Un plaisir coupable qui grimpe, qui grimpe…

Deux frères, deux soeurs. Ils savent tout sur elles. Bien assez pour exercer sur elles un odieux chantage sexuel….

Elle avait beau se donner du mal, il avait beau faire tous les efforts qu’ils pouvaient, les deux si jeunes corps inaugurant leur sexualité baissaient en cadence. Pourtant, j’en étais certaine : le dénouement pouvait être proche. Aussi, mes mains se posèrent une ultime fois sur les hanches de ma sœur. Elle me laissa faire, il me laissa faire. Ce fut comme s’ils s’étaient hypnotisés l’un l’autre, s’imaginant n’être que deux dans la pièce, et qu’ils s’apercevaient soudainement de la présence de cette intruse et de cet intrus. Ma sœur jeta des regards presque paniqués autour d’elle, horrifiée que l’aîné la mate ainsi. Au moins cela voulait-il dire, je suppose, qu’elle n’avait pas entendu ses mots crus.

Il ne me fallait pas la perdre…

Reste avec moi Vera. Reste concentrée sur les gestes, ne pense à rien d’autre.

Profondeur, rapidité… cela montait, cela grimpait. Des deux partenaires, c’était Nicolas qui retenait sa voix : il mourait d’envie de gémir lui aussi, s’en empêchant, trop heureux d’entendre Vera et estimant sans doute que c’était uniquement pour les filles. La tête de Vera bougeait en tout sens et provoquait un ouragan en sa chevelure, dont les mèches virevoltait, se rabattaient sur son visage puis repartaient en arrière. Une fois de plus, l’un comme l’autre ne bougeait plus de lui même, me laissant tout diriger. C’en était trop pour l’aîné qui voulait sa part, lui aussi. Il s’adressa au cadet.

Mets tes mains sur les épaules de Vera.

Hein ?

Fais ce que je te dis. Tout de suite.

Nicolas le fit. L’aîné approcha, me poussa, ses mains se posèrent sur celles de son frère…

Voyons voir ce qu’il y a tout au fond de cette jolie petite chatte… Je suis curieux de voir l’effet qu’une bite aussi juvénile a sur une belle jeune fille comme toi qui ne se laisse pas impressionner par les dragueurs du dimanche.

d’un coup, les mains appuyèrent très fortement vers le bas.


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Sous l’emprise sexuelle d’un esprit

Du sexe avec un esprit… pur fantasme ? Dans cette histoire, c’est pourtant ce qui arrive à l’héroïne…

Le pénis, ou plutôt cette énergie qu’elle ressentait comme un pénis, revêtait différentes apparences sensorielles. Chaud, lumineux, spongieux, humide. Ne ressortant pas réellement, il se bornait à reculer pour mieux revenir, ne cessant d’honorer son corps tel une déesse. Il descendit plus profond encore. En fait, son ascension semblait sans limites. Cela avait déjà dépassé la longueur et la circonférence que le corps de son conjoint possédait.

Et à vrai dire, cela dépassait même les plus gros sexes que Sandrine avait connus de toute son existence. Même le petit copain qu’elle avait eu il y a quelques années, membré d’une vingtaine de centimètres, était petit joueur comparé à ce qu’elle vivait en cet instant. Du reste, alors que les vingt centimètres de cet ex lui avaient souvent fait mal, elle ne percevait présentement aucune souffrance. Uniquement du bien-être…

La pénétration s’allongea encore. En fait, cela atteignait désormais son organisme, encore plus profond que le point le plus profond de son vagin. Ne comprenant bien quel chemin était emprunté en elle, Sandrine sentit bientôt que la force était dans son côlon, puis rejoignait son anus. Une sorte de fluide entre anus et vagin la parcourut ainsi, tandis qu’elle n’en pouvait plus de se tordre et de gémir. Ce n’était plus à proprement parler une pénétration ou des va-et-vient, car cela circulait comme un courant continu : les ondes entraient et sortaient en même temps.

Puis, afin qu’il lui fasse vivre la totale, l’âme étendit son exploration vers ses entrailles, pour remonter dans la gorge et sortir par la bouche, qu’elle ouvrit tout grand, à la fois pénétrée par la cavité vaginale, anale et buccale, et ce par un seul et même homme.


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De corps et d'âme


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Lorsqu’une libertine en herbe efface les preuves…

Parfois, les souvenirs coquins passent de l’écrit à l’esprit.

Ce matin en me réveillant, j’ai jeté mon carnet. Quel carnet ? Il est vrai que je ne t’en avais pas parlé. Je ne peux te parler d’absolument tout ô lectrice, ô lecteur. Depuis quelques temps, je notais le fruit de mes expériences. Ce n’est pas prudent vis-à-vis des parents, j’ai pris le risque. Pour maquiller, j’ai écrit ça comme des notes de roman. Mon idée était de faire un guide de la parfaite experte, qui servirait plus tard aux prochaines générations. Oui, ce n’est pas toujours la modestie qui m’étouffe. Tout ce dont je t’ai parlé jusque-là y avait été noté. Bien plus simplement évidemment, avec des mots d’enfant.

Bien plus résumé aussi. Le faire était très amusant car pour cacher le méfait, je remplaçais tous les termes interdits par des mots de rien du tout. Maman aurait pu tomber dessus qu’à priori, je dis bien à priori, elle n’aurait rien saisi. Ainsi, j’y détaillais comment j’avais fait naviguer le bateau de Julius. Que le mât du bateau était très sensible et que, pour bien le faire bouger, mieux valait se rendre au gouvernail. Que le mât était revêtu d’une drôle de capuche qu’on pouvait enlever et remettre, rendant la navigation meilleure.

Que Julius aimait bien que je frappe sur deux tam-tam qu’il me confiait, qu’au début je trouvais ça marrant, mais moins ensuite. J’y racontais également mes rêves, où quand un ogre venait me dévorer, ça me faisait faire du sucre roux.

Que j’avais loupé mon premier échange de timbres au square avec un beau garçon, et qu’il m’en avait abîmé un par inadvertance. Que j’avais appris aux copines à déshabiller leurs poupées avec classe. Que lorsque le soleil me caressait, il y avait des fois où ça me donnait envie d’aller classer le courrier avec quelqu’un. Sur ce point, je n’avais pas été très futée d’ailleurs car « classer le courrier », maman connaissait très bien le sens, puisque c’est elle-même qui avait inventé cette allégorie.

J’avais commencé à conter que Sandrine avait pris ma main pour me faire tartiner une tranche de pain. J’ai tartiné, tartiné, elle a adoré ça au point qu’à la fin elle s’est jetée sur la tartine pour la dévorer comme une femme des cavernes.

Puis soudain, je me suis arrêtée d’écrire. L’expérience avait été si forte. À quoi bon la retranscrire, que ce soit en langage clair ou codé ? Et puis surtout, en écrire un guide reviendrait à en tirer des généralités. Or, en ces instants magiques, tout est unique. Rien n’est reproductible. Mon concept tombait à l’eau ! J’en étais pourtant à presque cinquante pages, un exploit. Seulement, c’était une fausse bonne idée.

Il faut que les générations futures fassent leurs expériences par elles-mêmes, sans chercher à imiter…

ni même s’inspirer de qui que ce soit. Puis tout de même, de telles histoires, il ne serait pas bon pour tout le monde d’en vivre si jeunes. Je pourrais inciter à la débauche, et alors certaines filles se diraient que ce sont des étapes obligatoires de l’enfance, ce qui n’est nullement le cas.

Non vraiment, ça ne tenait pas debout. Avant de le jeter, ce carnet j’en ai fait des confettis. On n’est jamais trop prudente. Les souvenirs sont restés si intacts que c’est comme si je les avais tous écrits. Je sais, tu vas te dire que j’étais folle. Folle d’avoir eu l’idée, ne serait-ce qu’un instant, d’écrire un guide de conseils osés pour enfants. Mais souviens-toi que je n’étais alors… qu’une enfant, et rien d’autre. Une enfant qui raisonnait avec son esprit d’enfant. Autrement dit qui raisonnait sans raison.


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Élégante petite salope

Dis-moi comment tu couches, je te dirais qui tu es…

— Elle a l’élégance et la courtoisie de ne jamais commencer directement par la pipe, même si c’est ce qu’on a programmé.

— Parce qu’une pipe se programme, dans ton couple ?

— Souvent c’est spontané. Mais régulièrement je lui fais part de mon envie, ou elle de la sienne, et on se fait une petite pause fellation, chez nous ou ailleurs.

— Et comment elle s’y prend ?

— Ça dépend. Parfois elle me roule des patins et me lèche dans le cou. Si elle a la possibilité de me mettre torse nu, elle me suce les tétons, m’embrasse de haut en bas, met sa langue dans mon nombril… et puis, pour se préparer et m’exciter, elle me suce les doigts.

— J’avoue, ça doit être pas mal du tout.

— Tu vois, dans le sexe faut savoir rester simple.

Pas besoin d’étudier le tantra ou je ne sais quel bouquin ou article traitant du sujet.

Il suffit de faire preuve d’un peu de patience et d’imagination. En plus, j’ai maintenant un bien meilleur self control. Au début j’étais en érection maximale au premier contact tactile. Ensuite, c’était après tous ces câlins. Maintenant, mon plaisir est plus intérieur : elle peut me faire plein de préliminaires tout en arrivant sur une bite intacte, ce qui lui permet de faire venir lentement l’érection avec sa bouche et ses mains. Si tu savais comment c’est mieux !

— Pour elle aussi je suppose. Sentir ton sexe grossir peu à peu entre ses lèvres et tes couilles se mettre à préparer le sperme…

— Oui, elle adore.

— Les filles élégantes ne sont plus ce qu’elles étaient… réjouissons-nous !

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Orgie or not orgie

Les soirées des jeunes filles sont parfois chaudes…

Je ne t’ai plus vue, à partir d’un moment dans la soirée. Tu étais où ?

T’as pas remarqué un garçon qui avait aussi disparu ?

Il y avait trop de monde. Enfin, c’en était un que j’avais pas remarqué.

Pas étonnant, on n’a jamais eu les mêmes goûts en matière d’amants. Tant mieux d’ailleurs.

C’est vrai que les quelques fois où on a baisé côte à côte, ça ne s’est jamais tellement mélangé.

J’aime beaucoup t’observer, sans avoir envie de me farcir tes mecs. T’es tellement jolie quand tu fais du cul ! Maintenant on est différentes pour tout, même sur les styles de bites ou de torses qu’on aime.

Alors tu t’es tapé un seul homme ?

Oui, et je ne connais même pas son prénom. Ou alors je me souviens plus.

C’est pas du tout le concept d’une partouze que de faire du monogame.

Je ne sais pas si on pouvait appeler ça une partouze ?

Éternel débat… Même chez les adeptes du genre tout le monde n’est pas d’accord. Pour certains, une partouze c’est festoyer dans une pièce puis chacun part à deux, à trois ou plus dans des petits coins, ou des pièces voisines. Pour d’autres, c’est tous ensemble dans la même pièce jusqu’au bout de la nuit, bien au milieu dans la lumière et hop aimons-nous les uns les autres. Tu vois passer des couilles, des glands, des seins et des minous sous ton nez, derrière, devant toi, au-dessous, en dessous. Et tu choisis ce que tu veux faire de ton sexe, de ta poitrine, de ta bouche et du reste de ton corps. Tu peux y aller à fond ou juste un peu.

Comparé à ces nuits on est assez sages, toutes les deux. Et nos soirées spéciales libertinage sont pas si nombreuses.

Oui, on en est encore au charmant jeune homme qu’on prend par la main et qu’on emmène dans un coin sombre apparemment.

Toi comme moi ?

Oui, c’est aussi ce qu’il m’est arrivé hier, et j’ai pas plus d’infos sur mon amant que sur le tien. Ça fait partie du charme.

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Découverte du corps

Rien de mieux que les jeux enfantins pour explorer son corps…

Clarisse et moi on s’invente plein de nouveaux jeux. Au cours de l’été, elle vient souvent. Maman et papa ont trop chaud pour s’occuper de leur fille et sont ravis que je ne les sollicite pas. La température est telle qu’on y adapte nos jeux imaginaires, ce qui donne prétexte au dévêtement. On adore ça. Qui se ressemble s’assemble !

Nous jetons tout sur le lit, jusqu’aux chaussettes, puis on se transforme en pandas et on se lance dans de terribles combats de catch. Allez savoir pourquoi on est persuadées que les pandas pratiquent le catch, c’est comme ça. On se jette l’une sur l’autre mi debout mi à quatre pattes, on se pousse, on rit, on hurle, on se fait tomber et chacune tente de maintenir l’autre au sol.

On roule l’une sur l’autre en une sorte de lutte gréco-romaine pacifique et désordonnée, l’une prenant tour à tour le dessus. Clarisse est moins forte, je la laisse souvent gagner pour lui faire plaisir. Lorsqu’aujourd’hui je me remémore nos postures, je me dis qu’on a dû reproduire, sans le vouloir, une bonne partie du Kama sutra.

Là encore, pourtant, nos jeux sont parfaitement innocents, bien que ces frottements peau contre peau soient très agréables. Excitées, oui nous le sommes, excitées par le jeu, le rire, le défi sans cesse relancé. En somme, cette fébrilité se passe surtout à l’extérieur du corps. Dans nos entrailles c’est tout calme, donc pour l’heure pas le moindre petit péché à l’horizon. Ainsi soit-il.

Franchement, je ne me souviens pas avoir jamais disputé de jeu plus amusant. On s’arrête quand on est essoufflées, en sueur, ou quand la voisine du dessous tape au plafond avec son balai. Dieu merci, ni maman ni papa ne nous ont jamais vues, je crois qu’ils en auraient hurlé d’effroi. Des parents peu présents, c’est parfois une bénédiction.

Bien que j’ai conscience qu’on ne fait rien de mal, j’ai déjà l’intuition qu’on pratique une sorte de jeu interdit. D’ailleurs, on tire toujours les rideaux avant de s’y mettre. Pour l’été, inutile de faire voyager vos enfants au bout du monde. Laissez-les simplement s’amuser avec celles ou ceux qu’ils aiment et ils passeront les meilleures vacances qui soient.


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Douche à deux, prétexte à instant coquin…

Enfin, le beau Tom semble avoir une proposition indécente pour Chloé…

Le soir était tombé, on avait fait des jeux de mimes auxquels je n’avais pas plus participé que lui, trop accaparés l’un par l’autre que nous étions. Comme toujours ce petit échange de regards… Clarisse, Charlie, tous les autres avaient disparu. Tom finit par venir s’asseoir discrètement contre moi. Si : non pas près de moi, contre moi.

De nouveau je ressentis cet effet magnétique dont il avait le secret, qu’il délivrait malgré lui. Je priais pour que cette veillée s’étale, s’allonge des heures et des heures. Je voulais qu’elle ne prenne jamais fin, uniquement pour le plaisir de ce contact charnel. La tension montait plus encore qu’en journée, sans qu’on ait rien besoin de se dire ou de se faire. Coup du destin, la soirée s’acheva tard. Tout le monde se leva, rejoignit le Home ou son habitat respectif. Nous deux, on traînait…

La famille de Tom partit, lui ne semblait pas pressé de les rejoindre. Il aida tout de même à ranger, puis m’accompagna, l’air de rien, au Home collectif. Je me demandais s’il n’allait pas dormir avec les autres enfants dans la salle du premier. Nous tous avions besoin d’une bonne douche, mais nous sentions trop fatigués pour aller au bloc sanitaire à cette heure et dans ce noir. Tant pis, ce serait pour demain matin.

Fébrile, je savais que Tom rôdait dans le coin et se demandait lui aussi que faire. Alors que j’allais me résigner à rejoindre les autres au dortoir, une main me saisit le poignet dans le couloir du premier étage plongé dans la pénombre. Tom me chuchota à l’oreille « Tu viens prendre une douche ? »

Chez toi ? Que vont penser tes parents ? Ou alors au bloc ?

Ni l’un ni l’autre. Ici, à cet étage.

L’eau elle est glaciale.

Non, je viens de vérifier. Il y a de l’eau chaude.

De l’eau chaude. Incroyable. Indubitablement, les anges étaient bien avec nous.

T’es sûr ?

Je savais bien qu’il était sûr, je voulais juste qu’il continue à me chuchoter des mots à l’oreille.

Sûr et certain. Je connais bien, ici, tu sais. Y’a pas d’eau chaude le matin, y’en a juste des fois le soir. Personne y pense jamais. Allez, viens.

Je le suivis d’un pas de somnambule, comme hypnotisée. La douche n’était pas très loin du dortoir, tout le monde ne dormait peut-être pas encore… j’espérais qu’on n’entendrait pas le jet, si ça les rendait curieux et qu’ils venaient voir, tout serait gâché. Le pommeau était petit. En principe, c’était une cabine prévue pour une seule personne : aucun souci, en cet instant on ne faisait qu’un.

En un clin d’œil nous fûmes dévêtus, ses habits à terre posés sur les miens, vision angélique qui m’émut. Ces habits entremêlés me rappelaient ces scènes de cinéma témoignant d’un déshabillage fougueux d’un couple et d’une nuit torride. Nous entrâmes, et je me blottis immédiatement contre lui, sans réfléchir.

La douche était accessoire, inutile de se mentir ni de faire perdurer les gamineries. Tom fit couler le jet au-dessus de nous. L’eau était bel et bien chaude… nos corps étaient déjà très chauds avant d’entrer.


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S’abandonner au plaisir

Sous l’autorité de deux prédateurs, deux soeurs doivent se donner. La grande soeur est contrainte d’apprendre à la cadette à laisser son corps et son sexe s’exprimer…

On aurait dit qu’il y avait deux personnes en elle. Une Vera jouisseuse et soumise, ne boudant pas son plaisir sexuel… et une Vera prude et pudique, tentant de se retenir au maximum. Cette Vera-là était en train de s’avouer vaincue, écrasée par le poids de son adversaire. Elle tentait encore quelques minuscules barouds d’honneur, étouffés sans délai par mes actes, mes paroles, les gestes de Vera, ses sons. Il semblait qu’elle essayait encore un peu, parfois, de retenir certains sons trop marqués ou trop expressifs… mais elle n’en était plus capable. J’étais parvenue à la mener à un tel relâchement et une telle excitation que son corps avait pris le dessus sur son esprit. Je m’en félicitais : tout ne pouvait plus se passer qu’au mieux, et elle n’aurait aucune blessure.

Ne détourne pas les yeux, tu peux regarder : tu contrôleras mieux ainsi.

Car oui, elle regardait de nouveau. Son propre corps, son bassin se mouvant, ses seins. Et puis aussi cette verge qui la visitait, et qu’en fait elle ne cessait plus de regarder. Les sons qu’elle poussait étaient devenus si naturels que ses lèvres ne se fermaient plus le moindre instant. Elle gardait simplement la bouche plus ouverte à certains moments et un peu moins, à peine moins à d’autres… dents et langue restaient apparents en permanence.

Ouvre-lui ton corps, totalement. Il veut juste te donner du plaisir. Reçois-le : montre-lui que tu ressens des choses, montre-lui que ses gestes te font de l’effet.

Je… je sais pas…

Tu en as envie, non ?

Oui j’en ai envie.

Alors fais-le.

Je ne veux pas faire ma salope.

C’est le seul moyen. Sois-le juste quelques instants, juste le temps de ce dernier rapport. Tu redeviendras normal après.

Cela eut pour effet de la décomplexer. Ne restant plus les bras ballants, Vera posa ses mains sur le torse de son violeur afin de prendre une part encore plus grande à la pénétration. Elle me guida également pour que, d’une main, je lui donne quelques caresses aux tétons, aux seins, au clitoris, ainsi que quelques baisers supplémentaires dans le cou. Son corps ondula, sa tête se renversant parfois en arrière, sa poitrine bougea, et les petites fesses se fendirent de nouveaux mouvements, sortes de tremblements et de petits sursauts.


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Quand la nudité guérit le voyeurisme…

Une copine d’été raconte à Chloé une expérience très exhibitionniste…

Si Sandrine avait vécu des expériences, il n’y avait jamais rien eu de sexuel de son côté. Ça me réconfortait : au moins sur un point, j’étais plus forte qu’elle. « On verra ça dans quelques années », dit-elle traditionnellement en conclusion d’un sujet chaud. Concernant ses théories sur la nudité par contre, elle a eu l’occasion de les tester sur ses deux cousins, Vincent et Paulo, qu’elle connaît depuis toute petite. Je me disais que ce serait chouette de te retranscrire aussi ce dialogue.

J’avais pas encore onze ans, et déjà toutes les formes qu’il faut. Enfin, quelques-unes quoi.

Je sais ce que tu vas me dire. Paulo et Vincent t’ont vue mille fois à poil quand vous étiez petits, et cette année ils sont devenus fous au moindre centimètre de peau découverte. Je connais la musique. Ils sont tous pareils.

Ils en disent autant de nos pommes, à ce qu’il paraît.

Je savais qu’ils étaient pas naturistes et je voulais pas les choquer, donc…

quand ils sont venus passer une semaine à la maison, j’ai pris un peu moins mes aises que d’habitude.

Ne me dis rien ! C’est justement ça qui les a surexcités. D’avoir une fille à espionner.

Chapeau. Tu les aurais vus ! Faut dire chez nous les portes sont anciennes, puis les serrures sont larges et ferment pas à clé. Tu mets ton œil, t’as plutôt une belle vue sur la pièce. Pour ma douche du soir comme celle du matin, ça a pas loupé une seule fois. Eux qu’avaient du mal à se lever au début, là ils étaient debout comme des petits soldats avant même le chant du coq ! Tinrin tsoin tsoin, on aurait presque cru entendre le clairon !

Rires.

Et pour la chambre ?

Ils dormaient dans le salon. Ma chambre leur était jamais fermée. Pour me changer je prenais pas non plus de précautions particulières, et ils arrêtaient pas d’y passer « par hasard ».

Ça t’a plu ?

Franchement, non. Ça t’aurait plu, toi ?

Je crus rougir.

Franchement, j’en sais rien. Je me demande… va savoir.

Moi, ça m’a rapidement agacée. Surtout qu’ils s’en lassaient pas ! Ça prenait des dimensions pas possibles. Alors un matin, j’ai posé deux tabourets dans la salle de bain, je les y ai installés, je me suis désapée devant eux et ai pris ma douche sous leur nez, en leur disant de mater autant qu’ils voulaient.

Non ? !

Si ! Et je t’assure qu’ils savaient plus où se mettre. Ils ont voulu partir, je leur ai dit de rester. Ils ont voulu me filer des fringues, j’ai refusé. Je leur ai dit « je reste comme ça jusqu’à ce que vous arrêtiez vos gamineries ».

Tu va me dire que t’es restée comme ça même après la douche ?

Toute la journée. Ils avaient besoin d’un remède de cheval. Cent fois ils m’ont demandé d’arrêter, cent fois j’ai répondu non. Alors ils ont bien dû se plier au jeu.

Est-ce que c’était un jour où tes parents étaient pas là ?

Clo, évidemment ! Ils étaient partis bosser tôt. Alors on a joué, on est allés au jardin, on s’est fait le repas, on s’est mis un film… Bref, journée normale entre cousins, comme si de rien n’était, et ils avaient pour consigne de fixer mon corps autant qu’ils voulaient. Je les avais jamais vus aussi rouges et aussi longtemps ! Finalement, ils se sont pas privés de me mater copieusement. C’était le but.

Tu t’es re-sapée quand ?

Heu, quand maman nous as vu…

Aïe.

J’aurais dû plus tôt ! Tout ça m’amusait tellement que j’ai pas vu l’heure passer.


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Quand la température grimpe… sans thermomètre

Dévoreuse d’hommes, d’accord… mais qui choisit ses plats.

J’avais du mal à savoir qui il était… j’ai discuté avec lui un bon moment en me disant que comme ça j’arriverai à prendre la température, mais il restait très mystérieux. Comme s’il me cachait des choses.

Pour moi, prendre la température d’un garçon c’est mettre ses couilles dans ma bouche.

Ah ? En principe, c’est ce qui peut se faire une fois le pas franchi.

Un pas en avant, un pas en arrière… Je suis capable de sauter le pas et de reculer ensuite.

Si tu avances si tu recules, comment veux-tu comment veux-tu que je…

Oh ça va.

Et qu’est-ce qu’elle t’indiquent de si important, ces testicules que tu gobes ?

Enfin, c’est évident… si elles sont vides ou pleines. Avec quelques caresses des lèvres et quelques coups de langues, j’ai appris à le repérer très précisément.

Les pauvres ! Ils s’imaginent qu’ils sont cajolés par une petite salope alors qu’ils sont évalués… c’est à la limite du médical. Si ça se trouve, on pourrait utiliser ton stratagème pour détecter les cancers des roustons. Tu pourrais peut-être créer un nouveau métier et sauver des vies ?

Je préfère en rester à des choses plus simples.

Et si elles sont trop vides, tu mets les bouts ?

Si je sens que ça bouge et que ça se reforme, je peux donner une chance. Si c’est vide de chez vide, il n’avait qu’à pas s’astiquer ou baiser avant de me voir.

Baiser, je comprends que ça froisse. S’astiquer, ça peut être pour la détente. Genre il est stressé de te voir, a peur de pas assurer, et se branle pour être plus à l’aise.

Affreuse erreur stratégique ! Totalement contre-productive ! Enfin quoi… boire ou conduire il faut choisir.

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Mot salace, mot trompeur

Echange autour d’un défi sexuel masculin…

Ça y est, enfin ! Je l’ai fait, I did it !

Quoi donc ?

Je suis allé voir une prostituée.

Ah. Hourra, sabrons le champagne. On dirait que ça te réjouit ?

L’expérience manquait à mon tableau de chasse. Je sais, on n’est pas forcé de tout vivre. Pourtant, je suis content d’avoir vécu le trip.

C’était bien ?

Non en fait. Je suis satisfait par principe, pas pour le plaisir retiré.

Raconte.

Y’a rien à raconter. Hier soir je n’avais aucune partenaire, et super envie. Aller draguer je le sentais pas, j’étais un peu dans le brouillard, pas du tout prêt à assurer la conversation. Ni à entrer dans le jeu de séduction. Le bois de Vincennes n’était pas loin…

Combien ?

À une dizaine de minutes en voiture, maxi, parce qu’il y avait pas de bouchons.

Andouille ! Je te demande le tarif.

Ça démarrait à vingt. J’en ai cherché une à quarante, en me disant naïvement que j’aurais deux fois mieux. Ou tout du moins une prestation pas trop mal.

Une grosse africaine ?

En cherchant bien on en trouve des fines. J’ai préféré une fille des pays de l’Est. Plutôt pas mal. Il y avait une camionnette, j’ai préféré qu’on prenne un peu l’air.

Je me suis fait sucer avec capote en regardant le clair de lune, enfoncés dans la forêt.

Sans la regarder elle ?

Il faisait trop noir. Puis à cause de la terre elle n’était même pas à genoux, juste accroupie, ce qui est jamais bien fameux à voir. Ça a été je dirais, vite fait bien fait. Enfin, « bien fait »…. Efficace, quoi. Très mécanique. Une vraie machine, sans passion ni fougue.

Lui en veut pas. Qui aurait une vraie envie de se farcir n’importe qui à n’importe quelle heure et chaque soir de la semaine. Le mythe de la prostituée qui aime ça… n’est rien qu’un mythe. Sauf pour certaines putes de luxe, peut-être, et encore.

Ça m’a pas donné envie d’y revenir. Surtout, ça m’a fait repenser au plan à quatre qu’on s’est fait le mois dernier, tu te souviens ? Avec Martine et Célia.

Ah ben merci bien.

Attends ! Laisse-moi t’expliquer. Tu sais, quand Célia te pipait et que tu n’arrêtais pas de la traiter de petite pute…

Elle aime bien les paroles salaces… ça l’excite, elle les accueille comme des compliments.

C’était tout sauf un compliment, je l’ai constaté hier soir. Trouve autre chose ! Je sais pas moi, « salope » par exemple. Parce que « pute », franchement c’est méchant. Une pute suce beaucoup moins bien qu’une copine.

Tu penses que le terme a été galvaudé ?

Et comment ! On dira que telle fille est une pute parce qu’elle adore les galipettes à répétitions. En fait, on devrait plutôt dire « pute » pour parler des mauvaises suceuses ou de celles qui couchent machinalement.

Bon, la prochaine fois je la traite de pute de luxe.

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Récit d’une jeune assoiffée de sexe

Avec la jolie Charlie, on sait rarement quand débute la baise, et encore moins quand ça s’arrête…

Le point de départ était le canapé. Vu le mouvement qu’il y eut ensuite, c’est ce que je me remémorai le lendemain afin de reconstituer la scène, tant c’était embrouillé. En cet instant « T » de l’histoire, donc, je me trouvais contre lui depuis environ trois secondes un quart.

Vers les trois secondes et demie, François se précipita vers ma poitrine de façon vorace mais galante, car il commença par me dévorer le cou. Il le fit en mode « je te possède », ouvrant bien grand et ne laissant aucun espace vierge, sans omettre quelques petits coups de dents. Je ne m’en défis pas, et au contraire en redemandai. On roula sur la moquette, envoyant au passage quelques coussins en l’air dont l’un fit tomber la bouteille… et l’on n’y prêta même pas attention.

Lui sur moi, puis moi sur lui ou côte à côte, on se donnait caresses et coups de langue partout où on le pouvait, défaisant, dézippant et déboutonnant au passage tout ce qu’il était possible de retirer. Nous voulions tout faire en même temps, ayant visiblement attendu trop longtemps ce jour l’un et l’autre, ce qui rendait nos actes très plaisants mais désordonnés et assez brouillons.

Bon gré mal gré, je finis tout de même par me retrouver en chaussettes et soutien-gorge, un bras encore dans le chemisier et jupe toujours présente, et lui pieds nus, t-shirt à moitié retiré et pantalon baissé. Son slip serré était difforme, je m’en approchai et le baissai aussi loin que je le pus. Là-dessus, sans même réfléchir, je pris son pénis et l’enfonça dans ma bouche le plus loin possible, sans approche ni demande de permission.

C’était bien la première fois… non pas que je suçais évidemment, mais que je m’y mettais de cette manière. Jusqu’alors, j’avais toujours joué à l’amante élégante et coquine. Regarder le sexe puis le regarder lui, embrasser le ventre, introduire la langue dans le nombril, lui sucer un doigt, puis bécoter lentement la verge avant de l’enfourner peu à peu. Là, ce fut tout le contraire.

Ce n’était plus une fellation, c’était du véritable pompage. On aurait presque dit que je le violais.

Fait incroyable dont je ne me rendis compte qu’après coup : j’exécutai ma première gorge profonde. Car si en un rien de temps la pipe le fit bander au maximum de son maximum, ce n’est pas pour autant que j’en libérai le moindre bout. François en avait une assez bonne et vigoureuse, au minimum un bon quinze-seize et plutôt épais, et tout entra et circula, quitte à chatouiller le tréfonds de ma gorge.

Comme quoi tout n’est pas tant question de technique que d’envie : soit animée d’un véritable désir dévorant et tu parviendras à faire ce dont tu rêves… François se contentait de « subir », souffler, gémir, vivre le moment présent, délivrant des sortes de « Hhhaaaarrrhh… » constants de cheval qui agonise. Il se laissait aller, ça sortait comme ça venait : ce n’était pas sa faute. Et j’agissais avec une telle fougue qu’entre deux hennissements il ne pouvait s’empêcher d’ajouter des « Salope…. Petite salope… ».

$Ce qui était de bonne guerre, et surtout en cet instant, parfaitement véridique. Il aurait même pu me traiter de sale petite putain que je ne lui en aurais pas voulu. En fait, que son comportement soit viril et assuré, peu sûr et maladroit ou même vulgaire et goujat avait bien peu d’importance. J’avais tant envie de lui qu’il pouvait bien avoir l’attitude qu’il voulait, tout était pardonné d’avance.

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Rendez-vous secrets sur la paille

Selon Chloé, le groupe ado se donne des rendez-vous sexuels discrets…

Cela venait-il de commencer, ou bien venais-je de m’en apercevoir ? Avec Clarisse, on se rendit plusieurs fois de suite dans la zone en question. Le lieu qui nous titillait le plus était la grande grange. Isolée, vieillotte, presque personne ne passait jamais devant. Les vaches et les chèvres étaient gardées depuis longtemps dans d’autres espaces. Ici on ne faisait que stocker du foin une ou deux fois dans le mois. Je commençais à comprendre… Les escapades adolescentes avaient toujours lieu en journée.

Voilà pourquoi mes espionnages de nuit, que ce soit dans le Home collectif ou ailleurs aux Trois chèvres n’avaient rien données. Car oui, il m’était même arrivée de prendre mon courage à deux mains et faire le tour de la communauté, seule à minuit passé, tant je voulais percer tous les mystères du lieu… À part quelques renards et sangliers, je n’avais rien vu d’autre. Normal. Les concernant, c’est ce qu’on appelait « se cacher dans la lumière ». Ah ils nous avaient bien eues.

À ma grande surprise, Clarisse ne comprit pas tout de suite. Sacrée petite, après tout ce qu’on avait vécu, finalement toujours aussi gamine. Je lui détaillai la combine : personne ne s’y rendait à deux. Ils y allaient séparément, pas au même moment, jamais par le même chemin. Là, une fille et un garçon se donnaient visiblement rendez-vous dans la vieille grange, pour une partie d’échecs j’imagine, ou bien pour repasser quelques vêtements en secret, qui sait même, peut-être faisaient-ils de la couture.

Clarisse rit, et fut soudain surexcitée à l’idée d’aller voir tout cela de bien plus près.

Elle me dit que j’étais une vache de bonne enquêtrice car vraiment, ni elle ni les autres enfants ne s’étaient aperçus de rien. Il faut dire que le stratagème était bien huilé. Trois jours entiers de recherches, de filatures, d’observations planquées derrière un arbre ou dans les buissons.

Lorsqu’on m’apercevait, on s’imaginait que j’étais sur un jeu de pistes ou une partie de cache-cache. J’étais allée jusqu’à noter les noms de chacun, repérer ceux qui partaient, revenaient, où et à quelle heure. Un travail de fou dont je t’épargne les détails (car seul compte le résultat), et dont j’étais très fière.

Oh, ce n’est pas qu’ils n’avaient pas le droit de faire ce qu’ils voulaient. C’est surtout qu’ils tenaient à cultiver leur jardin secret. Jardin que nous tenions à visiter… Dès lors, ce serait notre unique projet. Rien ne semblait évident car ces virées n’avaient pas lieu bien souvent, et on ne pouvait non plus repérer chaque mouvement.

Après quelques jours de galère et pas la moindre observation au compteur, le dieu des petites voyeuses nous vint miraculeusement en aide. L’espace des Trois Chèvres reçut pour quelques jours un groupe de jeunes randonneurs d’une association très baba New Age, et une bonne quinzaine d’ados s’ajouta aux habitués. Les affinités se tissèrent très rapidement, et avant la fin de la semaine, ils donnaient déjà l’air d’être ici depuis des mois. Dès lors, les rendez-vous à la grange se mirent à augmenter sensiblement.


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Deux soeurs soumises à un jeune homme…

Il faut satisfaire tous leurs désirs sexuels : c’est l’unique possibilité de Vera et Anastasia

Le visage de l’abuseur semblait également fasciné par la mécanique des filles… de cette mécanique faisant que même sous contrainte, même sur une jeune fille vivant sa première fois et même après un premier rapport, il suffisait de quelques exercices pour que le vagin redevienne espace d’accueil chaud et humide, dans lequel le pénis glissait aussi facilement qu’un doigt dans du sable fin. Il ouvrit la bouche, soufflant un « hhhhrr… » de veau agonisant, prenant cet air débile du parfait petit puceau qui expérimente sans en être plus mature.

Plutôt qu’une « montée-descente » classique et trop propre aux films X, je préférai donner un mouvement de balancier, plus doux et plaisant pour chacun. C’était un mouvement très subtil que trop peu de filles pratiquaient, et que bien des garçons ne connaissaient même pas… je l’avais souvent donné au grand bonheur de mes amants.

Le tout était d’y aller au ralenti et de ne pas faire entrer d’emblée le pénis trop loin, me contentant pour l’heure de le ressortir jusqu’à ce que le bout du gland se dessine, et de le rentrer sur environ trois centimètres. En outre, il fallait prendre garde au rythme tout en garantissant un mouvement tant en recul qu’en altitude, puis en avancée et en descente, donnant presque à Vera l’air d’une petite fille bercée par sa maman…

Tout ceci demandait une concentration et une attention de chaque instant. Ma tête était penchée sur le côté afin d’avoir une vue sur la pénétration et pouvoir tout contrôler, et je devais faire face en permanence à cette vision d’horreur, ce membre commettant un nouveau viol à chaque fois qu’il s’immisçait en elle, et ce par mes propres gestes. Car Vera ne bougeait pas davantage que Nicolas : elle me laissait entièrement la main. L’autre donnée insupportable était qu’en cherchant à apaiser ma sœur et lui fournir des sensations qui ne seraient en rien douloureuses, je ne pouvais que renforcer le contentement du garçon : il avait pris son pied et ce n’était pas fini, peut-être même n’était-ce rien comparé à ce qui l’attendait.


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Fille qui grandit et devient sexy

Chloé grandit, devient attirante : même maman s’en aperçoit

Maman, en se baladant avec moi, me fit la remarque que j’avais changé. Je faisais visiblement plus attention à moi, mettant mes jambes en valeur, portant ma robe de façon à la rendre plus moulante, me faisant une chevelure plus sexy.

Dans sa bouche, ça sonnait tant comme un compliment qu’un reproche. J’avoue qu’à force de considérer ceux qui m’observaient, j’avais appris à mieux me vêtir et m’ajuster. L’œil masculin n’est pas le même selon la façon dont on s’attife. Oui c’est vrai, je n’ai pas inventé l’eau tiède. Surtout, l’œil fin est sensible au plus petit détail, c’est ce qui m’a poussée à travailler cela.

Un nœud dans les cheveux, une mèche sur le front, une robe froissée ou repassée… tout compte. Les féministes disent que ces regards leur donnent la sensation d’être des boîtes de Corned Beef. Elles ont tort, les féministes sont les plus vilaines des filles, elles ne portent que des salopettes trop larges et des polos de mecs, personne les mate.

Quant à moi, tant qu’à me sentir boîte de Corned Beef, autant être une vraie belle boîte de Corned Beef, de luxe quoi. Mieux vaut être de premier choix que de premier prix. Quant aux garçons, j’observe leurs yeux et ça m’en dit long sur eux. Dis-moi comment tu mates, je te dirai qui tu es. Certains louchent sur le cul, d’autres sont charmés par le nœud dans les cheveux. Certes, ces derniers regardent aussi le cul, n’empêche, ce n’est pas pareil.

Maman semblait fière de ma nouvelle bouille, et à la fois inquiète. Pas jalouse heureusement, pourtant elle pourrait presque, elle qui n’est pas loin d’être une boîte périmée face à sa fille, fraîche petite fleur en cours d’éclosion.

Rapidement, les quelques traits au front, marquant son anxiété, s’estompent, et elle conclut que mon look signifie que je deviens plus mûre, responsable, et qu’elle peut me faire confiance. Allons bon. Je ne suis pas certaine de la pertinence d’une telle réflexion, enfin tant mieux. Du reste, elle me dit que j’avais bien géré mon temps au cours de ces vacances, et n’avais fait aucune bêtise. Qu’en savait-elle ? En un sens, je n’en avais pas fait. En un autre, si.

Conclusions maternelles obtenues avec un brin de manipulation. Dans l’après-midi, j’avais su la mettre en confiance, en me montrant toute guillerette et en me tenant à carreau, me rappelant juste à temps que j’étais en phase de négociation pour les vacances d’été, et qu’il fallait jouer serré. J’eus une surprise phénoménale : le soir même, maman m’annonçait que c’était d’accord, que je pourrais partir chez Marthe avec ma Clarisse. Il doit vraiment y avoir un dieu pour les petites coquines de ma trempe.


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Amour sauvage, tendre ou brutal ?

Clarisse et Chloé parlent sexe et tendresse…

Clarisse semblait tiquer sur sa vision de l’amour.

Où il est l’amour quand on couche avec un garçon qu’on vient de rencontrer ? On peut quand même pas tomber amoureuse en si peu de temps, et si souvent.

Moi, quand je fais ça avec un garçon, je me sens follement amoureuse. Même si ça dure peu, même si je passe à autre chose le lendemain. Tous les garçons que j’ai connus, qui m’ont connue, je les ai aimés, profondément et sincèrement. Vous ne me croyez pas ?

Bien sûr qu’on te croit, dis-je.

Même quand c’est sauvage ?

Même. Il peut me chevaucher en me traitant de tous les noms, dans mon esprit c’est pareil. Beaucoup d’entre eux le voient dans mon regard, et repartent d’ailleurs assez troublés.

L’image de Tom tringlant Stéphanie en la traitant en boucle de sale putain me revint à l’esprit. Je ne pouvais croire qu’Estelle vivait de telles scènes. C’était forcément différent avec elle.

C’est pour ça que certains sont si collants, reprit-elle. Certains seraient prêts à formuler leur demande en mariage ou exécuter vos quatre volontés. Je n’en ai jamais profité…

(Tu fais bien. Malheureusement, d’autres en profiteront à ta place, pensai- je).

– Tu es une ensorceleuse de garçons alors ? Me contentai-je de dire.

Les ensorceler, c’est pas sorcier. Si j’ose dire. Pas besoin d’être une magicienne. Suffit d’un corps un tant soit peu mis en valeur, agrémenté de quelques petits talents. Ils sont bien plus terre à terre que tu ne le crois.

Clarisse affichait une mine perplexe. Elle ne semblait pas convaincue.

Il n’y a pas beaucoup d’amour dans tout ça je trouve.

Comment expliquer ? Selon la façon dont une relation se met en place, tout peut être beau ou sale. Une amourette sauvage ou violente peut être belle. Regarder passer les nuages main dans la main, peut être moche. Si les cœurs sont purs, le moment est pur. S’il y a manipulation ou tricherie, tout devient impur. C’est ainsi que je le vois. Faut se sortir des images d’Épinal, elles sont trompeuses. Ça, même si vous aimeriez le comprendre tout de suite, je crois tout de même qu’il vous faudra attendre un peu avant de bien saisir. Ça ne peut pas tellement s’expliquer avec des mots. Contentez-vous de le retenir, ça vous empêchera de vous faire avoir. Enfin disons… de trop vous faire avoir. Il est rare qu’on ne se fasse jamais avoir, surtout au début : c’est comme ça qu’on apprend.

Ma Clarissou ne comprenait pas et ce n’était pas par manque de maturité. Elle, n’avait vécu que le beau. Nos petits flirts et contacts tactiles avec les copains des Trois Chèvres, notre nuit avec Charlie et moi, notre partie de caresses à trois copines devant les montagnes. J’avais vécu cela, mais j’avais également vécu le laid.

Les attouchements consentis avec Tom sous la douche, mon observation de Stéphanie se faisant attraper en levrette. Simple petit écart d’expérience. Tôt ou tard, elle aussi vivrait le laid, et se souviendrait des paroles d’Estelle. J’aurais souhaité, tout comme mon amie, ne comprendre qu’à moitié.


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Sous le charme du nouveau petit ami de maman

Quand le petit copain de maman est bien plus beau et attirant que prévu…

Les jours passèrent. Tout n’était pas si gris. Je fis mieux connaissance avec Carl et le trouvai de plus en plus charmant. Sachant que la situation restait délicate pour une enfant, le nouveau conjoint fit tout pour être aux petits oignons. Au début réticente, en quelques semaines j’étais domptée. Les filles les moins réceptives au départ, voire les plus agressives, sont celles qui s’accrochent le plus ensuite.

Les hommes intelligents savent cela, et savent en jouer. Je me demandais comment la séduction pouvait être sujette à tant de débats, de guides et de clubs de formations (si, ça existait déjà en ce temps).

Un homme doit être simple et c’est ça qui est compliqué, me disait parfois Estelle qui décidément en connaissait un rayon. D’ici quelques années, j’apprendrai que ce domaine est encore plus épineux que la recherche scientifique, et plus encore pour les hommes que pour les femmes.

J’imaginais alors qu’il n’y avait qu’une seule forme de charisme au monde, celle de Carl, et qu’une seule forme de beauferie, celle de papa. Tout semblait simple, beau et limité. Les mille et une façons de faire de l’humour ou de l’amour, de communiquer ou se disputer, d’être en complicité ou en conflit, tout cela me tendrait les bras sous peu. Pour l’heure, tout était bien plus basique.

Sans même m’en rendre compte, je me mis, l’air de rien, à être en demande d’autorité. Une recherche inconsciente d’image paternelle, je suppose. Carl ne sut pas trop de quel pied danser et finalement répondit à mon appel, au moins le minimum syndical.

Il ne cherchait pas à prendre la place du père, juste à m’offrir ce que je quémandais. Je détestais me faire punir par maman, j’adorais me faire gentiment engueuler par Carl, et je faisais exprès de faire des caprices, des bêtises en sa présence. Je ne voulais pas d’un conjoint passif et soumis, je voulais qu’il sache me remettre à ma place et ne pas me laisser faire n’importe quoi. Je le testais sans arrêt et Carl se montrait sans faille. Je m’en aperçois aujourd’hui, son assurance n’était que de façade.

Carl était en fait très déstabilisé par le rôle que je lui faisais jouer. Il ne tenta pas d’acheter mon affection (si ce n’est qu’il m’offrit tout de même quelques cadeaux), je la lui offris gratuitement. Quant à son fils, il semblait avoir du mal à s’y intéresser vraiment, Léopold ne s’en portait pas plus mal, lui ce qu’il aimait c’était les rires gras avec les copains, les VHS et les jeux vidéo.

Par politesse, le soir à table, je faisais semblant de trouver intérêt aux histoires insipides de ce pseudo-ado. Quels mélanges absurdes ! Maman et moi, Carl et Léopold : deux duos unis par des liens de sang. Maman et Carl : un duo uni par des liens de baise. Léopold et moi : un dernier duo uni par rien du tout. Pour un total de seulement quatre personnes. Situation très particulière. Plus encore en ces temps où les familles recomposées n’étaient pas tant la norme qu’aujourd’hui, où c’est la famille traditionnelle qui est depuis devenue marginale.

En testant Carl, je prenais aussi la mesure de ce qu’un homme devait être à mes yeux.

Je fixais mon niveau d’exigence, de ce que j’attendais pour m’estimer sous le charme. Un point de repère qui ne devait plus me quitter. Une des raisons pour laquelle je ne pus, une fois grande, devenir une pouf de base comme on en croise dans toutes les boîtes (de nuit comme de taf).

Je ne fis pas ma princesse pour autant, il est toujours préférable d’être une battante. Aussi, c’est ma propre mesure que je cadrai également. Car je devais être à la hauteur. Un bel homme, ayant autant d’esprit que de physique, ne devait pas avoir affaire à une greluche superficielle. Je devais soigner mon apparence, travailler mon mental, mes savoirs, mon humour. Avec plus ou moins de réussite, ce qui importait peu, Carl n’ayant aucune exigence particulière envers ma personne. Ainsi vont les humains : un seul a la classe, l’entourage est tiré vers le haut.


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Cadeau coquin empoisonné

Certains petits copains ont d’étranges comportements…

Tu as déjà eu une tête tranchée en cadeau de Saint-Valentin ?

Hein ? Oui bien sûr, chaque année. Heu… Franchement c’est quoi cette question.

Ben, parce que moi oui. Ou plutôt un bout de tête en plastique.

Laisse-moi tenter de décoder. Un sextoy ?

On peut le dire comme ça. Je n’ai jamais eu de cadeau aussi vexant et décevant.

Réjouis-toi, de nos jours on se fait beaucoup moins de cadeaux à cette date.

Oui, et tu me diras que c’est mieux que rien. J’aurais préféré rien.

Encore elle t’aurait offert un truc à t’enfoncer dans le trou, je comprendrais que ça te froisse. Une bouche à piper, par contre… Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit, non ?

Bah, oui…

Ou bien elle t’a donné une bouche masculine, pour rigoler ?

Non, c’est bien une bouche féminine.

Tu aurais voulu qu’elle t’offre une poupée gonflable en entier ?

Je crois que ç’aurait été pire ! Puis surtout bien moins discret. Elle voulait m’offrir un accessoire de poche, que je puisse fourrer facilement dans mon sac.

Le nouveau plan vigipirate va pas te faciliter la vie. Depuis qu’il faut ouvrir ses affaires à tout bout de champ devant des agents de sécurité, faut faire gaffe à ce qu’on embarque.

Parce que tu crois que je vais me trimballer avec ?

Je sais pas, c’est un présent. En principe faut l’utiliser un peu, au moins pas politesse.

Tant pis pour la politesse.

Léa aime pas du tout sucer ?

Si ! C’est surtout qu’on n’a pas la même vision de l’acte.

— Tu aimes jouir dans sa bouche et elle non.

Notamment. On a du mal à se comprendre. Elle, elle dit que j’ai qu’à recevoir une giclée et que je comprendrai. Moi je lui réponds que ça a rien à voir, qu’elle c’est une fille, donc faite pour recevoir des giclées tandis que moi non. Et puis on s’engueule.

D’autres oppositions ?

J’adore la turlutte improvisée. Vite fait bien fait dans un coin, je sors ma queue, enfile une capote, elle s’accroupit, suce, astique, je jouis, je noue la capote, la jette à la poubelle et hop ! On poursuit notre route.

Elle pourrait te faire jouir à l’extérieur. Pourquoi une capote ?

Plus pratique. Aucun risque d’en mettre n’importe où. Et puis, on a beau avoir une relation stable, on se permet des libertés. On a chacun tendance à coucher ailleurs et…

Et faudrait pas que tu lui refiles un truc. La pipe improvisée ne lui plaît pas du tout ?

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Pour lire la suite de cet épisode et en découvrir beaucoup d’autres, lisez dès à présent « Dialogues Interdits – Saison 2 » sur votre plateforme préférée : Google Play / Kobobooks


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Drague dans la cour des grands

Au collège, Chloé découvre de nouveaux modes de séduction…

Le collège est un autre monde. On passe d’un lieu où on était les rois, car les plus grands, à une cour où on se retrouve les plus petits. Je devine d’emblée que tout va changer. Les minettes d’hier vont devenir encore plus convenues et superficielles, nous allons tous nous jauger et nous juger les uns les autres. Les copains-copines vont chercher à faire les grands et à se pavaner.

Qu’ils ne comptent pas sur moi pour participer à cette mascarade. On voit les grandes de troisième rouler des pelles à leurs petits copains et parfois se faire plus ou moins peloter, ça donne le ton d’emblée. Les camarades sont fascinés.

Bien vite, les garçons deviennent franchement dragueurs.

Ma nouvelle garde-robe, confectionnée au cours de l’été, a fait grimper ma cote en flèche. Les classes sont nombreuses, je me perds et ne sais plus qui est qui. Il m’arrive de me retrouver, je ne sais comment, avec des élèves que je ne connais pas, ou de ne plus savoir à quel étage je me trouve. Ce bâtiment tient plus de l’usine que de l’école.

J’ai l’impression que certaines filles de cinquième, voire de quatrième, me regardent d’un sale œil. J’espère ne pas attirer les mâles qu’elles convoitent, ça me ferait des ennuis. Bref, une tension bien peu agréable règne au cours des premiers jours. En fait, c’est surtout le temps que chacun prenne ses marques. Puis, je m’aperçois que tous ces gens ne sont pas si hostiles et me détends un peu. Clarisse est en CM2, elle me manque.

Les jeux de pseudo séduction battent leur plein et déjà, de pseudo « couples » se font ou se défont. Plutôt que des couples, j’appellerais ça des duos de bécotages éphémères. Je m’en éloigne et pactise avec les quelques garçons sachant encore rester face à une fille sans chercher à lui faire du baratin.

Les jeux dans la cour, presque plus personne n’ose, ou alors très discrètement. Passer pour une gamine ne me fait pas peur, je revendique ma collection de peluches et n’ai toujours pas renoncé à mes poupées. Ceci dit, sans m’en cacher, je ne le crie pas non plus sur les toits.


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Savoir gémir pour mieux ressentir

Vera n’a pas le choix : elle doit faire l’amour pour acheter le silence des maîtres-chanteurs. Sa grande soeur est à ses côtés…

Tu sais ce qu’on va faire, toutes les deux ? On va reprendre, et on va descendre petit à petit, centimètre par centimètre. Sans se presser… si jamais tu as mal, tu me dis. Dès que je sens qu’on peut aller plus loin, je vais plus loin : pas avant.

Oui… Et je vais t’aider avec mon corps, comme ça on y arrivera encore mieux.

D’accord.

C’est ainsi que, de minute en minute, j’enfonçai Nicolas dans les profondeurs de Vera, ne cessant de parler à cette dernière.

Allez, on y retourne… Voilà, recule bien le bassin comme ça… Garde bien les yeux sur la pénétration, il ne faut pas que ça ressorte entièrement. Voilà, jusque-là c’est parfait, en reculant tu inspires. Maintenant on revient : le pénis entre en toi et pendant ce temps tu expires : c’est le moment de laisser échapper un son si tu en ressens le besoin.

Hhhhhm…

Formidable. Allez, on recule tout doucement, en prenant son temps. Voilà, ton mouvement de bassin est parfait, tu es superbe. Inspire. On marque un petit temps… On va faire revenir le pénis dans ton vagin, lentement. Expire en étant moins timide, laisse mieux le son sortir.

Hhhhhhmm…

C’est bien. On va recommencer, mais cette fois ne laisse pas tes lèvres fermées. Ouvre-les tu verras, le son te permettra de bien mieux encaisser. Allez, inspire… et expire.

Hhhhhaa…

Très bien. On continue quelques allers-retours comme ça, et tu t’habitues tout doucement au rythme.

Hhhhaaa…

Puis, une fois qu’elle était habituée…

Tu es à l’aise ? Tout va bien ? (Hochement de tête me signifiant que tout allait bien) On va continuer en allant un peu plus loin. On recule : regarde bien le pénis. Voilà recule encore un peu. Allez on revient, tu expires et tu laisses le son sortir.

Haaahmm…

À partir de maintenant tu as bien compris le mouvement : tu maîtrises. Tu peux fermer les yeux si tu le sens mieux ainsi (elle ferma les yeux). Quand tu expires, gémis en ouvrant plus grand la bouche.

Hhhhhaaa…

Superbe. On repart… Allez on revient un peu plus profond, ouvre bien la bouche. N’hésite pas, n’aies aucune honte. Au contraire, sois en fière.

Hhiiinhh…

C’est bien ! Mais tu cherches encore à te contrôler un peu. Laisse-toi aller, ne contrôle plus rien. On y va, un peu plus loin…

Haaaaa…

On repart… et on revient.

Haaaaaa…

Magnifique. C’est une très bonne idée de remuer les fesses comme tu le fais. Je t’en prie, continue. Tu peux participer, plus tu m’aideras mieux ça se passera. Allez, encore…

Haaa !

Bien ! Encore…

Haanh !


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Rester attirante en toute circonstance

Pour Chloé, même en communauté hippie, se préparer pour une soirée est devenu indispensable…

Notre douche se passe sans les garçons. On ne peut pas tout avoir. Comme j’aimerais qu’ils nous accompagnent ! Quand je dis qu’avec les mâles c’est un manque d’occasions… Parfois je me demande si les homos ne sont pas juste des gens qu’on a trop écartés du sexe opposé étant jeunes, ou bien à qui on a donné une mauvaise image.

Les vestiaires sont situés dans un grand gymnase où de nombreux sportifs viennent s’entraîner. On est mélangées à des lycéennes, des collégiennes, des retraitées, des mamans, des étudiantes. De tout. L’endroit étant interdit, d’accès comme de vue, aux garçons, ça titille pas mal ceux de notre classe, évidemment.

Trois d’entre eux se sont déjà pris une belle rouste du gardien alors qu’ils tentaient d’escalader je ne sais où pour nous épier. Les premiers mois de l’année, à peine un tiers des filles passe sous l’eau. Les deux tiers restant n’osent pas et gardent leur sueur jusqu’au soir, les pauvres.

À force de nous voir, toutes belles, toutes fraîches, l’après-midi dans nos vêtements de rechange…

les autres finissent par nous imiter, une par une. Je me promets de convaincre tout le monde d’ici la fin de l’année. On dit que les garçons sont plus pudiques que nous. À voir leurs cheveux plaqués sur le visage et leurs fringues froissés, je veux bien croire que la plupart ne passe pas à l’eau le jour du sport. Tout ça à cause, j’imagine, de la taille de leurs bouts pouvant être sujets à moqueries.

Je peux déjà le dire : ayant vu la différence entre un Julius au repos et un Julius dressé, la taille à l’état normal a bien peu d’importance. Elle ne prédispose aucunement de la taille pour faire l’amour, la seule qui devrait compter. Quelqu’un devrait le leur dire !

Alors qu’on fait mille efforts pour eux, eux n’en font aucun pour nous. L’après-midi, nous sommes toutes jolies et eux tout crades. Enfin, se faire belle, ce doit être d’abord pour soi. De mon côté, je parviens même à convaincre Eléonore, la petite grosse de la classe, complexée comme tout. Elle, même en plein été elle ne porte que des t-shirts à manches longues, et jamais de short.

Je l’y amène subtilement, via les jeux d’éclaboussures, elle qui adore jouer. Notez à quel point il est idiot de s’éclabousser quand on est toutes sous les jets d’eau. Le plus fou, c’est qu’une fois le pas franchi Eléonore devient aussi nature que moi, et fait partie de la petite bande aimant rester longtemps sous les gouttes à discuter et à chantonner. Je m’en félicite.


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Libération sexuelle d’hier et d’aujourd’hui

Chloé et son passé coquin… Désormais grande, elle compare les époques…

Aurais-je réellement pu tomber dans tous ces travers ? Je crois que tout est beaucoup question de rencontres. Si on croise les mauvaises personnes trop tôt, on risque de sombrer. Marthe et les fondateurs de la communauté avaient dû rencontrer les bonnes, ou bien étaient dotés de personnalités en béton armé.

Quant aux allumés de l’entonnoir, ils ne disparurent pas avec la fin des communautés, loin de là. Ils devinrent écrivains, politiques, intellectuels ou cinéastes et nous menèrent peu à peu vers ce que l’on connaît aujourd’hui. Explosion de cet ultralibéralisme qui allait faire la guerre, piller les matières premières et jongler avec les monnaies virtuelles.

Hyper sexualisation des enfants d’un côté, et de l’autre, paradoxalement, effacement des différences filles-garçons. Snobisme de l’art contemporain monochrome et mise au banc des artistes sensibles et doués. Et pour finir, écoles où on vous apprend à tout faire sauf à lire, écrire et compter. Ô seigneur merci d’avoir fait filles les filles et garçons les garçons !

Fais que les filles soient de vraies filles, qu’elles ne s’habillent pas en putes…

…tout en sachant être féminines. Fais qu’elles ne cherchent pas à s’émanciper vainement en singeant les stéréotypes masculins. Fais que les hommes soient de vrais hommes, à la fois gentlemen, virils et un peu sauvages.

Fais qu’ils atterrissent dans mon plumard ! Fais que l’on ne devienne pas cette humanité androgyne où toute singularité serait effacée. Qu’ai-je été bénie de ne pas être née dans les années deux mille, mais bien en soixante-neuf.

Et comme je plains ce monde prétendument progressiste où l’on cherche à faire croire qu’on peut choisir de devenir fille ou garçon, ou bien programmer un enfant dans une mère porteuse. Qui s’imaginerait désormais que tout est venu, entre autres, d’hommes avec des guitares et des chemises à fleurs ? Je n’ai pas croisé de tels énergumènes aux Trois Chèvres. Le filtre parental devait être performant.


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Un plaisir plus fort qu’elle

Pas tout de suite. Frotte d’abord… plus haut… le clitoris (il y plaça le majeur). Non, avec… ton sexe.

Il le fit, sans trop savoir comment procéder. Appuyant la peau du prépuce, il l’agita de gauche à droite. Elle lui prit délicatement le bout, le décalotta et exerça une petite masturbation en découvrant et recouvrant le gland tout contre le bouton concerné. Je me fendis encore de quelques compliments chuchotés mais finis par me taire : geste après geste, ma petite sœur se mettait à voler de ses propres ailes. À se concentrer uniquement sur elle et son partenaire. D’ailleurs, penchée sur Nicolas, elle s’était détachée de ma poitrine qui collait son dos. Elle seule avait le secret pour atteindre le sommet… elle n’avait qu’à se fier à son intuition, écouter les demandes de son subconscient. En somme, elle avait suivi mes directives jusqu’à ne plus en avoir besoin. Sans doute était-ce mieux ainsi, et pourtant je m’en retrouvai comme meurtrie.

Dès que Nicolas commettait un acte, d’une part elle l’acceptait, d’autre part elle lui donnait des précisions lorsque cela était nécessaire.

Un doigt enfoncé dans l’anus… alors qu’elle se penchait bien en avant afin que ses fesses s’écartent davantage…

Pas si profond. Reste en surface, fais des petits ronds. Hhhh, hhhh, hhh…

Des lèvres contre son sein, qu’elle lui avait tendus dès qu’il s’était approché…

Plutôt avec la langue. Non, la bouche. Mets le téton dans ta bouche… et aspire. Mmmm…

L’empoignement des fesses, afin d’aller mettre le pénis bien à fond en profondeur…

Tiens-les moins fort. Pousse-les tant que tu veux, mais plus lentement… oui comme ça… AAAAAAH !

Des lèvres contre son cou et son menton…

L’oreille, aussi. Souffle pas trop fort dedans. Mets-y plutôt la langue… Hiiin…

Du va-et-vient…

Moins de haut en bas… plus d’avant en arrière… Han, han, han, HAAAN !

Ainsi que : « Va plus lentement… Là, accélère un peu. » Puis, lorsqu’il la prit par les hanches pour faire tourner le bassin sur la verge… « Fais des… mouvements plus larges… HhaaaaAAAH ! ».


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Suivre sa légitime vers un chemin illégitime…

Certaines filatures d’épouses mènent à des orgies…

Je l’ai suivie. Je savais qu’elle me cachait quelque chose.

Où elle est allée ?

Sur la plage, et pas du bon côté.

Dans la zone libertine j’imagine.

Et en plus, elle n’y allait pas au hasard : elle avait rendez-vous avec des hommes, plusieurs. Cinq.

J’en suis navré. Maintenant, dis-toi quand même un truc : entre rejoindre un amant dont elle serait amoureuse pour dîner aux chandelles plus cul romantique… et une bonne grosse baise avec des mecs de passage envers lesquels elle ne ressent rien, qu’est-ce qui est le mieux ?

La réponse coule de source ! Maintenant quand je l’ai vue, j’ai pas non plus sauté de joie tu t’en doutes bien.

Qu’est-ce que tu as fait.

J’ai regardé, jusqu’au bout.

Par perversité ou par masochisme ?

Aucun des deux, il fallait que je m’assure d’un truc.

Et au final, j’ai été franchement rassuré : si elle a aimé les coups, aucun ne l’a fait jouir.

J’ai bien dit aucun.

Tu es sûr ?

Je suis quand même bien placé pour connaître sa réaction quand elle a un orgasme ! Tant qu’elle n’est en extase qu’avec moi, ça me va. Tu vois, je m’efforce de le prendre avec philosophie…

Je crois que je viens de comprendre pourquoi les femmes sont encore plus jalouses que nous… un mec qui a une ou dix amantes aura tendance à jouir avec chacune. Pour une nana, on peut toujours se dire qu’elle fait du sexe ailleurs avec plaisir mais sans aller jusque-là.

Si je la trompe un jour elle pourra rien dire.

Ils l’ont quand même fait crier ?

Pour ça, oui. Je m’en fais pas. Elle irait voir un seul homme, je pourrais me dire : « elle va chercher une virilité que j’arrive pas à lui offrir ». Là par contre, à cheval sur un type avec un deuxième derrière qui l’encule et trois autres autour qui se masturbent pour lui faire une triple éjaculation faciale, je sais que ça peut pas être lié à nos rapports sexuel de couple. Elle va chercher quelque chose que je suis incapable de lui donner seul, donc quelque part, le deal reste correct !

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Sexualité surnaturelle

Avec qui cette jeune fille fait-elle l’amour ? Avec un être invisible…

Le bassin bougeait sans même qu’elle ait quelque effort à produire. L’étudiante eut envie de se caresser ailleurs afin de l’accompagner. La présence était si omnisciente et comprenait si bien ses pensées quelle n’en eut nullement besoin. Dès que ce désir lui traversa l’esprit, la présence quitta son corps. Sandrine la perçut au-dessus d’elle. Transportée d’émotion, ses pupilles se dilatèrent en même temps que son intérieur. Quelle âme splendide son amant possédait-il ! Même sans son physique si craquant, il restait emprunt d’une ineffable beauté. L’homme aurait été laid de son vivant qu’elle aurait sans doute finit par l’aimer autant, telle Roxanne lisant dans la noblesse du cœur de Cyrano.

Écartant encore davantage les jambes, elle saisit que l’âme se préparait… et s’apprêtait à plonger en piqué, tel un aigle fondant sur sa proie. À la différence près que la proie en question ne demandait qu’à être dévorée.

Alors que le corps féminin avait été, jusqu’à présent, exploré et découvert par petites touches, la donne fut changée lorsque l’âme redescendit pour la pénétrer. De nouveau, ce fut différent de toutes les fois où ils faisaient l’amour, lorsqu’Amaury prenait tout son temps, se masturbant contre son entrecuisse, frottant son pénis contre le clitoris puis laissant d’abord le gland en surface avant de descendre plus profond. Car la jeune fille fut visitée d’un seul coup d’une bonne quinzaine de centimètres.


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De corps et d'âme


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Libertine et mélancolique

Regard nostalgique d’une libertine sur le monde d’aujourd’hui…

À l’époque au moins, ces parties fines gardaient leur côté exceptionnel et subversif. En ce sens, le sexe n’était pas non plus anodin et là était l’essentiel. Une pipe faisait de toi une déesse. C’était un privilège rare, lorsque non seulement on l’offrait et qu’en prime elle était magnifiquement prodiguée, l’amant rampait par terre et était prêt à vous demander en mariage. Bah oui, une fois casé, une bonne suceuse et une bonne coucheuse ça occupe les longues soirées d’hiver.

À l’époque, la libertine éliminait facilement la concurrence. Je regrette que tout soit désormais si commun. Dans le sexe, ce qui est systématique perd toute saveur, toute authenticité. De fait, de nos jours, la fille suce mal, ne prend pas de vrai plaisir, l’homme non plus, il n’a même pas idée de lui rendre la pareille, puis ils couchent n’importe comment. Que faire si tout, absolument tout, devient automatique ? Que leur reste-t-il ? Pour l’heure, il y a encore la sodomie qui reste marginale.

Si dans vingt ans la pratique s’est également répandue partout, je ne sais pas ce qu’il restera comme tabous. Au rythme où on va, certains se mettront à la zoophilie pour se donner encore des sensations fortes. La société devrait comprendre qu’elle a besoin de fantasmes, d’interdits, de stéréotypes. Ainsi, certains peuvent les franchir et d’autres pas. Si on brise toutes les frontières, plus rien n’a de sens.

Aujourd’hui, c’est aux prostituées que les jeunes filles font concurrence.

On leur a déjà piqué leurs sacs. Puis leurs fringues, leur démarche, leur maquillage. Les putes n’ont plus pour seul avantage que d’être accessibles sans la moindre approche de séduction. Si cette ultime frontière est franchie et que la gent féminine ne cherche même plus à se faire séduire, tout sera alors inversé : toutes les filles du monde seront devenues putes, et les putes seront devenues filles normales. Ce sont des pensées sombres, je l’admets. Contradictoires avec d’autres réflexions personnelles.

Car comme tu le sais, j’aimerais beaucoup que les filles acceptent de donner de la chaleur aux hommes qui n’en reçoivent jamais. Parfois, je voudrais aller voir tous les mâles tristes et seuls de la planète pour les inviter sous ma couette. Seulement là, ce serait tout autre chose, car l’acte serait totalement gratuit. Dans notre monde moderne, rien n’est jamais totalement gratuit. Chez pas mal de filles, le gratuit d’une relation n’est qu’apparence. Les charmes dévoilés ouvrent mille portes. Celles des castings, des agences de pubs, des postes de direction et j’en passe une tonne.

Ça, ça tient du secret de Polichinelle. Seuls les nombreux hypocrites et les rares ignorants le contestent. Je reconnais qu’il est facile de prétendre qu’une telle ou untel s’en est tapé des mètres pour décrocher son job. La jalousie aussi fait dire cela. On trouve aussi nombre de filles et de garçons qui ne sont pas ainsi. Mais les grandes villes, tout particulièrement la capitale, renferment quantité d’histoires sordides qu’on aurait peine à concevoir. Et je ne parle pas que de coucheries, car il existe bien d’autres façons de vendre son âme au diable. En abandonnant ses valeurs, en se censurant, en acceptant d’être ce que l’on n’est pas.

Par des rires et sourires faux, des courbettes, des ronds de jambe. En allant aux bonnes soirées, avec les bonnes fringues et l’attitude adéquate. Oh non, ce ne sont pas toujours les plus compétents qui réussissent, loin de là : ce sont surtout les plus malins. Autrement, le monde ne serait pas tel qu’il est. Bien des génies restent méconnus, certains sans toit, une bouteille à la main et à même le trottoir.

Revenons-en à de plus belles heures. Car la fin des vacances avait beau approcher, elles n’étaient pas encore tout à fait achevées.


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Être matée… sous son propre toit ?!

Le fils du petit copain de maman joue au voyeur. Mais Chloé n’est pas attirée…

Du jour au lendemain pourtant, un élément changea : Léopold se mit à me reluquer. Enfin son œil pétillait ! Pourquoi est-ce survenu pile comme ça d’un coup, aucune idée. Je n’ai pas changé depuis son arrivée. Ses sens ont dû s’éveiller en une nuit. Soudain il m’estimait, je n’étais plus la petite gamine qu’il méprisait encore la veille. Au moins n’avais-je pas affaire à un androïde, c’était déjà ça. Peut-être était-il simplement lent. Le temps de me voir, que mon image remonte à son cerveau puis que le calcul chimique hormonal se fasse, près d’un mois était déjà passé. À cette vitesse, ça n’allait pas en faire un bon coup plus tard.

Au fond, il ne me considérait pas plus qu’avant. Léopold s’était juste soudain aperçu que j’avais un popotin, un dos cambré, des jambes fines et une poitrine en croissance. S’était-il aperçu d’autant de « détails », n’était même pas certain : à part mon derrière, il ne louchait nulle part ailleurs. Patience, le cerveau était en phase de calculs pour intégrer le reste. Tout ça me flattait autant que lorsqu’un sexagénaire se retournait sur moi dans la rue, autrement dit ça ne me flattait pas du tout. Si j’eusse été pouf, j’en aurais joué.

Or, Léopold me mettait mal à l’aise. En fait, on ne peut s’amuser à quelque exhibitionnisme si on ne maîtrise rien. Sur la plage, je pouvais partir quand je voulais. Avec Julius, je pouvais fermer le rideau. Mais là ! Là dans ma propre maison, c’était une autre paire de chaussons.

Dès que Léopold entendait le bruit de mes pas, puis le glouglou de la douche, il se mettait en planque, de sorte à passer par là au moment de ma sortie. Même en étant inattentif, repérer le moment opportun était facile car j’ai toujours eu l’habitude de chanter en me lavant. Comme le chien de Pavlov, le mâle y avait associé un signal. Je ne sais plus s’il est parvenu à m’apercevoir nue une fois ou deux au début. Je préfère ne pas y penser, une fille telle que moi vue nue par un garçon tel que lui, c’était presque un peu comme un viol.

À présent, je laissais toute tenue d’Eve au placard.

Lui concocter un plan à la Sandrine n’était pas mon style. Il n’était pas mon cousin, et puis j’avais le sentiment que ça ne le guérirait de rien. Au contraire, soit il se jetterait sur moi, soit il en ferait une attaque cardiaque, ce qui ne serait bon ni dans un cas ni dans l’autre (quoique…).

Je ne comptais pas non plus renoncer à toute liberté pour Léopold, et je sortais souvent de la salle de bain en t-shirt et culotte. On ne pouvait pas appeler ça une perche, encore moins une provocation, pourtant rien que cela semblait le travailler. Ces nouvelles règles de pudeur étaient si insolites, j’avais du mal à m’en rappeler tout le temps. Il a dû m’arriver de prendre ma douche avec la porte entrouverte, ou de me changer dans ma chambre sans fermer. Même le port de jupe ou de robe devenait désagréable, tant ça le rendait dingue. Le moindre centimètre carré de peau à découvert, et c’était tout un cirque.

Au moins avait-il la courtoisie de ne pas me vanner, se moquer ou faire des réflexions graveleuses. Encore que j’aurais presque préféré, car ces regards silencieux me faisaient songer à un dangereux psychopathe. Dans les thrillers que j’avais vus, le tueur en série était toujours ainsi : prunelles fixes et n’ouvrant jamais la bouche. Léopold était à peine différent, sauf que plus il m’apercevait en robe ou peu vêtue, plus sa bouche s’ouvrait.


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Chaud ramadan

Conjuguer plaisir, désir et religion : mission possible ?

Pendant le ramadan on n’a pas le droit de rouler un patin, ni de faire l’amour. Il n’y a rien d’écrit pour le reste.

Et ça te permet de continuer à faire du cul sans risquer d’aller en enfer, selon toi ?

Ben, effectivement je fais tout le reste. Ce qu’il faut comprendre, c’est que moi…

…le sexe me fait faire de meilleures prières.

Ça me détend tellement, surtout qu’en période de jeûne j’en ai encore plus besoin que d’habitude.

Essaye le yoga.

On dit que quand on a trouvé sa méthode perso pour se relaxer, il ne faut pas en changer.

Même si tu estimes ne pas être une pécheresse, je sais que tu n’oseras jamais aller dire ça à ton imam.

Évidemment ! Ce sont tous des machos. En tout cas celui de mon quartier.

Eh ! Tu ne m’as pas l’air d’être une très bonne musulmane, dis donc.

Je sais faire le distinguo entre la religion et les religieux. J’adore ma religion, je la surkiffe. Les religieux, par contre… d’ailleurs, je ne suis pas du tout sûre d’épouser un musulman. Un chrétien ou même un agnostique me conviendrait fort bien.

Après tout, peut-être que tu respectes la volonté de Dieu. À ta manière…

Il n’y a qu’un truc pour lequel je ne suis pas sûr. En principe, ce n’est pas qu’on n’a pas le droit d’avaler quoi que ce soit car on peut avaler sa salive ou un médicament. Seulement, à partir de quand est-ce un péché ?

Je vois où tu veux en venir… encore une question impossible à poser à la plupart des religieux. Si je saisis bien, la vraie question c’est surtout : à partir de quand est-ce considéré comme de l’alimentation ? Car si tu suces pendant ton jeûne, quelque part tu triches.

Eh ! Je n’avale pas !

Il y a toujours du liquide pré-séminal. Si tu veux jeûner sans pêcher, l’imam te dirait de n’avoir absolument aucun rapport sexuel. Pour ma part, je te dirais de pomper sans avaler ta salive, qui est mélangé à la mouille de ton mec. Et de faire un bain de bouche après.

Je vais devoir lui faire en crachant toutes les dix secondes. Ou de laisser un filet de bave couler le long de mon menton. Il ne va pas aimer.

Si, si ! Tu verras, le petit copain est toujours bien plus cochon qu’on ne le pense.

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Dans le viseur de la petite chaude…

La jolie Charlie a jeté son dévolu sur l’élu de son coeur… ou en tout cas de son cul…

François, qui faisait sa troisième année au club, était presque aussi assidu que moi. D’après Lydie, bien plus assidu depuis que je venais. Coïncidence ? Peut-être pas. Il y a des regards qui ne trompent pas, et d’ailleurs, que je lui renvoyais. Cela durait déjà depuis plusieurs mois, et pour tout dire je me demande ce qu’on attendait. Je devais avoir la tête ailleurs… ou alors ma petite manie de ne plus rien mélanger. La boxe pour la boxe, le cul pour le cul…

Sans même songer que l’un et l’autre pouvaient communiquer un peu plus directement. Jusqu’à présent, le garçon, de quelques années plus jeune, n’avait été qu’un bon camarade. On se donnait quelques nouvelles, on faisait quelques plaisanteries, et le reste du temps il parlait plutôt aux habitués, et de mon côté je papotais avec Lydie et les deux ou trois autres filles du club. Une véritable ambiance de cour de récré… Pourtant, l’attirance était là et nous n’étions plus des gamins.

Apparemment, il n’osait pas. Qu’à cela ne tienne : je pris quelques devants. M’éloignant provisoirement de Lydie, je me mis à échanger davantage avec lui. De discussions techniques sur la boxe, on se mit assez vite à parler un peu de tout et de rien, ce qui est parfait pour entamer une relation. Par bonheur, je n’eus pas à le pousser bien davantage et lui-même vint me parler de plus en plus souvent.

Quelques jours plus tard on prenait un café ensemble, et l’air de rien je compris pourquoi il était si hésitant. François avait une relation stable. À la rentrée si tout allait bien, il emménageait avec sa copine. Cela ne me découragea pas, au contraire, cela me convainquit de précipiter les évènements. Après un footing en duo, puis un café supplémentaire le lendemain, je mis cartes sur tables.

– On n’est pas loin de chez toi. Est-ce que ça te dirait qu’on y aille ? Il resta un instant bouché bée, n’osant comprendre. Puis, pour être certain de ne rien dire d’inconvenant, fit mine de ne pas avoir saisi.

– Bien sûr avec plaisir ! J’ai justement une bonne bouteille…

Rien ne nous empêchait de boire également un verre, et ouvrir une bouteille était une invitation à se désinhiber. Nous restions cependant dans le non-dit. Notre société est ainsi : crainte de la fille d’être vue comme trop facile, peur du mec de recevoir une gifle. Le dialogue était tout juste codé, certes… codé tout de même.

Du reste, cette fameuse bouteille, on se l’ouvrit et on l’apprécia bien. Sans doute en avions-nous besoin… François se décida à jouer franc-jeu également, et me dire qu’il était très attiré depuis le premier jour. Qu’outre sa timidité, il était certain jusqu’à présent que son statut couple interdisait toute possibilité. Interdire ? Par qui, et au nom de quoi ? J’ai toujours trouvé cela absurde, et la conversation dériva sur le sujet. Enfin, « dériva » en un sens : en fait, on était en plein dedans.

J’avais toujours été pour une sexualité libre, pleine et entière, voire pour du polyamour.

Le dogme du patriarcat et de la religion me cassaient profondément les ovaires, et même les quelques fois où j’avais eu de vraies belles relations amoureuses je n’imposais rien, ni ne m’interdisais grand-chose. Je ne vois pas pourquoi le corps d’un petit copain devrait m’appartenir. La discussion, curieusement, fut assez intellectuelle tout en étant détendue, et nous excita l’un l’autre.

Nos propos n’avaient pourtant rien de particulier, et je ne jurerai pas que nos réflexions étaient de haute voltige. Le thème, débattu très sagement, n’était pas ce qui nous mettait la pression. Je devenais chaude, il devenait chaud uniquement par plaisir d’être l’un et l’autre dans un espace clos, animés de désirs avec un petit verre dans le pif. En ce sens, on aurait pu discuter de cuisine végétarienne que le résultat aurait été similaire. Pour finir, il mit une petite musique douce et j’en profitai pour me blottir contre lui lorsqu’il revint s’asseoir.

J’étais si bouillante de l’arrière-train, prétendre que j’avais envie de tendresse serait mentir. C’était juste l’approche la plus évidente et la moins osée que j’avais trouvé. De toute façon, on ne peut pas dire que la séquence choupignou dura bien longtemps. Vraiment pas.

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Fantasme numérique

Il n’y a rien de plus idiot qu’un homme emplit de désirs inassouvis…

Mes cons de collègues ont traficoté mon ordinateur. Je crois qu’ils me pardonnent pas d’avoir dit non à chacun.

Idiots qu’ils sont. Si t’avais dit oui à l’un d’entre eux les autres auraient été jaloux. T’aurais dit oui à tous ils se seraient fait concurrence, puis t’auraient considéré comme une salope.

Ils me considèrent déjà comme une salope, depuis le début.

T’es très mal tombée, dans ce service.

Oh, je leur en veux pas vraiment. Que veux-tu, je SUIS une salope.

On le voit, on le sent dans mon regard. Ils le devinent bien que j’ai beaucoup d’amants, et que j’aime parfois en mettre deux ou trois en même temps dans mon lit. Je connais la biologie humaine ! Percevoir cette sexualité rendrait fou n’importe quel garçon.

C’est pas non plus une raison pour traficoter ton ordinateur. Ils t’ont effacé des trucs ?

Non, ils m’ont juste installé un petit virus blagueur.

Dès qu’une fenêtre s’ouvre pour me demander de confirmer telle action ou l’installation d’un logiciel, à la place ça me pose une question de cul.

« Voulez-vous vous faire sodomiser ? » / « Voulez-vous vous mettre à genoux, ouvrir la bouche et tirer la langue ? ». J’en passe et des pires. Et forcément comme je veux confirmer l’action ou installer le logiciel, je clique sur oui.

Et tu laisses faire ? Tu les as pas dénoncés au boss ?

Sûrement pas voyons ! Me choquer, c’est ce qu’ils veulent. Que je rougisse, que je proteste… pas question de leur faire ce plaisir.

Dis surtout que ça t’excite.

Oui. Dingue, non ? De simples petits mots à la con, rien que les voir écrire j’en mouille. Et pourtant, malheureusement pour eux ça m’a pas du tout donné envie de faire quoi que ce soit avec un collègue, au contraire même. Ça me met juste en train pour mes soirées de cul.

Au fond, une partie de leur fantasme s’est réalisée. Virtuellement parlant, avec toi qui clique sur « oui », ils t’ont tous retournée dans tous les sens des tas de fois !

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