Quatre épisodes… où l’on découvre notamment comment vivre une époque de révolution sexuelle quand on est un traditionnel.
— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —
Changement d’époque
— Nous étions en plein dans les seventies et je débarquais de ma campagne roumaine. Dans ma région, la notion de séduction était spéciale. Je sais même pas si on pouvait appeler ça « séduction ».
— Tu veux parler de ces « deals » des temps anciens où les familles maquaient leur enfant en fonction de la classe sociale et de la forme physique de l’autre ?
— Exactement. Lors de mon adolescence on me promettait à Eryna. Pourtant, aucun amour à proprement parler entre nous ! L’essentiel n’était pas là, d’ailleurs on me disait que l’amour naissait peu à peu, après le mariage, rarement avant. Et si ça naissait avant, pas spécialement bon signe. Tout le contraire de la mentalité d’aujourd’hui.
— Je vois l’idée :
on s’emballe, on s’enflamme… et on s’égare. Non ?
— Si. Et puis la France a appelé mes parents : l’industrie avait besoin de bras. Nos plans changeaient du tout au tout ! Débarqués en pleine révolution.
— T’exagères.
— Pas mal de jeunes en parlaient ! Pour nous c’en était une, de révolution. Choc des mœurs et des cultures ! Des filles faciles, des mecs encore plus faciles, des fêtes, de l’herbe, des chemises à fleurs, du nudisme…
— T’as plongé tête baissée ?
— On s’y fait assez vite ! En tout cas quand on est jeune. Contre toute attente mes parents ont pas été si récalcitrants. Une façon de se mouler dans la culture du pays d’accueil. À Rome fait comme les Romains !
— La culture française ce n’est pas que cela.
— Non bien sûr, nous étions avant tout dans une mode. Une période ! Touchant surtout la jeunesse, et encore pas toute.
— Comment t’as vécu cette nouvelle vie alors ?
— D’une part en mode sérieux, en apprenant un métier. D’autre part en fréquentant un groupe de hippies, installé en communauté près d’un lac. À vrai dire je comptais là-dessus pour trouver une femme. Tu te souviens des rois de France ? Versailles et tout ? Chaque matin le roi et la reine pouvaient être vus nus par une partie de la cour. Afin de prouver, surtout pour le roi, qu’ils étaient en mesure de gouverner le pays… En forme. Aucune maladie apparente, de peau, fort courant à l’époque. Tu vas rire, j’étais un peu dans cette idée ! Tout le temps à poil, donc à montrer ma jeunesse, ma force.
Faisant respirer mes parties au grand air, donc à favoriser ma fertilité.
Travailleur, à pouvoir porter des sacs. Sportif, musclé ! À mon sens je remplissais très largement toutes les conditions. Et davantage que les autres mecs, bien plus maigrichons… voire souffreteux. Et… je comprenais pas pourquoi j’arrivais pas à épouser une fille et fonder un foyer.
— Car… communauté libre, amour multiple et tout ?
— Certainement.
— Tu demandais qu’on te considère comme un étalon, et toi-même tu regardais les filles comme des juments.
— Bien sûr ! Pas trop petites, bien en chair sans être obèses, corps taillés pour la maternité : voilà ce que je convoitais !
— Et quoi, tu trouvais personne pour coucher avec toi ?
— Ah de ce côté pas trop compliqué. Mais… je voulais concrétiser mon projet. Et j’ai été forcé d’évoluer ! « Deal » décidément plus d’actualité.
— Forcé de te lancer dans la baise pour la baise ?
— Forcé de voir autre chose que des critères physiques et de santé. Et de fil en aiguille, forcé de vivre une histoire d’amour. Tout va bien ! Je n’ai pas perdu au change… et ai pu rencontrer la future mère de mes enfants.
C’était fermé, épilogue
— T’as quand même accepté de le revoir ?
— Et même de recoucher avec lui.
— Le début d’une histoire peut-être ?
— On verra.
— Car tu t’es dit : après tout si Alban est
prêt à dépenser au moins cent cinquante euros pour me baiser,
il peut donc payer de chouettes sorties. Le restau et tout.
— Oui et non. Disons, il a pas des masses de sous. Sans parler de payer des sorties, oui, après réflexion, me dire qu’il a été prêt à dépenser ça juste pour moi… ça m’a touchée !
Calcul de cadeau
— Le meilleur moyen d’avoir des cadeaux d’un mec ? Sans passer pour une vénale ni rien lui demander ? Fastoche voyons… Passer la nuit chez lui.
— L’occasion qu’il t’offre quelque chose ?
— Bien sûr, viens avec des dessous sexys. Même des pas chers ! Tu verras, dès la deuxième nuit chez lui, le lendemain matin il t’offrira des dessous tout neufs.
— Car il aime pas les tiens ?
— Au contraire il les adore. C’est un présent intéressé.
Il veut que t’enfiles tout de suite les nouveaux sous-vêtements, dès ton réveil nue.
— Ah oui je vois. Et que du coup tu repartes en… « oubliant » ceux de la veille. Qu’il puisse les garder en trophées !
— Je viens avec des sous-vêtements à huit euros, je repars avec des sous-vêtements à trente. Minimum. Et de mec en mec je suis en train de me faire une sacrée collection…
— Pour que ça marche faut changer de mec alors.
— Oui ça va ensemble. L’amant ne va pas t’offrir de nouveaux sous-vêtements dix fois de suite. Va voir cette partie de ma garde-robe, t’auras une idée de mon palmarès. Ce sont là MES trophées à moi. Tu vois ? Chacun repart avec le sien et tout le monde est content.
Restriction vestimentaire
— T’as vraiment plus droit aux robes ?
— Maman a trop peur du vent. Dans cette région ça envoie de ces bourrasques ! J’ai tenté d’en mettre des plus longues, des matières qui se soulèvent moins… Rien à faire. Du moment que je porte un pantalon ou un short, ça lui va. Ah là là… Du coup elle s’aperçoit même pas que je me suis mise à porter du super fin et du super moulant ! Et qu’on voit mon derrière encore plus dessiné que lorsque ma robe se soulève. Et en permanence… Ma pauvre maman que tu es naïve…
Quand la salope peut pas entrer par la porte elle passe par la fenêtre !
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