Ce petit vent frais qui passe entre les jambes

Un épisode dans lequel on apprend notamment toute l’importance de la culotte, ou de son absence, dans l’habillage d’une jolie fille…

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

Délires de petites culottes

 

— Quand je me suis mise à grandir, maman a voulu m’acheter des pantalons à la place des robes et des jupes.

— T’en avais jamais portés avant ?

— Non, mes dix premières années avaient été cent pour cent habits de fille.

— Elle était vieux jeu ? Catho tradi ?

— Je crois surtout qu’elle aimait bien jouer à la poupée. Maman adorait me pouponner, m’affréter, me coiffer, m’habiller !

— Avec ton consentement ?

— En partie. Mais bon au bout d’un moment… Même en étant coquette et féminine, ça finit par gonfler. Puis aussi je suis entrée dans une période sportive. Je voulais tout le temps courir, sauter, faire des roues, des galipettes, grimper aux arbres…

— Forcément, le pantalon ça s’imposait.

— Maman a fini par me dire que

je prenais tout le temps des postures où on voyait ma culotte,

et que là ça n’allait plus. Je pigeais rien. Ni pourquoi on voyait tant ma culotte, ni pourquoi elle entrait dans le champ de vision des gens, ni pourquoi ça posait problème le cas échéant.

— Elle cherchait à te protéger…

— Franchement c’était pour une histoire de réputation, que sa fille ait une image bien comme il faut. Acrobaties tout juste tolérées, elle me laissait faire car après à la maison du coup j’étais calme.

— Et donc t’as plus porté que des futals ?

— Une fois avec une fois sans. Maman continuait à me dire qu’il fallait surtout pas qu’on voie ma culotte. Pourquoi donc cette fixation ! ? J’y ai réfléchi. Et ai tout saisi de travers : en toute innocence, juré, je me suis mise à plus jamais passer de culotte quand j’avais droit à la robe ou à la jupe.

— Ta mère s’en est aperçue ?

— Quand elle a remarqué que les copains du square me tournaient un peu trop autour. Genre ils se battaient presque pour être près de moi, quand j’étais en haut d’un jeu ils s’arrangeaient pour être en bas… J’ai subi aucune moquerie.

Au contraire ils étaient fascinés… sous le charme !

— Incroyable comme la chatte est un aimant à mecs. Même à cet âge ! Un minou et ils sont tous à tes pieds, hypnotisés, et tu peux en faire ce que tu veux.

— J’en ai pas joué.

— T’aurais pu ! Tu serais devenue leur reine, t’aurais donné des ordres, ils t’auraient obéi tels de gentils toutous.

— Je préfère me hisser dans l’existence par ma personnalité. Pas par le pouvoir de ma chatte !

— Plus tard d’accord. Mais à cet âge ?

— Il n’est jamais trop tôt pour commencer : le passé détermine l’avenir. Si j’avais pris l’habitude de commander les garçons ainsi que serais-je devenue ?

— Une chef d’entreprise ?

— Tu es bien optimiste, moi je dirais plutôt pute. Et quand bien même, pas question de devenir chef par ce chemin.

— Admettons.

— Pendant ce temps je sentais

le petit vent frais passer entre mes cuisses et j’adorais ça.

Mille fois plus agréable qu’une culotte.

— Et donc t’écartais !

— Oui, pour que ça respire ! Puis l’air de rien… voilà que ça devenait excitant. Le phénomène me faisait découvrir mon corps… ma sensualité… ma sexualité !

— Plus si innocent tout ça…

— Je cherchais pas du tout à m’exhiber. Les garçons étaient des copains de jeux classiques, pas de jeux sexuels. Ce qui me plaisait c’était la sensation du vent. Leurs regards comptaient peu.

— T’as pu… « frauder » ainsi longtemps ?

— Quelques jours. Puis,

maman m’a vue sortir de la douche et enfiler une robe telle quelle,

sans rien d’autre. Elle m’a questionnée, je mens mal, et quand elle a compris que je vivais sans culotte depuis une semaine j’ai pris une sacrée gifle. Désormais, pantalon imposé pour chaque sortie au square. Si elle restait pas sur un banc plongée dans ses magazines elle l’aurait vu dès le début ma supercherie !

— T’en as souffert ?

— J’aurais cru ! Puis tout compte fait non. Jogging premier prix, pas très glamour, mais avec j’avais le droit de me rouler dans l’herbe. Faire des galipettes, grimper aux arbres. Tout ! On peut pas dire que j’y perdais au change. Et je suis devenue une copine de jeux terrible, la plus dynamique du quartier.

— Fini la robe sans culotte donc terminé les plaisirs sensuels ?

— Au contraire ! Quand je dis que j’y perdais pas au change… Figure-toi que les acrobaties libres m’ont fait découvrir une nouvelle particularité de mon sexe : mon intérieur pouvait être tordu, compressé, retourné. Il pouvait comme… « bouger » en un sens, presque avoir une vie à lui ! Tout un orchestre invisible s’opérait en moi à chaque contorsion. J’en inventais de nouvelles. Grand écart, jambes qui s’enroulent, serrer et desserrer les cuisses, et

mille postures toutes plus indécentes les uns que les autres.

Dès que je pensais en avoir fait le tour, je me disais « tiens et si je mettais mon bassin comme-ci et ma tête comme ça, qu’est-ce que ça va donner ? », ou autre suggestion… et hop, un mouvement en entraînait un autre et c’était parti pour une ribambelle de nouvelles expériences. Extatiques.

— Le Kamasutra solitaire !

— J’aurais eu de quoi en écrire au moins dix tomes. Ma souplesse se renforçait de jour en jour ! J’en avais des courbatures pas possibles mais je m’en foutais. Limite j’aimais avoir mal.

— Ah oui ! Pour une éducation sexuelle c’en était une.

— Une fois de plus les garçons adoraient. Et maman, curieusement, aucune remontrance. Elle voyait là qu’une gamine qui s’amuse et qui s’ébat. Si j’ose dire. Moins classe qu’elle espérait mais bon, fallait me laisser en robe aussi. On me disait que de telles prouesses feraient de moi une splendide danseuse classique. J’ai toujours refusé de m’y inscrire. Ma pauvre mère s’en désolait !

— En attendant tu prenais sacrément ton pied.

— Comme si je baisais avec moi-même en permanence ! Enfin c’est ma réflexion d’aujourd’hui : sur le moment je pensais à tout sauf à la baise. Je songeais juste au plaisir intérieur à me donner.

— Donc tu voyais toujours pas le rapport entre ça et faire l’amour ?

— Toujours pas. T’as vu j’en ai marqué des étapes ! J’ai à la fois avancé très vite… et petit à petit.

— Marrant : quelles que soient les directives tu prenais la bonne direction. Les bonnes décisions. Tu poursuivais ton chemin sur la voie du désir.

— Le destin de toute fille digne de ce nom ! Et je dirais même, plus maman me punissait plus j’en tirais avantage.

— T’avais toujours droit aux robes et jupes de temps en temps ?

— Au début non. Puis maman a craqué, j’étais décidément bien trop jolie ainsi. Je crois vraiment qu’elle m’a autorisé ça plus pour elle que pour moi, mais bon j’allais pas m’en plaindre. D’autant que son obsession à faire de moi une jolie petite fille élégante m’a fait découvrir la troisième étape de ma sexualité : où

j’ai enfin compris que les sensations du minou étaient reliées au fait de faire l’amour.

— Comment t’as déduit ça ?

— Elle m’a donné des sortes de… cours de bienséance. Comment s’asseoir, ramasser quelque chose tombé à terre, monter un escalier, en descendre, se hâter… sans qu’on puisse jamais voir la culotte. Calculer le moindre mouvement, le plus petit geste, tout en le faisant avec majesté madaaaame.

— T’as pas fait d’histoires ?

— J’ai obéi au doigt et à l’œil ! Avec maman ça filait assez droit. L’éventuelle punition à venir serait peut-être moins plaisante que les deux précédentes, qui sait. Surtout, cet enseignement m’a rendue super chaude.

— Quoi qu’on te fasse faire tu te réchauffes ! Une vraie fatalité…

— J’adorais l’art de cacher mon intimité aux garçons. Ça les faisait enrager ! Et l’art d’être précieuse les faisait craquer ! Enfin, encore plus craquer. De quoi dépasser la concurrence, désormais réelle. Les mecs adorent les midinettes un peu chochottes qui en réalité sont de vraies cochonnes au lit. Pile le message que je faisais passer.

— De quelle façon ?

— Mes regards… Juste de simples regards ! Qui en disaient long. Merci maman, merci pour les punitions ! Tout ça c’est vraiment grâce à elle.

— Oui… malgré elle !

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