Savoir gémir pour mieux ressentir

Vera n’a pas le choix : elle doit faire l’amour pour acheter le silence des maîtres-chanteurs. Sa grande soeur est à ses côtés…

Tu sais ce qu’on va faire, toutes les deux ? On va reprendre, et on va descendre petit à petit, centimètre par centimètre. Sans se presser… si jamais tu as mal, tu me dis. Dès que je sens qu’on peut aller plus loin, je vais plus loin : pas avant.

Oui… Et je vais t’aider avec mon corps, comme ça on y arrivera encore mieux.

D’accord.

C’est ainsi que, de minute en minute, j’enfonçai Nicolas dans les profondeurs de Vera, ne cessant de parler à cette dernière.

Allez, on y retourne… Voilà, recule bien le bassin comme ça… Garde bien les yeux sur la pénétration, il ne faut pas que ça ressorte entièrement. Voilà, jusque-là c’est parfait, en reculant tu inspires. Maintenant on revient : le pénis entre en toi et pendant ce temps tu expires : c’est le moment de laisser échapper un son si tu en ressens le besoin.

Hhhhhm…

Formidable. Allez, on recule tout doucement, en prenant son temps. Voilà, ton mouvement de bassin est parfait, tu es superbe. Inspire. On marque un petit temps… On va faire revenir le pénis dans ton vagin, lentement. Expire en étant moins timide, laisse mieux le son sortir.

Hhhhhhmm…

C’est bien. On va recommencer, mais cette fois ne laisse pas tes lèvres fermées. Ouvre-les tu verras, le son te permettra de bien mieux encaisser. Allez, inspire… et expire.

Hhhhhaa…

Très bien. On continue quelques allers-retours comme ça, et tu t’habitues tout doucement au rythme.

Hhhhaaa…

Puis, une fois qu’elle était habituée…

Tu es à l’aise ? Tout va bien ? (Hochement de tête me signifiant que tout allait bien) On va continuer en allant un peu plus loin. On recule : regarde bien le pénis. Voilà recule encore un peu. Allez on revient, tu expires et tu laisses le son sortir.

Haaahmm…

À partir de maintenant tu as bien compris le mouvement : tu maîtrises. Tu peux fermer les yeux si tu le sens mieux ainsi (elle ferma les yeux). Quand tu expires, gémis en ouvrant plus grand la bouche.

Hhhhhaaa…

Superbe. On repart… Allez on revient un peu plus profond, ouvre bien la bouche. N’hésite pas, n’aies aucune honte. Au contraire, sois en fière.

Hhiiinhh…

C’est bien ! Mais tu cherches encore à te contrôler un peu. Laisse-toi aller, ne contrôle plus rien. On y va, un peu plus loin…

Haaaaa…

On repart… et on revient.

Haaaaaa…

Magnifique. C’est une très bonne idée de remuer les fesses comme tu le fais. Je t’en prie, continue. Tu peux participer, plus tu m’aideras mieux ça se passera. Allez, encore…

Haaa !

Bien ! Encore…

Haanh !


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Rester attirante en toute circonstance

Pour Chloé, même en communauté hippie, se préparer pour une soirée est devenu indispensable…

Notre douche se passe sans les garçons. On ne peut pas tout avoir. Comme j’aimerais qu’ils nous accompagnent ! Quand je dis qu’avec les mâles c’est un manque d’occasions… Parfois je me demande si les homos ne sont pas juste des gens qu’on a trop écartés du sexe opposé étant jeunes, ou bien à qui on a donné une mauvaise image.

Les vestiaires sont situés dans un grand gymnase où de nombreux sportifs viennent s’entraîner. On est mélangées à des lycéennes, des collégiennes, des retraitées, des mamans, des étudiantes. De tout. L’endroit étant interdit, d’accès comme de vue, aux garçons, ça titille pas mal ceux de notre classe, évidemment.

Trois d’entre eux se sont déjà pris une belle rouste du gardien alors qu’ils tentaient d’escalader je ne sais où pour nous épier. Les premiers mois de l’année, à peine un tiers des filles passe sous l’eau. Les deux tiers restant n’osent pas et gardent leur sueur jusqu’au soir, les pauvres.

À force de nous voir, toutes belles, toutes fraîches, l’après-midi dans nos vêtements de rechange…

les autres finissent par nous imiter, une par une. Je me promets de convaincre tout le monde d’ici la fin de l’année. On dit que les garçons sont plus pudiques que nous. À voir leurs cheveux plaqués sur le visage et leurs fringues froissés, je veux bien croire que la plupart ne passe pas à l’eau le jour du sport. Tout ça à cause, j’imagine, de la taille de leurs bouts pouvant être sujets à moqueries.

Je peux déjà le dire : ayant vu la différence entre un Julius au repos et un Julius dressé, la taille à l’état normal a bien peu d’importance. Elle ne prédispose aucunement de la taille pour faire l’amour, la seule qui devrait compter. Quelqu’un devrait le leur dire !

Alors qu’on fait mille efforts pour eux, eux n’en font aucun pour nous. L’après-midi, nous sommes toutes jolies et eux tout crades. Enfin, se faire belle, ce doit être d’abord pour soi. De mon côté, je parviens même à convaincre Eléonore, la petite grosse de la classe, complexée comme tout. Elle, même en plein été elle ne porte que des t-shirts à manches longues, et jamais de short.

Je l’y amène subtilement, via les jeux d’éclaboussures, elle qui adore jouer. Notez à quel point il est idiot de s’éclabousser quand on est toutes sous les jets d’eau. Le plus fou, c’est qu’une fois le pas franchi Eléonore devient aussi nature que moi, et fait partie de la petite bande aimant rester longtemps sous les gouttes à discuter et à chantonner. Je m’en félicite.


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Libération sexuelle d’hier et d’aujourd’hui

Chloé et son passé coquin… Désormais grande, elle compare les époques…

Aurais-je réellement pu tomber dans tous ces travers ? Je crois que tout est beaucoup question de rencontres. Si on croise les mauvaises personnes trop tôt, on risque de sombrer. Marthe et les fondateurs de la communauté avaient dû rencontrer les bonnes, ou bien étaient dotés de personnalités en béton armé.

Quant aux allumés de l’entonnoir, ils ne disparurent pas avec la fin des communautés, loin de là. Ils devinrent écrivains, politiques, intellectuels ou cinéastes et nous menèrent peu à peu vers ce que l’on connaît aujourd’hui. Explosion de cet ultralibéralisme qui allait faire la guerre, piller les matières premières et jongler avec les monnaies virtuelles.

Hyper sexualisation des enfants d’un côté, et de l’autre, paradoxalement, effacement des différences filles-garçons. Snobisme de l’art contemporain monochrome et mise au banc des artistes sensibles et doués. Et pour finir, écoles où on vous apprend à tout faire sauf à lire, écrire et compter. Ô seigneur merci d’avoir fait filles les filles et garçons les garçons !

Fais que les filles soient de vraies filles, qu’elles ne s’habillent pas en putes…

…tout en sachant être féminines. Fais qu’elles ne cherchent pas à s’émanciper vainement en singeant les stéréotypes masculins. Fais que les hommes soient de vrais hommes, à la fois gentlemen, virils et un peu sauvages.

Fais qu’ils atterrissent dans mon plumard ! Fais que l’on ne devienne pas cette humanité androgyne où toute singularité serait effacée. Qu’ai-je été bénie de ne pas être née dans les années deux mille, mais bien en soixante-neuf.

Et comme je plains ce monde prétendument progressiste où l’on cherche à faire croire qu’on peut choisir de devenir fille ou garçon, ou bien programmer un enfant dans une mère porteuse. Qui s’imaginerait désormais que tout est venu, entre autres, d’hommes avec des guitares et des chemises à fleurs ? Je n’ai pas croisé de tels énergumènes aux Trois Chèvres. Le filtre parental devait être performant.


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Un plaisir plus fort qu’elle

Pas tout de suite. Frotte d’abord… plus haut… le clitoris (il y plaça le majeur). Non, avec… ton sexe.

Il le fit, sans trop savoir comment procéder. Appuyant la peau du prépuce, il l’agita de gauche à droite. Elle lui prit délicatement le bout, le décalotta et exerça une petite masturbation en découvrant et recouvrant le gland tout contre le bouton concerné. Je me fendis encore de quelques compliments chuchotés mais finis par me taire : geste après geste, ma petite sœur se mettait à voler de ses propres ailes. À se concentrer uniquement sur elle et son partenaire. D’ailleurs, penchée sur Nicolas, elle s’était détachée de ma poitrine qui collait son dos. Elle seule avait le secret pour atteindre le sommet… elle n’avait qu’à se fier à son intuition, écouter les demandes de son subconscient. En somme, elle avait suivi mes directives jusqu’à ne plus en avoir besoin. Sans doute était-ce mieux ainsi, et pourtant je m’en retrouvai comme meurtrie.

Dès que Nicolas commettait un acte, d’une part elle l’acceptait, d’autre part elle lui donnait des précisions lorsque cela était nécessaire.

Un doigt enfoncé dans l’anus… alors qu’elle se penchait bien en avant afin que ses fesses s’écartent davantage…

Pas si profond. Reste en surface, fais des petits ronds. Hhhh, hhhh, hhh…

Des lèvres contre son sein, qu’elle lui avait tendus dès qu’il s’était approché…

Plutôt avec la langue. Non, la bouche. Mets le téton dans ta bouche… et aspire. Mmmm…

L’empoignement des fesses, afin d’aller mettre le pénis bien à fond en profondeur…

Tiens-les moins fort. Pousse-les tant que tu veux, mais plus lentement… oui comme ça… AAAAAAH !

Des lèvres contre son cou et son menton…

L’oreille, aussi. Souffle pas trop fort dedans. Mets-y plutôt la langue… Hiiin…

Du va-et-vient…

Moins de haut en bas… plus d’avant en arrière… Han, han, han, HAAAN !

Ainsi que : « Va plus lentement… Là, accélère un peu. » Puis, lorsqu’il la prit par les hanches pour faire tourner le bassin sur la verge… « Fais des… mouvements plus larges… HhaaaaAAAH ! ».


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Suivre sa légitime vers un chemin illégitime…

Certaines filatures d’épouses mènent à des orgies…

Je l’ai suivie. Je savais qu’elle me cachait quelque chose.

Où elle est allée ?

Sur la plage, et pas du bon côté.

Dans la zone libertine j’imagine.

Et en plus, elle n’y allait pas au hasard : elle avait rendez-vous avec des hommes, plusieurs. Cinq.

J’en suis navré. Maintenant, dis-toi quand même un truc : entre rejoindre un amant dont elle serait amoureuse pour dîner aux chandelles plus cul romantique… et une bonne grosse baise avec des mecs de passage envers lesquels elle ne ressent rien, qu’est-ce qui est le mieux ?

La réponse coule de source ! Maintenant quand je l’ai vue, j’ai pas non plus sauté de joie tu t’en doutes bien.

Qu’est-ce que tu as fait.

J’ai regardé, jusqu’au bout.

Par perversité ou par masochisme ?

Aucun des deux, il fallait que je m’assure d’un truc.

Et au final, j’ai été franchement rassuré : si elle a aimé les coups, aucun ne l’a fait jouir.

J’ai bien dit aucun.

Tu es sûr ?

Je suis quand même bien placé pour connaître sa réaction quand elle a un orgasme ! Tant qu’elle n’est en extase qu’avec moi, ça me va. Tu vois, je m’efforce de le prendre avec philosophie…

Je crois que je viens de comprendre pourquoi les femmes sont encore plus jalouses que nous… un mec qui a une ou dix amantes aura tendance à jouir avec chacune. Pour une nana, on peut toujours se dire qu’elle fait du sexe ailleurs avec plaisir mais sans aller jusque-là.

Si je la trompe un jour elle pourra rien dire.

Ils l’ont quand même fait crier ?

Pour ça, oui. Je m’en fais pas. Elle irait voir un seul homme, je pourrais me dire : « elle va chercher une virilité que j’arrive pas à lui offrir ». Là par contre, à cheval sur un type avec un deuxième derrière qui l’encule et trois autres autour qui se masturbent pour lui faire une triple éjaculation faciale, je sais que ça peut pas être lié à nos rapports sexuel de couple. Elle va chercher quelque chose que je suis incapable de lui donner seul, donc quelque part, le deal reste correct !

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Sexualité surnaturelle

Avec qui cette jeune fille fait-elle l’amour ? Avec un être invisible…

Le bassin bougeait sans même qu’elle ait quelque effort à produire. L’étudiante eut envie de se caresser ailleurs afin de l’accompagner. La présence était si omnisciente et comprenait si bien ses pensées quelle n’en eut nullement besoin. Dès que ce désir lui traversa l’esprit, la présence quitta son corps. Sandrine la perçut au-dessus d’elle. Transportée d’émotion, ses pupilles se dilatèrent en même temps que son intérieur. Quelle âme splendide son amant possédait-il ! Même sans son physique si craquant, il restait emprunt d’une ineffable beauté. L’homme aurait été laid de son vivant qu’elle aurait sans doute finit par l’aimer autant, telle Roxanne lisant dans la noblesse du cœur de Cyrano.

Écartant encore davantage les jambes, elle saisit que l’âme se préparait… et s’apprêtait à plonger en piqué, tel un aigle fondant sur sa proie. À la différence près que la proie en question ne demandait qu’à être dévorée.

Alors que le corps féminin avait été, jusqu’à présent, exploré et découvert par petites touches, la donne fut changée lorsque l’âme redescendit pour la pénétrer. De nouveau, ce fut différent de toutes les fois où ils faisaient l’amour, lorsqu’Amaury prenait tout son temps, se masturbant contre son entrecuisse, frottant son pénis contre le clitoris puis laissant d’abord le gland en surface avant de descendre plus profond. Car la jeune fille fut visitée d’un seul coup d’une bonne quinzaine de centimètres.


Pour lire dès à présent la totalité de cette histoire chaude, surnaturelle et dramatique… « De corps et d’âme » sur KobobooksGoogle Play

De corps et d'âme


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Libertine et mélancolique

Regard nostalgique d’une libertine sur le monde d’aujourd’hui…

À l’époque au moins, ces parties fines gardaient leur côté exceptionnel et subversif. En ce sens, le sexe n’était pas non plus anodin et là était l’essentiel. Une pipe faisait de toi une déesse. C’était un privilège rare, lorsque non seulement on l’offrait et qu’en prime elle était magnifiquement prodiguée, l’amant rampait par terre et était prêt à vous demander en mariage. Bah oui, une fois casé, une bonne suceuse et une bonne coucheuse ça occupe les longues soirées d’hiver.

À l’époque, la libertine éliminait facilement la concurrence. Je regrette que tout soit désormais si commun. Dans le sexe, ce qui est systématique perd toute saveur, toute authenticité. De fait, de nos jours, la fille suce mal, ne prend pas de vrai plaisir, l’homme non plus, il n’a même pas idée de lui rendre la pareille, puis ils couchent n’importe comment. Que faire si tout, absolument tout, devient automatique ? Que leur reste-t-il ? Pour l’heure, il y a encore la sodomie qui reste marginale.

Si dans vingt ans la pratique s’est également répandue partout, je ne sais pas ce qu’il restera comme tabous. Au rythme où on va, certains se mettront à la zoophilie pour se donner encore des sensations fortes. La société devrait comprendre qu’elle a besoin de fantasmes, d’interdits, de stéréotypes. Ainsi, certains peuvent les franchir et d’autres pas. Si on brise toutes les frontières, plus rien n’a de sens.

Aujourd’hui, c’est aux prostituées que les jeunes filles font concurrence.

On leur a déjà piqué leurs sacs. Puis leurs fringues, leur démarche, leur maquillage. Les putes n’ont plus pour seul avantage que d’être accessibles sans la moindre approche de séduction. Si cette ultime frontière est franchie et que la gent féminine ne cherche même plus à se faire séduire, tout sera alors inversé : toutes les filles du monde seront devenues putes, et les putes seront devenues filles normales. Ce sont des pensées sombres, je l’admets. Contradictoires avec d’autres réflexions personnelles.

Car comme tu le sais, j’aimerais beaucoup que les filles acceptent de donner de la chaleur aux hommes qui n’en reçoivent jamais. Parfois, je voudrais aller voir tous les mâles tristes et seuls de la planète pour les inviter sous ma couette. Seulement là, ce serait tout autre chose, car l’acte serait totalement gratuit. Dans notre monde moderne, rien n’est jamais totalement gratuit. Chez pas mal de filles, le gratuit d’une relation n’est qu’apparence. Les charmes dévoilés ouvrent mille portes. Celles des castings, des agences de pubs, des postes de direction et j’en passe une tonne.

Ça, ça tient du secret de Polichinelle. Seuls les nombreux hypocrites et les rares ignorants le contestent. Je reconnais qu’il est facile de prétendre qu’une telle ou untel s’en est tapé des mètres pour décrocher son job. La jalousie aussi fait dire cela. On trouve aussi nombre de filles et de garçons qui ne sont pas ainsi. Mais les grandes villes, tout particulièrement la capitale, renferment quantité d’histoires sordides qu’on aurait peine à concevoir. Et je ne parle pas que de coucheries, car il existe bien d’autres façons de vendre son âme au diable. En abandonnant ses valeurs, en se censurant, en acceptant d’être ce que l’on n’est pas.

Par des rires et sourires faux, des courbettes, des ronds de jambe. En allant aux bonnes soirées, avec les bonnes fringues et l’attitude adéquate. Oh non, ce ne sont pas toujours les plus compétents qui réussissent, loin de là : ce sont surtout les plus malins. Autrement, le monde ne serait pas tel qu’il est. Bien des génies restent méconnus, certains sans toit, une bouteille à la main et à même le trottoir.

Revenons-en à de plus belles heures. Car la fin des vacances avait beau approcher, elles n’étaient pas encore tout à fait achevées.


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Être matée… sous son propre toit ?!

Le fils du petit copain de maman joue au voyeur. Mais Chloé n’est pas attirée…

Du jour au lendemain pourtant, un élément changea : Léopold se mit à me reluquer. Enfin son œil pétillait ! Pourquoi est-ce survenu pile comme ça d’un coup, aucune idée. Je n’ai pas changé depuis son arrivée. Ses sens ont dû s’éveiller en une nuit. Soudain il m’estimait, je n’étais plus la petite gamine qu’il méprisait encore la veille. Au moins n’avais-je pas affaire à un androïde, c’était déjà ça. Peut-être était-il simplement lent. Le temps de me voir, que mon image remonte à son cerveau puis que le calcul chimique hormonal se fasse, près d’un mois était déjà passé. À cette vitesse, ça n’allait pas en faire un bon coup plus tard.

Au fond, il ne me considérait pas plus qu’avant. Léopold s’était juste soudain aperçu que j’avais un popotin, un dos cambré, des jambes fines et une poitrine en croissance. S’était-il aperçu d’autant de « détails », n’était même pas certain : à part mon derrière, il ne louchait nulle part ailleurs. Patience, le cerveau était en phase de calculs pour intégrer le reste. Tout ça me flattait autant que lorsqu’un sexagénaire se retournait sur moi dans la rue, autrement dit ça ne me flattait pas du tout. Si j’eusse été pouf, j’en aurais joué.

Or, Léopold me mettait mal à l’aise. En fait, on ne peut s’amuser à quelque exhibitionnisme si on ne maîtrise rien. Sur la plage, je pouvais partir quand je voulais. Avec Julius, je pouvais fermer le rideau. Mais là ! Là dans ma propre maison, c’était une autre paire de chaussons.

Dès que Léopold entendait le bruit de mes pas, puis le glouglou de la douche, il se mettait en planque, de sorte à passer par là au moment de ma sortie. Même en étant inattentif, repérer le moment opportun était facile car j’ai toujours eu l’habitude de chanter en me lavant. Comme le chien de Pavlov, le mâle y avait associé un signal. Je ne sais plus s’il est parvenu à m’apercevoir nue une fois ou deux au début. Je préfère ne pas y penser, une fille telle que moi vue nue par un garçon tel que lui, c’était presque un peu comme un viol.

À présent, je laissais toute tenue d’Eve au placard.

Lui concocter un plan à la Sandrine n’était pas mon style. Il n’était pas mon cousin, et puis j’avais le sentiment que ça ne le guérirait de rien. Au contraire, soit il se jetterait sur moi, soit il en ferait une attaque cardiaque, ce qui ne serait bon ni dans un cas ni dans l’autre (quoique…).

Je ne comptais pas non plus renoncer à toute liberté pour Léopold, et je sortais souvent de la salle de bain en t-shirt et culotte. On ne pouvait pas appeler ça une perche, encore moins une provocation, pourtant rien que cela semblait le travailler. Ces nouvelles règles de pudeur étaient si insolites, j’avais du mal à m’en rappeler tout le temps. Il a dû m’arriver de prendre ma douche avec la porte entrouverte, ou de me changer dans ma chambre sans fermer. Même le port de jupe ou de robe devenait désagréable, tant ça le rendait dingue. Le moindre centimètre carré de peau à découvert, et c’était tout un cirque.

Au moins avait-il la courtoisie de ne pas me vanner, se moquer ou faire des réflexions graveleuses. Encore que j’aurais presque préféré, car ces regards silencieux me faisaient songer à un dangereux psychopathe. Dans les thrillers que j’avais vus, le tueur en série était toujours ainsi : prunelles fixes et n’ouvrant jamais la bouche. Léopold était à peine différent, sauf que plus il m’apercevait en robe ou peu vêtue, plus sa bouche s’ouvrait.


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Chaud ramadan

Conjuguer plaisir, désir et religion : mission possible ?

Pendant le ramadan on n’a pas le droit de rouler un patin, ni de faire l’amour. Il n’y a rien d’écrit pour le reste.

Et ça te permet de continuer à faire du cul sans risquer d’aller en enfer, selon toi ?

Ben, effectivement je fais tout le reste. Ce qu’il faut comprendre, c’est que moi…

…le sexe me fait faire de meilleures prières.

Ça me détend tellement, surtout qu’en période de jeûne j’en ai encore plus besoin que d’habitude.

Essaye le yoga.

On dit que quand on a trouvé sa méthode perso pour se relaxer, il ne faut pas en changer.

Même si tu estimes ne pas être une pécheresse, je sais que tu n’oseras jamais aller dire ça à ton imam.

Évidemment ! Ce sont tous des machos. En tout cas celui de mon quartier.

Eh ! Tu ne m’as pas l’air d’être une très bonne musulmane, dis donc.

Je sais faire le distinguo entre la religion et les religieux. J’adore ma religion, je la surkiffe. Les religieux, par contre… d’ailleurs, je ne suis pas du tout sûre d’épouser un musulman. Un chrétien ou même un agnostique me conviendrait fort bien.

Après tout, peut-être que tu respectes la volonté de Dieu. À ta manière…

Il n’y a qu’un truc pour lequel je ne suis pas sûr. En principe, ce n’est pas qu’on n’a pas le droit d’avaler quoi que ce soit car on peut avaler sa salive ou un médicament. Seulement, à partir de quand est-ce un péché ?

Je vois où tu veux en venir… encore une question impossible à poser à la plupart des religieux. Si je saisis bien, la vraie question c’est surtout : à partir de quand est-ce considéré comme de l’alimentation ? Car si tu suces pendant ton jeûne, quelque part tu triches.

Eh ! Je n’avale pas !

Il y a toujours du liquide pré-séminal. Si tu veux jeûner sans pêcher, l’imam te dirait de n’avoir absolument aucun rapport sexuel. Pour ma part, je te dirais de pomper sans avaler ta salive, qui est mélangé à la mouille de ton mec. Et de faire un bain de bouche après.

Je vais devoir lui faire en crachant toutes les dix secondes. Ou de laisser un filet de bave couler le long de mon menton. Il ne va pas aimer.

Si, si ! Tu verras, le petit copain est toujours bien plus cochon qu’on ne le pense.

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Dans le viseur de la petite chaude…

La jolie Charlie a jeté son dévolu sur l’élu de son coeur… ou en tout cas de son cul…

François, qui faisait sa troisième année au club, était presque aussi assidu que moi. D’après Lydie, bien plus assidu depuis que je venais. Coïncidence ? Peut-être pas. Il y a des regards qui ne trompent pas, et d’ailleurs, que je lui renvoyais. Cela durait déjà depuis plusieurs mois, et pour tout dire je me demande ce qu’on attendait. Je devais avoir la tête ailleurs… ou alors ma petite manie de ne plus rien mélanger. La boxe pour la boxe, le cul pour le cul…

Sans même songer que l’un et l’autre pouvaient communiquer un peu plus directement. Jusqu’à présent, le garçon, de quelques années plus jeune, n’avait été qu’un bon camarade. On se donnait quelques nouvelles, on faisait quelques plaisanteries, et le reste du temps il parlait plutôt aux habitués, et de mon côté je papotais avec Lydie et les deux ou trois autres filles du club. Une véritable ambiance de cour de récré… Pourtant, l’attirance était là et nous n’étions plus des gamins.

Apparemment, il n’osait pas. Qu’à cela ne tienne : je pris quelques devants. M’éloignant provisoirement de Lydie, je me mis à échanger davantage avec lui. De discussions techniques sur la boxe, on se mit assez vite à parler un peu de tout et de rien, ce qui est parfait pour entamer une relation. Par bonheur, je n’eus pas à le pousser bien davantage et lui-même vint me parler de plus en plus souvent.

Quelques jours plus tard on prenait un café ensemble, et l’air de rien je compris pourquoi il était si hésitant. François avait une relation stable. À la rentrée si tout allait bien, il emménageait avec sa copine. Cela ne me découragea pas, au contraire, cela me convainquit de précipiter les évènements. Après un footing en duo, puis un café supplémentaire le lendemain, je mis cartes sur tables.

– On n’est pas loin de chez toi. Est-ce que ça te dirait qu’on y aille ? Il resta un instant bouché bée, n’osant comprendre. Puis, pour être certain de ne rien dire d’inconvenant, fit mine de ne pas avoir saisi.

– Bien sûr avec plaisir ! J’ai justement une bonne bouteille…

Rien ne nous empêchait de boire également un verre, et ouvrir une bouteille était une invitation à se désinhiber. Nous restions cependant dans le non-dit. Notre société est ainsi : crainte de la fille d’être vue comme trop facile, peur du mec de recevoir une gifle. Le dialogue était tout juste codé, certes… codé tout de même.

Du reste, cette fameuse bouteille, on se l’ouvrit et on l’apprécia bien. Sans doute en avions-nous besoin… François se décida à jouer franc-jeu également, et me dire qu’il était très attiré depuis le premier jour. Qu’outre sa timidité, il était certain jusqu’à présent que son statut couple interdisait toute possibilité. Interdire ? Par qui, et au nom de quoi ? J’ai toujours trouvé cela absurde, et la conversation dériva sur le sujet. Enfin, « dériva » en un sens : en fait, on était en plein dedans.

J’avais toujours été pour une sexualité libre, pleine et entière, voire pour du polyamour.

Le dogme du patriarcat et de la religion me cassaient profondément les ovaires, et même les quelques fois où j’avais eu de vraies belles relations amoureuses je n’imposais rien, ni ne m’interdisais grand-chose. Je ne vois pas pourquoi le corps d’un petit copain devrait m’appartenir. La discussion, curieusement, fut assez intellectuelle tout en étant détendue, et nous excita l’un l’autre.

Nos propos n’avaient pourtant rien de particulier, et je ne jurerai pas que nos réflexions étaient de haute voltige. Le thème, débattu très sagement, n’était pas ce qui nous mettait la pression. Je devenais chaude, il devenait chaud uniquement par plaisir d’être l’un et l’autre dans un espace clos, animés de désirs avec un petit verre dans le pif. En ce sens, on aurait pu discuter de cuisine végétarienne que le résultat aurait été similaire. Pour finir, il mit une petite musique douce et j’en profitai pour me blottir contre lui lorsqu’il revint s’asseoir.

J’étais si bouillante de l’arrière-train, prétendre que j’avais envie de tendresse serait mentir. C’était juste l’approche la plus évidente et la moins osée que j’avais trouvé. De toute façon, on ne peut pas dire que la séquence choupignou dura bien longtemps. Vraiment pas.

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Fantasme numérique

Il n’y a rien de plus idiot qu’un homme emplit de désirs inassouvis…

Mes cons de collègues ont traficoté mon ordinateur. Je crois qu’ils me pardonnent pas d’avoir dit non à chacun.

Idiots qu’ils sont. Si t’avais dit oui à l’un d’entre eux les autres auraient été jaloux. T’aurais dit oui à tous ils se seraient fait concurrence, puis t’auraient considéré comme une salope.

Ils me considèrent déjà comme une salope, depuis le début.

T’es très mal tombée, dans ce service.

Oh, je leur en veux pas vraiment. Que veux-tu, je SUIS une salope.

On le voit, on le sent dans mon regard. Ils le devinent bien que j’ai beaucoup d’amants, et que j’aime parfois en mettre deux ou trois en même temps dans mon lit. Je connais la biologie humaine ! Percevoir cette sexualité rendrait fou n’importe quel garçon.

C’est pas non plus une raison pour traficoter ton ordinateur. Ils t’ont effacé des trucs ?

Non, ils m’ont juste installé un petit virus blagueur.

Dès qu’une fenêtre s’ouvre pour me demander de confirmer telle action ou l’installation d’un logiciel, à la place ça me pose une question de cul.

« Voulez-vous vous faire sodomiser ? » / « Voulez-vous vous mettre à genoux, ouvrir la bouche et tirer la langue ? ». J’en passe et des pires. Et forcément comme je veux confirmer l’action ou installer le logiciel, je clique sur oui.

Et tu laisses faire ? Tu les as pas dénoncés au boss ?

Sûrement pas voyons ! Me choquer, c’est ce qu’ils veulent. Que je rougisse, que je proteste… pas question de leur faire ce plaisir.

Dis surtout que ça t’excite.

Oui. Dingue, non ? De simples petits mots à la con, rien que les voir écrire j’en mouille. Et pourtant, malheureusement pour eux ça m’a pas du tout donné envie de faire quoi que ce soit avec un collègue, au contraire même. Ça me met juste en train pour mes soirées de cul.

Au fond, une partie de leur fantasme s’est réalisée. Virtuellement parlant, avec toi qui clique sur « oui », ils t’ont tous retournée dans tous les sens des tas de fois !

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Sœur offerte à prédateur sexuel…

Elle est pucelle, il détient son secret, elle lui autoriser tous ses désirs…

La seule vue de ce corps avait un effet hypnotique sur le petit frère. De loin, hors contexte, sans ma présence et celle du flic, la scène aurait pu paraître pure, tel un tableau de conte de fée, telle une jeune fille attendant son petit amoureux pour s’offrir à lui, lui abandonner sa virginité.

Aux yeux de Vera, j’avais l’impression que pour la première fois de sa courte existence, elle se rendait compte de l’effet qu’une fille pouvait avoir sur un garçon, et de toutes les conséquences, heureuses ou malheureuses, que cela pouvait entraîner. Je pense que jusqu’à présent, elle n’en avait eu qu’une vision un peu floue. Eh oui, cette attirance est là depuis que le monde est monde. Responsable des plus belles histoires d’amour comme des pires crimes.

Les seuls garçons qu’elle avait connus n’avaient été que de simples petits flirts. En Nelsinskcy, les rapports garçons filles étaient compliqués, et au quartier dans lequel nous vivions, ça jasait facilement. En ce temps, pourtant si proche, cela avait écarté Vera de possibilités moins sages, et pour ma part j’y avais eu des fréquentations bien plus discrètes qu’à Paris… et globalement plus sage, même si je n’étais pas arrivée vierge en France. Bien sûr dans la capitale de l’hexagone, Vera aurait eu mille fois l’occasion d’avoir des garçons à ses pieds et dans son lit. Elle n’avait jamais été pressée. Ici elle les estimait trop pesants, trop oppressants voire oppresseurs, et elle ne tenait pas du tout à sortir avec n’importe qui.

Elle m’avait même confiée qu’elle rêvait encore de prince charmant et de première nuit d’amour romantique. Sans doute s’était-elle réservée en espérant que ce jour survienne. Si naïvement… Mais même avec toute ma lucidité d’adulte, jamais je n’aurais pu concevoir ce qu’il nous arriverait en ce jour. Vera était là, allongée, attendant que l’assaillant vienne la cueillir, contrainte de faire avec lui tout ce qu’elle aurait fait avec son amour. Et même bien davantage si tels étaient les désirs de son agresseur.


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Lorsque la tension sexuelle est trop forte

La frustration sexuelle est telle que Chloé DOIT trouver un moyen de l’exprimer…

Tu l’auras compris, voir Tom nu me faisait péter les plombs et ce n’était que le début. Son attirail n’était évidemment pas en reste, et je ne cessais de furtifs coups d’œil sur cette verge aussi épaisse que je l’avais imaginée, et ces testicules virils et généreux. Mon esprit était tant assailli d’images anatomiques que je me mis à les dessiner, seule façon de les expulser.

Seulement, je ne pouvais pas faire ça en atelier. Non pas que qui que ce soit m’en aurait empêchée, mais je ne voulais pas que ça se sache. Après avoir emprunté du matériel d’art dans un placard, je m’isolai dans la nature pour dessiner, griffonner, peindre tout ce qui m’obsédait. Des fesses, des glands, des verges toutes dures ou toutes molles, des poils, des muscles.

Puis des corps entiers, inlassablement nus, et même enfin des scènes de baise.

Cachée entre les arbres et les buissons telle une maraudeuse, j’avais choisi un endroit où seuls quelques renards ou belettes pouvaient me surprendre. À eux, mes dessins, je pourrais même leur montrer, ils n’y comprendraient rien.

Près de mes pinceaux, j’avais creusé un cercle de terre dans lequel j’avais mis des branches mortes, le tout entouré de pierres. Je pouvais ainsi allumer un feu sacré en toute sécurité. Chaque feuille dessinée, qu’elle soit maladroite ou digne d’un chef-d’œuvre, était brûlée sitôt achevée. Tout plutôt que risquer de me trahir. Je me sentais si ridicule à peindre tout cela que vraiment, personne ne devait savoir, donc personne ne devait voir le moindre résultat. Même des œuvres non signées, on y aurait peut-être reconnu ma patte, car ces semaines-ci je dessinais beaucoup.

Cet exercice me fascinait. Je n’avais jamais autant dessiné de ma vie, ma main m’en donnait des crampes, bien plus que si je m’étais caressée à longueur de temps. Je ne pouvais plus m’arrêter. Sans exagérer, je crois bien y avoir passé deux jours entiers du matin au soir. Même que Clarisse m’en fit la gueule, persuadée que je faisais des activités géniales sans elle.

Elle ne parvenait pas à savoir quoi et ça l’agaçait, ce que je comprends tout à fait : à sa place j’aurais même tenté une filature. Elle devina à moitié… Même en étant un peu fâchée, ma précieuse Clarisse respecta mon secret. Il y a de ces rituels improvisés qu’on se doit de garder pour soi. Crois-le ou non, cela m’a fait entrer dans le monde de la création…

Ne pense pas qu’un génie était né en ce jour. Mes dessins étaient tout sauf adroits. Les sexes formaient d’affreux boudins, les corps étaient ceux de nains rachitiques ou de géants difformes, les têtes étaient grosses comme trois fois les mains… tout n’était peut-être même pas reconnaissable. Ceci dit, mon trait s’affinait à chaque coup de pinceau, de feutre ou de stylo. Avant cela, je ne faisais que de l’abstrait et des gribouillis informes.


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Découverte gênante

Lorsque question sexuelle entraîne réaction en chaîne…

Dis maman, si c’est vraiment comme ça qu’on fait des enfants, et si c’est vraiment pour ça qu’on le fait, pourquoi est-ce que les capotes existent ? Et pourquoi j’en ai trouvées plein dans ton tiroir ?

Ma chérie, tu apprends vite. Je t’ai à peine expliqué ce que voulait dire faire l’amour que tu es déjà au courant de la contraception.

C’est les copines, à l’école… Bon, tu réponds à ma question ?

Imagine que tu dois courir un marathon. Est-ce que tu te lancerais du jour au lendemain ?

Heu, ben non, je serais essoufflée au bout de cinq minutes.

Donc tu t’entraînerais. La capote, c’est pareil. C’est pour s’entraîner à faire des enfants.

Mais puisque papa est parti… Est-ce que tu m’as trouvé un nouveau papa ?

Pas encore. Ça viendra, et justement je dois garder la forme pour le jour où je le trouverai. Que je puisse être séduisante, performante, et pas une vieille maman toute décrépie.

— Faire l’amour aide à rester jeune alors.

Oui. Et à être bien dans sa peau.

Donc dans la vie, on n’a pas un enfant dès qu’on fait l’amour.

Heureusement : chaque femme en aurait des milliers, certaines des dizaines de milliers.

Combien tu en aurais, toi ?

Je n’en sais rien. Tu poses trop de questions.

Et le truc long et dur que j’ai trouvé sous ton lit, c’est pour t’entraîner à t’entraîner ?

Oooooh c’est pas vrai, arrête de venir fouiller dans ma chambre enfin !

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Tissu moulant, révolte parentale

Se vêtir trop sexy… bonne ou mauvaise idée ?

La maman de Clarisse fait la guerre au moulant. Cette année la mode est particulièrement de mauvais goût. Fluo, pattes d’Eph, lunettes colorées et pantalons qui moulent les culs comme s’ils étaient à l’air. La maman est dans le vrai, et de toute façon sans vêtements moulants le cul de ma copine reste adorable. En fait Clarisse a une mère qui rejette toutes les fringues de mauvais goût, soit quatre-vingt-quinze pourcent. Avec elle les commerçants font rarement des affaires. Mon amie commence à peine à aimer l’élégance.

Elle a tendance, un peu comme moi je l’avoue, à enfiler n’importe quoi sans réfléchir. Si certains habits pour enfants sont grossiers ou obscènes, elle ne s’en rend pas compte. Bien d’autres enfants qu’elle ne s’en aperçoivent pas et deviennent malgré eux des aimants à prédateurs. En réalité, une tenue sexy attire bien plus de regards pervers qu’une tenue d’Eve. Pour les grandes, c’est pire encore.

Certains tissus sont bourrés d’artifices pour donner une autre apparence. Épaulières, soutiens grossissant les seins, jupes rembourrant les derrières. D’autres encore serrent tant pour masquer les rondeurs qu’on doit à peine pouvoir respirer. Franchement, ça se situe entre la camisole de force et l’instrument de torture.

Sans doute que ça doit pousser à la rencontre et aux câlins plumards. Logique. Si j’étais dans des fripes aussi compressées, je n’aurais qu’une idée, les retirer au plus vite. C’est sûrement calculé. Quelle déception cela doit être pour le garçon qui séduit une belle, et qui une fois au pieu s’aperçoit que la fille, sans sa carapace, a la poitrine tombante et le fessier flasque. Mieux vaut s’habiller sans tricher, ça évite des mauvaises surprises au gentleman. À notre âge bien sûr, ces considérations ne comptent pas encore.


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Massage tactile, message subtil

Atelier massage ! L’occasion de se rapprocher d’un garçon…

Le lendemain, mon Estelle proposa un atelier massage. Elle ne s’attendait pas à un tel succès, on vint à plus d’une vingtaine d’enfants et adultes, tout âge confondu. Les petits ôtèrent tout, certains enfants de ma tranche d’âge également, d’autres tels que moi furent plus gênés. Cette fois Tom était présent dès le début, et accepta de faire équipe avec moi.

On retira tous au moins le haut et on suivit les indications en se massant tour à tour. C’était très technique, bien loin d’une vraie partie de caresses… et pourtant, avec ces mains passant et repassant sur l’épiderme, impossible de ne rien en ressentir.

Il fallait suivre des lignes avec précision, presser, appuyer, ne pas faire craquer l’épaule, dénouer les nœuds. Tom passa en premier, il endura en grimaçant, pourtant je faisais de mon mieux pour exécuter les gestes les plus doux et les plus tendres possibles. Dès qu’Estelle détournait le regard, j’en profitais pour ne plus suivre ses consignes et passer amoureusement mes mains partout sur son dos, voyant à chaque geste son visage se détendre et sourire. Oui, sourire ! Et pas un de ses petits sourires moqueurs, un vrai sourire de plénitude.

Lorsque ce fut mon tour de m’allonger, Tom se montra presque coquin.

Ses doigts dépassèrent un peu les frontières données par Estelle, me caressèrent sur les côtés, puis tout autour du cou, et touchèrent même cette culotte que je portais et que je n’avais osé enlever, très petite, qui laissait le haut de mes fesses à l’air libre. Tom lui aussi suivait à peine les consignes, et fut même reprit par Estelle. « C’est une fille fragile, faut pas que je lui fasse mal », dit-il sans se démonter.

Puis on tourna, je fus mise avec Stéphanie, Tom passa avec sa petite sœur Jeannette. Tom aimait bien Jeannette et Jeannette aimait bien Tom, ça je l’avais vu dès le début. Stoïque, je me concentrai sur les gestes en considérant le moins possible ces deux idiots, pour bien montrer que je n’en avais rien à carrer. Cette copine me faisait une concurrence déloyale. Mieux nourrie, mieux éduquée que moi, elle était fine et gracieuse sans le moindre effort à fournir.


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Drague, proposition et aventure

Chez les hommes, l’aventure sexuelle est souvent plus périlleuse…

J’aurais bien aimé lui sortir un truc bien poétique.

Ah oui… « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux ».

Heu, peut-être pas quand même. Eh, t’es de mauvais conseil ! Tu cherches à me ridiculiser ! Une phrase dans ce genre me casserait tous mes plans, sauf si je voulais draguer des petites filles à la rigueur.

Et encore. De nos jours même les petites filles surfent sur Internet et connaissent ces phrases à la con toutes faites.

Tu crois ?

Si elles connaissent déjà Youporn elles peuvent bien connaître ça aussi.

Mon dieu quelle horreur…

N’empêche, un compliment bien placé sur le thème du regard peut faire mouche. Pas celui-là, je te l’accorde. Réfléchissons, qu’est-ce que t’aurais pu lui dire en restant dans le sujet ?

Je t’arrête tout de suite : je les ai pas vus ses yeux.

Arrête de draguer les femmes en burka aussi !

Tu dérailles, la plupart des burkas justement on ne voit QUE les yeux. Tu vois même pas les pieds, à peine la forme du corps, par contre les yeux si.

Sauf celles qui ont carrément le petit grillage.

Enfin, là de toute façons c’était plutôt le contraire. C’était une plage naturiste et évidemment elle ne portait rien, sauf…

…Des lunettes de soleil.

T’as tout compris. Et des noirs de chez noir ! Mon visage se reflétait dedans, comme approche je me voyais mal me faire un compliment à moi-même. Par contre je me suis observé comme dans un miroir et en ai profité pour me repeigner, ça m’a servi d’accroche.

Improviser et utiliser l’à-propos, bravo ! C’est ce qu’il faut faire.

Elle s’est marrée, ça a bien fonctionné.

Jusqu’au bout ?

Question baise, oui. Après une petite conversation je lui ai dit qu’elle me plaisait et on est allés derrière une dune.

Pourtant c’était pas gagné d’avance, c’était une plage naturiste classique, plutôt familiale, pas du tout un coin chaud.

Comme quoi faut pas hésiter à foncer.

J’aurais quand même bien aimé voir son regard.

Elle a pas du tout voulu retirer ses lunettes ?

Non. J’ai pas osé lui arracher, si ça se trouve elle l’aurait mal pris et se serait tirée avant que je jouisse. T’imagines l’horreur ?

Suffisait de le faire après.

Ça s’est réglé plus simplement. Je me suis allongé sur le dos et elle m’a chevauché, bien cool en Andromaque. Ben va savoir pourquoi, sur la fin elle s’est retirée et m’a branlé avec son visage juste devant le gland.

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Amour à l’envers, amour par derrière

La sodomie, en parler c’est bien, la pratiquer c’est… pas si aisé.

On a souvent parlé sodomie avec Cyril. Plein de fois on s’est dit qu’on devrait essayer. Pour tout dire, il lui est même arrivé de me chuchoter « ce soir, je te le fais par derrière ».

Tu en avais autant envie que lui ?

En fait, plus encore… bien plus que lui. Au début j’étais juste curieuse. Et puis dans mon bain, cette curiosité m’a poussé à tester un doigt. J’ai tellement aimé que je me suis dit, si je ressens ce plaisir avec mon majeur, qu’est-ce que ça va être avec son sexe. Et tu me connais, je suis perfectionniste. Aussi, le jour où il m’a confié sa volonté, je me suis faite un lavement.

En cachette ?

Bien sûr ! Ça n’aurait pas été très glamour. Discrètement, donc. Et j’en ai été pour mes frais.

Finalement il ne le sentait pas ?

Il avait comme… oublié.

Le mufle !

— Il s’est contenté de me faire l’amour en levrette, en faisant genre que par derrière voulait dire ça.

En plus il te prend pour une idiote.

Pourtant, il m’en a reparlé peu de temps après. Et le même petit manège a continué : dès qu’il m’en parlait, lavement pour zéro résultat.

T’as fait comment ?

J’ai tout fait. Du truc de pharmacie aux méthodes de naturopathe. Aujourd’hui, le bien dans le mal c’est que j’ai le trou d’une propreté incroyable. On dit qu’un colon propre est un passeport de bonne santé : là-dessus je suis servie, je pourrais presque ouvrir un service de coaching pour gays.

Et il n’a toujours pas daigné te le faire ?

Toujours pas. Ce qui ne m’empêche pas de ne plus être vierge de cet endroit depuis longtemps. Ah, il n’avait qu’à se décider !

Tu lui aurais parlé des lavements il se serait peut-être décidé, qui sait…

Ce sont pas des choses qui se disent ! D’ailleurs je ne l’ai dit à aucun amant : ils m’ont tous enculée sans faire d’histoire.

Bah oui, les mecs sont des cochons : un trou à combler, ils y vont sans se poser de questions. Sauf ton mec.

Le pauvre…

Oh, on dit que tant que tu ne fais pas l’amour, tu ne trompes pas.

Le problème, c’est qu’avec mes partenaires de sodomie, dès qu’on a pratiqué par cet endroit ça nous donne d’autres envies. Que veux-tu, quand on ouvre la boite de Pandore…

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Vera, docile et soumise malgré elle

Vera, la soeur d’Anastasia, apprend le sexe dans une atmosphère de domination…

Il y avait désormais des automatismes en elle. Il suffisait que la verge ou les testicules s’approchent pour qu’elle ouvre la bouche. Le garçon avançant son bassin, ma petite sœur refermait alors ses lèvres, et suçait. Une couille, un gland, un bout de queue, un doigt, elle suçait ce qu’il y avait un sucer, elle suçait ce qui passait, mécaniquement, comme si elle le faisait sous hypnose, sans même s’en rendre compte. Comme si sa bouche n’était faite que pour ça, qu’elle n’était rien d’autre qu’un objet sexuel, qu’une machine à faire du cul. Vera tenait le rôle de ces parfaites petites pompeuses et baiseuses faciles et dociles comme on en rencontre parfois. De celles qui ouvrent la bouche ou écartent les cuisses dès qu’un membre s’approche du visage ou du bassin.

Au-delà des frottements, le garçon se servit de sa main pour se masturber en plusieurs endroits.

Devant son visage évidemment, en lui ordonnant d’entrouvrir les lèvres, contre ses joues, entre ses fesses. Elle eut aussi droit à l’inévitable « branlette espagnole » consistant à la masturbation du pénis entre les deux seins. Ils étaient tout juste assez gros pour cela. Je crois qu’il manqua d’éjaculer à cette occasion, car il finit par s’éloigner de la poitrine pour s’égarer devant son visage… Bien que la vision du visage de ma petite sœur inondé de cette affreuse substance blanche m’était fort pénible, j’en étais à espérer que cela s’achève ainsi.

Qu’on en finisse le plus vite possible. Mais rien ne sortit du gland du garçon, qui en parut déçu, ou peut-être honteux. Comme pour faire diversion, il la plaça en différentes postures. Sur le ventre, sur le dos, à genoux, sur le côté, assise, jambes écartées, jambes refermées, profitant à fond de son esclave sexuelle. Il introduisit ensuite le majeur en son vagin, sans violence aucune. Il testa en surface, à un ou deux centimètres, à quatre ou cinq, le plus profond possible…

Heureusement, je lui avais montré comment faire et il ne chercha pas à brusquer. Le fait est que le doigt s’enfonçait de plus en plus facilement… et en ressortait de plus en plus humide. Il put même aller jusqu’à entrer deux doigt à la fois. Vera acceptait, se détendait, respirant calmement. Avantage : lorsqu’il se déciderait pour un nouveau coït, cela se passerait sans doute bien. Car les rapports sexuels n’étaient pas achevés, j’en étais convaincue.


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Partage de fantasmes entre filles

Yeux clos, des copines se content des fantasmes improvisés…

– C’est à qui ? Dit Clarisse, visiblement impatiente de reprendre.

– Pourquoi pas à toi ? Dis-je, sentant que c’est ce qu’elle voulait entendre.

– D’accord…

Nouveau temps de silence. Clarisse se préparait et ça me démangeait, mon petit arrière-train remuant déjà sur la mousse fraîche. J’aurais presque cueilli n’importe quel copain passant par là pour le faire venir ici jouer au facteur pour de vrai avec nous. Prête à me lever, en inviter un, en inviter deux autres, ou davantage, et qu’on fasse tous ensemble une immense partie de facteurs, que l’on se transmette un amour fou, gratuit et désintéressé. Si ce fantasme avait été réalisable (et peut-être l’était-il), j’ignore s’il m’aurait comblée ou déçue.

Pour tout dire, mieux valait rester dans le fantasme… chercher à le réaliser aurait rompu cette complicité qui régnait entre nous trois. Et puis, mon corps en demandait tant que mes doigts étaient des alliés bien plus fiables que ne l’aurait été un garçon.

Clarisse venait de trouver l’inspiration…

– Nous sommes trois prisonnières en haut d’une maison. On a été enlevées par des ravisseurs qui demandent une rançon. Il y a trois hommes qui nous ont attachées, et qui nous surveillent avec leurs revolvers. On est effrayées, et on se demande si on va s’en tirer vivantes. Il y en a un qui s’approche de nous, et qui commence à nous toucher.

Tiens ? Voilà qui m’étonne.

Ma Clarisse nous faisait entrer dans un fantasme de sexe forcé.

Je n’aurais pas cru ça d’elle.

– Quel âge on a, on est des grandes ? Demanda Nathalie.

– Non, on est comme maintenant. Ceux qui nous ont enlevées ont nos âges. Celui qui nous touche est un petit aux doigts crades, crâne presque complètement rasé. Ses mains me pelotent, j’ai horreur de ça. Un deuxième se met à se frotter contre toi, Nathalie. Tu détournes la tête, tu essayes de lui échapper, tu ne peux pas. Tu sais qu’il va te forcer à faire des choses et tu sais que tu vas être obligée de les faire. Et moi et Chloé, on le sait aussi. Soudain… Il vient d’y avoir un bruit ! Un bruit au rez-de-chaussée. Les trois ravisseurs sont inquiets. Celui qui avait commencé à nous toucher va voir. Il descend, et… on n’entend plus rien. Il ne revient pas. Les autres commencent à paniquer. Ils descendent aussi. On entend des coups de feu. Des tables renversés, du verre brisés. Il y a de la bagarre. Puis, plus rien. Des voix. Puis, on entend des pas qui montent les escaliers.

– Qui c’est ?

– C’est nos petits copains ! Ils sont arrivés à nous retrouver, et ils ont tué nos ravisseurs.

Ah non, finalement le scénario se déroule encore différemment que je ne le supposais. Tant mieux, j’adore l’inattendu.


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Se préparer à lui plaire…

Quand Chloé n’aime plus son corps, Estelle est là pour la rassurer

Estelle me calma et entreprit de me rafistoler, faisant tout pour me rassurer. Il est vrai que j’avais grossi les faits. Mon bronzage m’allait finalement plutôt bien, mes blessures n’étaient pas si nombreuses. Elle me les soigna et me dit que d’ici deux jours il n’y paraîtrait plus. Je fis des histoires pour un petit bleu qui restait près de mon entrecuisse, sans doute apparu lors d’une grimpette en haut d’un arbre.

Elle dut se pencher pour arriver à le distinguer. « Oui bon, admettons, d’ici on le voit. À condition que tu sois toute nue et qu’on se place vraiment très, très près de l’endroit ». Je rougis. Mieux valait ne pas répondre. Ma chère cousine me mit un après-shampoing qui fit briller ma chevelure, me peignit. Enfin, elle me passa une robe dont une amie de Marthe lui avait fait cadeau et qui était trop petite pour elle.

Je te la donne, elle est parfaite.

Là, cette fois j’étais toute contente. Estelle m’avait redonné confiance, je me trouvais de nouveau belle. Après le traditionnel câlin de remerciement, je fus prise de quelques restes de doutes. Je demandai si on pouvait faire quelque chose pour mon visage, un soin esthétique par exemple, si on pouvait me prêter un fer à repasser, si ça ne serait pas bien de me faire un peu couper les cheveux, si je devais me faire un chignon, une tresse peut-être, un revers à la robe pour qu’elle soit mieux ajustée.

Stop ! Tu fais plus rien, c’est déjà amplement suffisant. Un conseil : n’en fais jamais trop pour un garçon, ignore-le un peu aussi, autrement il risque de te prendre de haut. Surtout ce genre de petit frimeur.


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Offerte aux regards lubriques

Le sable, la nudité, des regards… tout ce dont Chloé a besoin

Après quoi, mon sens de la mesure s’estompe et je reprends mes activités favorites. Quelques regards, quelques postures… un petit geste sexy de dévêtement, une chevelure que je fais vibrer dans le vent et hop, c’est reparti : j’en retourne encore à ce mélange de provocation coupable et de bien-être naïf. Certains garçons vont jusqu’à envoyer leur ballon le plus près possible de ma serviette. Certains papas se mettent à rejouer à la balle avec leurs enfants tout étonnés et tout contents, juste pour pouvoir faire de même.

Ma présence rapproche les familles ! Une fillette à mater, c’est excellent pour les rapports père-fils, dirait-on. Bien moins pour les relations mère-fils ou père-mère. J’espère ne pas être l’élément déclencheur de nouvelles séparations.

Par contre, les vieux poilus et leurs yeux globuleux, je n’y arrive toujours pas. Là, c’est moi qui ne joue plus, je vais quand même pas faire dans le social. Oui je sais, j’aurais pu faire un effort.

Offrir un petit moment de plaisir visuel (et virtuel) à un homme un peu trop gros, seul, triste, ne prête pas à conséquence.

C’eut été tout à mon honneur. Seulement je n’y parviens pas. En même temps, peut-être est-ce mieux de ne pas les encourager. Décidément, on en revient toujours à la même histoire, la société a beau avoir l’air bien comme il faut, il suffit de creuser un peu pour en démasquer les travers. Les grands devraient faire la part des choses.

Mes petites provos enfantines ne sont jamais que d’aimables jeux sensuels, platoniques qui plus est. Pourquoi vouloir s’en mêler, pourquoi ne pas nous laisser nous amuser à ce jeu entre enfants. Il est pédagogique, épanouissant, et plus innocent qu’on ne le pense. Est-ce que nous, les enfants, cherchons à nous plumarder avec les parents quand ils sont tout nus au lit ? Tant pis : je m’éloigne et plus personne n’en profite. Je ne suis plus qu’un petit point de chair fraîche au loin, tout au bout de la plage.


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Rescapées des seventies

Deux générations parlent du sexe selon les époques…

Comme je te disais, avec la révolte hippies tout s’est un peu libéré. Oui, révolte… et pas révolution comme ils le prétendaient. Avec ma soeur on s’est mises à vivre de façon très naturelle, comme se mettre toutes nues un peu n’importe où. On cherchait jamais à provoquer, on se posait pas de questions c’est tout, vu que maman disait rien.

C’est souvent comme ça, enfants. On se permet tout jusqu’à l’engueulade : c’est le marqueur. Et les réactions autour de vous ?

Jusqu’à un certain âge, rien. Enfin pas que je sache. Difficile à dire… ma sœur et moi on vivait un peu dans une bulle, dans notre petit monde à nous. Vers nos treize ans, là tout a changé : on était formées, on en paraissait presque quinze… pas mal de garçons ont voulu coucher avec nous.

Ça vous a fait quel effet ?

Rien de spécial.

Peine perdue pour eux ?

Peine gagnée. On a dit oui comme on aurait dit oui pour jouer au ping-pong ou à chat perché, en toute innocence. C’était ni désagréable ni follement excitant. On s’y est pas du tout mis par goût de l’extrême ou de l’interdit. Notre virginité, on l’a presque perdue sans s’en rendre compte. Un moment d’inattention et elle était partie ! Du genre « tiens mais c’est vrai en fait, on couche depuis bientôt un mois, on est carrément plus vierges du tout ».

Vous êtes allées jusqu’où ?

Oh, baise classique, rien de plus. Enfin si, il est arrivé qu’on couche l’une à côté de l’autre, ou peut-être avec aussi un autre couple ou deux dans la même pièce.

Des orgies ? Des partouzes ?

Plutôt une promiscuité. Faute de place ! Je te jure, bien que les parents soient libérés ils nous permettaient pas tous des parties de cul. Les horaires pour le faire et les lieux étant ultra-limités, il est arrivé que… enfin, voilà quoi.

De notre côté sans partouze ni échangisme, ou mélangisme ou je ne sais trop quel terme.

Après avoir fait l’amour une fois on n’avait pas envie d’une deuxième, encore moins d’une troisième ou quatrième. Au grand malheur de certains partenaires ! Ils se seraient battus pour passer en premier, vu qu’il n’y avait pas de second.

Toujours la même histoire : plus les vieux cherchent à limiter leurs mômes, plus c’est le contraire qui arrive. Et par la force des choses, apparemment. Je suis sûre que certains de leurs enfants sont devenus partouzards alors qu’ils seraient restés sages avec un peu plus de liberté !

Possible. En même temps, cette même liberté leur a donné envie de nous sauter aussi jeunes. Trop de liberté ou pas assez, super dur de trouver le juste milieu…

Les garçons vous ont manipulées.

Je suis pas certaine.

Eux n’avaient sûrement pas la même innocence.

J’imagine ? Quoi que pour certains, va savoir. Le problème est qu’on n’a pas fait du sexe de la plus belle des manières. On l’a découvert d’une manière… comment je pourrais dire ? Surfaite.

Du cul très maladroit je suppose.

Oui, du banal, du plan-plan. D’ailleurs, entre le déshabillage et l’éjaculation il était rare qu’on dépasse les cinq minutes ! On a dû prendre les rênes.

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Complicité féminine singulière

Souvenirs de Chloé, adolescente, aimant les rapprochements corporels entre filles…

Les filles sont curieuses de nature, et aiment les propositions. Parfois, cela va plus loin que la poésie. Ça ne vient jamais de moi : je propose de le faire l’une à côté de l’autre, soit en se racontant des fantasmes, soit sans mot dire. Rien de plus. Il arrive alors que la copine en question, dans le feu de l’action, ressente le désir d’aller plus loin. « C’est normal, tu tentes le diable », me dira souvent Clarisse plus tard.

La comparse souhaite alors me caresser, que je la caresse, qu’on se le fasse l’une l’autre en même temps, ou bien qu’on se le fasse avec nos langues. Je n’en demande pas tant, m’exécute pour ne pas frustrer, et au final donne bien davantage de plaisir que je n’en prends.

Non pas qu’il soit fortement déplaisant de cajoler une fille… mais ça ne me passionne pas non plus, et surtout lors de ces petites escapades en duo, ce n’est pas mon objectif de départ. Le moment devient alors assez pédagogique, car en m’occupant de la copine je lui fais souvent découvrir de nouvelles zones érogènes, la doigte d’une façon qu’elle n’avait jamais tentée, lui apprends à mieux connaître son corps. On me dit souvent que je ferais une excellente « sexologue de terrain ».

Sur le coup, l’amie en est toute chamboulée, et quelques heures plus tard elle revient me voir pour me poser des questions techniques afin de se le refaire. Certaines ont ensuite tout le temps envie que je leur refasse des trucs, et je dois m’éloigner. Deux ou trois sont même plus ou moins tombées amoureuses. Il faut croire qu’effectivement, je tente le diable…

Là, je freine des quatre fers. Malgré toutes ces expériences, je ne me suis jamais considérée comme lesbienne, ni même bi. Caresser quelques filles m’a tout de même appris des techniques liées aux garçons : les caresses à l’anus.

À force, je me suis également mise à explorer cet endroit, pour varier un peu, et c’est en fait autant zone érogène chez elles que chez eux. Après, il faut trouver l’homme qui accepte de me laisser le titiller là. Ces messieurs craignent pour leur sacro-sainte virilité… puis quoi encore. C’est pas en te laissant faire que tu deviendras gay mon ami, t’en fais pas comme ça. Ah, comme tout serait plus simple si on se laissait un peu plus aller…


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L’aider dans ses premiers ébats

Deux soeurs sous l’emprise d’un chantage. Vera doit se donner à un garçon, sa grande soeur est présente pour l’aider dans ses ébats sexuels…

Lorsque chacun fut habitué aux allées et venues, je poussai un tout petit peu plus profondément. Peu encore, peut-être rien qu’un petit centimètre supplémentaire. Cela suffit au garçon pour que son érection s’allonge et durcisse. Quant à Vera, physiquement tout se passait sans problème : c’est psychologiquement qu’elle tiqua. Cela allait moins bien que tout à l’heure… en fait, alors qu’elle respirait de façon naturelle jusqu’à présent, elle bloquait désormais son expiration.

D’abord une fois, puis deux… puis de plus en plus souvent, et même à chaque fois, finissant par en perdre son souffle. Je compris enfin pourquoi elle faisait cela. Je fis une pause. Le garçon ne saisit pas bien mais attendit sans mot dire.

Sœurette, n’oublie pas de te laisser respirer, ne bloque rien.

Je ne peux pas. Si je me laisse souffler je…

Vera ! Si tu sens des gémissements monter en toi, tu dois les laisser s’exprimer. Je te l’ai dit, laisse-toi complètement aller. Plus tu te laisseras gémir, plus la pénétration sera facile. Tu ressens plein de choses à la fois, ça te permettra de mieux gérer.

Comme prise sur le fait, elle baissa les yeux.

Toutes les filles le font, il n’y a rien de plus normal.

Mais il va se dire que je suis…

Ne prête pas attention à lui, ni à son grand frère. Concentre-toi sur ton corps et ton âme, comme s’il n’y avait que toi et moi. Le reste est sans importance. Écoute : tu es assez lubrifiée pour que le rapport sexuel se prolonge au mieux, et jusqu’au bout. Tu t’en doutes, il faut qu’on parvienne à aller plus loin. Plus profond. Si on veut y arriver sans que tu aies mal, il faut que tu te donnes. Ne sois pas dans la réflexion : tu respires naturellement, et s’il y a des sons qui sortent, tu les laisses sortir sans t’en occuper. C’est tout bête. Tu comprends ?

Elle secoua la tête, approuvant. Il me fallait lui apprendre à gémir. Lui apprendre à sortir les sons au bon moment, afin qu’elle puisse faire l’amour sans s’essouffler. Afin que les sons aident à mieux gérer, mieux ressentir… mieux faire venir.


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Une idée derrière la tête

Deux filles seules, une chambre et un désir…

Bon, ton père vient de claquer la porte, on est seules.

— …Et censées terminer l’exercice de maths, Maria.

Lætitia, on pourra le terminer demain matin, avant le cours. Tu sais bien que le vendredi la prof arrive toujours avec dix minutes de retard.

Tu veux qu’on se roule quelques patins ? D’accord…

Je parle de plus.

De plus, c’est-à-dire.

Je te parle de ça Lætitia.

Eh ! Tu te mets toute nue ici, dans ma chambre !? Pour quoi faire ?

En principe tu devrais en avoir une petite idée. Mais si je ne te plais pas ou que tu n’apprécies pas la proposition, je peux me rhabiller aussi vite.

Tu me plais beaucoup Maria. Ce n’est pas pour rien que j’adore te câliner et t’embrasser. Franchement, c’est presque encore mieux qu’avec un garçon ! Et d’ailleurs je ne dis pas, nue t’es encore plus jolie.

Tu ne veux pas m’imiter et faire aussi valser ta robe ?

Tu as… envie de moi ? Qu’on couche ensemble ?

J’ai envie d’un rapprochement plus tactile et plus mouillé.

Dis pas oui par politesse ou pour faire plaisir. Est-ce que t’as envie aussi, ou non ?

J’ai envie. Je sais pas de quoi, puisque je ne sais pas si deux filles peuvent faire l’amour au sens propre du terme… enfin, on peut voir ce qui est possible de faire. Mais pourquoi maintenant alors qu’on a si peu de temps ?

Parce qu’il est super rare qu’on soit toutes les deux dans une maison vide. Qui sait quand sera la prochaine. Oui on a que quelques minutes devant nous, raison de plus pour faire vite. Si ça te dérange pas, je te déshabille moi-même.

Ben, que je dise oui ou non t’es décidée à le faire apparemment. Et drôlement rapide. Ce serait pas plus prudent qu’on fasse quelque chose en gardant des fringues ? Tu m’enlèves tout alors que juste la culotte suffirait et…

T’as un corps si attirant, dès que je te vois avec des vêtements j’ai envie de te les retirer. Tous.

Tout le temps alors ?

Tout le temps.

Mmmm… tu me fais beaucoup d’honneur à te mettre à genoux comme ça devant moi… Tes baisers sont super doux. Tes mains aussi…Tu sais je… faut pas croire, je suis pas lesbienne.

Moi non plus, t’inquiète. Ce n’est qu’un peu de tendresse partagée. C’est notre avantage, nous les filles quand on fait du sexe entre nous c’est bien moins violent qu’entre garçons. Puis c’est qu’à partir du cinquantième cunni qu’on commence à changer de bord, pas avant. À propos, je peux descendre plus bas ?

J’osais pas te demander.

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Echanges entre deux coquines

On peut aimer autant le sexe l’une que l’autre sans avoir le même point de vue…

– Franchement Charlie… À quoi bon se compliquer autant l’existence ?

– Se compliquer l’existence ? T’es idiote ou quoi ? Il ne s’agit pas de se la compliquer, il s’agit de l’embellir ! De s’offrir des expériences impérissables !

– Tu trouves pas toute cette panoplie un peu gadget ?

– Au contraire, chaque posture est hyper étudiée. Aucune n’est gratuite : l’une permet d’explorer le périnée, l’autre laisse les mains libres pour qu’il te caresse les seins et le clitoris en te pénétrant. Telle autre fait frotter la verge contre le point G, telle autre te visite plus en profondeur…

– Si ça se trouve, le jour où tu testeras tout ça c’est là que tu seras déçue.

– Je ne pense pas. Et quoi qu’il en soit ce n’est pas une raison pour ne pas essayer.

– Passe des annonces ! Recherche des libertins, des adeptes du tantrisme… je sais pas moi.

– Les libertins aiment bourriner, pas forcément faire preuve de tact. Puis j’aime tellement les hasards de la vie !

Ce serait vraiment malheureux que je sois forcée de déposer une demande en bonne et due forme. Est-ce qu’il n’y a donc aucun mec pour pratiquer le collier de vénus ? Le marteau piqueur, le lotus inversé, le jeté arrière ? Ils ne savent même pas ce que c’est.

– Moi non plus. Tant que j’ai mon orgasme, ça me va. Tu n’aurais pas du mal à jouir ? Et à cause de ça tu rechercherais d’autres chemins ?

– Jouir ne m’a jamais posé problème. Même quand je ne jouis pas ça ne me pose pas souci. Ce que je veux développer, c’est le plaisir qu’on ressent AVANT l’orgasme. Là est le secret des relations sexuelles au top, enfin de mon point de vue.

Tous ces babillages ne m’avançaient pas beaucoup plus. Heureusement, une solution allait faire son entrée… Qui allait m’apprendre ce proverbe : « On va toujours chercher bien loin ce qu’on a sous les yeux ».

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Enfin de quoi mettre en valeur son corps

Tata offre à Chloé son premier cadeau pour être attirante…

Seconde partie de l’été. Tata Marthe, enfin ! Clarisse est en vacances avec sa maman, Estelle est chez son père, et Marthe loge chez une copine à la campagne, près d’un bois. Je ne fais pas ma difficile, j’ai Marthe pour moi toute seule. En plus, la copine a deux filles de six et huit ans, je commets mille gamineries avec elles. Et puis, ça a beau être la campagne, en été il y a plein de touristes et le petit centre-ville est bien animé. Tata devine que je sors d’un séjour paternel éprouvant.

Pour me consoler, elle m’offre ma toute première vraie robe. Une robe d’été toute fraîche, blanche et rouge, qui me sied à merveille. Arrivant aux genoux, légère, un peu moulante sans être affriolante : ça reste une robe d’enfant et pas d’apprentie pétasse. Elle a l’œil, tata, elle a super bien choisi et je me trouve très belle.

C’est une étape décisive : désormais je ferai acheter bien plus de robes et de jupes à maman, que de pantalons. Quant aux fringues unisexes, ce ne sera plus que pour le sport. Elle en sera ravie, et constatera que tata n’a pas que de « mauvaises influences » sur sa fille.

Lorsque tata fait un cadeau, c’est tout un concept. Ma tante m’explique que c’est une acquisition précieuse, que la robe est une formidable invention pour rendre les filles plus jolies, et que je ne dois pas la ranger n’importe où ni n’importe comment. Ce n’est pas maman qui la contredirait, elle qui me gronde sans arrêt pour mes fringues traînant dans la chambre. Tata, elle, je l’écoute, soucieuse de faire honneur à son offrande. Je découvre ainsi que nul besoin d’être nue pour attirer les regards.

Même pas besoin d’adopter une attitude particulière, une mise en scène ou quoi que ce soit : la robe fait tout le boulot à ma place. Il me suffit juste de suivre les consignes de tata : ne pas plier la robe, l’accrocher à un cintre, l’enfiler délicatement sans la chiffonner, rabattre les cheveux en arrière, ne pas oublier la culotte (elle a bien fait de préciser ce point).

Je me demande si on me mate pour mon physique ou pour la beauté de la robe, sans saisir encore qu’il s’agit d’une alchimie entre les deux. Sans saisir aussi ce paradoxe faisant que, plus un garçon admire une fille en robe, plus il n’a, consciemment ou non, qu’une seule idée en tête, la lui ôter.


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Témoignage d’une nudiste assumée

Une copine de vacances conte à Chloé son éducation naturiste…

« Tes parents ont dû te trouver si jolie à ta naissance qu’ils ont préféré te laisser telle quelle sans te vêtir », lui dis-je pour lui faire plaisir tout en étant sincère. Sandrine semble très touchée, rougit. Il est rare que je fasse rougir une fille, quand ça arrive, j’adore, il n’y a rien de plus beau qu’une fille en cet état.

Je l’interroge sur tout : les membres durs des garçons, leur évolution physique d’année en année, à quoi ressemblent les câlins des couples, si les zizis flottent sous l’eau, s’il y a des lieux chauds… vraiment tout et n’importe quoi. Sur les lieux chauds, elle dit que c’est la question qu’on lui pose tout le temps. Une fois ou deux, sa famille s’y est égarée. Oui, l’éternel cap d’Agde. Le centre qui ruinera un jour l’image de cette culture, selon le papa de Sandrine. Là-bas, il y a deux parties.

Une familiale, et un centre libertin. La frontière n’est pas clairement définie. Pour peu qu’on ne fasse pas attention et que l’heure tourne, on se retrouve le soir au quartier olé-olé. Là, un soir seulement, Sandrine y vit tout ce qu’elle ne devait pas voir. Non, pas tout. Elle ne vit pas les couples s’attraper dans les buissons ou sur le sable (ça, elle en entendit seulement parler). Elle eut surtout affaire aux couples transformant le nu en abjection.

Piercings aux sexes, aux seins, rouge à lèvres noir, collier à clou, chaînette autour de la taille.

Une femme sans rien mais portant des talons hauts, un homme torse nu à cravate… Un festival de mauvais goût. Sur le coup ça la fit rire. En y resongeant elle en fut très troublée. Elle fit le rapprochement, certes un peu sévère, avec certaines filles de son centre nat’, toujours à bien se recoiffer, se mettre des boucles d’oreille ou des barrettes dans les cheveux.

Sandrine n’en démordait pas : il était anormal que dans un lieu naturiste on puisse trouver des obnubilés de l’apparence. Depuis, elle a prit le contrecoup. En centre, désormais, elle ne se soucie plus jamais de comment on la voit. Cheveux en bataille, peau qui pèle, toute nue à pas d’heure quand les autres sont rhabillés, elle s’en fout. Ou au contraire, prend un malin plaisir à jouer avec cela.


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Le jour de ma conception

Certaines mamans ont des choses inavouables à raconter…

Dis maman, tu pourrais me raconter comment je suis née ?

Comment s’est passé l’accouchement ? Tu le sais déjà.

Je ne parle pas de l’histoire de ma naissance. Je parle de celle de ma conception.

Ta… conception !?

Oui, ma conception maman ! De quelle manière, quand, et comment tu as baisé pour me faire avec papa ! Enfin quoi…

Ta demande est très particulière.

J’ai toujours rêvé de savoir, et je sais que tu connais le moment. T’as toujours été la reine du calcul. Je suis sûre que ce jour-ci ou cette nuit-là, tu savais que c’était LA bonne période pour l’ovulation. Non ?

Si.

Et avant que tu me mettes en gardes, je sais que je suis née dans les seventies, et que t’étais dans une période défonce, amour libre et petites fleurs. Donc tu peux raconter sans détour. Je suis préparée à ce que ce soit lié à une expérience très spéciale.

Ça l’était, effectivement. Puisque tu veux savoir et que tu t’y es préparée, je vais te dire. À l’époque je vivais dans une communauté. On aimait coucher n’importe où n’importe quand sans protection, quitte à faire une ribambelle d’enfants de façon désordonnée. Le nombre de gamins qui ont vécu plus tard avec un papa qui n’était pas leur vrai papa ! Rassure-toi, ce n’est pas ton cas. J’étais un peu la ringarde du groupe, car presque la seule à leur enfiler tout le temps des capotes, même pour les pipes.

— Vous couchiez en groupe au grand jour au beau milieu des prairies ?

Pas tout à fait au grand jour, car des enfants justement il y en avait parmi nous. On avait une salle spéciale, isolée, dans laquelle on se rendait discrètement, que ce soit pour les envies d’amour à deux ou d’amour à dix.

Et officiellement, le rôle de cette salle ?

Salle de réunion.

Les enfants de la communauté étaient pas dupes, à mon avis. Les enfants devinent toujours tout, d’une façon ou d’une autre. Les parents devraient le comprendre.

J’aime mieux ne pas y songer ! Enfin donc, des tas de mecs mouraient d’envie de me sauter sans protection, et de me faire un ou plusieurs gosses. Mes désirs maternels se sont développés plus lentement que les autres… ils se sont développés tout de même. Un jour je leur ai dit : ce soir seulement, ceux qui veulent tenter le coup le peuvent.

Il y a eu beaucoup de candidats ?

Je dirais une bonne dizaine.

Waouh. T’avais une sacrée patate ma mamounette.

Tu peux le dire, car c’était tous de beaux jeunes hommes vigoureux, et qui rêvaient de ce moment depuis longtemps. Plus tout de même un ou deux vieux bien peu fertiles.

Tu leur as quand même laissé ton corps ?

Je n’ai pas eu le cœur de les rejeter.

Et parmi tous ces cochons, il y avait… papa !

Naturellement.

Ça a été le combientième à te faire l’amour ?

C’est le plus particulier : il ne m’a pas fait l’amour.

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