Ouverture d’un blog littéraire… pas comme les autres ?

Ce titre risque de vous sembler prétentieux. C’est vrai ma foi : dans le monde de la littérature, tout le monde cherche à se démarquer, consciemment ou non. Et tout un chacun estime plus ou moins mener un blog personnel, hors des sentiers battus. De fait, bien des auteurs ont tendance à forcer le trait, à donner le sentiment qu’ils révolutionnent le monde de la littérature. Je n’ai pas cette volonté.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le terme « pas comme les autres » ne signifie absolument pas « meilleur que les autres ». S’il je l’estime vraiment différent c’est par la plume, et les sujets abordés dans mes histoires. Tous les sujets ont déjà été abordés, cela va de soi, surtout dans le domaine de la sensualité. Néanmoins, ce n’est que très rarement (voire encore jamais, pour certains thèmes) que j’ai pu lire des livres explorant ce que j’explore, et surtout de la façon dont je l’explore. Cela n’en fait aucunement des écrits supérieurs à d’autres. Simplement… ils ont un style, une particularité. Qui peut fortement plaire, ou à contrario déplaire tout aussi intensément.

Pourquoi donc de telles réactions ? Car j’écris beaucoup sur des sujets tabous. Fortement teintés d’érotisme et de sensations charnelles, mes histoires sont écrites totalement librement. J’entends par là qu’en littérature, je considère que tout doit être permis… Simplement parce que ce n’est jamais que de la littérature. De l’imaginaire. C’est la projection d’un fantasme ou d’une idée tombée du ciel que l’on est parvenu à maîtriser suffisamment pour le coucher sur du papier. Qu’il s’agisse d’encre de Chine ou d’encre électronique…

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Je n’ai jamais écrit volontairement dans le domaine du tabou (tabou sexuel, tabou de genre, tabou de société…). L’inspiration me vient telle un cadeau de la vie, je l’accueille avec bienveillance et m’efforce de lui faire honneur. Rien de plus. Je ne saurais dire pourquoi j’aborde tel ou tel déroulement. En fait, malgré que cela demande beaucoup d’effort et de travail, cela se construit tout seul dans l’esprit.

Bien d’autres histoires sont à venir. Toutes explorent le monde de la sensualité et l’éveil des sens. Romans érotiques ? Sexuels, pornographiques ? Romans coquins ? Oui et non… car ce domaine littéraire ne serait rien sans tout ce qui va autour. Explorer uniquement l’instant sensuel des choses ne peut faire vibrer si on ne se plonge pas dans le contexte. Par ailleurs, la sexualité est totalement liée à tout ce qui constitue une existence. L’amour, l’amitié, la haine, le partage, la foi, le doute, la communication, les rêves, les espoirs et désespoirs… De fait, j’aime également écrire sur le monde, philosopher, faire de l’humour, de la sociologie, de la poésie.

en attendant d'être grande Ange contre démon deux soeurs en péril

Pour tout dire, ma plume possède un guide qui n’est certainement pas ma personne. Lorsqu’une idée me vient, elle passe ou reste. Comme tout le monde, je suis sans cesse traversé d’idées, d’envies, de pensées. Lorsqu’une de mes idées se métamorphose en désir ardent, je n’ai alors plus le choix : il me faut en faire une histoire, sous quelque forme que ce soit. Ce n’est pas plus compliqué que cela et je ne saurai faire une analyse beaucoup plus poussée de l’origine de mes écrits. Je précise que la littérature est selon moi le domaine par excellence qui ne doit jamais au grand jamais souffrir de la moindre censure. Encore moins d’autocensure. Tout sujet doit pouvoir être développé dans une liberté d’esprit et de ton absolu, et je ne pense pas que cela doit être négociable. Qu’en dites-vous ?

Il est à noter que percevoir une transgression des tabous en mon écriture serait illusoire. Là encore, là n’est pas mon objectif. Mon objectif… mais quel est-il donc ? Vous amuser, vous donner du plaisir, vous faire vibrer, rire, réfléchir, rêver. Rien de plus. C’est je pense le but de tout auteur. J’ajoute que j’écris également sur des thèmes biens plus légers, et bien moins polémiques. Tout d’abord car je n’écris pas sous un seul et unique nom d’auteur. Ensuite, car même en tant que Théo Kosma, je disserte sur des sujets certes sensuels mais beaucoup moins polémiques. Seulement… ce n’est pas encore visible !:-) Ça le sera peu à peu. Je ne vous en dis pas plus pour le moment. Bien des surprises sont à venir.

Êtes-vous prêt, êtes-vous prête pour partir à l’aventure ? En ce cas, voici ce que je vous propose…

. Inscrivez-vous à ce blog (voir encadré à droite de cette page) afin que je puisse vous envoyer les quelques premières dizaines de pages de ma saga « En attendant d’être grande ». Rassurez-vous, je n’envoie jamais le moindre spam. Je vous ferais simplement parvenir de temps en temps un peu de lecture exclusive. Des découvertes en avant-première, des récits troublants, des eBooks à gagner… Rien que du bonheur. Et si vous le souhaitez, vous pourrez bien entendu vous désinscrire à tout moment en un simple clic.

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Soyez donc le ou la bienvenue. Merci d’être ici. Et sans plus attendre, découvrez les premières lignes de la première partie d’ « En attendant d’être grande ».

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Avertissement

Ceci est le récit de mon enfance.

Attention lecteur. Prends garde, lectrice !
Tu t’apprêtes à faire ton entrée dans un univers troublant. Ton esprit, tes émotions, tes sentiments… tout cela va être titillé, chatouillé, dérangé.
Au cours de ces lignes, je ne me suis jamais censurée. Pas même une seule fois. Tu pourrais m’en vouloir, ou au contraire m’en être reconnaissant(e).

Il t’est conseillé de lire cette histoire par petits bouts, à tête reposée. Une lecture trop intensive risquerait de te faire perdre certaines notions, de t’échauffer, de te mettre en surdose. Naturellement, je te laisse gérer… Sache juste que ce qui suit n’a pas été conçu pour être dévoré d’un trait.

Prends quelques grandes inspirations, cramponne-toi et embarque avec moi dans cette aventure pour un saut sans filet…

Préambule – Le jour où j’ai pris ma décision

Un « S », un « A », un « L »… Ce mot, je l’avais souvent entendu. C’est la première fois que je le voyais écrit. Mais que pouvait-il bien vouloir dire ? Les grands l’employaient entre eux, les grandes ça arrivait aussi, quoique plus rarement. J’ai toujours eu l’oreille fine… Jamais ce terme ne m’avait été adressé. Tant mieux, tant pis, je l’ignorais. Difficile de savoir à l’époque où on commence tout juste à savoir lire. Il avait fallu décortiquer chaque lettre et prononcer à haute voix pour être bien certaine d’être dans le vrai. Plus de doute, c’était bien ce mot-là que j’avais entendu. Un mot curieux. Ambigu. Sale, peut-être ? Je le pressentais, à voir la mine grivoise et grimaçante de chaque homme le prononçant.

Il en est ainsi des mots interdits, on ne les dit jamais normalement. La dernière fois qu’il était parvenu à mes oreilles c’était dans la rue, lorsque cette jeune fille si jolie avec sa jupe écossaise courte était passée devant un homme, très vieux, pas loin de la quarantaine dirais-je. En la fixant, celui-ci murmura entre ses dents grises le fameux mot en « S ». Le terme était cassant, bien que lancé à voix basse il m’avait comme abîmé les tympans.

Lorsque le mot est revenu, c’était couché sur du papier dans un magazine People à propos de ce qu’aurait balancé Willy J. Adams sur son ex, Jennyfer, pourtant mère de ses enfants. Bien que Jennyfer soit une charmante chanteuse et la fille à la jupe une charmante jeune fille, le terme ne résonnait décidément pas comme un compliment.

Des mots dont j’ignorais le sens, en ce temps-là j’en entendais matin, midi et soir. Trop souvent, il fallait deviner. Celui-là me rendait particulièrement curieuse. J’y supposais un sous-entendu plus ou moins sexuel, ce qui le rendait d’autant plus attractif.

Plus tard, bien plus tard, j’appris à l’entendre tantôt comme la pire des insultes, tantôt comme le plus beau des compliments. Mais ceci est une autre histoire car c’est uniquement mon enfance que je suis venue te conter aujourd’hui.

À la maison on avait qu’un seul dictionnaire. Un tout esquinté, édition de mille neuf cent dix que grand-père nous avait légué et qui restait dans la poussière, tout en haut de l’armoire. Non, on ne connaissait pas tous les mots du dico à la maison. Simplement quand les parents ne savaient pas, ils faisaient comme moi : ils devinaient. Ce qui était pardonnable à mon âge l’était moins au leur. Quant au gros livre, non seulement la poussière m’a toujours donné des crises d’éternuements, mais me hisser en haut de l’armoire était expédition périlleuse. Autant par le risque de chuter que par la rouste qui m’attendait si je me faisais prendre.

Dans ces cas-là, le dernier recours est de demander à papa. Comme dictionnaire sur pattes, on a vu mieux… On fait avec ce qu’on a. Quand il lisait les actualités papa n’aimait pas des masses que l’on vienne l’embêter. Hormis les rares fois où maman l’invitait dans la chambre pour « classer le courrier ». Là, il délaissait sa feuille de chou même si la Une titrait sur le foot et trottinait derrière maman comme un gamin, en se dandinant d’un pied sur l’autre, tout guilleret. Je n’ai jamais saisis comment on pouvait avoir si hâte d’exécuter une tâche aussi barbante, ni pourquoi il fallait fermer la porte à clé pour ça. Et surtout, pourquoi je n’avais pas le droit de classer le courrier avec eux ni de venir frapper à la porte. J’étais même chargée de répondre au téléphone. Au moins leur courrier ne prenait jamais longtemps à être classé, en cinq minutes c’était réglé, dix à tout casser.

Aujourd’hui, pas de maman pour lui proposer quoi que ce soit mais un journal qui titrait sur le résultat de la coupe du monde : je le dérangeais. Tant pis, j’étais trop impatiente de savoir.

— Dis papa, c’est quoi une salope ?
— Une salope ? Mmmm… Comment te dire… ben une salope par exemple, c’est ta cousine Estelle, marmonna-t-il sans se détacher de son canard. Et une belle salope qui plus est !

Ce fut sa seule réponse. Son air me fit comprendre qu’il faudrait m’en contenter. Estelle ! Estelle mon modèle, Estelle ma grande cousine, aînée et aimée. Dès lors, le terme résonnera en moi tel une qualité. Durant une bonne partie de mon enfance, « Salope » est et restera à mon cœur synonyme de « princesse ». Plus tard, l’amant me faisant l’amour en me traitant de « salope » aura toujours mon estime. Les autres noms d’oiseau auront un jugement différent… qui pourra être positif ou non, selon les cas. M’y complaire et lui en redemander, ou bien lui fermer son clapet voire le laisser en plan. Enfin, tout a donc commencé en ce jour, lorsque j’ai demandé la signification du mot défendu. Si papa avait répondu autrement mon destin aurait été tout autre, qui sait. Car tout de même, Estelle… Estelle que j’admirais tant, la fille à laquelle j’essayais toujours de ressembler. Estelle ma presque grande sœur, pleine de vie, d’amour et d’humour, que j’étouffais de câlins et de baisers dès que nous avions l’occasion de nous voir. Une fille qui avait tout. Le look, la beauté, l’intelligence et les formes. J’en déduisis que les salopes étaient des jeunes filles classes, élégantes, jolies, gentilles comme tout, pleines de grâce, et pris dès ce jour la résolution de tout faire pour en devenir une moi aussi.

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2 réflexions sur “Ouverture d’un blog littéraire… pas comme les autres ?

  1. Quel plaisir de vous lire. Je me ressens, enfant, decouvrant ces foultitudes d’émotions bien plus tard analysées. Sensibilité, quand tu nous guides !
    Merci
    Un lecteur sans prétention

  2. Voici ma curiosité qui se réveille…Un ? Une ? Je pencherai plutôt pour Un homme dont la plume est légère, agréablement émoustillante, que j’ai découverte par hasard, ce soir, sur mon site : http://www.erotica51.com

    Intriguée, j’ai commencé à te lire…Un style surprenant, aérien, galopant comme ces petits souliers d’enfants qui détalent sur le plancher bruyant, en rigolant, tout heureux d’avoir fait une farce…
    Quelqu’un qui me laisse songeuse, amusée, curieuse…
    Enfin quelqu’un qui me réveille d’un trop long sommeil…

    Erotica51

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