Suite de « Fébrile adolescente nudiste ». Où l’on retrouve une jeune délurée qui profite du camping naturiste pour mater les beaux jeunes hommes…
— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —
— N’im-por-te quel garçon, quel que soit le lieu, le moment, la situation, si une jolie jeune fille lui fait une proposition, à lui ou dix de ses copains, ou dix fois aux dix, chacun sera partant. Ça peut être en camping municipal, chez les scouts, dans un voyage organisé… où tu veux, ce point ne change jamais.
— Pas trop de doutes là-dessus je suis d’accord !
— À partir de quel âge elle a commencé à devenir chaude ton Amandine ?
— Assez tôt mais de façon très platonique ! Je sais, une chaude platonique c’est oxymorique. Dès ses douze ans elle s’est mise à fond à la plongée.
— Le rapport ?
— Enfin, zone naturiste ma chère !
Les bites et les couilles qui flottent sous l’eau, tels des albatros qui planent !
—… Heu… oui ! Oui, d’accord.
— Qu’est-ce qui t’arrive.
— Je suis un peu scotchée par l’image.
— Laquelle, mon allégorie poétique ?
— L’image d’une gamine tête sous l’eau avec un masque à loucher sur des grosses teubs.
— Tu as deviné.
— Deviné quoi ?
— Qu’elle n’en avait que pour les grosses teubs. Bien viriles, veineuses et poilues à souhait. La nudité des garçons de son âge, même de deux ou trois ans plus vieux, l’indifférait total.
— Elle plongeait à quels moments ?
— Quand les jeunes sportifs de vingt à trente ans s’entraînaient au water-polo. En principe on leur laissait toute la piscine… La présence d’une gamine restait tolérée, elle gardait la distance, passait pas non plus en frôlant les joueurs, bien qu’elle en mourait d’envie.
— Elle te l’a dit ?
— Amandine me disait tout. M’a toujours tout dit !
— C’est chouette ce style de copines.
— Officiellement elle faisait ses propres exercices.
— Pas un peu grillé que ça tombe toujours pile lors des entraînements ?
— Mon amie était maline ! Elle les faisait en différents temps. Le matin, le soir, seule… Par-ci par-là, pour pas éveiller les soupçons. On la voyait pas s’exercer uniquement pendant le water. Officiellement elle voulait devenir championne, était une passionnée de plongée.
— Alors que c’était une passionnée du phallus !
— On pourrait pas mieux dire.
— Qu’en disaient les parents ?
— Oh pour ça, tout le bien du monde. Tu connais les vieux : dès que leur progéniture veut briller, ils lui donneraient le bon dieu sans confession ni concession. Alors qu’elle en aurait pourtant eu, à confesser !
— Encore que ! Des regards… rien que des regards. Si c’est un péché il est vraiment minime.
— Amandine était drôle ! Elle m’en parlait avec le plus grand sérieux. Elle décrivait un festival de glands, un ballet de prépuces ! Et comment les sexes réagissaient selon les mouvements du sportif, et comment ça remuait, montait, descendait… La copine en avait les yeux humides tant elle trouvait ça beau, à son sens c’était des instants de poésie, touchés par la grâce.
— Un peu barrée ta copine… non ?
— Moi je trouvais ça rigolo. Et quelque part adorable, assez touchant.
— Qui se ressemble s’assemble. Toi aussi un peu barrée !
— Possible.
— Elle t’a pas transmis cette passion ?
— Je commençais aussi à trouver de l’intérêt pour la bite.
De là à m’enflammer comme elle ! Deux ou trois fois on s’était exercées ensemble. Au « meilleur moment » selon ses dires. Toutes ces grosses queues bougeant sous l’eau… aucun effet. Certains copains de mon âge par contre commençaient à m’exciter. Par leur charme, nos jeux, car je les connaissais. Avoir envie de bite juste pour la bite, s’exciter devant des membres anonymes… non. Nous étions différentes, très différentes.
— Ou plutôt : toi au fond tu restais assez normale, et elle par contre était très spéciale.
— J’admets !
— C’est mieux qu’elle se soit confiée juste à toi. Pour un peu vous vous seriez retrouvées à dix petites minettes en chaleur à faire de l’apnée au moment du water-polo ! Et là, les chaudasses se seraient trahies.
— Deux ça suffisait bien. Toute façon Amandine s’est bien vite retrouvée de nouveau toute seule. Toute seule mais fort bien entourée…
— Elle se mettait au milieu ? !
— Enfin bien sûr que non ! Sur le côté. Pas dans la zone de la partie ! Tant qu’elle avait vue sur les parties.
— La plongée était un prétexte à cent pour cent ?
— Sans ces beaux mecs Amandine aurait abandonné du jour au lendemain.
Oui, la seule raison était son voyeurisme.
On lui disait parfois que l’entraînement en piscine n’était pas tout : que les vrais apnéistes s’aventuraient en mer. Et la copine de répondre qu’elle se sentait pas prête.
— Et le devenait jamais !
— Absolument jamais.
— Par la force des choses elle devait tout de même devenir sacrément bonne, non ?
— Et à un niveau impressionnant ! Je me plaisais à l’imaginer plus tard, championne, à confier à une journaliste la raison du déclic…
— Tout ça pour des pénis ! Agités d’accord, mais au repos ! Tu l’imagines devant des verges dressées ? !
— Je crois qu’elle en aurait pété un fusible. Amandine me répétait souvent que les hommes étaient avantagés par rapport à nous. Que leurs sexes étaient hyper expressifs, mouvants, changeants, prenant le sens du vent et du courant, bondissant à tout mouvement brusque… Tandis que nous, notre sensualité restait intérieure.
— Et les bouts de seins qui durcissent ?
— Elle était pas convaincue. Et répondait qu’un garçon, lui, avait le sexe entier qui s’exprimait, même sans érection.
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