Celles qui se donnent avec dédain… ou avec entrain

Deux épisodes, un entier et un à suivre. Où l’on apprend que les femmes les plus jeunes ne sont en réalité pas toujours les meilleures amantes…

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

Préférence personnelle singulière

 

— Toi alors t’as vraiment des goûts spéciaux ! Jeune, beau gosse, dynamique… Tu pourrais rencontrer des tas de jolies minettes ayant entre vingt et trente ans. Et tu tapes dans les quarante ! Voire les cinquante !

— Tu parles c’est tellement mieux !

— Quand même ! Elles sont moins bonnes, moins jolies. Non ?

— Si. Beaucoup moins. Logique ! Physiquement les jeunes sont mieux, aucun doute. C’est au niveau du comportement que ça me casse les couilles. Exagérément féministes, à considérer que se faire aborder est déjà une quasi-agression. Par contre, plus du tout féministes pour le restau au moment de l’addition. Ayant mille critères. N’embrassant pas : se laissant embrasser.

Ne baisant pas : acceptant de te donner accès à son corps !

En mode je t’offre un privilège incroyable ! Du coup, sexuellement peu performantes. Peu imaginatives. Certaines ne suçant même pas, ou du bout des lèvres ! Finir dans leurs bouches et les faire avaler, plus compliqué encore ! Les bifler ou leur mettre la fessée, sacrilège ! Les femmes mures par contre… OUCH ! Celles qui sont sorties du circuit, un peu en dehors du marché de la séduction ! Qui ont souvent vécu trop sagement pour leur mari, pour s’occuper des enfants. Et qui maintenant se rattrapent. Et alors là t’explores tout le Kamasutra, tu te fais pomper dix fois de suite de cent façons différentes, tu les mets à genoux, à quatre pattes, tu fais des jeux de domination, tu leur tires la tignasse, tu leur mets des claques au derrière… Tu verras, tente ! La femme mature, l’essayer c’est l’adopter. Au pire ferme les yeux et imagine baiser une jeune.

— Ça aussi la femme mature l’accepte ?

— La femme mature accepte tout. Car elle sait que c’est maintenant ou jamais.

 

Fébrile adolescente nudiste

 

— Quand on est entre copines et qu’on se raconte nos anecdotes sexuelles, j’ai remarqué un truc… Tu rapportes souvent celles des autres et très peu les tiennes.

— Et tu en conclus ?

— Ce qui t’arrive à toi, tu fais croire que c’est arrivé à d’autres ! C’est ce que je pensais au début.

— Et ensuite ?

— Je me suis aperçue que ça se recoupait pas, sauf don d’ubiquité. Puis, je me suis demandé si t’inventais pas, tout bonnement. Mais… non, c’était pas possible.

— Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

— Un truc dans ta voix, ton regard. Tu disais vrai, c’était évident.

— Alors pourquoi ce doute ?

— Ces histoires sont si incroyables !

—… Et c’est bien pour ça que je les raconte, elles, au lieu des miennes ! Ma vie sexuelle est assez classique et ça me va très bien ainsi. Mes amourettes personnelles ont rien de captivantes : elles le sont pour moi,

quand ça m’arrive et que mon cœur bat la chamade c’est exceptionnel !

Par contre à raconter, bof.

— D’ailleurs t’avais pas terminé la dernière fois, ce que tu disais sur ta copine d’enfance Amandine.

— Elle ? Oh putain ! Une véritable saga.

— T’en étais à son observation de piscine.

— Ah oui ! Alors donc, elle et moi depuis toutes petites on se retrouve chaque année, un mois entier, dans un grand centre naturiste. Très paradoxal : d’une part le centre est familial, pas du tout porté sur le libertinage, d’autre part on y a fait nos libertines. Elle surtout. Pas dès le début évidemment !

— Et ça a marché malgré le côté familial du lieu. Je crois deviner pourquoi…

— Pourquoi ?

(à suivre…)

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