Effeuillages avant l’âge…

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Chloé profite des soirées pyjamas qu’elle organise avec les copines pour leur faire découvrir l’art de l’effeuillage…

Ne croyez pas qu’on se lasse, quand des enfants ont trouvé un jeu prenant ils peuvent y passer des heures sans s’arrêter. Finalement on va toutes jusqu’au bout, ôtant même chaussettes et culotte. Le fait de se retrouver ainsi parmi toutes les autres, elles vêtues de la tête aux pieds, rend l’atmosphère encore plus particulière. La moins douée, je dois bien le dire, est ma petite Clarisse. Elle est si maladroite qu’elle manque de se casser la figure, on a du mal à retenir nos rires. Comme d’habitude, elle n’en veut à personne. Et la meilleure, c’est Chloé. Je n’ai pas tant de mérite, j’ai de l’avance.

Pour les différents passages, on s’échange nos fringues. Tant mieux, je n’avais rien de très beau à me mettre. Pour ma seconde danse j’ai une jupe à ceinture et un chemisier, pour la seconde une robe à boutons. J’en joue superbement, faisant froufrouter la robe comme en flamenco, jouant à relever le tissu puis le rabaisser, à faire glisser le chemisier contre mon dos. Plusieurs s’inspirent de mes gestes. Le « jeu pour rire » est dépassé : on sait que l’objectif est d’imaginer des garçons devant nous et de les rendre fous. Je suis la seule qui termine sa danse à la toute fin du morceau, qui dure tout de même cinq bonnes minutes. Une fois nue, je continue à danser en mimant des caresses autour de mon corps. Je suis la plus jolie princesse de toutes, autrement dit la plus salope. Ou bien, si elles sont des princesses, je suis la reine. Tout tourne autour de ma personne et j’adore ça. Une copine me fait un très beau compliment : « Quand tu portes ma robe et que tu l’enlèves, j’ai l’impression que ce n’est plus le même vêtement que maman m’a acheté ! ».
D’ici, on pourrait croire que nous six étions des virtuoses, avec la Chloé en tête. Je ne suis pas naïve, je sais bien qu’en réalité nos gestes, même les miens, devaient être gauches et peu sûrs. Nous avions surtout l’impression subjective d’être toutes formidables. En fait, nous étions dans une sorte d’hypnose tant le jeu nous obnubilait : nos jugements étaient faussés.

Tu imagines mieux à présent, je pense, dans quel état tout cela aurait mis Julius. Julius ou absolument n’importe quel garçon. Bon, de toute façon les copines avaient tenu à ce qu’on ferme les volets. Si elles m’avaient écoutée on n’y aurait pas touché. Avant de se coucher (mon dieu, trois heures du matin !) on fait le serment de ne rien dire à personne. Ni aux autres de la classe ou de l’école, ni aux parents évidemment, ni à qui que ce soit. Moi qui ne sais pas tenir ma langue, je sais que, cette fois, je n’en parlerai même pas à Estelle. Pour finir, je suggère qu’on s’endorme nues les unes contre les autres. Elles affichent des airs gênés et font comme si c’était une blague. Bah, je ne perdais rien à essayer. La meilleure des pyjamas partys serait encore celle passée sans le moindre pyjama.

Malgré les apparences, je crois qu’aucune d’entre nous n’a de tendance lesbienne. On prend simplement ce qui vient, et pour les expériences avec des garçons, c’est surtout qu’il y a peu d’occasions, voire pas. Les jours suivants, on garde toutes le secret. Ça ressoude notre petit « club des six », et on décide de ne plus y faire entrer d’autres filles. Plus un groupe est réduit, moins il y a de risques qu’il se disloque. Les soirées suivantes sont chouettes, bien qu’on n’ait plus trop l’occasion d’en faire des strips partys. Tel parent ne veut pas de musique, tel autre nous surveille : à chaque fois un élément perturbateur annule le projet. On doit se contenter de jeux plus classiques et de dessins animés qui nous paraissent désormais tout de même un peu fades. Ces rendez-vous ayant lieu chez l’une ou l’autre chaque week-end, on est crevées tous les lundis et ça se voit. On n’a pas su être raisonnables. Les mamans s’agacent, s’appellent et se font passer le mot : terminé les pyjamas partys. Les meilleurs moments sont toujours les plus courts, surtout quand on est enfant.

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