Exhibitionnisme très… très précoce

Maman n’aime pas quand Chloé est nue. Mais la fille est joueuse…

Si jusqu’alors ma nudité était innocente, cet été est l’occasion de mes touts premiers pas dans l’exhibitionnisme. Lors d’une journée où j’ai droit à mon classique après-midi de plage, maman est fatiguée et ne s’occupe pas de moi. Elle a les yeux dans le vague, a fait la fête hier soir en me confiant à une baby-sitter et n’est rentrée qu’au petit matin (ça m’a fait bizarre). Inattentive, en repartant à la maison de location elle ne veille pas à ce que je me rhabille. Elle et moi, on marche un bon moment dans la rue tandis que je suis toujours dans ma tenue de plage préférée. Au début je ne me rends compte de rien, puis je croise les regards.

De mères, d’enfants, de vieux, d’ados. Ça ne gêne pas tant que ça, pas plus d’une personne sur dix ne me dévisage. Peu avant d’arriver, maman s’aperçoit de l’erreur, me rhabille à toute vitesse et me passe un savon. Enfin quoi, c’était à elle de faire attention ! Le soir, j’y réfléchis. J’ignore pourquoi, ça m’a beaucoup plu. Si maman était un peu plus compréhensive on pourrait le refaire. Je sais d’emblée qu’elle ne le sera pas.

Jusqu’à la fin du séjour, mon jeu préféré consiste à rester dévêtue aussi longtemps que possible.

Oui, ça me plaît encore plus que nager, faire des châteaux ou m’enfouir dans le sable, c’est dire. Maman s’y laisse presque prendre encore deux ou trois fois. Elle a tendance à veiller la nuit, j’ignore ce qu’elle fait, mon intuition me dit qu’il y a comme anguille sous roche. La veille du départ, je parviens à refaire le coup. Maman s’en aperçoit et me fait les gros yeux.

« Ah non mais là Chloé ça va pas, t’es pas possible ! ».

Le tout est de ne pas rire. Une mine normale et elle garde la faute pour elle. Elle voit que j’ai fait exprès : mon œil pétille. J’en reçois une tape sur les fesses et le soir je suis punie. Aucune importance. Maman a l’air inquiet, elle s’aperçoit que les punitions ont moins d’effet.

Mes observations de plage me font voir aussi des gens auxquels, physiquement, je n’ai pas du tout envie de ressembler une fois grande. Passe pour les vieilles, qui ne sont pas responsables de leurs rides. À leur âge la laideur devient mérite, car c’est signe qu’on sait durer. Ce sont les corps gras et difformes que je supporte mal. Ces jeunettes qui se bourrent de glaces auprès du marchand ambulant feraient bien d’y songer. Quand on ne prend pas soin de soi on n’en paye jamais les conséquences tout de suite, c’est bien là le problème.

Si toute blessure infligée au corps pouvait immédiatement apparaître telle une plaie, on ferait plus attention. L’humain est si con qu’une fois les soucis arrivés, il ne fait pas le lien de cause à effet. Son ventre devient énorme, les jambes se boudinent, au plumard il s’essouffle trop vite, à la course à pieds c’est pire encore. Comme il ne peut plus plaire il renonce à cette éventualité, et par réaction en chaîne perd tout goût au défi. C’est bien par charité chrétienne que j’en laisserai quelques-uns, plus tard, me passer dessus.


Pour découvrir dès à présent les cinq parties des aventures troublantes de Chloé…

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