Dortoir collectif sensuel

Dans cette communauté, dormir peut être expérience sensuelle…

À l’étage, une grande salle de dortoirs, et quelques plus petites pièces à côté où dormaient surtout des adultes. Une dizaine d’enfants s’installa dans la pièce principale et se couchèrent directement. Cette pièce avait quelques vrais lits dont un superposé, des matelas à même le sol, un hamac, des tapis. Dans une malle était laissé des couvertures et oreillers, tous dépareillés.

Un enfant se posa sur le tapis avec un oreiller sans couverture, un autre prit un matelas, un autre le hamac… chacun selon son souhait. Avec Clarisse, on hésita à chercher une petite pièce vide à côté juste pour nous deux. Finalement, on préféra ne pas jouer les bourgeoises et faire comme les autres.

Néanmoins, on se mit sur un matelas dans un coin de la pièce. Un drap sur un fil tendu cloisonnait en partie notre espace. Je ne sais pourquoi, on avait besoin d’une certaine intimité. Ça faisait un temps fou qu’on n’avait pas réellement dormi ensemble l’une contre l’autre, et c’est tout naturellement que Clarisse vint contre moi, comme quand on était petites. Il ne faisait pas froid au premier : on aurait aisément pu respecter le souvenir de nos nuits à deux jusqu’à tout retirer, comme avant.

Maman n’était plus là pour gronder. Pourtant je restai en t-shirt et Clarisse en culotte. En maternelle on ne se rendait même pas compte qu’on était nues, aujourd’hui on le savait et une telle promiscuité nous aurait sans doute gênées, tel deux Ève ayant croqué le fruit de l’arbre de la connaissance.

Ma copine s’endormit au rythme de mes mains passants sur ses longs et beaux cheveux. Moi, je ne pouvais pas dormir. J’étais encore toute excitée.

Excitée de quoi, excitée de tout : de l’air vif et frais, des mœurs de vie de cet endroit, des corps nus, du soleil, de cette situation nouvelle.

Bien que n’ayant pas la moindre image érotique à l’esprit, mon excitation se traduisit par un désir de caresses. Mes doigts se mirent à titiller mon nombril, cajoler mon ventre. Puis à descendre vers ma fente, déjà toute ouverte et prête à accueillir mon majeur, au minimum, si pas aussi un de ses copains.

En toute logique, Tom apparut soudain dans mon esprit. Ce qui me fit stopper mon geste. Je sais, tu aurais pensé que son visage allait au contraire m’encourager, eh bien non. Car je ne voulais pas lui faire d’infidélité, même pas avec moi-même. Dieu que c’était frustrant !

Il me fallait accepter la notion de sacrifice, celui de la belle attendant son prince. Sœur Anne ô ma sœur Anne ne vois-tu rien venir, dit-on dans Barbe Bleue. Seul Tom m’honorerait, et je me devais de me préserver pour lui, rien que pour lui. Aucun autre doigt que les siens ne se rendraient en ce merveilleux endroit.


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