui. Les traces de peau blanche, à cause du maillot ? Ton corps qui a bronzé de partout sauf aux pires endroits. Entrecuisse, pubis, poitrine, derrière. Beurk ! On pourrait pas faire moins harmonieux ! Gamine, ça me terrifiait. À chaque fois j’oubliais, soleil à fond… et à chaque fin de séjour je me trouvais affreuse. Enfin, lorsque j’étais nue.

— Et alors, qui était là pour le voir ?

— Encore personne pour l’instant ! Si ce n’est… moi, et c’était déjà beaucoup. Eh quoi, je suis l’être le plus important de ma vie ! Puis je savais qu’un jour des hommes me verraient nue. Je voulais pas abandonner la plage pour autant, une fois grande ! Ce dilemme me torturait.

— Tu t’es mise au naturisme ?

— Impossible.

— Trop pudique ?

(A suivre…)

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