Dialogues Interdits. Épisode « Nom d’une sucette « , suite

sucer-penis

— Toi tu ne manges pas… tu suces.
— Une glace est faite pour ça. Comme une sucette. J’ai toujours adoré, glaces comme sucettes.
— Signe précurseur, diraient les mauvaises langues.
— Je ne suis pas une mauvaise langue… hem ! Dans tous les sens du terme. Pour tout dire, depuis toute petite je me tape glaces et sucettes comme une vraie cochonne. Et quand je dis cochonne, il faut comprendre : comme une mal élevée, pas comme une coquine.
— Une mal élevée ?
— Ma gourmandise a toujours été impulsive. Tu me donnes une sucette, je te la lais disparaître en une minute. À pleine bouche, en aspirant, en enfournant, en faisant tourner ma langue… enfant, ça faisait marrer les grands. Quand je suis devenue ado, ça a commencé à créer une certaine gêne. Et naïve comme j’étais, je n’ai pas tout de suite compris pourquoi. Aussi « simple et sage » que dans la chanson de Brassens. Au bout d’un moment, ça m’a quand même fait tilt. Le jour où une copine m’a tout expliqué.
— Ce qui t’a donné envie de déguster tes glaces et sucettes… autrement ?
— Autrement, non. J’ai toujours sucé glaces et sucettes comme on suce une bite et des couilles, c’est juste qu’avant je l’ignorais. Ce qui a changé, c’est mon regard. Quand j’avais un cornet sous le nez, je ne voyais plus le cornet. J’imaginais… ce que tu as deviné. Et quand c’était un méga cornet à quatre boules, j’imaginais un plan à trois, et ma langue passait d’une paire à une autre. J’avais presque envie de demander au marchand « deux paires » à la place de « quatre boules ».
— Ce qui se passe dans la tête d’une fille est vraiment incroyable.
— La gourmandise m’a appris des trucs sans même que je m’en rende compte. Par exemple, tu vois ces énormes sucettes en forme de bâton ? Au fur et à mesure qu’on les consomme, ça diminue. Au début ça fait dans les vingt centimètres, puis dans les quinze, les dix…
— Tu veux dire que ça t’as habitué à toutes les tailles ?
— C’était ça le plus fou. Comme tu le sais, j’ai commencé la baise sur le tard… même si je me suis largement rattrapée ensuite. À dix-huit ans, je continuais à me taper ma sucette hebdomadaire et à en venir à bout comme une libertine hors pair… alors que j’étais encore vierge, tant du haut que du bas !
— À cet âge cette friandise devait être ton fantasme de la semaine…
— Et comment ! Quand la sucette était entière je me disais que je suçais un gros black. Puis un prof de sport trentenaire. Puis un adolescent. J’arrêtais juste de sucer vers la fin, quand la taille devenait celle d’un sexe d’enfant. Là, je balançais ce qui restait, car le fantasme devenait malsain. Les premiers temps c’était un petit jeu, sans plus. Je voyais la pipe comme un truc qui ne se faisait pas, car réservée aux prostituées ou aux actrices pornos. Puis, comme plusieurs copines m’ont confié qu’elles le faisaient, je me suis dit que je le ferai sûrement aussi, et qu’en attendant je m’exerçais. Que lorsque je m’y mettrais, je ferais tomber tous les hommes dans les pommes.
— Et quand est-ce que tu as commencé ?
— Immédiatement à ma première fois, puis à toutes les suivantes. C’est devenu une de mes activités favorites, j’aimais encore plus sucer que faire l’amour. Les garçons n’avaient jamais vu une fille pareille ! Au début, c’était confus : j’avais l’impression de sucer une glace quand je suçais un sexe. Les mecs adoraient. Et puis un soir, un garçon m’a dit que je le faisais trop rapidement, comme une affamée. C’est grâce à lui que je me suis améliorée. Les autres ne m’ont pas aidée ! Ils se contentaient de souffler, gémir et éjaculer en deux ou trois minutes.

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