Laisser venir le troublant plaisir…

Vera doit vivre sa première fois : ce n’est pas un choix mais une obligation. Sa grande soeur est présente pour l’aider…

Sans la brusquer, je l’invitai à m’écouter en orientant légèrement sa tête. Vera laissa alors son regard dans le sien. Comme renforcé par cet échange, le garçon s’aventura un peu plus loin. Ma petite sœur commençait à avoir du mal à bien respirer. De nouveau nerveuse, elle ne parvenait pas à tout gérer. Je lui glissai à l’oreille de ne pas chercher à contrôler sa respiration, lui indiquant de la caler naturellement sur la pénétration qu’elle subissait. Elle hésitait, comme si elle cherchait une échappatoire. Il n’y avait aucune échappatoire.

Faut que tu saisisses où il veut en venir. Non, ne détache pas ton regard de lui… oui, comme ça. Il veut pas te baiser. Il veut faire l’amour avec toi. Fais-moi confiance, je connais les garçons, je sais ce que veut celui-là. Plus tu vas entrer dans ce jeu, plus la pénétration se passera bien. Je sais ce qui est bon pour toi.

Vera accepta enfin. À chaque fois que Nicolas entrait en elle, elle se mit à souffler, laissant autant l’air s’échapper par la bouche que les narines. Bien sûr, cela s’entendit : les sons de son souffle emplirent la pièce et rendirent l’atmosphère, il faut bien le reconnaître, nettement érotique. Bien sûr, cela vint renforcer encore l’assurance du garçon, qui ne la quittait plus du regard. Il ralentissait, écoutait le souffle de Vera ralentir en conséquence, puis accélérait pour l’entendre le suivre.

Son érection semblait grandir encore, et je sentais que même s’il ne s’aventurait pas bien loin, elle en devenait plus pénible pour Vera.

Souffle plus fort, tu évacueras. Et bouge, accompagne-le dans le mouvement. Bouge les hanches, comme ça… je vais t’aider.

Elle était toujours très gênée par la présence du flic qui n’en pouvait plus de se régaler du spectacle.

Ne regarde pas en direction du grand. Il n’est pas là, il n’existe pas. Imagine qu’il n’y a que toi et un amant, et que tu es pleinement consentante. Fais cet effort mental.

Mes mains se posèrent sur ses épaules, et je lui fis faire des mouvements du corps, afin qu’elle soit parfaitement en phase avec le garçon. Quant à ses propres initiatives, elle se mit d’abord à remuer des hanches timidement, presqu’imperceptiblement.

Puis, voyant que cela rendait la pénétration plus aisée, remua davantage, toute rouge de honte mais de plus en plus domptée par son partenaire. Pas domptée dans le sens où elle ne faisait que se laisser faire, non, puisqu’elle avait, sur mes recommandations, sa propre part active. Domptée dans le sens où elle acceptait de plus en plus l’acte sexuel. Son corps était moins raide, ses membres moins figés. Par toutes petites touches, Vera se détendait. Je lui dis alors de faire comme les mouvements gracieux qu’elle avait appris à la danse : qu’elle fasse onduler son corps. Que ce serait la meilleure façon de gérer le coït.


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Entretien avec Zeppo 3/6

Troisième partie de l’entretien avec l’auteur Zeppo…

. Livre érotique : simple amusement ou bien outil de développement personnel ? Pourquoi ?

Tout à la fois. On peut écrire dans le but d’ouvrir les gens à une façon de penser, etc., c’est le lecteur, la lectrice qui choisit. En fait, c’est comme tous les livres : ça dépend beaucoup moins de l’auteur que du lecteur !

Ta vision personnelle de la littérature…

. Quels sont tes coups de cœur littéraires, que ce soit en érotique ou tout autre style ?

Oh la vache ! Je vais citer Des milliards de tapis de cheveux, de Andreas Eschbach. Parce que justement, c’est le livre qui m’a fait comprendre pour de bon que la fiction n’est pas que distraction. Mais il y en aurait tant d’autres… Et tant que je n’ai pas encore lu !

. Dans un polar ou un livre d’horreur, on peut prendre plaisir à imaginer des choses que l’on n’aimerait pourtant jamais vivre. Est-ce également le cas en littérature érotique ? Quel est ce mystère ?

On a tous rêvé un jour ou l’autre de découper en petits morceaux toutes les pourritures qui nous rendent la vie moins rose ! Mais nous ne sommes heureusement pas tous psychopathes et nous ne faisons qu’en rêver pour pouvoir les supporter jour après jour !

Je crois que dans la littérature érotique, le processus du fantasme est encore plus présent. On peut être excité(e) à la lecture d’une scène qui est à la limite du viol (voire complètement un viol), mais on ne s’imaginerait jamais prendre du plaisir dans cette situation, que ce soit en tant qu’agresseur ou victime. Le processus d’identification au personnage, quand le corps s’en mêle, peut être impressionnant, à mon avis. Et on a tous en nous, ce petit côté morbide qui nous fait aimer les événements horribles. Dans la littérature, on y a le droit, alors on ne se prive pas. On peut toujours dire après : « ouais, mais c’est qu’un livre, ça veut rien dire… » sauf qu’on sait tous sans le dire que ça veut dire quelque chose !

. Qu’aimes-tu lire en général et pourquoi ?

De la littérature érotique, un peu. Mais ce qui me transporte le plus, c’est la science-fiction et la fantaisie… Justement parce qu’on arrive à parler de l’humanité que nous connaissons sans qu’elle ne soit nommée. Comme le faisait La Fontaine en son temps avec les animaux. Lorsque les personnages ne sont pas les humains qu’on connaît et qu’on côtoie tous les jours, ça permet plus de libertés quant aux réactions qu’ils ont, parfois bien surprenantes ! Mais maintenant que je pense avoir un peu trouvé ma voie dans la littérature érotique, je m’y intéresse de plus en plus sans avoir peur de tomber dans le plagiat ! Et il y a des choses vraiment intéressantes… Je vous conseille encore d’aller voir les podcasts de Charlie, vous y découvrirez de belles pépites qui prouvent que je suis loin d’être le premier à penser que ce type d’écriture est quelque chose de transversal : tous les sujets peuvent avoir une charge érotique qui amène le lecteur et la lectrice beaucoup plus loin dans le questionnement philosophique que sans cette charge.

Littérature érotique et société…

. A une époque, bien des ados et même préados ont découvert l’érotisme via les pages de sexe cru de « S.A.S. ». Ces lectures peuvent-elles jouer sur l’éveil sexuel, avoir un aspect pédagogique ? Ou bien doit-on laisser cela impérativement aux plus de dix-huit ans ?

Là, on touche à un sujet brûlant ! Pour moi, la réponse est simple : c’est aux parents de voir. La loi doit sûrement garder cet interdit aux mineurs, de façon à montrer qu’il y a un certain danger, que l’ado qui se met à lire sait qu’il ne lit pas un bouquin de la collection Polichinelle, par exemple. Mais les parents doivent accompagner ça, de la même façon que ce n’est pas à la loi ou aux professeurs d’accompagner les adolescents et adolescentes dans leur construction sexuelle, mais bien aux parents avant tout. Laissez-les devant un Predator à 10 ans et vous êtes partis pour quelques nuits sans sommeil ! Regardez-le avec lui en lui expliquant quelques rouages du scénario ou des effets spéciaux, et vos nuits seront plus paisibles ! Le sexe est partout et est pourtant de plus en plus tabou dans les rapports parents/enfants. C’est justement à l’heure où l’accès à l’érotisme et la pornographie est si simple et gratuit qu’il faut en parler, expliquer où est la barrière entre fiction et réalité, entre fantasme et vécu…

. Quelle est la limite dans la littérature érotique ? Faut-il des tabous et des interdits, si oui lesquels ?

Non, il n’y a aucune limite à mettre. Les tabous existent dans la société, et certains sont même punis par la loi, en cas de besoin. Un auteur, tout aussi tordu soit-il, doit pouvoir s’exprimer. Les lecteurs et lectrices choisiront. J’ai une totale confiance en l’être humain, et ça me perdra, un jour !

. En quoi cette littérature résonne-t-elle avec la société actuelle, à l’heure entre autre d’un certain retour à l’obscurantisme religieux ?

En fait, la religion n’a pas toujours été « contre » le sexe. Par exemple, les puritains que l’on fustige aujourd’hui allaient jusqu’à inciter les couples mariés à le pratiquer régulièrement… et même punir la chasteté dans le mariage ! Mais aujourd’hui, c’est un fait : religion et sexe ne font pas bon ménage, si ce n’est pour la reproduction. Et en réponse, on a le sexe à outrance. Un extrême n’arrive jamais seul, on le sait bien ! Je pense que la littérature érotique permet d’apaiser tout ça, parce que l’érotisme est partout : à plusieurs ou seul(e), au lit ou dans une salle d’attente. L’érotisme est d’abord une tension entre personnes, qui va justement au-delà du simple sexe, même si cela passe par un acte sexuel. Je crois vraiment que l’érotisme, c’est un peu l’écologie dans la politique : il faut en avoir partout ! Non pas dans le but de sacraliser ou désacraliser le sexe, mais bien dans le but d’en faire un art de vivre. Hier, on disait : « dis-moi ce que tu portes et je te dirai qui tu es », aujourd’hui « dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es », demain sûrement « dis-moi comment tu fais l’amour et je te dirai qui tu es ». On vit une période intéressante, de grands changements profonds, mais qui ne passera pas par une révolution sanglante (je l’espère, du moins!). Ces changements n’en seront peut-être que plus pérennes. Et quand on parle d’érotisme, on parle avant tout de relations entre les gens… donc de la société.

. De quelle façon le monde d’aujourd’hui influence-t-il ton écriture ?

Alors là… Une fois que j’en aurai parlé sur un divan, je saurai peut-être y répondre ! Mais il est certain, déjà, que c’est parce que le monde ne tourne pas rond que j’ai ce besoin d’écrire !

À suivre…

Pour retrouver Zeppo :

https://simplement.pro/u/Zeppo

https://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=zeppo&type

https://zeppo.dumonde.ovh/

L’été de tous les désirs…

Dans cette communauté, les vacances s’annoncent libérées… très libérées.

Clarisse et moi connaissions à présent tout le monde, de près ou de loin. Il devait y avoir une bonne cinquantaine d’adultes pour le même nombre d’enfants de tous âges, du maternel au lycéen et dans une relative parité. Ce n’était sans doute pas calculé, tout s’équilibrait de soi-même : ce lieu était touché par la grâce. Dans le lot il y avait ceux de passage, certains venant régulièrement, d’autres vivant ici jusqu’à douze mois par an.

Côté enfantillages, j’aurais cru que Clarisse en ferait plus que moi. Nous étions en fait à égalité parfaite : non, je n’étais pas plus mature qu’elle. Oui, nous étions toujours deux petites filles de rien du tout, et c’était tant mieux. Ici, celle qui arrivait avec des échasses les retirait rapidement, de gré ou de force.

Dans le Home collectif se trouvait un vaste coffre débordant de jouets : eh bien, même les poupées on s’y intéressait, et les dînettes aussi. Lors de ces jeux-là, certaines copines de douze à quatorze ans nous accompagnaient. Quant aux blagues et histoires drôles, nul besoin d’y mettre des mots, cochons pour qu’elles fassent rire. Ce n’est pas qu’il n’y avait aucune blague ou chanson cochonne qui s’apprenait entre enfants… elles restaient bien moins présentes qu’ailleurs. Pouvoir se permettre beaucoup (tout ?) sans essuyer moqueries ou brimades était extraordinaire, et on en profitait à fond, sachant que ça ne durerait pas.

Je savais désormais que l’enfance, lorsqu’elle était si belle, durait toujours moins longtemps que ce que l’on voulait. Et paraissait interminable en cas de souffrance. Serait-ce ainsi plus tard ? Qu’importe, je savais que tout passerait vite. Le temps de s’y plonger, de s’y complaire et voilà les années passées. Aussi n’avions-nous pas de temps à perdre. Une fois grande, tout ne sera pas perdu pour autant : pour avoir un bon prétexte de refaire l’enfant, il me suffira de tomber enceinte.

Les petits et grands se confondaient pour de nombreuses activités, et même souvent avec des mamans, des papas, des vieilles et des vieux. Au-delà, il y avait de petits groupes naturels de tranches d’âges et d’affinités. Clarisse et moi faisons partie d’un noyau d’une douzaine d’enfants. En son cœur, un noyau dur de six enfants, très soudé, composé de Clarisse, Jeannette, Gaëlle, Paul, Charlie et moi.

Avec Stéphanie en invité surprise régulière, qui avait ses entrées chez nous, ses allées et venues oscillant entre le groupe d’Estelle et le nôtre. Je me rends compte que je n’ai même pas encore présenté tout le monde. Je t’ai trop parlé de moi et pas suffisamment d’eux. Laisse-moi remédier à cela… d’autant que quelques-uns de ces personnages vont être très, mais alors vraiment très importants dans la suite de ce récit.


Pour découvrir dès à présent les cinq parties des aventures troublantes de Chloé…

En attendant d’être grande – Intégrale – sur Google Play / Kobo Books


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Entretien avec Zeppo 2/6

Deuxième partie de l’entretien avec l’auteur Zeppo…

. Pourquoi avoir choisi cette voie ? Qu’est-ce qui t’y a mené ?

Je crois qu’il n’y a qu’une seule réponse à cette question : le plaisir de faire plaisir ! En fait, je suis un continuel militant. Tout ce que je fais dans la vie, j’y mets un sens. La littérature érotique a cela d’important pour moi : le corps et l’esprit sont touchés ensemble. C’est lorsque je m’en suis rendu compte que j’ai glissé vers cette littérature. Il n’y a que peu de temps que je m’intéresse à ce qui s’est fait avant. Et ça n’a fait que confirmer ce que j’avais remarqué : le livre le plus distrayant du monde peut être chargé de sens, si on veut bien ouvrir son esprit pour recevoir le message de l’auteur. Je sais que mes mots écrits ont fait jouir des gens… Et je crois que ce fait a autant changé ma vie que la leur…

Mais il serait difficile de répondre à cette question sans préciser que jeune adolescent, je me suis branlé de nombreuses fois à la lecture de Xaviera, de Xaviera Hollander. On revient toujours à nos premiers amours !

. Es-tu auteur professionnel, si oui est-ce un métier difficile ? Ou bien es-tu plutôt amateur ou semi-pro ? (En ce cas : ta principale activité est-elle secrète?)

Je suis un simple amateur ! Je n’ai aucune prétention quant à l’écriture. J’écris pour le plaisir et continuerai de le faire tant que le plaisir sera au rendez-vous. Mon activité principale, je ne peux pas vous la dévoiler sans vous tuer juste après !

. Cet univers littéraire exige-t-il un pseudonyme, ou doit-on assumer ses écrits quitte à dévoiler son identité réelle ?

Je ne crois pas qu’utiliser un pseudonyme soit forcément ne pas assumer ses écrits. J’utilise un pseudonyme pour être plus tranquille, certes, mais aussi et surtout parce que je ne vois pas ce que ça apporte au lecteur. Si j’écrivais autre chose que de la littérature érotique, j’utiliserais aussi un pseudonyme (peut-être est-ce d’ailleurs déjà le cas?). Les livres que je lis, je ne les lis pas parce que j’aime l’auteur ou l’autrice, je les lis parce que leur travail me plaît, alors que ce soit écrit San Antonio ou Frédéric Dard sur la couverture, peu m’importe.

J’ai remarqué qu’en tant qu’auteur de littérature érotique, ce qui marche le mieux, c’est de montrer qu’on vit ce qu’on écrit, laisser imaginer que la fiction pourrait peut-être être autobiographique. Et certains jouent bien le jeu, avec merveille. C’est même totalement vrai, pour certains et certaines. Mais jamais on ne demandera à un auteur de science-fiction de montrer qu’il est déjà allé dans l’espace pour en parler. J’écris de la fiction, et ma vie privée n’a rien à voir là-dedans. Sur les réseaux sociaux, il est facile de se faire happé et de ne plus mettre de barrières entre sa vie d’auteur et sa vie privée. Avec un pseudonyme, il est plus simple de ne pas en arriver là. Et l’imaginaire de ceux et celles qui lisent le livre n’en est que plus libre encore !

Certains hommes m’ont contacté sur Facebook, par exemple, en étant persuadés que j’étais une femme… J’avoue ne pas avoir toujours cassé leur rêve ! 🙂

. Si tu pouvais étendre ta création favorite sur un autre support, que choisirais-tu? B.D., peinture, cinéma, téléfilm, série télé, histoire audio ?

Il y a encore quelques semaines, j’aurais répondu BD sans hésiter… Mais récemment, j’ai entendu un bout de mon premier roman (Comment je suis devenue une pro) lu par Charlie, dans un de ses podcasts les Lectures Érotiques de Charlie (LEC, sur le site https://charlie-liveshow.com/histoire-erotique-nouvelles-erotiques/). Et franchement, ça m’a retourné ! Alors peut-être une histoire audio, aussi… Surtout si elle qui lit !

La littérature érotique en général…

. Ce domaine souffre de deux idées reçues. On l’accuse : 1 – d’avoir un style pauvre et un vocabulaire répétitif pour des histoires très clichés 2 – d’être des livres uniquement faits pour exciter. Ces on-dits sont-ils injustifiés ? Justifiés en partie ?

Le style dépend de l’auteur. Quand on lit Les onze mille verges de Guillaume Appolinaire, on se prend un vocabulaire bien fleuri dans la tronche ! Et de ce que j’ai lu, les clichés sont présents, oui… Mais franchement, les clichés sont présents partout : tournez la tête vers une pub, et vous ne verrez que ça ! Allumez votre télé, votre radio, le monde tourne sur des clichés ! Pourquoi la littérature érotique échapperait à la règle ? Les plus grands best-sellers de littérature dite « générale » sont remplis de clichés… c’est un peu comme de reprocher au rap d’être rempli de politique… Si les clichés existent dans la littérature érotique, c’est parce que les gens adorent ça, simplement ! Mais réduire la littérature érotique à ça, c’est malheureusement surtout ne pas la connaître…

Et ce seraient des livres uniquement faits pour exciter ? Alors ça, j’aurais jamais cru le voir comme un reproche ! Bien sûr que l’érotisme est fait pour exciter ! Mais est-ce qu’on parle de l’excitation du corps, de lèvres qui s’humidifient, d’un membre viril qui durcit dans son jean’s ? Ou de tous les sens à la fois ? Exciter le corps et l’esprit : voilà ce qu’est l’érotisme, même lorsqu’il va sur les chemins de la pornographie. Exciter les sens, c’est ouvrir l’esprit. Il n’y a pas d’érotisme à des fins purement érotiques. La pornographie, peut-être, peut parfois avoir pour seul but de tendre le corps du lecteur ou de la lectrice… l’érotisme, il y a peu de chances !

. En quoi ces lectures peuvent-elles nous faire réfléchir ? Nous ouvrir au monde, aux autres ?

Oh ! On dirait que tu t’attendais à la réponse d’avant ! Comme je l’ai dit plus haut, les lectures érotiques nous mettent dans une espèce d’harmonie avec nous-mêmes, et avec notre monde. Et ça ouvre des portes, parfois. Ce n’est pas dit que ça arrive à chaque fois, forcément. Mais peut-être une fois sur mille… et c’est bingo, là ! Quand on commence à se demander, en lisant une histoire de BDSM, mettons, quand on commence à se mettre à la place du personnage, et se demander si on aimerait ça, ou simplement constater physiquement que malgré ce qu’on aurait cru, ça nous excite… Alors, l’érotisme a atteint son but : l’ouverture à l’Autre. Suis-je comme le personnage ou différent, pourquoi est-ce que lire m’émoustille mais que je ne m’imagine pas du tout à sa place ? Où est le fantasme pur, et de quoi serais-je capable dans la réalité ? Ce sont toutes les questions qu’on peut se poser en lisant de la littérature de ce genre. On en ressort souvent avec plus de questions que de réponses. Il m’est arrivé de ressentir de la honte à vouloir continuer de lire une histoire… c’est exactement ce sentiment qui m’a donné envie de m’y mettre !

Je crois que la littérature érotique n’est pas aussi anodine qu’on le pense : certes, vous en ressortez excité(e), voire même vous vous êtes caressé(e) et vous avez joui ; mais avant tout, vous vous êtes plongé(e) dans un monde qui n’est pas le vôtre (ou pas complètement), et vous l’avez fait vôtre ! Avec cette littérature, on ne peut pas tricher. On ne peut pas « aimer moyennement ». Soit ça ne nous touche pas et on ne ressent même pas l’excitation purement physique que la lecture est sensée nous procurer ; soit on est touché(e), et là il n’y a pas de marche arrière possible. Lorsque votre corps participe à la lecture, vous ne pouvez pas prendre le recul que vous prendrez dans toute autre lecture… Bien sûr, on ne se rend pas forcément compte de tout ça dès la fin de la lecture. Il m’a fallu des mois pour comprendre ça : c’est dans la littérature érotique que les mots prennent leur pleine dimension d’arme massive !

À suivre…

Pour retrouver Zeppo :

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Soumise à deux prédateurs…

Anastasia est sous leur emprise. Ils savent tout sur elle, ils menacent de le révéler. Le seul chemin restant est la soumission…

Je saisis alors qu’il n’y avait plus d’échappatoire. Pourtant, je le savais, la porte n’était pas fermée à clé. Eux-mêmes ne chercheraient pas à la bloquer, ni même à nous barrer la route si nous tentions de la franchir. Pas plus qu’ils ne nous attacheraient, nous violenteraient ou nous forceraient à rester sous la menace d’une arme ou par la force physique. Bien sûr, tous deux avaient la musculature nécessaire pour nous retenir malgré nous. Mais ils ne l’utiliseraient pas, là n’était pas leur façon de procéder. Leur façon était bien plus démoniaque… et efficace. Cette apparente non-violence dans les gestes, voire cette douceur de façade, révélait en eux des monstres insoupçonnés.

Ils n’étaient pas de ces prédateurs fauves qui se jetteraient au détour d’une rue pour vous sonner afin de vous rendre passive. Ils n’étaient pas de ces bêtes féroces prêtes à utiliser leurs poings et leurs pieds afin de parvenir à leurs fins pour ensuite s’enfuir dans la nuit. Ces deux-là étaient bien plus pervers. Ils aimaient voir leur victime rouler des yeux d’animal traqué, chercher une solution puis accepter la situation. Ils aimaient asseoir leur pouvoir par ce biais. Je l’avais vu rien qu’à leur manière de me dévisager.

Mes yeux s’égarèrent vers la fenêtre, dont l’ornement me faisait davantage songer aux barreaux d’une cellule qu’à des décorations. Non vraiment, plus d’échappatoire. Au moins avais-je deviné d’instinct qu’avec ce type de personnes, certaines négociations étaient envisageables.

Certes, avec eux il y avait aussi du non négociable.

Leurs regards me déshabillaient déjà, et leurs yeux s’attardaient longuement là où les hommes généralement ne jettent que de discrètes œillades.

Ils me voulaient et ils m’auraient, quelle que soit ma volonté je devais m’y résoudre. Mais surtout, je devais à présent négocier ce qui pouvait être encore négociable, à savoir ma petite sœur Vera.

Je la pris par la main et la fit asseoir dans un coin de la pièce, le plus éloigné d’eux… et là où il y avait le moins de vue possible sur le canapé clic-clac. Vera plia les genoux, y posa sa tête, et se cacha le visage avec les bras, recroquevillée. Elle avait également saisi ce qu’il m’attendait.

C’était surtout mon corps qu’ils avaient regardé. Et je comptais bien m’appuyer là-dessus.

– Rassure-toi. Reste ici et laisse-moi faire, lui dis-je à voix basse.


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Entretien avec Zeppo 1/6

Voici la première partie d’une interview de l’auteur Zeppo, véritable entretien fleuve diffusée en pas moins de 6 parties !

Ta façon d’écrire et de vivre la littérature…

. Qu’est-ce qui crée l’étincelle d’une histoire ? Qu’est-ce qui la déclenche ?

C’est toujours dans le réel que ça commence. Il suffit parfois d’un mot, d’un geste… et mon imagination part en vrille ! Mon imagination avec un besoin irrépressible de donner du plaisir à celui ou celle qui lit !

. Quelles sont tes techniques pour « affronter » une nouvelle ou un roman, le poursuivre coûte que coûte et en venir à bout ?

Je n’ai pas vraiment de technique ! Je ne vis pas de mon écriture, alors je n’écris que quand je suis inspiré (et que j’ai le temps). La page blanche ne me fait pas peur : si ça arrive, c’est que je ne suis pas prêt à écrire ça, alors je passe à autre chose, tout simplement. Parfois, rien à voir avec l’écriture, d’ailleurs… Je sais que le besoin d’avoir un crayon en main reviendra me titiller le corps entier !

. Qu’est-ce qui fonctionne le mieux… écrire dans la joie et l’apaisement, ou plutôt dans la pression et la souffrance ?

La pression et la souffrance peuvent être synonymes de joie… C’est d’ailleurs un peu mon cas, dans l’écriture. Lorsque j’écris, c’est tout mon corps et mon esprit qui sont en tension. C’est même parfois douloureux, surtout aux poignets ! (sifflotte) Et ces moments de tension sont pour moi une joie indescriptible, aussi difficiles soient-ils à vivre, parfois ! J’en ressors souvent avec le corps dégoulinant de sueur, et un sourire qui illumine mon visage !

. Ecrire est un plaisir demandant des contraintes. Comment trouver le juste milieu entre contrainte et plaisir ?

À fond dans l’un comme dans l’autre ! Je ne vois pas d’autre façon d’écrire, pour moi. La relecture et la correction est une sacrée contrainte autrement moins jouissive. Mais en général, le résultat me plaît… Alors je me fais mal et me corrige, modifie, améliore… J’arrive même à demander l’avis de quelques personnes, maintenant. Et tant que le résultat me plaira, je continuerai d’écrire… Et toujours de cette façon !

. As-tu tes propres tabous en matière d’écriture ? T’arrive-t-il de te censurer ?

Je crois que l’auto-censure a ça de pernicieux qu’elle se fait à l’insu de notre plein gré ! Mais de façon consciente, non. Il va de soi que lorsqu’on écrit une histoire, on a un but, et qu’on doit s’interdire certaines choses pour l’atteindre. Mais je ne crois pas dans ce cas qu’on puisse parler d’auto-censure ! Non, je ne me refuse rien… On le fait assez au quotidien pour ne pas avoir envie de se mettre d’autres barrières dans l’écriture. Ce que j’aime, dans le fait d’être lu (qui est différent du processus d’écriture), c’est réussir à « bousculer » de façon positive. Quand un lecteur ou une lectrice te dit « Je n’aurais pas cru, mais je me suis identifié(e) à ce personnage… Pourtant, ce n’est pas moi »… Je crois que là, on a réussi quelque chose d’important !

. De quoi t’inspires-tu pour écrire ? Simplement l’imaginaire, ou bien ta vie, celles des autres, les médias ?

Comme je le disais, ça part toujours du réel, parfois d’un détail insignifiant, qui fait tilt dans mon cerveau et/ou dans mon corps, et je pars de ça… L’imaginaire fait le reste. Je n’ai pas trop la prétention de décrire le réel tel qu’il est. D’autres le font très bien. Même si les lieux, les personnages, peuvent sembler réels ou plausibles, mon but n’est pas de dire « c’est comme ça dans la vraie vie ». Mes personnages ont souvent des corps appétissants, des regards profonds, un physique qui attire et communique. Je suis bien conscient que ce n’est pas la réalité. Mais mon but est de faire rêver, car je suis persuadé que ce sont les rêveurs qui ont fait et feront encore avancer l’humanité dans le bon sens… Si on empêche les gens de rêver, on court droit dans le mur…

. On dit parfois que tout roman a un côté autobiographique. Ecrit-on pour exorciser un certain vécu, ou au contraire pour aller au-delà de soi ?

En fait, quand on exorcise un certain vécu, c’est toujours pour aller au-delà de soi, dépasser la situation dans laquelle ce vécu nous a mis. Mais non, j’écris pour mon plaisir, d’abord. Puis on m’a dit que mes mots touchaient jusqu’à exciter, parfois. Et s’il y a bien un moment où nous avons l’esprit ouvert, prêt à se dépasser, ce sont ces moments-là où, une main entre les cuisses qui va et vient, on laisse consciemment nos pulsions s’exprimer. Dans l’imaginaire, mais aussi dans le réel. Ce sont ces moments-là où va s’imaginer subrepticement avec une personne du même sexe que soi, sans avoir pourtant jamais été attiré(e) avant… ou bien où on va se mettre une gifle, juste pour voir si on apprécie ou pas. Les moments où on se lâche à ce point sont propices aux questionnements sur soi-même, mais aussi sur ce qui nous entoure. Je crois que c’est pour ça que j’écris : ouvrir l’esprit des gens, leur montrer que le plaisir est partout, en tout le monde, et qu’il n’y a pas à avoir peur de l’Autre, parce qu’il jouit comme nous !

. As-tu une idée du visage de ton lectorat ?

Aucune… à part 2-3 personnes ! Ahah ! Plus sérieusement, je sais surtout qu’il est très restreint, sûrement plus féminin que masculin. Je pense que les hommes préfèrent être excités par les mots d’une femme que d’un homme, malheureusement. Je ne fais pas de généralité, bien sûr… Il n’y a pas pire que les généralités pour se placer sur une voie remplie de peur et d’incompréhension. En fait, je n’ai pas eu beaucoup de retours des lecteurs(trice)s, si ce n’est les Services Presse que j’ai moi-même demandés. Donc non, je n’ai pas vraiment d’idée sur ce sujet-là… Et d’ailleurs, ça m’importe peu qui me lit… Par contre, j’aimerais beaucoup avoir plus de retours, connaître leurs ressentis, savoir s’ils ou elles m’ont compris, ou même simplement comment ils ou elles m’ont compris… Notre propos est toujours objet d’interprétation qu’il peut être intéressant de connaître !

. Est-il simple d’accorder cette vie forcément un peu sulfureuse avec une vie plus classique de famille ? Caches-tu cette activité littéraire à certains ?

J’ai utilisé un pseudo dans ce but, oui. L’imaginaire… sans lui, il n’y a pas d’érotisme dans la littérature. Sans nom et sans visage, je laisse la part belle à l’imaginaire de mon lecteur ou ma lectrice ! Peu de gens le savent, autour de moi… Et tant mieux, en quelque sorte. Ces écrits ne sont qu’une toute petite part de moi, ça me chagrinerait que des amis ne me voient plus que par ce biais-là…

Ton parcours, ton futur…

. Soudain, ton dernier livre se vend à 10 millions d’exemplaires… indescriptible joie ou énorme angoisse ?

Énorme angoisse… je pense que je me cache dans une cabane au fin fond d’une forêt canadienne pendant les 10 prochaines années ! Heureusement, il n’y a aucune chance que cela m’arrive un jour !

. Sur quoi travailles-tu actuellement ? Quelle sera ta prochaine sortie ?

En ce moment, j’ai peu de temps pour écrire, malheureusement ! J’ai commencé un roman, après 3 recueils de nouvelles. Une espèce de road-trip, parsemé de plein de choses que j’aime… à commencer par du sexe, mais pas que ! Je n’en dis pas plus… Ce serait dommage que je me spoile moi-même !

À suivre…

Pour retrouver Zeppo :

https://simplement.pro/u/Zeppo

https://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=zeppo&type

https://zeppo.dumonde.ovh/

Sexy et attirante en étant bien en chair ?

Pour Estelle, la grande cousine, on peut être sexy et attirante sans avoir de taille mannequin…

Le problème, conclut Estelle, c’est qu’on cherche de plus en plus de filles toutes fines, avec des silhouettes d’épingles et des épaules étroites. J’ai même une ou deux copines qui se mettent à complexer…

Visionnaire Estelle ! Ses dires m’ont fait beaucoup réfléchir. Peu à peu, je m’apercevrai d’une incroyable inversion… En mon temps, les petites dans mon genre rêvaient d’être des grandes. D’avoir ces hanches larges et ces bons gros seins.

Aujourd’hui, ce sont les adultes qui veulent devenir enfants. La finesse d’un corps juvénile est si parfaite, la peau si lisse, que toutes les chirurgies tentent vainement de reproduire cela. Il n’y a qu’à voir aussi les fringues de quadras candides, roses, fluo ou pailletées. Et en dessous, des pubis rasés jusqu’au dernier poil pour se sculpter des sexes de gamines.

En mon époque, on se choquait de l’apparence trop fine de Brigitte Bardot. Oui, Brigitte Bardot ! Quand je la revois aujourd’hui dans « En cas de malheur », je constate qu’elle était bien plus en chair que nos mannequins du troisième millénaire. À ce rythme, au siècle prochain nos beautés fatales on ne les verra même plus tant elles seront fines. Elles se feront des parties de cache-cache dans des forêts d’allumettes.

À moins que l’on s’en tienne aux bidouilles Photoshop sans vérifier le résultat dans la réalité. Bien des stars des années deux mille ne sont pas aussi folles que les jeunes filles qui les suivent, se contentant de laisser les pros de la photo gommer leurs imperfections sur les logiciels de retouches d’images.

Pas besoin de chirurgie ni d’anorexie. Le souci est que les lycéennes cherchent à ressembler non pas à leurs idoles, mais à leurs photos retouchées, ce qui est physiquement impossible. On ne peut reproduire dans la réalité un visuel informatique. Ce serait comme mettre une cape de Superman et croire qu’on va pouvoir s’envoler.

Résultat, certaines filles du quotidien sont maquillées comme des voitures volées, vêtues comme des putes ukrainiennes et lettrées comme des maternelles. Les générations ayant tendance à s’inverser de l’une à l’autre, peut-être leurs enfants auront-ils plus de discernement.


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Esclave sexuelle

Vera, jolie fille de l’est, n’a pas le choix : obéir à deux policiers ou repartir chez elle…

Pour chaque posture qui suivit, j’accordai la position qu’il me faisait prendre, positions qu’il choisissait afin que mes fesses soient les plus écartées possible, et que mon trou soit aussi ouvert qu’il pouvait l’être. Le vieux était comme halluciné par la scène, regardant en enchaînant les murmures cochons, me traitant en boucle de salope et de petite pute. Je m’en foutais, il pouvait bien dire ce qu’il voulait.

Tout ce que je souhaitais, c’était sauver ma sœur, éviter notre expulsion et surtout pour ce moment précis, faire en sorte que la capote résiste et ne se déchire pas. Tant pis s’il fallait pour cela accepter la position avec zèle afin que l’anus soit plus ouvert que de coutume.

Cette pratique m’était assez méconnue… Et ce n’était que mes aptitudes de gymnastes qui me permettaient de mettre à ce point mon corps en phase avec ce que l’on me faisait exécuter. Je n’avais pratiqué cela que deux fois jusqu’alors, une pour essayer, l’autre pour faire plaisir à un amant charmant qui en avait vraiment très envie.

Les deux fois, mon plaisir avait été assez timide tandis que le garçon prenait immanquablement son pied. Dans la situation présente, l’homme était dans ce cas de figure, et j’avais l’impression en chaque instant qu’un obus me traversait les intestins.

Le sexe était le même, pourtant j’avais l’impression qu’il était plus grand et gros en cet endroit.

Encore et toujours « joueur » jusqu’au bout, le jeune se mit à alterner coït anal et coït vaginal. Il parvenait à entrer, sortir entièrement, entrer par un autre endroit tout aussi vite puis ressortir, et reprendre. Sa vigueur et sa précision étaient telles que je ne parvenais plus à accompagner quoi que ce soit. J’eus peur qu’il le prenne mal, mais à présent il était dans son délire et ne prêtait plus attention à ma personne, accélérant en poussant des sortes de grognements, allant plus loin, rageur tel un soldat cherchant à vaincre son adversaire. L’adversaire avait déjà déposé les armes…


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Chatouilles et châtiments

Bien des jeux sont prétextes à attouchements consentants…

Notre truc à nous, dans le groupe d’enfants qu’on était, c’était les chatouilles.

Classique ! Qui n’y a pas joué. Enfin je veux dire : qui n’y a pas joué avec une fausse innocence, en se le faisant comme des gamins s’ébattant sous les yeux rassurés des parents. Des jeux étant en fait des prétextes pour se toucher et se peloter de partout. Pas encore des caresses, mais qui en prenaient tout doucement le chemin ! C’était ça votre truc, non ?

Evidemment, et à l’époque je pensais qu’on était les seuls au monde à avoir eu cette idée.

Cet alibi, oui !

Le plus beau gosse du groupe, Benny, était particulièrement fan de ces parties.

Il avait des doigts d’une précision ! Toutes les chatouilleuses le craignaient.

C’était fou : un geste et il te faisait pousser un cri. En une partie il connaissait tous tes points faibles, et savait où chatouiller pour faire mouche. Je n’avais jamais vu ça.

Ça ne vous a pas fait fuir ?

Au contraire. On faisait genre on le fuit alors qu’en fait on adorait, et on s’arrangeait toujours pour le relancer.

Quel âge vous aviez ?

Je dirais la quinzaine.

C’est bien tard pour les parties de chatouilles. Généralement ces jeux-prétextes, on les découvre à dix ans.

Tu oublies que c’était pas la même époque. On couchait tard, et bien souvent même les adultes pratiquaient ni pipe ni sodo.

Pourtant, t’as couché assez tôt, non ?

Oui, mais notre petit groupe faisait figure d’exception.

Vous en êtes restés aux guilis, avec ce garçon ?

Non, on est vite passés à l’étape suivante. J’avais très envie de Benny, lui non. J’ai dû me rabattre sur un autre garçon.

Il était difficile, ton Benny.

En fait quand il nous chatouillait, il voulait repérer les filles qu’il parviendrait à faire crier pendant l’amour. Son kif, c’était ça et rien d’autre. Même une fille très jolie et sensuelle dans mon genre ne l’intéressait pas si elle en restait aux souffles et petits gémissements. Par contre, toutes les filles qui criaient pendant les chatouilles, il les a mises dans son lit.

Ah les hommes…

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Trois minutes chrono de baise

Selon les circonstances, la baise peut être express…

Je sais qu’on se connaît depuis une heure à peine. Seulement on s’entend super bien, je m’aperçois qu’avec toi on peut discuter de cul sans complexe. Et…

Et tu aurais quelque chose à me proposer. Vas-y, pas la peine de t’encombrer d’une longue intro, tu peux me dire direct sans m’en faire tout un poème.

Ça tombe bien, c’est une proposition d’urgence. Si tu as remarqué, la rame vient de repartir et il y a absolument personne d’autre que nous dans le wagon. Est-ce que tu aurais envie… ?

Tu connais bien cette ligne ? Il y en a pour trois minutes à peine. Tu es capable de me baiser en un temps si court ? Quelque part ça me décevrait.

Je pensais plutôt à une pipe.

J’aurais dû m’en douter.

Tu ne veux pas ?

Je veux bien. Vite, installe-toi.

Super top. J’ADORE les filles comme toi. … Ohhhh… Vas-y, mets bien tout au fond….

Mmm… Mais pourquoi les garçons veulent toujours qu’on enfourne tout ? Vous feriez bien de comprendre que le gros des sensations, c’est sur le gland. Regarde, ou plutôt ressens.

— … Hhhmmm…

Tu vois ? Je suce juste le gland rien de plus, et encore pas sur toute la surface. Plus c’est vers le sommet, plus tu aimes. Ça va être encore mieux si je suçote le sommet. Vérification…

HHHHouiiii t’as raison.

Là où c’est le plus sensible, c’est là où il y a le plus de terminaisons nerveuses. Pareil pour les couilles. De tes parties, c’est le gland et les couilles qui te font le plus mal en cas de choc.

Du coup, c’est aussi les parties qui t’apportent le plus de plaisir lors de ces petites cajoleries.

Attends je te montre…

Ooooh ouaaais… J’aurais pas cru que les tes… ticules ce serait aussi… hhh…

Et là où je mets mon doigt c’est le must. Attends que je me faufile… voilà, c’est là. Ce point entre les parties et l’anus, c’est une zone érogène que les hommes ignorent. Et dont les filles ne s’occupent presque jamais. T’es pas assez déshabillé pour ça, mais si je te le léchais tu verrais un peu l’effet.

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Plaisirs de baignoire… suite

Quand le bain commun est source d’expérimentations sensuelles…

J’en fais un objet d’étude et expérimente plusieurs techniques. Mon sujet : qu’est-ce qui plaît le plus à un garçon, et à quoi ressemble un organe masculin sous toutes ses formes. L’attribut d’un mâle est passionnant. Comment une si petite chose peut-elle autant m’accaparer ? Celui de Julius, je l’ai vu grandir. Depuis notre premier bain son apparence a bien changé en fait, désormais je m’en rends compte, même s’il n’a jamais été bien grand.

Ce bout de chair a beau être petit, ces deux boules en dessous ont beau être à peine visibles, je suis néanmoins en territoire inconnu et le fonctionnement s’avère complexe. Bien plus que je ne l’imaginais.

Je soulève le bout de peau, fais connaissance avec cette extrémité rouge, sa sensibilité, la membrane le reliant au reste.

Je découvre l’art de caresser en décalottant et recalottant…

constate que toute l’étendue de la tige peut s’enserrer délicatement et s’actionner comme une pompe à vélo.

Je remarque la douceur des deux boules, la fragilité du gland. Je ne sais encore mettre de noms à tout, j’ai pourtant dû les lire dans le livre de la bibliothèque, je ne m’en souviens plus. Je préfère ne rien nommer : tout cela est bien trop poétique pour faire intervenir la science.

Le visage de Julius est toujours le même, apaisé et bienheureux. Il faut être très, très attentive pour déceler ce qui lui plaît le mieux. Il se contente de se crisper quand j’ai un geste un peu trop brusque ou maladroit. Il a l’air d’avoir peur, peur que la moindre remontrance puisse me faire arrêter.

J’ai beau lui chuchoter de me dire, de me prendre la main pour me montrer, non, il me laisse champ libre. À force d’observations, je finis par détecter ses péchés mignons. Tous les garçons sont-ils ainsi, ou chacun a-t-il ses préférences particulières ? J’aimerais tester avec d’autres… c’est utopique. Je voudrais que Julius aime parce que c’est moi qui le lui fais, parce que personne ne pourrait le faire mieux que Chloé. Ou bien parce qu’il m’aime. Pas dupe, je me doute que si une autre fille lui proposait il accepterait, et peut-être aimerait-il tout autant, ou davantage.

Je ne peux lui en vouloir. En tout cas, c’est si technique qu’il m’est interdit de me laisser aller. Je dois rester concentré du début à la fin. Sans le savoir, j’aborde là un point crucial, celui de trouver le juste milieu entre mon bien-être et celui qu’on donne à l’autre. J’explorerai la question plus tard… Pour l’heure, je suis trop occupée à tester mon Julius, ses limites, son plaisir. Je m’interroge : on fait un truc sexuel, là, ou pas ?


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Expériences de baignoire

Instants sensuels entre Chloé et le fils des voisins…

Ne rien faire de mal n’empêche pas les expériences, sauf à considérer lesdites expériences comme « mal », ce qui serait absurde. J’aime bien observer Julius. Son sexe passe par des états très différents, jusqu’à peut-être bien tripler de taille. Je trouve ça plutôt joli en fait, en tout cas loin d’être déplaisant. Ce n’est plus du tout un minuscule bout de chair qui pendouille, attiré vers le bas.

C’est un petit bâton se dressant telle une plante, pointant vers le haut, droit comme un soldat, défiant la loi d’attraction. Il me dit fièrement que ça a drôlement grandi dernièrement, j’avoue ne pas me rendre compte. Je sais à présent comment s’appelle ce phénomène, et connaît aussi sa cause. Là encore, la bibliothèque a été d’un grand secours.

Ça me trouble également : est-ce que ça signifie qu’il est excité en ma présence ? Je ne sais pas si je m’en sentirais valorisée ou gênée. Il faut dire que si ça lui arrive un peu n’importe quand, quand je touche ça tient clairement plus longtemps.

Bien sûr, je le fais avec son consentement. Le geste doit être discret et sous-marin, de préférence quand il y a de la mousse à la surface de l’eau, car la mère de Julius peut entrer n’importe quand pour fouiller dans l’armoire à médicaments. D’ailleurs, ça lui arrive bien souvent ces temps-ci.

Je ne sais pas trop ce que tout ça fait à Julius, il fait mine d’en rire, comme si ça n’avait aucune importance, mais son regard est étrange. Lui ne demande jamais à me toucher… j’en suis un peu vexée. Ce qui nous fait rire par contre, c’est quand cette drôle de tige est allongée et qu’il suffit d’un coup d’eau glacé avec le pommeau de douche pour la faire revenir à son état initial en à peine trois secondes. D’autres fois, l’ambiance est bien plus intime.

J’ai les deux mains sur lui, je caresse lentement, tout doucement.

Il ferme les paupières et oui, vraiment, je crois l’entendre respirer un peu plus fort et son cœur battre un peu plus vite. Ça me fascine. Mon intérieur n’en est pas chaud pour autant : si j’adore faire ça, Julius en est le seul excité. Si je le fais moi, c’est pour le plaisir que me procure son plaisir. Cet air de petit ange est si adorable…

On lui donnerait le bon Dieu sans confession. On le croirait tout droit descendu du ciel ! Aussi je doute que ce soit un péché… même si je sais qu’on fait quelque chose d’interdit, de ces choses qui font glousser les copines de l’école. On recommence plusieurs fois, je m’améliore, il se met à le réclamer.


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Nue dans le sable chaud… suite

Suite des aventures nudistes de la petite Chloé…

À huit ans on n’est quand même plus beaucoup d’irréductibles. Certains parents croient qu’on est moins vieilles que nos âges, d’autres maugréent dans leur coin. Je sais qu’il y en a qui empêchent leur progéniture de nous approcher. Tant pis pour eux, on est d’excellentes copines de jeux. On accepte malgré tout un ou deux maillots dans nos rangs, à condition qu’ils tombent aux moments de baignade.

Clarisse et moi on est intraitables, puis on aime bien faire un peu nos chefs. Au cours de nos jeux d’eau je m’améliore à la nage, Clarisse a du mal à me suivre et barbote comme un crapaud, j’hésite entre me moquer ou lui apprendre à mieux nager, optant pour la seconde option. Mon élève ne se montre pas très assidue.

Estelle quant à elle adore le bronzage intégral mais a peur de provoquer des réactions agressives. Il faut dire qu’elle est désormais dans l’adolescence et qu’au niveau des courbes, ça ne rigole plus. Dommage qu’elle ne nous imite pas, avec Clarisse on adore la voir toute nue. Autant de jolies formes donnent envie de grandir. On se console le soir avec la douche, tellement petite qu’on doit se contorsionner pour arriver à la prendre à trois, mais on y tient.

À chaque fois Estelle est pliée en deux, ma cousine est encore plus jolie quand elle rit. Ça occasionne un petit jeu involontaire de frottements qui ne me déplaît pas. Depuis peu je me mets à bien aimer les jeux de frottements, enfin à mieux les aimer et différemment, que ce soit avec des filles ou des garçons, qu’importe l’âge.

Même quand des chiens ou des chats se frottent contre mes mollets j’aime bien, alors qu’avant je détestais. Notre été de plage a beau être court, Clarisse et moi on se façonne de magnifiques bronzages intégraux. « Je suis jalouse ! » s’écrie joyeusement Estelle en nous voyant gambader toutes nues chaque matin à travers la minuscule bâtisse. Tant et si bien qu’elle négocie avec sa mère pour gagner des territoires presque déserts, où l’on peut adopter toutes les quatre la même tenue. Estelle et Marthe gomment leurs marques en moins de deux, nous voilà toutes sur un pied d’égalité, quel bonheur.


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Survie sexuelle

Deux soeurs et deux maîtres-chanteurs pour un pacte sexuel totalement indécent.

De deux doigts, elle plaça la verge à la verticale puis descendit encore la tête jusqu’à poser ses lèvres sur les testicules. Lèvres qui en caressèrent ainsi toute l’étendue, doucement, de l’un à l’autre. Le visage du garçon changea du tout au tout. À présent, il ressentait un vrai plaisir authentique.

La langue sortie, puis lécha un instant la même zone pour remonter à la base de la verge, puis tout du long jusqu’au gland. Les doigts dressèrent le sexe de façon à ce qu’il reste appuyé contre le ventre, et elle parcouru ainsi la verge de baisers, certains discrets, d’autres à pleine bouche, sur toute la longueur, toute la largeur, de sorte qu’il n’y ait plus le moindre millimètre carré du membre qui n’ait été parcouru. Aucun regard dans ma direction. Non par honte ou pudeur, plutôt parce qu’hormis le fait qu’elle devait le faire seule, elle devait rester concentrée sur chaque étape, et attentive à la satisfaction de son violeur afin de le contenter au mieux. Il faut avouer qu’elle y parvenait formidablement bien.

Cela dura un bon moment. Gestes lents, caresses de la main, des lèvres, de la langue… le gland, la verge les testicules étaient comblés, enduits d’une fine salive donnant au membre une apparence d’œuvre vernie. De longues, très longues minutes s’écoulèrent. Yeux fermés, elle le suça en silence, respirant fortement par le nez. Et ma petite sœur de reproduire d’elle-même, une à une et dans le désordre, les techniques apprises.

Elle se laissait totalement aller à son intuition, toute rouge une fois de plus, et Nicolas en gémissait de bonheur.

On aurait cru, à certains moments, qu’elle y prenait une sorte de plaisir inconscient… Non, je n’osais concevoir cela. Un fait était certain : sa douce bouche était surprenante, tant câline que coquine, et j’étais sidérée de cette aptitude toute nouvelle, si rapidement développée. Plus rien n’était mécanique, et je n’aurais su prévoir ce qu’elle allait faire à chaque instant. Je ne comprenais pas comment ceci était possible : une scène aussi laide, dramatique, et en même temps si belle et majestueuse.

Le grand, estimant que Vera avait parfaitement rempli son office, se mit à lui donner des ordres. Pas pour le bien-être de Nicolas, uniquement pour le sien. Des directives données sur un ton militaire, pour le principe de dominer et de diriger.

« Suce ».

« Retire-toi ».

« Suce le gland ».

« Arrête-toi ».

« Reprends ».

« Lèche les couilles ».

« Branle ».

« Suce sans branler ».

« Plus vite ».

« Plus doucement ».

« Retire-toi ».

« Lèche la bite sur toute la longueur ».

« Suce avec la bouche et la main ».

« Plus profond ».

« Arrête-toi ».

« Reprends ».


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Avenir prometteur

Deux mamans à propos d’une souplesse corporelle très juvénile…

Fortiche ta petite ! T’es vraiment bien fait de l’inscrire à la gym.

Merci d’être là, elle avait super envie que tu la vois à l’œuvre.

Quelle splendide baiseuse elle va devenir elle, d’ici quelques années…

Pardon !?!

Tu imagines à quel point ses jambes vont devenir souples, ses cuisses musclées, et puis son dos, son bassin ? Elle, quand elle couchera elle fera tourner de l’œil plus d’un mec. Des princes feront couler des rivières de diamants à ses pieds.

Allons bon.

Tu verras !

— Force et souplesse sont donc si importantes pour le cul ?

Tu te souviens quand on était à la gym, tout ce que ça nous a appris sexuellement ?

Sexuellement ? Qu’est-ce que tu racontes. À son âge on faisait comme elle, on jouait à la poupée et on se faisait des mèches colorées, rien de plus et heureusement. À moins que tu m’aies caché des choses ?

Pas du tout.

Alors !

Alors maintenant que tu baises à tout-va, rends-toi compte à quel point tes années de sport te servent. Souplesse du dos pour te faire sauter en étant cambrée, des jambes pour les coïts avec les pieds sur les épaules du mec, souplesse du cou pour les pipes…

Maintenant que tu le dis… C’est vrai, tu as raison.

Si nos chères mamans ne nous avaient pas inscrites à la gym dès l’entrée en primaire, on aurait été capables de bien moins de prouesses. Même pour les cours de yoga d’ailleurs… Grâce à ça j’ai aussi appris à rester à quatre pattes sans me fatiguer ni m’esquinter.

Et faire l’amour en faisant le poirier, tant que tu y es ?

Pourquoi pas ? Je n’ai jamais tenté. Non, ça ne doit pas être bien folichon. Mais la souplesse acquise au poirier peut servir pour bien d’autres trucs moins sage.

Je me moque, mais effectivement je crois qu’il y a du vrai. Idiote ! Maintenant je vais culpabiliser à l’idée de l’avoir mise dans ce cours.

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Nue dans le sable chaud…

Enfin, les vacances et l’espoir de bronzette intégrale…

Après quelques jours à la maison de campagne, on part sur les routes avec ce vieux van bariolé et toussotant en guise de moyen de locomotion. Ce rescapé des années cinquante tient la longueur sans tomber trop souvent en rade, et quand c’est le cas on peut dormir dedans. Le séjour sera court, Marthe ne roule pas sur l’or et la participation parentale au voyage est légère, je le sais.

Clarisse et moi, on s’est juré de rattraper ça en s’amusant l’équivalent de trois jours par tranche de vingt-quatre heures. Une amie de tata nous prête sa maison pendant son absence. La demeure est minuscule, ça nous va.

On profite d’Estelle, on est ravies. Lors de nos sorties à la plage, toujours pas question de céder au diktat de la majorité, et je ne me défais pas de ma tenue habituelle. Clarisse me suit comme toujours, Marthe n’y trouve rien à redire. Elle nous confie même que si ça ne scandalisait personne, elle ferait comme nous. Elle le fait d’ailleurs sur certaines plages, et pas que les nudistes.

À cette époque, il y a tout de même moins de pudibonderie que de nos jours.

J’ignore encore que plus tard, si le monokini ou la nudité de plage sera en perdition, les strings et vêtements de putes seront portés même par des primaires. Mon dieu… Bref, tata Marthe est de notre camp. Elle se désape aussi sur les plages désertes ou peu fréquentées, ainsi que dans une communauté autogérée qu’elle connaît bien et qu’elle a promis de nous faire découvrir un jour. Protectrice, en arrivant sur le sable elle cherche tout de même à nous installer un peu à l’écart.

Si elle savait à quel point les œillades outrées m’amusent, peut-être agirait-elle autrement. Le vent de liberté n’a pas encore totalement quitté notre génération : j’aperçois régulièrement des filles ou garçons de notre âge faisant comme nous, légèrement en retrait de la foule. Sommes-nous contagieuses, je l’espère bien. C’est drôle, les nus de tout genre finissent par se rapprocher instinctivement et jouer ensemble. Comme si deux races, celle des Avec et celle des Sans, cohabitaient sans trop se fréquenter.


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Hypnotisée par un garçon

Chloé adore le fils de Mélanie. Va-t-il enfin se rapprocher d’elle ?

On devait partir le lendemain matin. Anne-So et Jean faisaient la tête, heureusement on n’allait pas bien loin : l’espace des Trois Chèvres était à peine à une dizaine de bornes, et tous viendraient nous voir sous peu. On reverrait donc Estelle demain et Tom quelques jours plus tard, sans plus de précision. Trois jours, une semaine, davantage ? Une éternité.

La dernière nuit, la petite Anne-So était toujours accrochée à moi comme un nouveau-né au sein de sa mère. Je l’écartai doucement sans la réveiller, pour laisser libre champs à Tom qui dormait à un ou deux mètres de là. Elle se raccrocha dans son sommeil, je l’écartai de nouveau. M’approchai un tout petit peu de Tom, retirai ma couverture. La tâche lui était vraiment facilitée : il n’avait plus qu’à se laisser glisser jusqu’à moi.

Je ne fermai pas l’œil, espérant à chaque seconde qu’il allait se passer quelque chose. Si c’était le cas je ne voulais rien louper : ce n’était pas certain que je me réveillerais s’il venait pendant mon sommeil. Encore que si je m’endormais, il y aurait toujours un petit doute ensorceleur.

Rien ne se passa. Rien, rien du tout, vraiment rien de rien, et je me réveillai de pas très bonne humeur. Sans des masses de petit doute ensorceleur, après avoir dormi mal et trop peu. Tom était déjà levé, à l’heure qu’il était, il devait être en train de nourrir ces idiotes de poules, sans s’occuper un instant de sa poule numéro un. Anne-So avait parcouru les cinquante centimètres qui me séparaient d’elle pour s’accrocher à moi une troisième fois.

Elle s’attendait de nouveau à ce que je la porte à la table du petit dèj’, faisant mine de dormir, et fut toute étonnée lorsque je me levai presque d’un bond, la faisant rouler au passage sur le sol. Ah, que veux-tu ma petite, demander des faveurs à une princesse frustrée est rarement de bon augure.


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Galipettes, orgasme et jeu d’actrice…

Une bonne baiseuse doit-elle savoir simuler ?

Tu l’as enfin eu ta première fois…

Qu’est-ce que c’était bon ! Quel pied j’ai pris !

T’as bien fait de pas te précipiter. Perso, j’ai commencé trop jeune… Résultat je savais pas bien jouir, et mes partenaires savaient pas me faire jouir. Pour ne pas les humilier, je simulais l’orgasme.

Ils ne s’en apercevaient pas ?

Non, ils n’avaient pas plus d’expérience que moi. Quand on n’a jamais vu une fille avoir de vrais orgasmes, difficile d’en détecter de faux.

Pas faux, pas faux…

Le seul qui m’a repérée, c’est quand j’ai couché avec un homme de plus de vingt ans. Après coup, il m’a appris à en avoir d’authentiques. C’est là que ma véritable vie sexuelle a pu débuter.

Tu sais, j’ai dû simuler aussi.

Oh, non ! Je croyais que ç’avait été super bon.

Mon partenaire est un ami de longue date. Un catholique que j’ai pu convaincre de coucher avant le mariage parce qu’il tenait beaucoup à me dépuceler, et il savait que c’était maintenant ou jamais. Pas l’intention de me marier, ni avec lui ni avec un autre. Et l’intention de coucher quoi qu’il arrive. Je lui ai juré que j’étais vierge, et je n’ai pas menti.

Il ne t’a pas crue ?

Avant, si. Pendant, il a eu des doutes. Comme je t’ai dit : c’était tellement bon !

Si bon que je nous ai fait faire des galipettes, j’ai mouillé à fond, écarté, gémis, l’ai sucé, léché…

En principe tu aurais dû en faire l’homme le plus comblé de la terre.

Je baisais si bien ! Trop bien pour une pucelle. Et il s’est persuadé qu’il était au moins mon vingtième coup. Il ne m’a rien dit, je l’ai compris à son attitude. Aussi, j’ai radicalement changé et me suis mise à jouer la pucelle effarouchée. Un peu hésitante, un peu effrayée, tremblante…

Il a marché ?

Les mecs sont très faciles à manipuler. Je savais que c’était vrai dans la vie de tous les jours. Désormais je sais que c’est tout aussi vrai au lit, ou plus encore.

Y’a de ces types qui ignorent la chance qu’ils ont… et qui ne te méritent pas !

Il voudrait bien qu’on reste ensemble. Je ne pense pas. Je vais plutôt partir à la chasse au vierge… et je vais dépuceler des mecs à tout-va !

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Calmer sa frustration…

Lorsqu’on est une jeune fille survoltée comme Charlie, on ne veut que du sexe avec un énorme « S ». Mais tout ceci peut jouer des tours…

Lorsque j’y repensai les jours qui suivirent, je compris mieux les copines qui me racontaient, sous mon œil amusé, les parties fines qu’elles regrettaient. « Le lendemain je me suis rendue compte qu’il avait mal agi », « Je me suis aperçue qu’il m’avait traitée comme son objet »… Ces témoignages m’avaient toujours amusée tant qu’intriguée. « C’est quoi cette histoire… Pourquoi tu as attendu le lendemain pour regretter ? Pourquoi sur le moment tu as fait avec lui toutes les galipettes qu’il voulait ? », avais-je tendance à répéter.

Je ne comprenais pas du tout. Désormais, je comprenais mieux. Lorsque l’excitation est à son comble, une fille n’est plus tout à fait elle-même… certains diront qu’au contraire, c’est en ces minutes qu’elle est parfaitement elle-même. Seul élément certain : la perception des évènements est totalement distordue. Un peu comme si on vivait en quelques minutes l’équivalent d’une histoire d’amour passionnelle d’un demi-siècle.

Le monde a disparu : plus rien d’autre n’existe que le moment présent, lui, la chair et les sensations. Des regrets pourquoi pas, ils seront pour plus tard, après que tout ait été commis. Très peu pour moi : j’avais beau les comprendre, les regrets ce n’est pas mon truc. J’ai toujours trouvé cela assez lâche, et même faux jeton. Tu as voulu faire ta catin, tu as fait le choix de te retourner dans tous les sens avec ce mec, assume !

Ne joue pas le jour d’après à la pauvre petite qui s’est faite manipuler.

Quand tu remuais ton popotin pour rendre la pénétration plus profonde, quand tu étais collée à lui en l’implorant de continuer, tu avais ton libre choix et toute ta tête.

Et ce que je vivais en cet instant avec François, lui noyé sous un océan de sensations fortes, moi agitant ma tête à m’en briser la nuque, je savais que quoi qu’il arrive, je n’en aurais aucun remords.

J’en étais à me demander s’il fallait passer à la suite pour éviter une conclusion en bouche, que François se mit à agir par lui-même. Paumes posées sur mes tempes, il me retira vivement et enleva sans davantage de délicatesse le peu de vêtements qui me restait. Sans même prendre le temps d’apprécier les tissus que j’avais mis tant de soin à choisir pour lui et à assortir.

(Encore que, peut-être est-ce justement parce que les tissus l’excitaient qu’il tenait à les retirer si vite. C’est ainsi depuis que le monde est monde : plus nous portons de jolies fringues, plus les garçons les aiment, plus vite ils souhaitent nous les enlever.) En l’espace d’une fraction de seconde, le jeune homme avait changé du tout au tout : il était passé de l’état de passivité totale à une action débordante. Et alors là, ce fut le déluge. D’abord lui, puis moi, et pour finir aussi bien l’un que l’autre.

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Recette de jouissance

On parle trop peu des réactions sexuelles masculines…

Chaque mec c’était le même topo. Yeux exorbités, bouche ouverte, on aurait dit une grosse grenouille. Au moment de la jouissance le visage se crispe, se tord, grimace comme pour une douleur intense. Et finalement chacun était ravi, à mes pieds, et faisait tout pour me revoir. Le plus drôle c’est que tous avaient les mêmes attitudes, de l’ado timide au père de famille.

Et il y en a eu beaucoup ?

Pas mal… j’ai toujours adoré faire plaisir, attirer l’attention, être considérée. On peut dire que j’étais servie. Presque trop, j’ai dû bloquer pas mal de numéros. À la fin je donnais même plus le mien, juste un eMail spécialement créé pour les mecs, que je ne consultais qu’à l’occasion.

Quelle occasion ?

Oh, lors d’une envie libidineuse, tout simplement.

L’idée de te prostituer t’es venue de là ? Quand tu t’es aperçue de l’effet produit sur tes amants ?

Oui, et j’étais la première étonnée. À mon sens je leur faisais des choses toutes simples, presque des gamineries. Je n’avais pas du tout le sentiment d’être un prodige. Eux ne semblaient pas de cet avis. Provoquer des effets si violents par le sexe, pour moi c’était aussi absurde que d’imaginer un mec hurler de joie et se rouler par terre après avoir goûté une salade niçoise.

Oh dis, quand même !

Je t’assure ! Je vois le sexe comme une activité chouette, mais pas compliquée du tout.

Contrairement à eux je n’y ai jamais mis aucune dramaturgie.

Je crois aussi que physiquement, tu encaisses super bien.

J’ai toujours eu une bonne constitution. Si deux mecs veulent me tirer des heures durant, ils peuvent. Je n’en ressens pas la moindre souffrance ni irritation, c’est vrai.

Et les courbatures ?

Gym et yoga chaque semaine. Aucun souci de ce côté-là non plus. Du coup je peux tout faire, même une presta soirée de groupe.

Tu n’as pas eu envie de te tourner vers la pornographie ?

Je ne veux pas d’une vie publique, je ne veux pas qu’on me reconnaisse dans la rue.

Pourtant, avec tous les clients que tu as ça pourrait arriver.

Bien plus rarement que si on me visionnait sur Internet. À Paris, oui il m’est arrivée de croiser un client ou un autre, généralement pas à son avantage, quand il est avec sa femme ou ses gosses. On fait semblant de rien, ça va de soit. Puis tu sais à ce qu’on dit, le X ce n’est plus du tout comme avant.

Parce qu’avant c’était rose ?

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Corps exquis offert sur un plateau

Anastasia doit obéir : elle doit aider Vera dans sa première relation sexuelle…

Il me semble que l’instant aurait été plus supportable pour elle si le garçon avait commencé sans plus attendre. Plus vite c’était réglé, mieux ce serait. Seulement, le petit frère prenait encore plus conscience de sa chance, de toute la richesse et de la beauté de son cadeau. Il resta ainsi un long moment à admirer la magnifique ouverture qui s’offrait à lui, d’une pureté sans pareil. J’aurais voulu hurler, l’étrangler. Oui connard, elle écarte les cuisses pour toi. Oui crétin, elle t’ouvre son passage afin que tu t’y mettes. Le visage blême de ma sœur me fit comprendre qu’elle en mourait de honte, et que rien ne pouvait plus la gêner que cette situation au summum de l’impudeur.

Enfin, le garçon se rapprocha encore davantage. Devant une vulve aussi affriolante, il n’aurait désormais plus qu’une idée en tête : la visiter, encore et encore, le plus loin possible et jusqu’à épuisement. C’est tout ce qu’un mâle était capable de faire en pareille situation… Il ne s’arrêterait que lorsque la nature aurait raison de lui, et ma petite sœur risquait de prendre cher. Il sembla encore osciller, comme si le défi était trop grand pour lui. Comme si sa maladresse et son attitude de puceau ne serait pas à la hauteur pour « honorer » un tel corps. Je discernais que ce n’était pas cela qui le ferait renoncer, et que même pour un million il n’aurait pas détourné sa tige de cette cavité.

Doucement, le pénis chercha à tâtons le bon endroit, tel un aveugle à la recherche d’une porte ouverte le long d’un mur.

On l’aurait cru complexé de ne pas y parvenir. Il ne fallait surtout pas le mettre en colère, mais si je voulais que ça se passe bien je devais l’aider.

Je pris le risque de saisir sa verge entre deux doigts, et de l’amener à l’entrée de Vera. Je remarquais que le sexe avait vraiment grossi, et s’était encore allongé. Nicolas n’avait pas une telle érection tout à l’heure. Ma sœur aurait clairement besoin de toute mon aide et mon attention, et ce jusqu’au bout.


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Atouts féminins

Estelle montre à Chloé pourquoi le corps nu d’une fille est si beau…

Estelle ! Souhaitais-tu faire de ta petite cousine la dernière des dévergondées ? Si maman et papa t’entendaient, Seigneur… Il n’y avait rien de mieux à entendre pour avoir envie de sexe. Ou rien de pire, selon le point de vue. D’autant qu’elle me complimentait tant sur mon corps, que ça me donnait le désir d’en profiter maintenant, en tout cas le plus tôt possible, ayant encore en tête le « Quand vous serez bien vieille » de Ronsard, qu’on avait appris en français. Pourtant, je sais que là n’était pas le but de ma grande cousine. Là-dessus, la naïve, c’était elle.

Elle me mit de nouveau de face. C’est vrai je commençais à avoir froid : je ne voulais pas que ça s’arrête pour autant. Elle, elle s’était rhabillée tout en me parlant. Pas folle la guêpe !

Son majeur, toujours aussi technique, traça les différentes parties de mon corps tel un boucher s’apprêtant à découper une vachette.

– Là, les épaules. Heureusement pas larges, larges c’est joli pour un garçon, pas pour une fille. Elles sont dessinées sans être osseuses. Aucune partie de toi ne fait « squelette ». Ici la poitrine, avec bien sûr les seins. Les tiens pointent adorablement, bien sûr ils sont encore un peu timides, et continuent leur croissance peu à peu. On devine déjà qu’ils deviendront encore plus beaux. Tes tétons sont comme des boutons de rose, et ont pile la bonne taille pour qu’un doigt masculin s’y pose. Ou le bout d’une langue, ou… autre chose encore.

Là, le ventre, tout rond lui aussi. Pour finir, le pubis et les lèvres du bas.

Tes poils sont pas sauvages, comme s’ils se disciplinaient d’eux-mêmes. Parfaitement rangés, on dirait comme une petite flèche qui montrerait la direction à suivre. Ils cachent un peu ton vagin tout en laissant apparaître une partie de la vulve. Espérons qu’ils continueront à pousser tout aussi joliment. Quant à tes hanches, elles sont en train de s’élargir doucement, en te sculptant finement.

– Fiouuuu… ça c’est causé. M’étonne pas que tu sois une littéraire.

– J’espère au moins que t’as compris plus de deux mots ?

– J’ai pas tout saisi. Quand même un peu plus de deux mots.

– En résumé, t’as des hanches de princesse, un cul super bien moulé, un cou tout fin, des jambes légères et une poitrine de rêve. Ça te va comme ça ?


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Vêtements trop attirants ?

Chloé se rappelle des modes vestimentaires de sa jeunesse…

Deux week-ends d’affilée, j’accompagne Clarisse et sa maman faire les soldes. Je n’achète presque rien tandis que ma copine veut acheter presque tout. Cette année son humeur est à la coquetterie. Voilà déjà plusieurs mois que je lui vois des jupes à ceintures, robes à nœuds et serre-têtes.

Elle est toute jolie comme ça, plus encore que d’habitude. La pauvre, moi qui n’avais presque pas remarqué jusqu’alors, je suis sûr qu’elle attendait des compliments. Je me rattrape. Je la sais un peu vexée et lui dis de ne pas s’habiller pour me plaire : ce qu’il faut c’est qu’elle se plaise à elle-même, et aux garçons. Le reste est sans importance. De toute façon elle me plaît et m’a toujours plu, quels que soient ses goûts vestimentaires.

On assiste à un changement dans la mode, dont la jeunesse subit désormais les conséquences… aujourd’hui grande, je le vois bien. Chaque année, les tissus sont devenus de plus en plus petits. Les shorts qui arrivaient aux genoux ont laissé apparaître le haut des fesses. Les pantalons sont devenus tailles basses, découvrant la culotte, voire la raie.

Les chemisiers ont mis le dos à l’air, les t-shirt se sont arrêtés au-dessus du nombril. Les manches ont raccourcies elles aussi, jusqu’aux épaules, et qui plus est les matières sont devenues de plus en plus moulantes et transparentes. Moulantes au point de dessiner les tétons et les lèvres du vagin.

Transparentes au point de tout montrer du soutien-gorge, ou selon le cas de l’absence de soutien-gorge. Tout cela a entraîné deux paradoxes. Tout d’abord, moins il y a de tissus plus le prix augmente. Ensuite, plus la peau est découverte plus le naturisme devient ringard. Si ! Quel illogisme… Je me serais dit, ces filles au bout d’un moment elles vont avoir si peu sur elles qu’elles vont se dire que ne rien porter du tout serait plus pratique. Eh bien non ! Le raisonnement est trop facile, trop enfantin. Ce sont les gamines qui raisonnent ainsi, pas les grandes godiches.


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Enquête parentale et visites d’amants

Dur d’être une jeune fille très libérée vivant chez ses parents…

Mon père s’est aperçu de mes parties de jambes en l’air quand il a voulu faire un coup de neuf à ma chambre. Pourtant, c’était adorable de sa part !

Il a beau être gentil, il est vieux jeu.

Et surtout très lié à sa religion ! Pour lui, une jeune fille qui invite un garçon dans sa couche, ça ne se fait pas.

Comment tu t’en es sortie ?

Oh, c’est pas tant le problème. Mes parents sont pas des monstres, ils iraient pas non plus me renier pour ça. Je m’en suis sortie en disant que j’avais un fiancé, ce qu’il a plus ou moins feint de croire. L’essentiel étant qu’il ne devine pas qu’aucun garçon n’a passé plus d’une nuit à mes côtés.

Tant que l’identité du « fiancé » reste secrète tu peux leur faire croire que c’est toujours le même qui vient. Ce qui m’étonne, c’est que t’aies pu accueillir autant d’amants sans qu’ils remarquent jamais rien.

Le soir ils s’endorment comme des souches et se réveillent qu’au matin. Réglés comme des horloges, d’ailleurs ils n’ont même pas besoin d’horloge. Je peux calculer quasiment à la minute près quand ils s’endorment et quand ils se réveillent.

Si tous les parents pouvaient être ainsi.

Ils n’ont pas que des qualités ! Et je ne sais pas si tu échangerais mes parents avec les tiens.

Si, pour les nuits.

En plus, un étage nous sépare et les isolations sont bonnes.

Ah ça pour sûr, vous logez pas en H.L.M.

Eux au premier, ma chambre au rez-de-chaussée avec une fenêtre qui ne grince pas. À première vue, l’idéal. Et même si elle grinçait ils ne se réveilleraient pas, à mon avis.

Si le Roméo n’a pas la chance de te chanter une sérénade ou d’escalader un arbre pour tes beaux yeux, enfin pour ton beau cul, en contrepartie il n’a pas le risque de s’écraser la gueule par terre.

D’autant plus qu’on n’a pas d’arbre ! Avec une échelle ou par la gouttière je te raconte pas. J’aurais dû faire un tri beaucoup plus drastique parmi les mecs, ne prendre que les pros de grimpette et les sportifs.

Remarque, ça peut faire un filtre intéressant. Seul le mec qui a de la force, de la souplesse et de l’endurance peut t’atteindre.

Tous les mous du genou qui baisent en cinq minutes en sont éliminés.

Je t’assure qu’il y a des garçons qui m’ont fantastiquement bien fait l’amour et auraient été incapable d’escalader le premier étage.

Et rez-de-chaussée ou non, tu n’as jamais songé à aller leur ouvrir la porte, tout simplement ?

Papa a placé un système de surveillance, un truc anti-cambriolage.

Pour toi ?

Je ne pense pas. Encore que, va savoir.

De toute façon tu t’es fait griller. Je me demande bien comment.

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Nue à la fenêtre, rien que pour lui…

Agathe aime se montrer devant un sans-abri de son âge… pour le narguer ou pour lui plaire ?

Maman me disait de tirer le rideau, ça ne me posait pas de problème, sachant qu’on voyait tout au travers. Pour elle j’étais une petite tête de linotte et j’oubliais tout bonnement qu’on pouvait voir de la rue. Les mamans sont ainsi, elles n’ont jamais conscience que la candeur s’efface bien plus tôt qu’on ne le pense. Tant mieux pour elles. La seule qui comprenait tout, c’était Sabrina, la jeune fille qui venait me baby-sitter de temps en temps. Elle ne vint pas souvent et partit poursuivre ses études dans une autre région l’année suivante, mais elle était vraiment chouette. Aucune de ses gronderies n’étaient jamais très sérieuses, on avait toujours l’impression qu’elle rigolait.

– Eh, Agathe ! Arrête de rester toute nue.

– Bin quoi, y fait chaud.

– Fais pas semblant de pas comprendre : tu sais très bien que c’est juste par rapport aux rideaux qui sont ouverts. Si tu fermes les rideaux ça me dérange pas.

– Faut bien que je me change. Puis toute façon les rideaux, ça cache pas tant que ça.
– Tu pourrais baisser la lumière ou te mettre dans un coin.
– Ah non ! C’est quand je suis avec les parents ou quand je suis dehors que je dois respecter des tas de règles. Quand même, dans ma chambre ! Il faut bien que j’ai au moins un endroit où je puisse faire ce que je veux.

– Admettons… Tu sais que je garde une fille dont tu as deux fois l’âge, et qui pourtant se change bien plus vite que toi ?

– Oui mais moi je joue à la marquise. Comme du temps de Versailles. Je prends le temps de bien faire les choses, de choisir, de plier chaque vêtement, de le ranger… Quoi, je suis une fille !

– Fais pas l’innocente, Agathe. Tu sais très bien que le petit gitan d’en bas te regarde.

– Petit pour toi. Moi, il a mon âge.

– Tu cherches à le faire tourner en bourrique ?

– Non, il aime bien me voir, c’est tout. C’est pas flatteur ?

– Je le savais bien que ça te plaisait.

– Peut-être, en tout cas faut pas le dire à maman.

– T’inquiète. Mais je me demande si c’est bien raisonnable.

– J’ai pas assez pour lui donner des sous. Alors je m’arrange pour lui donner quelque chose quand même.


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abri d'urgence


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Couple en action et mauvaise surprise

Petit dialogue autour d’une mésaventure sexuelle…

Tu me dis que tu fais jamais de baise avec une fille contre un mur ou un capot, avec juste la culotte baissée et la braguette ouverte ?

Jamais fait. Et c’est pas un manque d’occasion, c’est que je ne veux pas.

Tu trouves pas ça excitant du tout ?

Bon allez, je te dis la vérité. Ça m’est arrivé deux ou trois fois et ça m’a donné des mauvaises surprises.

Tu t’es fait sucer par une fille qui s’est avérée être un garçon ?

Non ! Mais il y a quand même eu tromperie sur la marchandise. Je l’ai baisée à la va-vite, et c’était tellement top qu’on a voulu se revoir pour passer la nuit ensemble. Là, je l’ai vu entièrement nue et tout a foutu le camp. Ses si beaux seins tombaient et étaient écrabouillés, ses cuisses étaient flasques, sans son maquillage sa peau était terne… Bref !

Le problème, c’est donc pas le sexe improvisé : c’est l’addition sexe improvisé plus nuit à ton appart’.

Mauvais ménage ! Les filles que je baise dans la rue, si ça se trouve elles seraient bien moins appétissantes si je les emmenais à l’hôtel. Du coup, justement j’en reste à la baise de rue.

Je me fais pas à l’idée de coucher avec une fille qui n’est pas celle que je pense. Je veux être sûr ! C’est pour ça que je la préfère toute nue et démaquillée. D’ailleurs au lit, avant de les déshabiller je les démaquille. Elles en sont étonnées mais aiment plutôt bien. Tu te souviens des rituels autour de Louis XVI et Marie Antoinette ? Chaque matin la cour assistait à leur toilette. Les voir nus permettait de vérifier qu’ils n’avaient aucune maladie grave visible. Et donc que le royaume était gouverné par des gens en bonne santé. Quelque part c’est un peu le même principe. Bonne santé ou non, c’est pas mon problème. Surtout, je veux que le cadeau soit à la hauteur de l’emballage, autrement je suis pas intéressé.

Alors que pour ma part, m’en tenir à l’emballage me convient parfaitement. On pourrait s’associer : j’attrape l’emballage et toi ensuite tu le déballes.

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Immiscions indécentes

Ansatasia et Vera sont contraintes de s’offrir à deux hommes. C’est au tour de Vera, l’inexpérimentée qui vit sa première fois…

Les doigts passèrent entre les cuisses. Fermées. Il força le passage, puis fit des allers-retours entre cuisses et genoux, frôlant l’entrejambe. Le symbole était fort parlant : on aurait dit une imitation de pénétration… évidemment très annonciatrice. Puis, prenant conscience qu’un autre sous-vêtement l’attendait, il se dirigea de nouveau vers la poitrine. Ma petite sœur savait que, lentement ou non, elle serait déshabillée de la tête aux pieds. Elle paraissait encore plus mal à l’aise d’être observée par le flic qu’exploitée par son petit frère.

Saisissant le drap, elle parvint à couvrir son corps et celui de Nicolas, cherchant un moyen de préserver toute la pudeur qu’elle pourrait. Au moins aurait-elle ainsi l’impression d’être « cachée », à l’abri des regards, même si le drap ne cachait pas tout. Qu’importe, du moment qu’elle en avait l’illusion. Elle avait choisi le moment opportun pour le faire, car Nicolas devenait de plus en plus entreprenant. Incroyable comme des courbes offertes pouvaient faire passer un garçon du parfait timide à l’obsédé compulsif.

Je prévoyais d’avance que le jeune attendait un peu, uniquement pour donner de l’espoir à la victime. Et qu’il ne tarderait pas à lui dire de retirer le drap. Pour l’heure, le drap cachait peu.

Le garçon déboutonna le haut de l’habit et découvrit le soutien-gorge. Passant par les hanches, il défit les deux nœuds qui serraient la taille. Puis, il fit glisser le vêtement entier jusqu’aux pieds de Vera, qui se tortilla pour laisser le vêtement la quitter. Sous la robe, un nouveau spectacle s’offrit à lui. Vera n’avait jamais porté de dessous outrageusement sexe, tel string ou Wonderbra, mais aimait se sentir belle.

Elle portait un petit ensemble noir, culotte fine assez moulante et soutien-gorge qui dessinait parfaitement sa poitrine. Et ce n’était là bien que pour l’esthétique car les seins étaient si fermes que sous le tissu, l’apparence aurait été la même. Vera n’avait cela que par imitation envers moi, et aussi pour s’admirer dans la glace lorsqu’elle s’habillait ou se dévêtait.


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Entretien avec Lionel Parrini, partie 2

Suite et fin de notre entretien avec l’auteur Lionel Parrini

 

. Livre érotique : simple amusement ou bien outil de développement personnel ? Pourquoi ?

Les deux, encore une fois, ça dépend des livres. Ce qui est certain c’est que depuis que la littérature érotique foisonne de moins en moins de personnes se cachent pour en lire. Ça c’est un très bon signe mais est-ce que ça veut dire qu’on baise plus ? Lol , Ça en revanche…. Je laisse ça aux «  experts »:-)

 

Votre vision personnelle de la littérature…

. Quels sont vos coups de coeurs littéraires, que ce soit en érotique ou tout autre style ?

Anne bert, Alina Reyes, Oscar wilde, Christian Gailly, Harold pinter, Herman hesse. Ces auteurs me touchent particulièrement.

. Dans un polar ou un livre d’horreur, on peut prendre plaisir à imaginer des choses que l’on n’aimerait pourtant jamais vivre. Est-ce également le cas en littérature érotique ? Quel est ce mystère ?

Ah oui, bien sûr mais je ne connais pas la clé de ce mystère. Il y a certains fantasmes que je ne voudrais pour rien au monde réaliser ! ( rire)

. Qu’aimez-vous lire en général et pourquoi ?

Vraiment, je suis un curieux et j’aime diversifier mes lectures : théâtre, poésie, romans. Mais j’ai une préférence pour les textes où l’écriture est aussi un jeu pour le lecteur, un acteur à part entière, une matière vivante et pas juste un moyen de raconter une histoire. J’aime donc quand la langue a autant d’importance que l’histoire ( Chistian ostler / Jean Echenoz / Jean-Philippe Toussaint ).

 

Littérature érotique et société…

. A une époque, bien des ados et même préados ont découvert l’érotisme via les pages de sexe cru de « S.A.S. ». Ces lectures peuvent-elles jouer sur l’éveil sexuel, avoir un aspect pédagogique ? Ou bien doit-on laisser cela impérativement aux plus de dix-huit ans ?

Elles peuvent participer à l’éveil sexuel mais je pense que nos jeunes s’éveilleront autrement : avec snapchat par exemple !

. Quelle est la limite dans la littérature érotique ? Faut-il des tabous et des interdits, si oui lesquels ?

Je crois que la limite c’est la mauvaise foi, l’insincérité, la violence pour la violence. Écrire pour produire juste de l’effet, de la sensation, c’est vraiment d’une tristesse inouïe. Un auteur devrait prendre soin de son livre comme d’un enfant : ne pas en faire juste un produit, offrir un morceau de soi, d’intime, de vulnérabilité, de questions. Donner à voir une vision. Sinon comment peut-on être touché ?

. En quoi cette littérature résonne-t-elle avec la société actuelle, à l’heure entre autre d’un certain retour à l’obscurantisme religieux ?

Elle est de fait militante pour une liberté de vivre une vie de plaisirs sans entrave avec consentement, respect, tolérance. C’est important de continuer à écrire sur le corps, le désir, le plaisir, et entre les cases : pour se battre contre toute dictature. Il n’y a pas de règles que des formules à inventer en fonction de chacun. Ayons l’audace de composer plutôt que d’imiter. Le plaisir mérite qu’on le dédiabolise encore et toujours. Et le plaisir peut-être simplement dans l’œil qui contemple une rivière.

. De quelle façon le monde d’aujourd’hui influence-t-il votre écriture ?

Je n’ai pas toujours conscience de ce qui me bouleverse directement ou indirectement ( protection) mais je finis toujours par m’en rendre compte surtout en écrivant. Ce qui m’effraie le plus, c’est cette course à l’individualité, le culte des œillères. Je crois que ce qui m’influence c’est tous ceux qui se battent pour continuer à réalise leur(s) rêves(s) tout en intégrant dans leur travail une démarche pacifiste, désintéressé, à l’écart d’un système qui encourage à devenir un homme-produit. La marginalisation assumée, discrète, finalement délicate, me touche, me booste. De plus en plus de femmes et d’hommes se lancent dans une vie qui fait sens avec ce qu’ils sont et ça c’est une bonne nouvelle qui me donne de l’espoir.

 

Votre création dans son ensemble…

. Que ressentez-vous par rapport à vos personnages ? Vous ressemblent-ils, vous sont-ils opposés ? Sont-ils des amis ?

Ils sont toujours des étrangers que j’apprends à connaître et deviennent des bougies pour moi, dans mon intériorité. Ça finit toujours par devenir des alliés.

. Aimeriez-vous coucher avec eux, ou certains d’entre-eux ?

Non, je n’oublie pas qu’ils sont fiction.

. Injectez-vous de l’amour dans vos histoires ? Peut-on écrire du sexe sans un gramme d’amour ?

Je ne suis pas capable d’écrire sans amour.

. Ecrivez-vous en fonction de ce que le lecteur pourrait aimer, ou bien avez-vous l’écriture plus intuitive ?

L’intuition est ma boussole, je ne réponds pas à ce qui pourrait plaire mais à ce qui me questionne.

. Comment faites-vous pour mieux vendre, vous faire connaître, fidéliser le lecteur ?

Seulement le bouche à oreille et l’avantage du théâtre, les comédiens et les spectateurs le font pour vous.

. Si votre œuvre totale pouvait se résumer en un message, quel serait-il ?

Refusez toute étiquette vous concernant, la vie est mouvement, allez toujours là où vous êtes bien même si ça gêne la morale. Respectez simplement le consentement. L’être libre n’a pas ou trop d’étiquettes pour qu’on réussisse à le définir. Refusez toutes sortes d’emprises.

. Ecrire peut-il vous provoquer une excitation sexuelle ? Et lire ? Rêver ? Imaginer ?

Oui, bien sûr, et la liste de s’arrête pas à ces actions ! D’une façon plus générale, je dirai que tout ce qui nous permet de nous sentir bien crée la disponibilité en nous et donc le potentiel pour être ému, excité. Je crois aussi que nous devons cultiver la porosité : cet état où on s’autorise à laisser passer les émotions, les contradictions, les envies avec un regard curieux, amusé, bienveillant. Être éponge, c’est apprendre à mieux se comprendre et mieux comprendre les autres.

 

Merci beaucoup à Lionel d’avoir répondu à toutes ces épineuses questions… à présent, je vous invite à visiter son site sans tarder

Les secrets d’un corps dénudé…

Chloé et sa grande cousine s’observent, nues devant la glace…

Le dos, les oreilles… je tombais de Charybde en Scylla. Pourquoi pas l’intestin grêle tant qu’on y était. Voyant mon air décidément perplexe, Estelle me donna quelques précisions tout en continuant à me dessiner de son majeur.

– Le corps humain est une merveille, Clo ! Son moindre centimètre carré renferme une vraie beauté. Tu dois apprendre à l’aimer. Surtout, tu dois apprendre à le voir dans son ensemble, en te regardant avec un œil plus avisé. Quand tu connais ta vraie beauté et que tu sais l’utiliser, tu construis ta légende. Idem quand tu connais ton esprit et que tu sais l’utiliser aussi. Quand tu sauras te voir vraiment, tu comprendras que n’importe quelle partie du corps forme un tout avec le reste, que tu ne peux rien détacher.

Sur le moment, j’enregistrai sans bien comprendre. Ces paroles allaient se graver en moi, et m’être fortement utiles par la suite.

– Bon, d’accord. Tu continues ?

– Là, on arrive au cul. Plus court que le dos, il en prend une courbure inverse et plus appuyée.

– Eh ben, c’est calé.

– À ton âge j’en avais pas un comme ça. Entre lui, tes jambes et ton dos, il y a une ligne ondulante terriblement sexy et à la fois discrète. Ça te donne aussi l’avantage d’être un peu moins remarquée par les idiots qui n’en ont qu’après les fesses super voyantes et les nibards démesurés, et ainsi attirer des garçons plus subtils.

Ton cul est d’une rondeur, waouh ! On a envie de croquer dedans. C’est plutôt moi qui devrais être jalouse.

Je pensais qu’elle se moquait, et croisai son regard à travers le miroir. Non, ces yeux, que je connaissais si bien, ne mentaient pas. Ses paroles firent rosir mes joues d’émotion.

– Là, les cuisses et les mollets. Les jambes de ta tranche d’âge sont souvent trop maigres. Les tiennes sont légères, toutes en finesse. T’as pas la peau sur les os, et pas le moindre embonpoint. Tout en bas il y a les pieds, et je sens que tu vas me refaire encore ton air étonné, mais oui, ça compte aussi les pieds. Bien proportionnés avec le reste, petits, légers, certains garçons se jetteraient à tes pieds pour en faire des objets d’adoration.

– Les pieds, des objets d’adoration ?

– Oui, il y a un côté ballerine, figurine, danseuse étoile. On a l’impression que tu pourrais presque t’envoler en te mettant sur les pointes. Celui qui observera jusqu’à tes orteils sera de l’ordre du super-gentleman.

– Et jusqu’à la plante ?

– Naturellement.

– Mais enfin, qu’est-ce qu’on peut bien faire, à la fin, avec des pieds.

– Oh, des tas de chouettes trucs. On peut les embrasser, les caresser, les masser, les lécher, on peut même en sucer les doigts. Tu peux rire, tu verras ! C’est totalement extatique.

– J’ai déjà un peu essayé toute seule, c’est pas si extatique que ça.

– Quand on te le fait et quand tu te le fais à toi-même, ça n’a rien à voir. Vraiment rien.

– Pareil pour les caresses alors ? Entre celles qu’un garçon me fera et celles que… je me fais moi-même ?

– Pareil, pour peu que tu sois avec un garçon qui sache y faire. Quels que soient tes plaisirs de masturbation, je t’assure que ce n’est rien comparé à ce qui t’attend avec un garçon.


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Jeux troublants de silhouettes

Les vacances, une plage déserte en famille… l’occasion pour Chloé d’être nue et de s’admirer

Sur la plage, le blockhaus m’aida à poursuivre l’étude de mon corps. Ma silhouette s’y projetant, je testai une multitude de poses, faisant de moi-même un sujet d’étude. Me levant, m’étirant, marchant au ralenti ou prenant des allures de filles de magazines, je projetais d’innombrables ombres chinoises à la recherche d’harmonie, voyant de quelle façon mieux faire ressortir les jambes, le derrière, le dos ou la silhouette entière. Allongée sur le ventre, je devenais un petit amas de collines formant une belle vallée.

Ah, ce derrière ! Avant j’y voyais un simple coussin pour s’asseoir. J’y voyais désormais une virgule faisant de moi une princesse encore bien plus attirante qu’avant. C’était une nouvelle arme : une fille qui prend conscience de son cul, a fait un grand pas. Une fille qui sait le mettre en valeur, avance à pas de géants, qu’elle le prête ou non.

Je considère l’ensemble de mon corps avec un tout nouveau regard.

Mes gambettes ne sont plus des tiges branlantes et deviennent de vrais membres de chair, gracieux comme des pattes de cigogne. Ma nuque n’est plus cet organe à protéger du soleil, elle se transforme en gouvernail magique, capable de donner un charme inédit à mon regard, selon que ma tête soit baissée, relevée, de profil ou de trois-quarts.

Ma chevelure n’est plus un tas de poils encombrant et devient une splendide vague dont je maîtrise toutes les marées. Ma poitrine, mes hanches, mes épaules… tout prend chair, tout prend forme, tout s’ancre dans la matière. Chaque partie de mon être se met à avoir du sens. Je suis de cette chair fraîche dont raffole la gent masculine, de cette espèce dont les hommes rêvent la nuit.

Clarisse me rejoint et m’imite en rigolant. Je tente de lui expliquer, elle comprend tout de travers. Elle, elle cherche l’angle permettant de faire des difformités au corps, afin de projeter des ombres farfelues sur le blockhaus.

Au final elle me fait rire, je trouve son jeu amusant et c’est moi qui la rejoins. On s’amuse à se faire des ombres avec des popotins de mamas africaines, des cous de girafe, des seins de blondasses platinées, on se transforme en géantes ou en lilliputiennes. « C’est toujours mieux que d’acheter des culottes ou des soutiens-gorges rembourrés, » dit tata en nous voyant faire.


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