Dialogues Interdits. Épisode « Fine mousse contre vieille écorce », suite

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— C’est un peu exagéré, enfin j’apprécie le compliment. Pour le haut, le t-shirt n’était pas top, un peu trop large. Ça a suffi pour le charmer. Ce n’est pas si étonnant, les mecs qui me matent en train de courir, j’en croise beaucoup.
— Ça te booste pour te dépasser ?
— Au début ça me déconcentrait. Maintenant ça me booste.
— Alors pourquoi tu n’as pas pris de fringues de course encore plus sexy ?
— Parce que j’ai déjà assez de regards comme ça… Bref ! Il m’a fait un sourire, je lui ai rendu. Il m’a sorti une phrase, je ne sais plus exactement laquelle. Tu sais, une de ces phrases à la con du vieux boudiné qui se la joue poète, du style « vous avez un sourire plein de soleil », ou « il y a toutes les étoiles du ciel au fond de vos yeux mademoiselle ! ».
— Alors que c’est au fond d’autre chose qu’il avait envie de jeter un œil…
— Je ne sais même pas ! Je crois vraiment que c’était juste une parole gentille, gratuite.
— Et désespérée ?
— Non, juste altruiste. Ça m’a beaucoup touchée. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’un vieux bourré, un vieux clochard ou un vieux tout court me sortait une tirade de ce genre. Là, j’ai été très attendrie. Je me suis arrêtée, on a échangé un peu. Je me suis assise près de lui, je lui ai posé quelques questions. Ce qu’il aimait dans le quartier, ses endroits préférés… Vu qu’il n’avait pas de métier et peut-être aucune passion particulière, je ne savais pas trop quoi dire. On a parlé de la pluie et du beau temps.
— Il t’a pas raconté sa vie ?
— Pas tellement. Je ne voulais pas lui demander. Je sais qu’il y a toujours des drames derrière. Un abandon des parents, de la maltraitance, de la drogue, du chômage, une séparation… Ces gens-là sont comme tout le monde. Ils ont eu une existence classique, et puis un jour un événement leur a fait péter les plombs. Je préférais ne pas le lancer sur le sujet. Au moins comme ça, la conversation a été détendue. Puis, je lui ai proposé de faire quelques pas. Il était enchanté.
— Sur les bords de marne ?
— Pendant très peu de temps. Rapidement, on a dérivés vers mon appartement. Il m’a demandé où je l’emmenais, je lui ai murmuré « ça vous tente de venir chez moi ? ». Le ton de ma voix annonçait clairement mon intention. Il hésitait.
— À venir ?
— Non, il hésitait à y croire. Il devait se demander si je ne voulais pas juste lui offrir un verre, un repas, quelques sous.
— Vous êtes montés ?
— Je lui ai dit de s’installer, de faire comme chez lui. S’il voulait manger, boire, prendre une douche, qu’il n’y avait aucun souci, que c’était avec plaisir. C’est ce qu’il a fait.
— Douche, repas et boisson ?
— De façon très discrète et pudique. Il avait son sac à dos avec lui. Il s’est enfermé dans la salle de bain et a changé de vêtements. Je dirais pas des vêtements ultra cleans, des vêtements mieux, disons. Et puis il a bu un jus d’orange, s’est fait deux tartines de confiture. À chaque fois il a demandé s’il pouvait, même si je lui avais dit et redit qu’il pouvait tant qu’il voulait, que ce n’était pas la peine de demander.
— Et puis… ?
— Et puis je lui ai demandé s’il avait envie de partager un moment de tendresse en ma compagnie. Il a accepté, je l’ai invité sur mon lit. On s’est câliné, longtemps l’un contre l’autre, sans rien faire d’autre que s’enlacer, se serrer. Quelle tendresse, waouh ! Une douceur que j’ai ressentie avec très peu d’hommes. Il s’en est fallu d’un cheveu qu’on en reste là.
— C’est toi qui as fait le pas suivant ?
— Oui, je l’ai embrassé, puis j’ai retiré mon t-shirt. C’est là qu’il a enfin compris qu’il pouvait.
— Qu’il pouvait quoi exactement.
— Qu’il pouvait tout. Me caresser, m’embrasser partout, me déshabiller entièrement. C’est ce qu’il a fait. Lentement, en prenant son temps.
— À défaut de quelques sous, il a eu tes dessous.
— Il s’en est bien fichu ! Ce qui l’intéressait, c’est ce qu’il y avait… en dessous. Là, ça lui a beaucoup, beaucoup plu.
— Et ensuite ?
— Ensuite ? Rien de spécial. Il m’a pénétrée en missionnaire, m’a léché et caressé les seins, a accéléré, a éjaculé. Classique, quoi.

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