Dans le viseur de la petite chaude…

La jolie Charlie a jeté son dévolu sur l’élu de son coeur… ou en tout cas de son cul…

François, qui faisait sa troisième année au club, était presque aussi assidu que moi. D’après Lydie, bien plus assidu depuis que je venais. Coïncidence ? Peut-être pas. Il y a des regards qui ne trompent pas, et d’ailleurs, que je lui renvoyais. Cela durait déjà depuis plusieurs mois, et pour tout dire je me demande ce qu’on attendait. Je devais avoir la tête ailleurs… ou alors ma petite manie de ne plus rien mélanger. La boxe pour la boxe, le cul pour le cul…

Sans même songer que l’un et l’autre pouvaient communiquer un peu plus directement. Jusqu’à présent, le garçon, de quelques années plus jeune, n’avait été qu’un bon camarade. On se donnait quelques nouvelles, on faisait quelques plaisanteries, et le reste du temps il parlait plutôt aux habitués, et de mon côté je papotais avec Lydie et les deux ou trois autres filles du club. Une véritable ambiance de cour de récré… Pourtant, l’attirance était là et nous n’étions plus des gamins.

Apparemment, il n’osait pas. Qu’à cela ne tienne : je pris quelques devants. M’éloignant provisoirement de Lydie, je me mis à échanger davantage avec lui. De discussions techniques sur la boxe, on se mit assez vite à parler un peu de tout et de rien, ce qui est parfait pour entamer une relation. Par bonheur, je n’eus pas à le pousser bien davantage et lui-même vint me parler de plus en plus souvent.

Quelques jours plus tard on prenait un café ensemble, et l’air de rien je compris pourquoi il était si hésitant. François avait une relation stable. À la rentrée si tout allait bien, il emménageait avec sa copine. Cela ne me découragea pas, au contraire, cela me convainquit de précipiter les évènements. Après un footing en duo, puis un café supplémentaire le lendemain, je mis cartes sur tables.

– On n’est pas loin de chez toi. Est-ce que ça te dirait qu’on y aille ? Il resta un instant bouché bée, n’osant comprendre. Puis, pour être certain de ne rien dire d’inconvenant, fit mine de ne pas avoir saisi.

– Bien sûr avec plaisir ! J’ai justement une bonne bouteille…

Rien ne nous empêchait de boire également un verre, et ouvrir une bouteille était une invitation à se désinhiber. Nous restions cependant dans le non-dit. Notre société est ainsi : crainte de la fille d’être vue comme trop facile, peur du mec de recevoir une gifle. Le dialogue était tout juste codé, certes… codé tout de même.

Du reste, cette fameuse bouteille, on se l’ouvrit et on l’apprécia bien. Sans doute en avions-nous besoin… François se décida à jouer franc-jeu également, et me dire qu’il était très attiré depuis le premier jour. Qu’outre sa timidité, il était certain jusqu’à présent que son statut couple interdisait toute possibilité. Interdire ? Par qui, et au nom de quoi ? J’ai toujours trouvé cela absurde, et la conversation dériva sur le sujet. Enfin, « dériva » en un sens : en fait, on était en plein dedans.

J’avais toujours été pour une sexualité libre, pleine et entière, voire pour du polyamour.

Le dogme du patriarcat et de la religion me cassaient profondément les ovaires, et même les quelques fois où j’avais eu de vraies belles relations amoureuses je n’imposais rien, ni ne m’interdisais grand-chose. Je ne vois pas pourquoi le corps d’un petit copain devrait m’appartenir. La discussion, curieusement, fut assez intellectuelle tout en étant détendue, et nous excita l’un l’autre.

Nos propos n’avaient pourtant rien de particulier, et je ne jurerai pas que nos réflexions étaient de haute voltige. Le thème, débattu très sagement, n’était pas ce qui nous mettait la pression. Je devenais chaude, il devenait chaud uniquement par plaisir d’être l’un et l’autre dans un espace clos, animés de désirs avec un petit verre dans le pif. En ce sens, on aurait pu discuter de cuisine végétarienne que le résultat aurait été similaire. Pour finir, il mit une petite musique douce et j’en profitai pour me blottir contre lui lorsqu’il revint s’asseoir.

J’étais si bouillante de l’arrière-train, prétendre que j’avais envie de tendresse serait mentir. C’était juste l’approche la plus évidente et la moins osée que j’avais trouvé. De toute façon, on ne peut pas dire que la séquence choupignou dura bien longtemps. Vraiment pas.

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