De la boxe à la baise

Une charmante jeune fille explique les points communs entre sport de combat et amants…

À première vue, les bases de cette discipline sont simplissimes. En matière de pieds on compte le chassé, le fouetté et le revers. Côté poings on a la droite, l’uppercut et le crochet. Rien à voir avec ces arts martiaux où on dénombre une quinzaine de coups différents pour le seul bras avant, et où en plus chaque geste exige un apprentissage quasi philosophique… voire carrément philosophique. J’aime bien la philo, j’aime bien le combat : je n’aime pas mélanger l’un et l’autre.

Basse, médiane, haute… Allez, on reprend. Je dois tenir, c’est la fin de l’entraînement, on me regarde. Certains mecs sont essoufflés, je dois me montrer plus tenace qu’eux. La ligne haute, lorsqu’un coup de pied est projeté à hauteur de visage, est celle que je préfère. D’abord parce que le geste est beau. Ensuite parce qu’il assouplit drôlement le corps, et l’air de rien c’est avantageux pour la baise. Adolescente, je ne me suis pas bâtie mon éducation sexuelle à renfort de pornos, c’est heureux, mais avec des guides de postures et de conseils.

Ambitieuse, je rêvais de les reproduire toutes. Et lorsque ma vie sexuelle a débuté, j’ai été très déçue de mes capacités, ainsi que celles de mes petits copains. Levrette, quatre pattes, sur le ventre, sur le dos, missionnaire, andromaque… Oui bon d’accord, et après ? Mince alors, il existe des centaines de positions et de variantes, et presque personne ne les utilise. Et pourquoi ? Tout bonnement parce que personne n’en a les capacités physiques.

Mince et re-mince… Comment était-ce avant ? Difficile à dire. Nos parents viennent de la culture verticale, donc horizontale. Verticale, car les années soixante étaient très religieuses.

Bien d’entre-eux n’ont pas connu la libération sexuelle, quoi qu’on en dise, et l’hexagone était encore très imprégnée de catholicité.

La religion est le rapport vertical, propre aux cieux, et allez savoir pourquoi cela entraîne un rapport horizontal, c’est-à-dire faire l’amour de manière basique, en banal missionnaire, bien plus pour faire des enfants que par plaisir.

Certes, je ne regrette pas d’avoir été faite… Tout de même, j’aurais adoré être conçue avec papa debout baisant maman de dos, en posture tentaculaire contre le mur. C’est une position que j’adore et qu’il faut voir en dessin pour bien saisir. Si je n’ai jamais eu droit au moindre détail, je me doute trop que ma conception fut très classique, trop classique.

J’ai presque honte d’imaginer la sexualité plan-plan des parents ! J’aurais tant voulu être la fille d’une cochonne et d’un cochon, qui auraient fait du cul de façon festive et joyeuse… il est toujours préférable d’avoir été conçue lors d’une bonne grosse baise bien crue. Tant qu’il lui éjaculait bien au fond du minou plutôt que dans la bouche, afin que je puisse exister, c’était l’essentiel. Mais il faut croire que je suis un peu barjot : à chaque fois que j’en ai parlé à une copine, je n’ai eu droit qu’à de grands yeux interrogatifs, du genre « tu es malade ou quoi ? ». Visiblement je suis la seule à réfléchir à ce genre de trucs.

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