4ème et dernière partie de ce riche entretien avec Elodie. Une auteure aussi coquine que… chrétienne ! Eh oui, contre toute attente.
- Existe-t-il une forme de divinité ayant créé l’univers ? Une vie après la mort ?
Pour moi, c’est Dieu, le Créateur qui a tissé ce cosmos de lumière et de matière, comme le chante la Genèse.
Je suis d’ailleurs convaincue que Dieu est une femme, seule capable de donner l’amour pur, raison pour laquelle je considère la bi-sexualité comme une évidence.
En tant que catholique pratiquante, je suis convaincue que donner du plaisir sexuel est un acte d’amour divin, une offrande charnelle qui unit les corps et élève les esprits vers la communion sacrée.
Quant à la vie après la mort, j’y crois fermement : un au-delà où l’âme s’envole vers un jugement juste, ouvrant les portes du paradis ou du purgatoire selon nos actes d’amour sur Terre. J’espère finir au paradis des bienheureuses Petites Salopes qui enchaînent et font enchaîner les orgasmes et les éjaculations, un Éden voluptueux où le plaisir éternel célèbre l’amour sans fin, sous le regard bienveillant de Celui/Celle qui a tout créé pour notre plus grande joie.
- Quelles sont les différences entre les hommes et les femmes ? S’agit-il de biologie ancestrale ou de construction sociale ? Ou peut-être un peu des deux ?
C’est un entrelacs fascinant où ni l’un ni l’autre ne domine pleinement, mais où les deux s’entremêlent comme des racines et des branches d’un même arbre charnel. Biologiquement, hormones, anatomie et façon de penser façonnent des rythmes distincts – testostérone qui pousse à la conquête, œstrogènes qui tissent la réceptivité –, tandis que la société amplifie ou bride ces traits en stéréotypes mouvants.

La complémentarité est évidente et délicieuse, mais ce qui me captive vraiment, c’est de partager avec un couple sa dynamique brûlante, leurs envies croisées qui font jaillir l’alchimie en présence de la petite souris que je suis. J’aime dormir entre eux, abusant de la douceur et des baisers de la femme et de la force de l’homme.
À l’inverse, j’aime être aussi une femme directive, une Princesse qui commande d’un regard ou d’un claquement de doigt, et les hommes qui découvrent des orgasmes féminins sous mes massages prostatiques, leur offrant des ondes profondes, sans éjaculation, un plaisir diffus qui les fait trembler comme des vierges offertes, révélant la fluidité des désirs au-delà des cloisons genrées. Ainsi, soumission et domination, biologie ancestrale et construction sociale s’interpénètrent pour mieux nous libérer vers l’extase partagée.
- Qu’est-ce qui pourrait rendre notre rapport à l’autre plus sain ?
Pour moi, c’est avant tout la communication ouverte sur ses envies et ses désirs, sans un gramme de jugement, portée par une écoute active où l’on se glisse vraiment dans la peau de l’autre pour décoder ses frissons les plus secrets.
Dans ce moment de pure empathie, on pose les mots comme des caresses : « Est-ce que c’est ça qui te fait vibrer ? », reformulant pour vérifier, attentif au souffle, au regard, aux silences… Cela désarme les malentendus, les quiproquos, tisse une toile de confiance où les corps et les cœurs s’accordent sans heurt, transformant chaque échange à une intimité plus profonde et respectueuse. Ainsi, le sain amène le sensuel, la vérité est une alliée précieuse dans la danse du désir partagé.
- Quelle sexualité au quotidien ? Vie sage, de couple, abstinente, libertine ?
Célibataire, je m’abandonne aux opportunités d’un libertinage fluide qui s’adapte à mes envies.
Je profite des opportunités des scénarios offerts par mes lec·teur·rice·s : un échange torride virtuel, une rencontre imprévue, et hop, je décide de vivre ou non l’étincelle.
Ma sexualité pulse par cycles, du sommet effréné d’une dizaine d’orgasmes par jour, au creux abyssal de l’abstinence pendant des semaines, où je laisse le désir mijoter en silence.
Depuis mes dix-huit ans, j’entretiens une relation complice avec un homme libertin qui m’annonce par SMS son arrivée imminente chez moi, accompagné d’ami·e·s chaud·e·s. J’avoue que je mouille instantanément en voyant le message vibrer, cuisses déjà prêtes pour ces rencontres consenties et débridées.
Ainsi, mon quotidien sexuel reste libre, sans étiquette rigide, où le plaisir dicté par l’instinct l’emporte sur tout.
- Faut-il réaliser ses fantasmes ?
Il faut réaliser ses fantasmes car ils sont les flammes secrètes qui animent nos désirs les plus profonds, des invitations à explorer l’inconnu charnel sans peur ni regrets.

À peine l’un est-il réalisé, que d’autres jaillissent, plus audacieux, plus intimes, comme une source intarissable. C’est une spirale sans fin, voluptueuse, où chaque accomplissement en enfante de nouveaux, révélant des envies insoupçonnées. Ainsi, la vie devient une quête érotique perpétuelle, où ne pas oser serait trahir son propre feu intérieur.
- Avez-vous un souvenir sexuel particulier à partager ? (Formidablement intense ou incroyablement décevant ?)
Oh, j’en ai deux qui me font toujours frissonner des pieds à la tête, formidablement intenses, un de ces moments où le corps et les émotions dictent tout.
J’ai un faible pour la gorge profonde, avalant mon partenaire jusqu’au fond, guidée par ses mains fermes à en perdre des cheveux et mon souffle, quand je ne peux que baver par l’intensité procurée. Étant un peu jalouse et fière, je veux qu’il vive cette expérience comme il ne l’a jamais vécue avec aucune autre femme, afin qu’il ne m’oublie pas et puisse se masturber pour le restant de sa vie en y repensant.
Je le surprends quant à genoux je frotte mon clitoris contre son tibia dur pour enchaîner les orgasmes, vagues après vagues, jusqu’à ce que sa queue se tende encore un peu plus dans son ultime extase, lui-même surpris d’éjaculer si fort et si longuement, qu’il remplisse ma gorge.
J’adore sentir ma salive, mêlée au sperme chaud, couler de mon menton, glisser en effleurant et caressant mon cou, ma zone la plus érogène avec mon clito. L’idéal étant que la générosité et l’abondance de ces fluides glissent jusqu’à la pointe dressée de mes tétons, où chaque goutte devient une caresse électrisante quand il vient romantiquement lécher mes seins lentement, conscient de leur hyper sensibilité. J’avoue avoir la faiblesse de le pomper à fond à nouveau, pour redonner vie à sa queue et que nous revivions encore cet instant de folie, le vidant jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bander.
Le summum ? C’est faire comme un homme par souci d’équité entre les sexes, éjaculer comme lui, mais dans un « squirt » féminin, ces jets puissants qui sortent en orgasmes vibrants de façon incontrôlé de mes cuisses flageolantes, inondant tout, dans un moment mêlant la honte délicieuse et la libération par la vérité absolue.
Je n’arrive à vivre ces moments uniques que quand une femme – ou un homme, un couple ou un groupe – me doigte follement, d’une main experte en tapotant mon clito, l’autre enserrant ma gorge juste assez fort, en me disant mes vérités : que je suis belle avec les tétons dressés ; que mon regard pue le sexe et trahit mes envies ; que je suis une fausse ingénue qui aime les fessées ; une lolita qui aime tout avaler ; une douce Princesse tentatrice ; une blonde mince naturelle et mignonne ; une séductrice perverse au petit sexe serré ; une sainte catholique pratiquante qui donne l’amour le plus pur ; que j’ai une chatte sans poils de gamine ; en bref toute les conditions qui font que je révèle la fille que je suis vraiment, cachée tout au fond de moi : une adorable Petite Salope !!!.
Alors que ses doigts me pénètrent sans ménagement et qu’il serre un peu plus ma gorge, j’aime qu’il me dise ce qu’il va me faire subir, s’il va me faire un cunni, s’il va me prendre langoureusement, me défoncer sauvagement ou me sodomiser.
Ce genre de nuit me laisse pantelante, comblée, le corps marqué d’un plaisir inoubliable.
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