Ado-naissance, éveil sensuel des sens

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En vacances dans une communauté autogérée, Chloé, sentant son adolescence venir peu à peu, profite de ces instants touchés par la grâce pour développer son éveil à la sensualité.

Mes sens étaient exaltés du lever au coucher. Dès que je vivais un petit moment d’échange et de partage avec quelqu’un, je mourais d’envie de l’embrasser sur les lèvres. Pour les petits, de gentils smacks façon pays de l’est, pour les plus grands (dans ma tranche d’âge, cela s’entend), de vraies galoches. Pour les adultes, de simples câlins. J’osai les câlins aux adultes, on ne m’en refusa aucun. J’osai quelques smacks du bout des lèvres envers les petits, qui aimèrent bien. Les galoches à celles et ceux de mon âge, je dus me refréner quelque peu. Risque de choquer, de contraindre, de me faire passer pour folle. Néanmoins, je pus en échanger quelques-unes avec plusieurs filles et garçons, qui en furent ravis. Nathalie, Jeannette, Patrick, Florette…

Pas Tom, qui désormais m’ignorait ostensiblement. Les ados, j’évitai également, ils s’en seraient défaits, je le sais. Ce fut très dur de résister à autant de tentations… neuf fois sur dix je dus me passer du baiser, sans même tenter. Ô frustration ! Il faut dire que depuis cette nuit, j’avais acquis un nouveau langage. Embrasser était ma nouvelle façon de communiquer, et bien peu de gens pratiquaient ma langue… c’était le cas de le dire. Surtout, comme les moments de complicités se vivaient un peu tout le temps et avec tout le monde, j’avais ce désir du soir au matin. C’était comme si on m’avait injecté une drogue aux effets constants.

Je n’étais plus tout à fait moi-même, ou bien je laissais au contraire ma véritable nature s’exprimer. Une sensation de flottement à chaque pas me faisait planer, et je baissais les yeux pour vérifier que je n’avais pas quitté le sol. Mon enveloppe corporelle était devenue si peu encombrante que je n’avais presque plus besoin de manger ni de boire, et ne savais même pas si j’étais sale, propre, cheveux attachés ou détachés, nue ou vêtue. Je crois bien que j’avais oublié les apparences et tout jeu de séduction. Lors des veillées, je me sapais de nouveau n’importe comment. Il fallait que ce soit Clarisse qui vienne, toute jolie, et m’apporte de quoi me vêtir mieux. Il fallait que ce soit mes anciennes élèves qui viennent me faire un nœud dans les cheveux et me mettent quelques paillettes dans le cou.


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