Lorsque le piège sexuel se referme…

Le chantage de deux prédateurs sur deux jolies jeunes filles se met en place…

Je restai le dossier dans les bras, sans savoir quoi faire.

– Alors ? Allez, ouvre-le et prends tout ton temps pour l’étudier.

J’ouvris. Feuilletai, lu. Découvris avec effroi que ce qu’il avait dit était la plus stricte vérité. Tous les éléments nécessaires à notre expulsion étaient réunis ici. Vera était blottie contre mon bras, quant au vieux il se tenait non loin de nous et nous observait. J’entendis le jeune dans une autre pièce. Depuis que j’avais ouvert le dossier, j’aurais cru qu’il chuchotait avec quelqu’un. Était-ce mon imagination, y’avait-il un troisième habitant ? Ou peut-être était-il au téléphone. De toute façon, cela ne changeait rien et là n’était pas le problème. Papa avait bien été dénoncé. Par qui ? Sans doute ne le saurions-nous jamais.

Le jeune revint. À mon air dépité, il comprit que j’avais examiné son dossier et m’était aperçu qu’il nous tenait bel et bien en son pouvoir. Mon esprit commençait à saisir pourquoi ils nous avaient fait venir ici.

Rien que leurs regards en disaient longs.

Ces regards, je les avais déjà remarqués chez le jeune le jour du commissariat. Je n’y avais alors pas prêté attention plus que cela, lui étant loin d’être le premier homme à nous mater.

– Pourquoi vous avez gardé le dossier pour vous, puisque vous savez qui on est.

– Parce que la vie est pleine de surprise ma belle.

Il poussa une porte et nous fit signe d’entrer. Nous entrâmes, Vera encore et toujours accrochée à moi. C’était un salon, avec une large fenêtre au style ancien, ornée de décorations métalliques dont les ombres se projetaient au sol. À gauche un canapé clic-clac, au sol de la moquette. Une télé, quelques babioles… Une pièce comme une autre en somme, et pourtant j’avais l’impression que tout y était laid, que nous étions dans la tanière du diable. Des images défilaient à toute vitesse dans mon esprit. Expulsion, capture par les services d’ordre du gouvernement de Nelsinskcy, prison pour papa et maman, quant à nous j’ignore ce qu’il adviendrait. La situation était tout simplement catastrophique, voire désespérée.

Mais le jeune, qui était allé s’asseoir sur le canapé pour se servir un verre, me lança une nouvelle œillade qui me fit comprendre. En fait, j’avais compris depuis que nous nous étions arrêtés devant l’immeuble. Malgré tout, je tentai de le corrompre.

– Papa a un très bon salaire. Il peut vous donner beaucoup d’argent.

– Voyons, écoute… Anastasia, c’est bien ça ? Anastasia, t’es une maligne. Je le vois dans tes yeux. Maligne et intelligente. Tu sais parfaitement que j’aurais dû vous dénoncer. Et tu sais parfaitement pourquoi je ne l’ai pas fait. Tu sais, ce n’est que mon premier dossier. On me demande pas des résultats extraordinaires. Par contre, c’est vrai que cette affaire qui m’est tombée du ciel me ferait une promotion plutôt pas mal. À vrai dire j’hésite encore.

Il marqua un temps. On aurait dit qu’il s’attendait à une réponse de ma part.


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