Courrier torride à destinataire monstrueux

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Certaines femmes sont fascinées par la prédation… Lucas, serial killer, s’en est aperçu en recevant nombre de lettres depuis sa prison.

Des années durant, pas une semaine ne s’était passée sans qu’il en reçoive au moins trois ou quatre. En période de pointe, à savoir les jours d’été où la télé repassait en boucle les rétrospectives sur sa vie, les courriers étaient même quotidiens. Des jeunes, des vieilles, des célibataires, des mères de famille… parfois des mineures. Certaines n’étaient sans doute pas celles qu’elles prétendaient, d’autres prouvaient leurs dires en joignant des photos. Quand ce n’était pas le cas, il arrivait à Downest de répondre en exigeant une photo particulière, ordonnant par exemple à l’admiratrice de poser en petite tenue à coté d’un article de presse le concernant. Plus d’une fois la demande avait été satisfaite. Depuis le temps il aurait eu de quoi en tapisser les murs de sa cellule.

La plus jeune de toutes devait avoir dans les treize ans, pas plus. L’homme avait dû à peu près tout avoir : demandes en mariage, poèmes, cadeaux, vidéos sur clé USB… Même avec celles qui étaient à ses pieds, Lucas se lassait vite. Tout ça était trop abstrait pour lui. Malgré ces lettres, il n’en était pas devenu misogyne : c’est au moins un défaut qu’il ne possédait pas. Il savait que tout le monde était excité par le sang et la mort, quel que soit le sexe, peut-être davantage encore chez les hommes. Ces lettres n’étaient que la partie émergée de l’iceberg. Au fond Downest s’estimait, sans plaisanter, presque comme tout le monde. L’origine de son vice, il lui était arrivé d’y réfléchir.

Le petit laps de temps entre deux méfaits lui en avait parfois donné l’opportunité. Connaissant bien les humains, il en était rapidement arrivé à la conclusion que ses pulsions et son goût pour la mort étaient juste un peu plus élevés que la moyenne. Ceux qui n’osaient pas aller jusque-là trouvaient d’autres moyens pour assouvir cette passion. Dans la vie réelle ils se manipulaient, s’escroquaient ou se mentaient. Ils incarnaient des héros de jeux vidéo armés jusqu’aux dents ou regardaient des tueries à la télé. Bien des hommes s’imaginaient à sa place, Downest le savait. Et par certains côtés, sa place était enviable. Certains seulement.

— Ah j’ai compris. Vous faites référence à cette Mélissa ?


Il faillit lui demander de qui elle parlait et se souvint juste à temps. Mélissa était une de ses admiratrices. Cette étudiante avait défrayé la chronique : elle était allée jusqu’à lui demander qui elle pourrait tuer pour lui. C’est depuis lors que les courriers ne lui étaient plus donnés, sur ordre du sénateur. Quant à la fautive, elle avait tout de même écopé de quatre ans de prison. À ses yeux il n’y avait pas de quoi en faire un drame, d’ailleurs son courrier, il n’y avait même pas répondu : que l’on tue pour lui ne l’intéressait pas.

 


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