Vêtements et séduction

A l’espace des Trois Chèvres où Chloé passe son été, les vêtements sont parfois absents… pourtant, Chloé compte bien en faire une arme de séduction en s’improvisant relookeuse.

Les garçons auraient bien voulu se faire relooker aussi, pas un n’osa. Si en fait, un seul, Charlie, en cachette. Ses traits fins lui donnant une allure un peu androgyne, on s’arrangea, bon gré mal gré, pour le viriliser en raccourcissant ses manches et en lui sculptant une houppette avec du gel. Suite à quoi, il joua devant nous au mister Univers en faisant une démonstration de muscles imaginaires, puis mima Superman en train de combattre Lex Luthor, ce qui nous plia tous les trois de rire jusqu’au lendemain. Cela nous étonna de lui, d’habitude si timide et même un peu solitaire…

À nos côtés, Charlie était moins réservé qu’avec les autres. Heureusement que d’autres copains ne vinrent pas : on était bien moins douées en apparences masculines, et je doute qu’on aurait eu des idées pour chaque garçon. Les copines, on les écoutait tour à tour, on discutait, on revoyait chaque look de la tête aux pieds en frimant un peu, sans jamais prendre qui que ce soit de haut. Et quand c’était le cas, ce n’était pas avec sérieux. Au programme : coiffure, gel, nœuds dans les cheveux, bijoux fantaisie, fringues choisies, enfilées, ajustées. On était capable de se prendre la tête dix minutes pour savoir s’il fallait tout boutonner ou laisser le haut à l’air libre, et si oui de combien de crans. Les rares qui réclamaient du maquillage, on disait non : il serait bien temps de s’y mettre à quarante ans quand nos peaux commenceraient à s’esquinter.

Toutefois, Estelle nous avait donné d’adorables petites paillettes à mettre dans les cheveux, les cils ou le cou pour faire scintiller nos princesses.

La plupart des filles se laissaient habiller et déshabiller à notre guise, tu penses bien qu’on ne s’en privait pas.

Ça nous rappelait la maternelle quand on enlevait et remettait cent fois les tissus de nos poupées, sauf qu’à présent les jouets étaient vivants. Eh bien je peux le dire, c’est drôlement agréable de vêtir et dévêtir une fille. Surtout dévêtir.

Passer nos mains sous son t-shirt, lui dire de lever les bras, déboutonner sa chemise, voire même lui retirer les sous-vêtements pour les remplacer par d’autres… C’était si tendre, si plaisant. Presque toutes se laissaient faire, je crois bien avec autant de plaisir que nous. On sentait qu’elles regrettaient que leurs mamans aient cessé si tôt des gestes aussi fabuleux. Les copines pouvaient ainsi y re-goûter un peu, nostalgiques, avec nous deux dans le rôle peu légitime des mamans. Charlie par contre, préféra se changer lui-même… dommage. Clarisse comme toujours avait l’air de s’amuser, de tout prendre à la légère. Mystérieuse Clarisse… avec toi, il n’y a jamais moyen d’être sûre. Jamais moyen de savoir ce que tu penses et ressens vraiment. Dire que l’on se connaît depuis toujours et que tu es parvenue à garder tes secrets. Qui sait tout ce que tu me caches ?


Pour découvrir dès à présent les cinq parties des aventures troublantes de Chloé…

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