Dialogues Interdits. Épisode « Tige parfumée »

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— Toi qui as peur de sucer sans capote, tu as dû être contente du petit cadeau que je t’ai fait la semaine dernière, non ?
— Je reconnais que c’était hyper gentil de ta part. T’es une sacrée copine. Trouver dans mon sac une boîte entière multi-parfums… et de vingt-quatre encore, tous différents ! Ça a dû coûter cher.
— Et j’ai pas chopé le premier prix ! Ce sont des goûts naturels, sans exhausteurs ni colorants, avec de véritables extraits de fruits. C’est limite nutritif, quoique personnellement pour la nutrition, je préfère… ce que tu sais.
— Je suis touchée !
— Je me suis dis que tu essaieras un peu de tout et pourras choisir ton goût préféré. Tu as déjà eu le temps de tester ?
— Ben ma foi, la boîte est vide.
— Quoi ? Tu as sucé vingt-quatre bites en trois jours à peine ?
— Eh, ça va ou quoi ? Deux seulement. Ils ont été compréhensifs.
— Ah d’accord. Ils ont accepté que tu en testes plusieurs sur eux.
— Douze sur chacun, le compte y est.
— Fiouuuu… t’es tombée sur des patients. Y’a des types drôlement chouettes quand même.
— Que tu crois. Ce n’était pas gratuit ! En échange, pour le premier j’ai dû accepter une branlette espagnole suivie d’une éjaculation faciale, et pour le second une sodomie à quatre pattes.
— Je retire ce que j’ai dit : un garçon reste un garçon. Je comprends que tu aies eu envie d’expérimenter à fond, les goûts variés c’est si bon.
— Ah ? Je pensais que pour la pipe, la capote et toi vous étiez fâchées.
— Effectivement, pour ma part c’est différent. J’enduis le pénis d’un produit spécial découvert en sex-shop. Je peux me payer une queue à la vanille sans la moindre trace de plastique, et tout en ayant droit à l’expulsion. C’est tellement mieux ! Mais n’en faisons pas un débat : tu veux avec capotes, fais avec capotes je ne cherche pas à t’influencer.
— La preuve puisque tu m’en achètes comme une maman qui chercherait à protéger sa fille.
— Et quel est ton parfum préféré ?
— Pomme. Je surkiffe la pomme. J’ai acheté une boîte uniquement pomme, et le week-end durant j’ai enchaîné sur deux nouvelles bites. Le goût était si énorme que ça a failli me rendre nympho. Que dis-je ? Ça m’a rendu un peu nympho.
— Bonne expérience alors ? J’ai eu une bonne idée ?
— Non ! J’ai jeté la boîte. Ce n’est pas ta faute, tu m’as fait un cadeau empoisonné.
— Pourquoi ?
— Hier chez maman, elle avait préparé une tarte aux pommes pour le dessert. Sans que je le veuille, ça m’a surexcité. Et à chaque bouchée un peu plus. À la fin du repas je me suis absentée aux toilettes pour me caresser, et je mourais d’envie de m’enfoncer la première queue venue dans la bouche. Quelle horreur…
— Mon dieu !
— Tu imagines si dès que je grignote je deviens folle dans ma tête ? Donc, plus jamais de préservatifs parfumés. C’est une erreur de tout mélanger. Ça m’a décidé d’en finir avec la capote… ce matin j’ai testé un sexe au pur parfum d’homme, c’était parfait, je ne veux plus rien d’autre. Désormais, je ne veux plus que de la bite au goût authentique de bite.

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