Plaisir de baignoire

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Chloé adore qu’on s’occupe d’elle… mais les parents cherchent sans cesse à l’inciter à plus d’autonomie.

Horreur, malheur ! On m’apprend à me laver toute seule. Oh ma foi, je le savais déjà. J’ai beau faire semblant de ne pas savoir comment faire, ça ne prend plus. En plus, finis le bain : je n’ai plus droit qu’aux douches. On accepte encore de me le faire quelques fois pour me faire plaisir, ça devient de plus en plus rare. C’est à cause de cette émission que maman a vue dans laquelle des messieurs aux cheveux blancs et cravates grises disaient que certains gestes parentaux devaient être évités pour que l’enfant en finisse avec son « œdipe ». Du grand n’importe quoi, qui a fait pourtant mouche dans l’esprit de maman. Cette télé, je rêve de la briser en mille morceaux. Et cet œdipe pareil ! C’est maintenant moi, Chloé, qui jalouse les copines.

Et Clarisse, non seulement on la lave toujours, mais en plus elle prend des bains avec sa maman. Quand je lui ai demandé si je pourrais une fois ou l’autre prendre un bain avec sa maman, elle m’a fait ses grands yeux ronds. Une maman se partage pas m’explique-t-elle, c’est pas du tout comme les billes ou les gâteaux. Je le sais bien que c’est pas comme, et alors, c’est pas une raison pour pas partager. Seule au monde sous la douche, je fais la grève du gant de toilette et tente de retrouver, avec mes propres mains, un plaisir similaire. Je n’y parviens pas, et noie mon chagrin en me réfugiant dans l’école. J’apprends à lire vite, ça m’occupe.

J’ai encore quelques vrais petits bonheurs de salle de bain chez Julius et tata Marthe. À la campagne chez Marthe, je prends bains et douches avec Estelle. Si elle ose passer à la salle de bain sans moi, je l’engueule gentiment mais fermement. Oui, je suis un peu pot de colle. Ma cousine m’ignore rarement, j’obtiens gain de cause presque à chaque fois. Estelle grandit vite, son apparence suscite de plus en plus mon intérêt. J’ai la chance de pouvoir suivre de près la transformation d’une fille… Estelle me laisse l’ausculter en détails sans faire d’histoire et répond sans détour à mes questions. Elle fait mine de ne pas se soucier de mes regards anatomiques sur son corps, mais on dirait qu’elle en est flattée. Dans leur maison de campagne, je me sens bien plus en liberté que chez moi.

Leur jardin n’est pas si grand et la piscine est minuscule, mais du haut de mon tout petit mètre huit et de mes jambes trop courtes, j’y vois un immense terrain de jeux. Lorsqu’il fait beau, je vadrouille partout et m’effeuille en toute pureté. Commençant en me mettant pieds nus, puis ôtant ma casquette, un peu plus loin mon t-shirt… pour finir dans le plus simple appareil. Même quand il y a des invités ou l’ami de Marthe (elle a enfin une relation sérieuse, Jean-Paul, un gars sympa). Ces drôles de petits strip-teases font rigoler tout le monde, et Marthe récupère les vêtements au fur et à mesure pour ne pas se faire enguirlander par maman en lui rendant encore des fringues salies. Quand je pense à l’endroit où vit tata Marthe, je me dis que le paradis doit ressembler à un coin de nature, et que le jardin d’Éden est loin d’être uniquement une allégorie. Chez Marthe, il n’y a même pas vraiment de propriété privée, tout se partage. Elle partage même ses hommes, à ce qu’on m’a dit.

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