Tentative de fantasme

Chloé découvre les fantasmes que l’on imagine une fois au lit…

Quoi, imaginer que d’autres doigts que les miens viennent visiter mon intérieur ? Beurk. Ce serait indécent. Irrespectueux. Et pas hygiénique du tout d’ailleurs. Faut dire qu’Estelle, quand elle se touche, ses images n’ont rien à voir avec les miennes. Elle, s’imagine un garçon auprès d’elle (un « homme », comme elle dit). Si pas deux. Les aigles noirs, les ogres ou les dragons ça la fait bien marrer. Parfois c’est une star de ciné ou de la télé, comme Oggen Massy ou Mike Drasey. Parfois des garçons de son collège. Parfois même des inconnus croisés dans la rue. Elle les collectionne !

Imaginairement parlant, ma grande cousine est une vraie traînée. Il faut que l’homme soit devant elle, plonge dans son plumard, se déshabille, la déshabille. Là, il colle son corps au sien et se glisse entre ses jambes. Puis les explications deviennent plus techniques et je ne saisis pas tout. Je me moque de ses fantasmes, et en même temps ils me fascinent, même s’ils ne m’attirent pas. « Des désirs de jeune fille » me dit-elle avec beaucoup de suffisance. Tu parles. Une « jeune fille » qui conserve ses peluches, me pique mes cahiers de coloriage et joue à la dînette en ma compagnie avec autant de plaisir que moi, bien qu’elle s’en défende.

Ce soir, je tente un « fantasme », comme on dit, en mode cousine. Voyons, quel garçon j’aime bien ?

Ceux de l’école sont très moyens. Les stars du petit écran, bof. Tiens oui, Henri notre voisin du dessus. C’est un homme, pas un garçon. Il fera l’affaire, par contre si je veux un fantasme cohérent il me faut réduire sa taille. Pas besoin qu’un fantasme soit cohérent me diras-tu, toi qui me lis. Tout de même, anatomiquement parlant il faut que ça puisse fonctionner. Bref, j’imagine Henri devant moi. Sa taille diminue, il ne me dépasse plus que d’une courte tête. Il se déshabille, je suis déjà nue. Jusque-là, ça ne me fait rien de particulier.

Il le voit et s’agace. Se met à me montrer ses muscles, à danser pour me séduire. Ça marche sans plus. Puis il plonge ses mains jointes sur le matelas comme on plonge dans une piscine. Il m’enlace, m’agrippe, me caresse. Non, je n’aime pas. Je crie, je m’échappe. Henri grandit, dépasse sa taille normale, sort ses griffes.

Henri devient un ogre, je fuis en hurlant, tandis que dans le monde réel je me caresse avec délice. Patatras ! Le fantasme a dérivé pour coller à mon imaginaire. Le coup de l’homme collant sa peau contre la mienne, décidément c’est zéro. Conne de cousine ! Je t’adore. Au fond, je sens qu’elle est dans le vrai. Sans doute ai-je également ce désir inconscient. Le mystère en est un peu moins mystérieux, qu’importe, à chaque secret découvert un autre m’attend ensuite. Je les percerai tous jusqu’au dernier.

Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps je regrettais les douches et les bains donnés par papa-maman ! A-t-on idée d’être aussi sotte. Avec les parents, les hanches sont survolées, le sexe trop vite passé en revue et l’anus négligé. Ils n’y passaient que pour des raisons pratiques, et dès l’endroit propre ils s’affairaient ailleurs. Encore heureux me diras-tu.


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