Fébrile adolescente nudiste – 5

Suite et fin de « Fébrile adolescente naturiste »… accompagnée de deux autres épisodes. Où l’on découvre qu’à force de se retenir, un beau jour où une certaine nuit, on se lâche…

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

— Eh oui, à force d’observer des sexes d’hommes…

— Bon, ceci mis à part elle a adoré. Amandine a su me décrire chaque bite, de son arrivée à son départ. La forme, les réactions, le goût… La peine à jouir, celle qui jouit trop vite, celle aux giclées très pauvres, celle au sperme abondant, celle qui jouit jamais… Amandine n’était pas si difficile.

— Après le petit Poucet, la chanson de Pierre Perret sur le zizi… en version plus trash !

— Comparée à la copine je serai une sainte-nitouche jusqu’à mon dernier souffle. Moi qui quelques jours plus tôt me vantais auprès d’elle d’avoir roulé une pelle !

— Jalouse ?

— En un sens oui, en un sens non. Pour rien au monde j’aurais fait ça. Et j’ai pas gardé un super souvenir du moment. Angoissée en permanence merci bien !

— Car peur que ça parte en vrille…

— En un sens c’est bel et bien parti en vrille, et pas qu’un peu. Les jours suivants, les autres ont fait comme si rien n’était jamais arrivé. Trop peu avouable pour qu’on en blague, ou qu’on en discute. Crise passée. Amandine calmée ! Une escapade, un moment d’égarement…

Nymphomane le temps d’une soirée. Pas même entière ! Mais alors quelle soirée.

— Autant d’appeaux soufflés, en si peu de temps… et toujours pucelle !

— Et eux je pense presque tous puceaux. J’ai discrètement interrogé un copain. Le plus mûr de tous, qui lui avait déjà couché. Amandine aurait plutôt mal sucé ! Mais à fond, avec beaucoup de bonne volonté et une joie apparente. Il avait jamais vu ça, et il reverrait sans doute jamais ça. On a fini par beaucoup en rire lui et moi. J’étais enfin détendue.

— Et la plongée ? Fini ?

— Amandine n’en a plus fait une seule fois. Elle était plus prude qu’avant, plus pudique. Et puis, elle a développé peu à peu une sexualité normale. Jeu de séduction, tenir un garçon par la main, l’embrasser… ffiiouu… Tout était enfin rentré dans l’ordre. Encore un peu et elle serait rentrée dans les ordres !

— Et aujourd’hui ?

— Une mère de famille tout ce qu’il y a de plus normal, respectable et tout.

— C’est dire toutes les incroyables cochonneries que doivent cacher les mamans BCBG…

Les nôtres peut-être !

— Et voilà ! À présent tu sais pourquoi je préfère conter le passé des autres plutôt que le mien… J’ai été si souvent simple observatrice !

— C’est dire si tu dois être une amie de confiance.

— J’ai jamais rien révélé à personne.

— Pourtant tu les racontes ces souvenirs…

— En changeant des éléments. Tu penses que la copine s’appelle vraiment Amandine ?

— Finement joué. Désormais n’importe quelle amie que tu me présenteras, je me poserai la question… Au fond t’aimes bien faire un peu enrager, non ?

 

Questions idiotes

 

— Eh madame, tu sais qu’t’es bonne ?

— C’est pas pour rien que je porte une robe et que je suis propre sur moi, effectivement.

— Eh, dis, tu suces ?

— Si je suce ? Oh oui, beaucoup. Mais pas toi.

 

 

Mauvaise surprise

 

— Alors tu fais jamais, jamais de baise avec une fille contre un mur ou un capot avec culotte baissée pour elle et braguette ouverte pour toi ?

— Et c’est pas un manque d’occasion, c’est que je veux pas.

— La situation t’excite pas du tout ?

— Bon allez je te dis la vérité. C’est arrivé deux ou trois fois et il y a eu des mauvaises surprises.

— Tu t’es fait sucer par une fille qui s’est avérée être un garçon ?

— Non mais y a tout de même eu tromperie sur la marchandise. Je l’ai sautée à la va-vite, et c’était tellement top qu’on a voulu se revoir pour passer la nuit ensemble. Là, je l’ai vue entièrement nue et tout a foutu le camp. Ses si beaux seins tombaient, ses cuisses étaient flasques, sans maquillage sa peau était terne et abîmée…

— Le problème n’est donc pas le sexe improvisé : c’est l’addition sexe improvisé plus nuit à ton appart. Mauvais calcul, mauvaise formule ! Les filles que je baise dans la rue, si ça se trouve elles seraient bien moins appétissantes si je les emmenais à l’hôtel. Très certainement même ! De fait… j’en reste à la baise de rue.

— J’arrive pas à me faire à l’idée de coucher avec une fille qu’est pas celle que je pense. Je veux être sûr ! C’est pour ça que je la préfère toute nue et démaquillée. D’ailleurs dans l’intimité, les filles avant de les déshabiller je les démaquille. Elles en sont surprises et aiment plutôt bien. Tu te souviens des rituels autour de Louis XVI et Marie-Antoinette ? Chaque matin la cour assistait à la toilette. Les voir nus permettait de vérifier qu’ils avaient aucune maladie visible, donc que le royaume était gouverné par des gens en bonne santé. Quelque part c’est un peu le même principe.

— Tu tiens à baiser une fille… en bonne santé ?

Tu discrimines ? Les filles malades tu les rejettes ?

— Non ! Je veux que la réalité soit à la hauteur de l’apparence. Et puis accessoirement, l’oreiller n’a pas à avoir la tête de la meuf imprimée dessus. Surtout qu’en certaines postures le visage s’y compresse !

— Tu pourrais te faire une collection de visuels. Des tas de taies d’oreillers, de quoi faire une expo d’art contemporain.

— Je couche pas non plus avec tant de filles que ça.

— Tu serais capable de jeter la minette après l’avoir déshabillée et démaquillée ?

— Limite. Ou alors on éteint la lumière. Ou alors c’est l’oreiller… sur sa tête.

— Moi, m’en tenir à l’emballage me convient. On pourrait s’associer : j’attrape l’emballage et toi ensuite tu le déballes.

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