Fébrile adolescente nudiste – 4

Suite de la nuit de folie de la jolie Amandine, dans le plus grand centre naturiste européen…

— Extrait de « Dialogues Interdits », ma saga de petites histoires sulfureuses ne comportant que des dialogues sans la moindre narration… —

 

— Mais si tu les connaissais si bien ?

— On connaît jamais assez les gens.

Surtout sexuellement. Dans le feu de l’action on peut perdre la raison.

— Amandine avait perdu la sienne ?

— C’est selon le point de vue !

— Quelle histoire de dingue.

— Et ça a été le même cinéma je ne sais combien de temps. Un garçon se rendait au lieu interdit en trottant, tout excité, en rigolant… Tête qui remue, qui frétille… puis qui se cabre avec les yeux dans les étoiles… Elle offrait du rêve. Un moment de paradis. Puis il revient en titubant, halluciné, plus du tout rigolard, à la limite de se casser la figure tel un gars bourré. Je te promets, il y en a que j’ai aidé à marcher !

— Et toi on t’a rien demandé ?

— Les règles étaient implicites mais parfaitement claires : c’était Amandine la joueuse. La donneuse.

— Ils ont mal parlé d’elle ?

— Pas un seul mot sale. Je crois qu’ils étaient surtout admiratifs, en contemplation devant sa personne. Reconnaissants !

— Tant mieux. Pas encore à l’âge où on est un mufle !

— Tu vas rire : les enfants de naturistes sont plutôt lettrés. Éduqués. Contre toute attente l’ambiance était assez respectueuse. Limite bon enfant !

— Normal, enfants vous l’étiez… encore un peu.

— Ils restaient discrets. Complices surtout par le regard.

Comme si quelque part il fallait garder un voile de « pudeur » sur l’ensemble.

— On dirait presque de la poésie.

— Peut-être pas non plus. Entre deux garçons je suis allée m’assurer que tout allait bien. Et… ô Seigneur quelle scène ! La petite catin avait tout préparé : débroussaillage complet, oreiller par terre pour ses genoux, bouteille d’eau, mouchoirs. Incroyable.

— L’organisation d’une pute du bois de Boulogne… Excitant ou glauque ?

— J’étais tout sauf excitée. Plutôt écœurée ! Et pourtant je suis sûre qu’Amandine le faisait avec une sorte de candeur.

— Qu’est-ce qui t’a fait penser ça.

— Sa petite bouille ! Pleine de candeur, justement ! De cette joie juvénile de celle qui découvre le sexe. Figure si touchante, et pourtant poisseuse, dégoulinante. En plus elle était nue, entièrement.

— Et quoi ? Vous étiez en zone naturiste, tout le monde l’était non ?

— Non, le soir on se rhabille. En plus il faisait frais.

La meilleure solution je suppose : où qu’atterrissent les giclées ça ferait aucune tache.

— Donc la seule et unique nue.

— Et enchantée de l’être, comblée par la situation, à me regarder d’un air ravi. Sourire que je parvenais pas à lui rendre…

— Tous ont joui ?

— Pas tous je crois. Certains y sont parvenus vite, d’autres avec un mal fou, à n’en plus finir de se faire pomper. D’autres pas du tout.

— Comment elle faisait pour encaisser, physiquement ? Ça semble improbable.

— Peut-être qu’elle s’était entraînée ? Ce serait tout à fait son genre. De toute façon au bout d’un moment, Amandine faisait plus que laisser le garçon agir en lui tenant la tête.

— Elle avalait ?

— Elle recrachait. Franchement tout ça devenait de plus en plus malsain. Et attends, une fois les mecs repus, voire lassés, elle en voulait encore. À attendre, patiente, toujours à genoux, en état second. Bon au moins consentement assuré, c’était toujours ça ! Je me suis dit qu’on tenait le bon moment pour arrêter. J’ai dû marcher dans le sperme. Un peu plus je dérapais !

M’étaler de tout mon long sur du liquide masculin, il aurait manqué plus que ça.

J’ai relevé Amandine, elle s’est laissé faire, docile. Heureusement qu’elle était pas arrivée à poil : j’ai pu récupérer ses fringues accrochées à une branche et la rhabiller. La copine comme une maternelle, fallait lui manipuler les membres pour remettre chaque vêtement. Ensuite j’ai pris ce qui restait de mouchoirs, l’ai débarbouillée comme j’ai pu. Puis je l’ai ramenée à son mobil-home. Les copains tous carapatés en un clin d’œil !

— Les rats quittent le navire ?

— La fête battait son plein. Personne nous avait calculés !

— Rentrer au mobil-home a été compliqué ?

— Oh que oui ! Amandine était shootée. Un cosmonaute qui remet pieds à terre après un long séjour. Je la portais presque ! Tous les dix mètres elle s’arrêtait pour cracher un petit résidu. La magie s’effaçait : elle aussi commençait à plus trouver ça si excitant. Des millions de spermatozoïdes de différents partenaires, projetés à terre sur tout le chemin du retour… comme une version adulte du petit Poucet ! Par bonheur on n’a croisé personne. À part un chien… l’odeur le rendait fou, il nous suivait, j’ai dû le chasser à coups de pied.

— J’ai toujours dit que c’est bien mieux de tout avaler jusqu’à la dernière goutte.

— Et le goût âcre ?

— L’adrénaline rend n’importe quoi bon.

— Une fois arrivée elle a voulu s’endormir tout de suite. Je l’ai convaincue de prendre une douche : dis-toi que j’ai dû l’arroser moi-même, la savonner, la rincer, la sécher !

— Bonne fée que tu es.

— Qu’elle se couche en sentant le… Je pouvais pas lui faire ça.

— Tu l’as mise en pyjama ?

— Pas besoin ! Camping nat oblige, on peut dormir nu sans éveiller de soupçons.

— Elle a pas eu des courbatures, les lèvres gercées, des marques aux genoux ?

— Si. Le lendemain la copine a dit à sa maman qu’elle avait couru, joué, dansé. Sa mère a cru deviner… qu’elle avait embrassé un garçon.

— Alors que non.

— Alors qu’elle n’avait… QUE sucer tous les copains de notre enfance ! Dont on voyait les tuyaux depuis toutes petites. Qu’on avait vu grandir été après été !

— D’autant que c’est pas embrasser qui donne des gerçures. Tout de même… Sucer avant d’embrasser. Sucer avant même le premier baiser, le premier câlin, le premier slow !

— Écoute hein, c’est son choix. Personne l’a droguée, personne l’a forcée.

— Elle a regretté ?

— Pas vraiment. Ni fière ni honteuse ! Elle m’avoua que chaque taille avait été trop petite. Que c’est pour ça qu’il en avait fallu autant. Qu’une seule bonne grosse queue l’aurait rassasiée !

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